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Comment le numérique modifie-t-il nos compétences de lecture

Comment le numérique modifie-t-il nos compétences de lecture
C’est un fait : nous vivons dans une société où nous sommes bombardés d’informations. Hyperconnectés, nous avons accès de manière quasi instantanée à des connaissances et des millions de contenus. Inévitablement, notre rapport à la lecture s’en voit modifier. Article initialement publié dans Lettres numériques Alors de quelle manière le numérique affecte-t-il nos compétences ? C’est vrai que la transposition d’un livre à la sphère numérique n’est pas seulement un transfert d’encre vers les pixels. En effet, notre lecture, aujourd’hui effectuée à travers des dispositifs et écrans, peut maintenant se définir comme une continuité irrégulière et non plus comme une période claire entre deux moments précis. Le numérique n’est donc pas prêt de tuer la lecture, les chiffres tendent plutôt à indiquer le contraire. Ces changements d’habitudes risquent donc bien de modifier la production éditoriale. Stéphanie Michaux Accès à d’autres articles Related:  litteratienumérique et educationProcessus cognitifs liés à la lecture sur écrans

La fatigue devant l'écran : l'encre électronique a peu d'avantages La société E Ink Holdings détient aujourd'hui la plus grande partie du marché de l'encre électronique. Ce support d'affichage, particulièrement prisé pour les lecteurs ebook, connaîtrait un engouement fou pour la fin de l'année 2012, avec une demande des clients, grand public ou professionnels, réellement florissante. Or, une vilaine étude vient de tomber, qui fait voir la vie non plus en nuances de gris, mais en vilain noir... En effet, l'encre électronique était jusqu'à lors vantée pour ses doux mérites : alors qu'un écran LCD, comme celui d'une tablette, diminue les sécrétions de mélatonine, et nuirait donc au sommeil et à l'endormissement, les appareils E Ink n'avaient pas ce défaut majeur. Une vérité qui ne passerait pas l'épreuve scientifique du feu, estime l'Ophthalmic and Physiological Optics. Du point de vue des tablettes, la question du LCD ne se pose pas, et l'on en fait régulièrement état dans la presse, relayant des études nombreuses. Avis aux amateurs... Pour approfondir

#MOOCdocTICE : une expérience artisanale de formation à distance Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. Il était fait pour sentir, parler, entendre, regarder… Mais nous n’étions pas programmés génétiquement pour apprendre à lire ». La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Pourquoi la lecture numérique est-elle différente ? Hubert Guillaud

-LECTURE NUMERIQUE: Analyse et fonctionnement- - TROMMENSCHLAGER FRANCK -PSYCHANALYSTE ET PSYCHOSOCIOLOGUE A LUXEUIL LES BAINS 70, SECTEUR LURE, VESOUL ET SAULX, AU RELAIS DES PSYCHOLOGUES A BESANÇON 25. Lecture numérique: recension détaillée par Alain Giffard Paru en 2009 dans la revue Atlantic Monthly, l’article de Nicholas Carr, « Is Google making us stupid ? 1 », connut un vif succès, significatif du nouvel esprit de dissensus qui caractérise les affaires numériques. C’est probablement dans les pays de langue allemande que le débat est le plus vif, notamment autour de l’ouvrage de Susanne Gaschke sur « l’abrutissement numérique 2 ». Bien au-delà des critiques habituels du numérique, le débat a vu s’engager les activistes les plus connus de l’internet, comme Geert Lovink, avec le colloque « Society of query 3 », ou Ippolita 4. Un an plus tard, Nicholas Carr publiait, sous le titre The Shallows : What the Internet is Doing to Our Brains 6, l’enquête et la démonstration qui sous-tendent l’article d’Atlantic Monthly. La question de la lecture L’entrée de Nicholas Carr – selon moi, le principal mérite de l’ouvrage –est la question de la lecture. La surcharge cognitive Septembre 2011

