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Pierre Bourdieu et la culture

Pierre Bourdieu et la culture
Les travaux de Pierre Bourdieu sur la culture, que ce soit les pratiques culturelles et leur rapport à l’espace social, la littérature, l’art ou l’éducation, donnent lieu à des réflexions et des discussions très intenses. À l’occasion de la parution du cours sur Manet, la Vie des idées rassemble des travaux consacrés à Bourdieu, sociologue de la culture ou s’en inspirant, que ce soit pour prolonger ses thèses ou les discuter. Les contributions originales de ce dossier traitent de quatre aspects principaux, en rapport avec les analyses de Pierre Bourdieu sur la culture : le champ de l’art, celui de l’éducation, de la traduction et de sa contribution à la formation du capital symbolique et enfin l’espace social tel qu’il se dessine à travers l’analyse des goûts et pratiques culturelles. Art et Littérature Et aussi, sur la Vie des idées : « Actualité de P. « Qui écoute quoi ? Éducation « États-Unis : le déni de l’inégalité ». « Une histoire sans fin ? « L’école, ascenseur social ? Entretiens Related:  Politiques culturelles

Les contenus culturels ont largement profité à la croissance mobile La société YouScribe vient de présenter son offre de lecture numérique, avec une bibliothèque numérique, reposant sur une offre d'abonnement avec un accès illimité aux oeuvres. Juan Pirlot de Corbion, fondateur et CEO de la société a longuement préparé la solution, depuis la création de YouScribe, en janvier 2011, pour aboutir à cette solution de streaming. Désormais, plus qu'un outil de publication et de partage de document, YouScribe devient une bibliothèque numérique ouverte au monde. L'offre de streaming, reposant sur un accès illimité et une offre large, contre un abonnement, représente « le respect du prix que peuvent avoir les livres, mais également l'accès aux oeuvres, selon le principe fondateur des bibliothèques traditionnelles », nous explique Juan Pirlot de Corbion. « Proposer un droit d'accès payant, cela permet de conserver une valeur dans l'esprit du public, tout en devenant l'outil essentiel de lecture. » "La croissance des usages mobile est une évidence.

L'Europe culturelle existe-t-elle Poursuivant sa série dédiée à l'Europe, la Grande Table reçoit aujourd'hui la philosophe et psychanalyste Julia Kristeva, professeur émérite à l'Université Paris VII-Diderot, qui publie un article intitulé "Homo Europaeus : existe-t-il une culture européenne ?" dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue Française, "Notre Europe, 1914-2014", coordonné par Stéphane Audeguy et Philippe Forest. Ce numéro, ainsi que le souligne Philippe Forest dans l'avant-propos, se veut "intempestif". Une quinzaine d'écrivains y ont contribué en expliquant ce que signifie pour eux le mot "Europe". Aux côtés de Caroline Broué et d'Antoine Mercier, le journaliste et écrivain italien Alberto Toscano, correspondant en France du quotidien économique Italia Oggi, viendra discuter les thèses de cet article. Alberto Toscano et Julia Kristeva ThB © Radio France La culture européenne est un objet de désir partout dans le monde. La religion fait partie de la tradition culturelle.

Le travail dans les institutions culturelles En France, la culture a été marquée à partir des années 1960 par un processus d'« institutionnalisation », entendu comme l'importance croissante des institutions et acteurs publics dans ce domaine et la structuration des politiques publiques afférentes. L'activité culturelle semble aujourd'hui, en France comme ailleurs, de plus en plus imprégnée par le caractère marchand du bien ou du service qu'elle produit. Les récentes polémiques autour du développement de prêts d' uvres payants de musées nationaux et l'idée de rentabilité de l'institution qu'il insinue en est l'une des nombreuses illustrations. Une autre est le fait que les industries culturelles représentent, depuis quelques années, un modèle de développement. Ainsi, l'essor de la production de biens et de services culturels et artistiques semble devoir passer, aujourd'hui, par la dimension entre preneuriale, industrielle et financière que revêtent ces industries culturelles. Mais, que dire alors du musée ? L'article de M.

