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L’intersectionnalité en question (1) : la dépolitisation blanche

L’intersectionnalité en question (1) : la dépolitisation blanche
Le terme intersectionnalité renvoyant au fait de prendre en compte dans une lutte militante aussi bien le racisme, le sexisme que la lutte des classes, émane de Kimberlé Crenshaw dans le cadre d’un article universitaire, disponible ici en français. Si l’article est paru en 1991, on peut dire qu’en pratique l’intersectionnalité existait dès lors que des femmes esclaves, puis colonisé-e-s et exploité-e-s résistaient contre les dominations de race, classe et sexe qui les affectaient, qu’importe que cela soit théorisé ou non. Il y a quand même eu une secousse militante forte dans le militantisme des années 1970 : les résistances des femmes noires ont acquis un statut politique. C’est ainsi que sont nés le Black Feminism, et plus tard le Womanism. Les femmes noires étaient désormais au centre, pas à la marge. Malheureusement, l’intersectionnalité subit de plus en plus un processus de dépolitisation par des universitaires blanc-he-s. 1) Transmission élitiste du concept Like this:

http://negreinverti.wordpress.com/2014/03/16/lintersectionnalite-en-question-1-la-depolitisation-blanche/

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Repolitiser l’intersectionnalité ! - (1) (Entretien en deux parties avec la sociologue Sirma Bilge) Repolitiser l'intersectionnalité ! Première Partie Sirma Bilge est professeure agrégée au Département de Sociologie de l’Université de Montréal où elle poursuit des travaux sur l’intersectionnalité, les collusions contemporaines entre la gouvernementalité de l'immigration/l'intégration et les politiques de genre et sexualités à partir des perspectives théoriques critiques puisant dans l'intersectionnalité, les approches post-/dé-coloniales, Critical Race Theory et Queer of color critique. Elle est membre élu des conseils exécutifs des comités de recherche de l'Association internationale de sociologie (ISA) sur "Racisme, nationalisme et relations ethniques" (RC05) et "Femmes et société" (RC32), ainsi que l'éditrice associée du Journal of Intercultural Studies.

Penser et contrer la reproduction des rapports de domination en contexte communutaire Le paragraphe que je vais citer est issu d’un texte très intéressant que je vous invite à lire – notamment pour saisir le contexte de cette pensée – sur les liens entre militantismes queer et marxiste. C’est moi qui surligne et saute des lignes. "Là on n’a qu’à regarder les crises que subissent certaines organisations anti-capitalistes, qui sont liées à la reproduction de relations dominantes par exemples des rapports de violence sexuelle et d’agression qui sont non seulement reproduits mais quelquefois générés au sein de nos organisations. C’est inévitable à moins que l’on ne trouve des moyens de remettre en cause ces rapports de domination, parce que nous faisons partie intégrante de la société, nous ne pouvons pas produire de l’anti-capitalisme scellé hermétiquement, coupé du reste du monde, ça ça ne va pas marcher.

L’utilisation du mot « Black » pour les Noir-e-s de France : une insulte sans nom. Il est de plus en plus tendance d’appeler « Black » les personnes de couleur noire en France. Et ce malgré le fait qu’il existe déjà un mot dans la langue française pour caractériser ces individus : Noir-e. Il s’agit d’un anglicisme qui n’évoque rien de bon pour la société française. Tout d’abord, ce mot contribue fortement à l’africainétasunisation des français-e-s noir-e-s. Repolitiser l'intersectionnalité ! (II) Lire la première partie 4) IRESMO : Vous avez opposé dans vos analyses deux approches des rapports sociaux : l’une qui tend vers le monisme, l’autre vers le pluralisme. On pourrait peut-être référer cette opposition en termes philosophiques au monisme hégélien, dont Marx serait un héritier, et au pluralisme perspectiviste de Nietzsche dont le post-structuralisme assumerait la continuité. Dans ce cas, y aurait-il une ontologie philosophique qui serait selon vous à même de traduire le holisme méthodologique que vous défendez ?