Comment enseigner Google* ? Présentation rapide : Travailler sur la notion de moteur de recherche à travers l’exemple de Google et de son fonctionnement dès les premières années du collège apparaît assez clairement indispensable. C’est l’outil de recherche majoritairement utilisé par nos élèves, leurs parents et nous-mêmes, c’est parfois la seule porte utilisée pour l’accès à l’information. Or cet accès même pose problème : pourquoi Google choisit-il de classer tel ou tel résultat parmi les premiers ? Comment guide-t-il nos requêtes par son système de recommandation ? La personnalisation des résultats est-elle un gage d’efficacité ? Explication développée : Dès la 6ème il parait absolument nécessaire de ressituer le rôle du moteur de recherche lors d’une recherche en ligne : les élèves ont tendance à penser que Google donne la connexion internet et met en ligne certaines informations, comme les images. Liens : Un scoop.it de Mes Docs de Doc qui suit l’actualité de la question

Appréhender la lecture numérique (3) : mémoire et annotation Text(ures) I Licence Creative Commons photo credit : leduc divad Ecrit par Gildas Dimier sur le site Cactus Acide Dans le prolongement de l’article précédent sur la navigation hypertextuelle, je me propose d’aborder la lecture numérique sous l’angle de la mémoire des parcours de lecture, ou de recherche, et des formes d’annotation. En conséquence, par souci de clarté, je pense reprendre pour fil conducteur le concept d’environnement informationnel, que je trouve particulièrement structurant pour les élèves. Entre mémoire de lecture et pratiques d’annotations, il me semble essentiel, dès les premières années du collège, d’aborder avec les élèves la notion de classification. Il s’agit d’ailleurs là, à ma connaissance, d’un enseignement largement répandu dès la sixième, l’objectif étant de permettre aux élèves de se repérer dans les rayonnages du CDI. L’ouvrage Du tag au Like d’Olivier Le Deuff est, sur ce point, tout à fait pertinent dans une perspective pédagogique. Cactus acide sous CC

Portrait de lecteurs : la lecture numérique mal aimée des « digital natives » Depuis ses débuts, la lecture numérique ne cesse de rallier de nouveaux lecteurs à sa cause. Mais qui sont ces convertis ? Instinctivement, on pencherait pour les « digital natives » (également connus sous le nom de « Millenials »), ces jeunes dont l’âge varie aujourd’hui entre 18 et 34 ans et qui ont grandi au rythme d’Internet et de toutes les autres nouveautés technologiques. S’ils semblent représenter le public cible idéal sur papier, la réalité est en fait tout autre sur le terrain. Quoi de plus naturel pour les « digital natives » que de lire en numérique ? Afin de mieux comprendre les raisons de ce scepticisme, Lettres Numériques a rencontré cinq lecteurs issus de cette génération : Anthony (25 ans), Jérémy (28 ans), Juliette (24 ans), Laura (25 ans) et Sarah (27 ans). Manque d’informations, manque d’intérêt, un cercle vicieux ? Si le lecteur veut se renseigner sur le marché des ebooks, c’est donc à lui de faire la démarche et d’aller chercher l’information. Le prix

En vrac sur le Web aujourd'hui 28 février 2014 Identité numérique et sécurité sur les appareils mobiles Je ne veux pas faire de publicité à +Intel, mais dans un court billet de ce matin, on nous apprenait que les attaques informatiques visant les cellulaires se sont multipliées par 6 l'an dernier. Je donnais justement une conférence à des étudiants en vente-conseil du Carrefour Formation Mauricie ( hier à Shawinigan et j'ai clairement senti la préoccupation des étudiants par rapport à leurs appareils mobiles. C'est devenu un outil tellement important pour eux et je soupçonne que c'est leur principal connexion au réseau... Comme je l'ai dit hier, pensez à sécurisez vos appareils mobiles contre les virus et autres dangers. Quels réseaux pour quels usages? Les outils sociaux se multiplient et ils sont tous un peu différents...