Les institutions culturelles invitées à ouvrir leurs données Sur la question de l'open data et du numérique, on imagine de la frilosité de la part du monde culturel français. Et c'est en partie vrai si l'on regarde la part de "jeux de données" issus du ministère de la Culture sur le site d'open data du gouvernement (data.gouv.fr) : un peu plus de 300 sur un total de 353 226. La France est en retard sur les données culturelles, alors que les possibilités et le potentiel sont gigantesques. Alors que la plupart des données présentes sur data.gouv.fr sont des statistiques, les établissements culturels ont d'autres atouts, concernant les œuvres. Ainsi, la Bibliothèque nationale de France a décidé d'ouvrir ses "fiches de référence sur les auteurs, les œuvres et les thèmes". Pour favoriser ce genre d'initiatives, le département des programmes numériques a donc invité 62 établissements culturels de toute la France. C'est à chaque établissement d'instaurer un régime de réutilisation en fonction des données.

Faut-il choisir entre enseignement artistique spécialisé ou éducation artistique et culturelle ? Dans un univers économique morose, doublé d’une volonté politique affirmée d’ouvrir au plus grand nombre d’enfants les pratiques de la culture, l’enseignement artistique spécialisé et l’éducation artistique et culturelle deviennent des questions prioritaires largement débattues par l’état, dont les ministères de la culture et de l’éducation nationale, et les collectivités locales. En fait, compte tenu des contraintes budgétaires auxquelles toute la sphère publique est confrontée, la problématique est clairement posée : les collectivités locales qui financent à hauteur des trois quarts de la dépense globale pour ces activités d’enseignement et d’éducation artistique, pourront-elles continuer à soutenir et /ou développer deux dimensions d’action culturelle éducative de service public ?

Un rapport révèle que les livres sont choisis sur critères politiques. A Orange, la mairie FN fait le ménage à la bibliothèque Ouvrages sur le rap ou le racisme, polar de Didier Daeninckx , contes «de tous les pays»: si vous habitez Orange, n'allez pas chercher ces livres dans les rayons de la bibliothèque municipale. Sous les prétextes de «cosmopolitisme» ou de «gauchisme» des auteurs, la mairie FN en a en effet interdit l'acquisition. Dans la France de 1996, on ne brûle pas des livres sur la place publique comme dans l'Allemagne nazie, on les interdit seulement de lecture dans les bibliothèques, à Orange, municipalité Front national. Ces révélations sont dans l'effarant rapport du doyen de l'Inspection générale des bibliothèques, Denis Pallier, qui, à la demande du ministère de la Culture, a effectué une mission d'inspection sur la future médiathèque d'Orange, ville passée en 1995 sous la coupe du Front national. «J'ai travaillé à Orange sous trois municipalités: PC, RPR, PS. «C'est un procès en sorcellerie», proteste Bompard, avant même d'avoir pris connaissance du rapport.

Emmanuelle Joseph-Dailly, La culture façon Le Pen : révélation sur les bibliothèques frontistes Propos receuillis par Sophie Dubec En 1995, les élections municipales marquaient la montée du Front National dans le Sud de la France : Jean-Marie Le Chevalier était élu maire de la ville de Toulon, Daniel Simonpieri de la ville Marignane et Jacques Bompard de la ville d’Orange. Quant à Vitrolles, l’annulation de l’élection par le Conseil d’Etat permettait à la femme de Bruno Mégret, Catherine Mégret, de prendre la tête de la ville en 1997. Revenir sur les politiques menées dans les années 90 dans ces municipalités à quelques jours de l’élection présidentielle peut se révéler riche d’enseignements si l’on considère leurs bilans économique, social ou même culturel. A l’origine de cette réflexion se trouve la contribution d’Emmanuelle Joseph-Dailly, chercheuse en sciences sociales et consultante, à la grande action de La Règle du jeu « Chaque jour une idée pour faire baisser le Front National ». Interview avec Emmanuelle Joseph-Dailly Quelles conclusions pouvez-vous en tirer? Exactement.

La culture fait-elle les frais de l'austérité à France Télévisions « La finance est mon ennemie. » Surprise pour le télespectateur, ce 22 mai 2013. Philippe Lefait ouvre son émission des Mots de minuit par cette phrase - qui en rappelle une autre. L'animateur vient de l'apprendre : son programme est supprimé. Une suppression qui s’ajoute à la liste des émissions culturelles et musicales évincées de la grille à la rentrée : Taratata, Chabada, Cd’aujourd’hui. La raison donnée aux producteurs ? Le dernier enregistrement de "Des mots de minuit". Une amertume loin d’être isolée. Pourquoi ces programmes culturels ont-ils été les premiers visés ? La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. © Reuters / Charles Platiau 150 millions d'euros d'économies d'ici à 2015, pour un budget annuel de 2,9 milliards d'euros : compte-tenu des efforts financiers demandés par l'Etat, France Télévisions est-elle obligée de couper dans ses programmes culturels, qui font partie de son cahier des charges ? Sur le fond, la suppression de ces émissions est-elle opportune ?

