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Comment le numérique modifie-t-il nos compétences de lecture

Comment le numérique modifie-t-il nos compétences de lecture
C’est un fait : nous vivons dans une société où nous sommes bombardés d’informations. Hyperconnectés, nous avons accès de manière quasi instantanée à des connaissances et des millions de contenus. Inévitablement, notre rapport à la lecture s’en voit modifier. Article initialement publié dans Lettres numériques Alors de quelle manière le numérique affecte-t-il nos compétences ? C’est vrai que la transposition d’un livre à la sphère numérique n’est pas seulement un transfert d’encre vers les pixels. En effet, notre lecture, aujourd’hui effectuée à travers des dispositifs et écrans, peut maintenant se définir comme une continuité irrégulière et non plus comme une période claire entre deux moments précis. Le numérique n’est donc pas prêt de tuer la lecture, les chiffres tendent plutôt à indiquer le contraire. Ces changements d’habitudes risquent donc bien de modifier la production éditoriale. Stéphanie Michaux Accès à d’autres articles

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. Il était fait pour sentir, parler, entendre, regarder… Mais nous n’étions pas programmés génétiquement pour apprendre à lire ». La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Pourquoi la lecture numérique est-elle différente ? Hubert Guillaud

Appréhender la lecture numérique (3) : mémoire et annotation Text(ures) I Licence Creative Commons photo credit : leduc divad Ecrit par Gildas Dimier sur le site Cactus Acide Dans le prolongement de l’article précédent sur la navigation hypertextuelle, je me propose d’aborder la lecture numérique sous l’angle de la mémoire des parcours de lecture, ou de recherche, et des formes d’annotation. En conséquence, par souci de clarté, je pense reprendre pour fil conducteur le concept d’environnement informationnel, que je trouve particulièrement structurant pour les élèves. Entre mémoire de lecture et pratiques d’annotations, il me semble essentiel, dès les premières années du collège, d’aborder avec les élèves la notion de classification. Il s’agit d’ailleurs là, à ma connaissance, d’un enseignement largement répandu dès la sixième, l’objectif étant de permettre aux élèves de se repérer dans les rayonnages du CDI. L’ouvrage Du tag au Like d’Olivier Le Deuff est, sur ce point, tout à fait pertinent dans une perspective pédagogique. Cactus acide sous CC

Quand les livres numériques atténuent la dyslexie Trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture ; handicap neurologique se caractérisant par des difficultés de reconnaissance des mots courants ; difficulté à identifier les lettres, les syllabes ou les mots : la dyslexie fait souffrir de nombreux enfants et adolescents. Pour ceux-là, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture devient un véritable calvaire parfois insurmontable. De nombreuses solutions existent cependant afin de remédier au problème. Souvent, l’accompagnement d’un(e) logopède sera vivement conseillé et entraînera une série de progrès notables. Néanmoins, depuis peu, d’autres pistes viennent renforcer et accompagner la « rééducation » des enfants dyslexiques. Marco Zorzi et son équipe de chercheurs de l’Université de Padoue ont réfléchi au moyen de faciliter la lecture des personnes présentant des troubles dyslexiques. « Dyslexie » est de plus en plus utilisée et proposée dans différents types de supports. Vincianne D’Anna — Vincianne D'Anna

I. Les compétences mobilisées par la lecture sur écran Carrefour d’informations et d’échanges, l’association Lecture Jeunesse agit depuis 1974 en faveur de la lecture des adolescents et jeunes adultes pour les aider à construire leur personnalité, favoriser l’accès à la lecture sous toutes ses formes et prévenir illettrisme. Internet a bouleversé notre mode de consommation et notre rapport à la culture. Maîtrisant écrans, tablettes ou smartphones, les adolescents semblent à l’abri de l’illectronisme. Pourtant tous ne sont pas sur un pied d’égalité face au numérique. Lecture Jeunesse mène depuis quelques années une réflexion sur les usages d’Internet chez les jeunes. Véronique DRAI ZERBIB est docteur en Psychologie cognitive, chercheur au Living Lab Européen du LUTIN ( Laboratoire des Usages en Technologie d’Information Numérique, Cité des Sciences, Paris) dont le Directeur scientifique est le Thierry BACCINO, professeur à l’Université Paris 8.

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