Quand les livres numériques atténuent la dyslexie Trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture ; handicap neurologique se caractérisant par des difficultés de reconnaissance des mots courants ; difficulté à identifier les lettres, les syllabes ou les mots : la dyslexie fait souffrir de nombreux enfants et adolescents. Pour ceux-là, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture devient un véritable calvaire parfois insurmontable. De nombreuses solutions existent cependant afin de remédier au problème. Souvent, l’accompagnement d’un(e) logopède sera vivement conseillé et entraînera une série de progrès notables. Néanmoins, depuis peu, d’autres pistes viennent renforcer et accompagner la « rééducation » des enfants dyslexiques. Marco Zorzi et son équipe de chercheurs de l’Université de Padoue ont réfléchi au moyen de faciliter la lecture des personnes présentant des troubles dyslexiques. « Dyslexie » est de plus en plus utilisée et proposée dans différents types de supports. Vincianne D’Anna — Vincianne D'Anna

Former des lettrés du numérique Bernard Stiegler fait partie des penseurs du numérique qui ne se limitent pas à une admiration béate mais qui portent un regard véritablement critique et positif. Il prône avec force qu’il ne faut "pas s’adapter mais adopter la technologie en l’intériorisant". Après avoir croisé plusieurs de ces interventions, je retiens ces quelques idées fortes : Le numérique remue de fond en comble la condition de l’élaboration et de la transmission des savoirs formels/académiques. Like this: J'aime chargement…

La carte du monde des acteurs du web Tous les ans a lieu la conférence américaine Web 2.0 Summit, où les travailleurs de l’Internet discutent et réfléchissent à propos de leurs activités. A l’occasion de l’édition 2010, une très jolie carte des principaux acteurs du Web avait été créée, pour visualiser les plus importants sites ou services qui comptent à l’heure actuelle. Ceux-ci sont représentés sous la forme de pays et de continents, sur le même modèle que la fameuse carte des communautés en ligne d’xkcd. La mappemonde du Web 2.0 Summit présente ainsi « l’Union des des réseaux sociaux », « le royaume du e-commerce », le « sous-continent de la publicité »… Une façon plutôt ludique de visualiser les entreprises du secteur. A la manière d’une immense partie de Risk, chaque acteur peut avoir conquis plusieurs territoires. C’est le cas de Facebook par exemple, présent bien entendu dans l’Union des réseaux sociaux mais également dans le Pays de l’identité et dans le Golfe de l’activité. Afficher la carte des acteurs du web

I. Les compétences mobilisées par la lecture sur écran Carrefour d’informations et d’échanges, l’association Lecture Jeunesse agit depuis 1974 en faveur de la lecture des adolescents et jeunes adultes pour les aider à construire leur personnalité, favoriser l’accès à la lecture sous toutes ses formes et prévenir illettrisme. Internet a bouleversé notre mode de consommation et notre rapport à la culture. Maîtrisant écrans, tablettes ou smartphones, les adolescents semblent à l’abri de l’illectronisme. Pourtant tous ne sont pas sur un pied d’égalité face au numérique. Lecture Jeunesse mène depuis quelques années une réflexion sur les usages d’Internet chez les jeunes. Véronique DRAI ZERBIB est docteur en Psychologie cognitive, chercheur au Living Lab Européen du LUTIN ( Laboratoire des Usages en Technologie d’Information Numérique, Cité des Sciences, Paris) dont le Directeur scientifique est le Thierry BACCINO, professeur à l’Université Paris 8.

Qu'est-ce que la littératie ? ou Pourquoi ce qu'il faut savoir pour bien utiliser Wikipédia ne se trouve pas sur Wikipédia • Micro-sagesses Antonio Casilli, sociologue des médias numériques, entretient le débat sur Wikipédia en y voyant un « prof de raison » (Ovni.fr le 29/10/2012). Derrière le débat « pour ou contre ? », il y a un débat « comment ? », à propos de Wikipédia. Wikipédia met tout le monde à égalité pour l'accès au savoir. Ce qui est devenu très accessible, directement ou en passant par Google, c'est l'accès numérique au contenu des articles de Wikipédia. La littératie nécessaire pour utiliser Wikipédia commence par des règles simples, j'en proposerais trois : 1) Consulter Wikipedia en anglais ( et pas en français – pour des raisons complexes (ancienneté et politique éditoriale plus sélective, évaluation dynamique, place de l'anglais comme langue internationale d'échange, …) le vrai Wikipedia est en anglais, il y a une rupture quantitative et qualitative avec les autres langues.

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