Oppression 101 ou le parfait langage imbitable du militant! La classe 101, c’est le niveau débutant dans le système scolaire anglo-saxon. Et si vous lisez la blogosphère anglaise sur les questions d’oppression (racisme, sexisme, homophobie, etc…), vous finirez par lire quelqu’un d’excédé qui vous dira que ce n’est pas la classe 101 ici! Sauf que souvent cette classe 101, on sait même pas où la trouver! On débarque avec nos gros sabots sur un site féministe/antiraciste/LGBTQIA, par la magie des Internets, et on commence à dire des grosses boulettes, et on se prend plein de retours, qu’en parfait noobz n’ayant jamais réfléchi à ses questions (des points bonus si vous êtes un homme blanc cis hétéro de milieu aisé), qu’on ne comprend pas. Donc, voilà un article de base qui reprendra les grandes lignes de la nature de différentes oppressions, ainsi que des mots-clés communs à toutes les oppressions.

La problématique de l'appropriation culturelle [Cet article est une traduction de « What’s Wrong with Cultural Appropriation? These 9 Answers Reveal Its Harm »] Donc vous venez d’arriver à une soirée d’Halloween. Vous pensez porter un costume d’enfer, mais à la place de vous complimenter, quelqu’un vous dit que votre costume est de l’appropriation culturelle. [infokiosques.net] - De l'usage de la colère : la réponse des femmes au racisme Titre original : « The Uses of Anger : Women Responding to Racism » Le racisme. Croyance en la supériorité intrinsèque d’une race sur toutes les autres, et ainsi en son droit à dominer, manifeste et implicite.Les femmes répondent au racisme. Ma réponse au racisme est la colère. J’ai vécu avec cette colère, en l’ignorant, en m’en nourrissant, en apprenant à m’en servir avant qu’elle ne détruise mes idéaux, et ce, la plus grande partie de ma vie. Autrefois, je faisais tout cela en silence, effrayée par le poids d’un tel fardeau.

Femmes noires et communisme : mettre fin à une omission Une caractéristique remarquable de l’étape actuelle du mouvement de libération des Noirs est l’augmentation de la participation militante des femmes noires dans tous les aspects de la lutte pour la paix, les droits civiques et la sécurité économique. Symptomatique de ce nouveau militantisme est le fait que les femmes noires sont devenues des symboles de nombreuses luttes des Noirs d’aujourd’hui. Cette augmentation du militantisme parmi les femmes noires a une signification profonde, pour le mouvement de libération Noir et pour la coalition antifasciste et anti-impérialiste émergente. Comprendre comme il faut ce militantisme, renforcer et amplifier le rôle des femmes noires dans la lutte en faveur de la paix et de tous les intérêts de la classe ouvrière et des Noirs implique en premier lieu de surmonter l’indécente indifférence face aux problèmes spécifiques des femmes noires. La bourgeoisie a peur du militantisme de la femme noire, et pour de bonnes raisons.

Pour une utilisation décomplexée du mot noir «Black», «minorité visible», «issu de la diversité»... Les contournements sont nombreux, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Comme si ne pas dire permettait d'éviter le racisme. Etre invisible comme une femme noire en France Dans son documentaire Trop noire pour être française, la réalisatrice Isabelle Boni-Claverie raconte et analyse le racisme de la société française. Avant la diffusion sur Arte vendredi 3 juillet, Libération le rend disponible sur son site et fait circuler le #TuSaisQueTuEsNoirEnFranceQuand sur Twitter pour récolter des témoignages. A cette occasion nous republions cet article du 22 octobre 2014, publié à la sortie du film Bande de filles.

Quand madmoizelle tente de militer pour l'accessibilité - une-sourde.over-blog.com Je vais passer rapidement sur les passages où l'auteure "réalise" que, quand on est aveugle, ben, on y voit pas. Elle décrit toujours le fait de ne pas y voir comme étant un "monde" différent de celui des valides, comme s'il n'avait pas suffi de parler de "pays des infortuné-e-s" pour bien marginaliser les personnes handicapées. On monte encore d'un cran dans la marginalisation lorsqu'elle loue en terme dithyrambiques "la résilience et le courage hors-normes des aveugles" qui l'ont frappée, dit-elle, "dans toute leur splendeur". Oui, bon, ça va aller maintenant, non ?

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