Après Virgin, la fin des enseignes culturelles Les 960 salariés de Virgin ont obtenu cette semaine de meilleures conditions de licenciement.La direction proposait d'abonder le Plan de Sauvegarde de l'Emploi à hauteur de 8 000 euros par personne (accompagnement, formation). Trop peu pour les syndicats qui réclamaient le double et menaçaient de continuer l'occupation des magasins. Un accord, qui satisfait les demandes des syndicats, a finalement été trouvé dans la soirée du 20 juin. Les difficultés de Virgin ne datent pas d'hier. Mais ces fermetures n'ont pas suffi à stopper l'érosion du chiffre d'affaires, en baisse constante depuis plusieurs années. A tel point qu'en janvier 2013, le groupe enregistre une dette de 22 millions d'euros. Pour l'emplacement des Champs-Élysées, Virgin débourse plus de 500.000 euros de loyer par mois. Comment assumer une telle charge quand la vente physique de biens culturels s'effondre ? Guy Olharan est délégué CGT et secrétaire du Comité d'Entreprise. © Sébastien Lopoukhine / RF Les autres enseignes

Débat : Tout est culture Comme le soulignait le sociologue Vincent Dubois, la prise en compte d’un nombre croissant d’objets sociaux au titre de leur dimension culturelle fut identifiée, dès 1981, comme l’un des principaux signes du changement qui marqua l’avènement d’une nouvelle politique culturelle. Du jour au lendemain, des formes d’expression, des pratiques, des activités, des patrimoines furent intégrés dans le champ de la culture reconnue par le ministère de la Culture et susceptibles à ce titre de recevoir encouragements officiels et subventions afférentes. Un processus d’institutionnalisation et de professionnalisation des marges culturelles se mit en marche, marqué notamment par la création de centres de formation : l’Ecole nationale d’art de la photographie à Arles en 1982, l’Ecole de l’image d’Angoulême en 1983, l’Ecole nationale du cirque à Châlons-sur-Marne en 1985. Laurent Martin Les invités de la table ronde "Tout est culture" Eugénie Pascal©Eugénie Pascal

Patrimoine architectural, des gardiens trop zélés ? Ces derniers jours, les défenseurs du patrimoine architectural ont donné de la voix dans les médias, déplorant la perte d'un bijou de l'Art déco pour la piscine Molitor, à Paris, ou encore, arrachant finalement l'annulation d'un permis de construire obtenu par LVMH pour La Samaritaine. Qui sont les acteurs chargés de veiller sur les monuments protégés et leurs abords ? Alors que les architectes ont ouvert leurs portes au public ces 6 et 7 juin, nous sommes allés enquêter auprès de certains parmi eux, devenus fonctionnaires et ayant pour mission de protéger le patrimoine architectural : les Architectes des bâtiments de France. Conservateurs ou progressistes ? Ceux qui veillent sur nos monuments sont légion. D'autres acteurs comme la Fondation du Patrimoine, qui dispose de moyens financiers pour défendre les bâtiments non protégés par l'Etat en aidant les propriétaires, sont dits "semi-publics". Architectes des Bâtiments de France : le patrimoine architectural et ses abords Jean-Pascal Lanuit

Présentation du budget 2015 de la Culture Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2015, le budget de la Culture et de la Communication a été présenté. Après d’importants efforts consentis sur la période 2012-2014, il progressera en 2015 de 0,3% pour s’établir à 7 milliards d’euros. Sur cette somme totale, 2,7 milliards d’euros seront consacrés à la culture et la recherche culturelle, tandis que 4,3 autres milliards seront dédiés aux médias, au livre et aux industries culturelles. Ce budget, qui s’inscrit dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, permet néanmoins de réaffirmer, selon Fleur Pellerin, la forte priorité du gouvernement en matière de culture. Quelques points marquants concernant les bibliothèques et les acteurs de la chaîne du livre : Enfin, le Centre national du livre (CNL) devrait renforcer sa politique territoriale en liaison avec la réforme en cours. Lire la suite : Le budget 2015 de la Culture, Éric Durel, Bibliofrance.org, 14 octobre 2014. Ministère de la Culture, Paris / CC BY 3.0 Mbzt

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