
6 questions sur WikiLeaks, le Napster du journalisme » Article » OWNI, Digital Journalism WikiLeaks est-il vraiment transparent? Fallait-il publier les mémos diplomatiques? Nous apprennent-ils quelque chose? Le processus est-il réversible? Assiste-t-on à une évolution structurelle de la société? Près d’une semaine après le début de leur mise en ligne, les mémos diplomatiques révélés par WikiLeaks continuent d’agiter le landerneau politico-médiatique. Transparence = totalitarisme, vraiment? NON. La transparence, ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, plus de discrétion [...] Quel rapport? Tous ces télégrammes ont été publiés après que les cinq rédactions partenaires (le Guardian, le New York Times, Der Spiegel, Le Monde et El Pais) les aient parcourus, étudiés, contextualisés, vérifiés. Fallait-il publier ces documents? OUI. Mais il y a une seconde question. C’est aux gouvernements, pas à la presse, de garder les secrets tant qu’ils le peuvent, et de s’ajuster vis-à-vis de la réalité quand ceux-ci sont découverts. Nous sommes là dans une zone grise. OUI. NON. PEUT-ETRE.
Le commentaire de Claude Askolovitch sur l'affaire WikiLeaks (JDD) "On ne peut héberger des sites Internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres Etats en raison d’atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux", écrit le ministre. Etrange argutie: il suffirait donc qu’un Etat, même dictatorial, qualifie un site de "criminel" pour que la France le bannisse? Et curieux concept: la notion de "droits fondamentaux" des Etats est contestable; existent en revanche les droits fondamentaux de la personne humaine, et notamment celui-ci, exprimé dans la charte européenne: "Toute personne a droit à la liberté d’expression. Faisons simple. Si le State Department peut être pillé par un soldat de 22 ans, qu’il se réforme! On est dans Les 39 Marches, on est dans Largo Winch, dans une BD d’aventures… On est dans le réel. Claude Askolovitch - Le Journal du Dimanche samedi 04 décembre 2010
“Wikileaks ne nous demande rien” Rémy Ourdan, grand reporter et ancien chef du service étranger du Monde, a coordonné pour le quotidien français les recherches et la mise en ligne des derniers documents obtenus par WikiLeaks. A quel moment avez-vous reçu ces documents ? WikiLeaks a mis ces documents à la disposition du Monde et des quatre autres journaux – The New York Times, The Guardian, El Pais, Der Spiegel, NDLR – il y a plusieurs semaines. Sous forme de CD ou en ligne ? Peu importe ! Combien de documents sur les 250.000 seront publiés ? Au total, les cinq journaux s’apprêtent à divulguer plusieurs milliers de télégrammes diplomatiques : ceux qui semblent les plus importants pour les articles qui seront publiés ces prochains jours. Avez-vous subi des pressions ? Des Affaires étrangères ou des services français ? WikiLeaks a mis ces documents à disposition sans contrepartie ? Et WikiLeaks, c’est qui ? C’est lui, et son équipe, qui a changé en partie. La publication va s’étaler sur combien de temps ? Serge Michel
Wikileaks lâché par PayPal Après le service d'hébergement d'Amazon et EveryDNS.net, c'est au tour de PayPal de lâcher WikiLeaks après la fuite géante de documents diplomatiques coordonnée par l'organisation de Julian Assange. Comme l'explique The Lede, un blog du New York Times, le site de paiement en ligne, filiale du site de e-commerce eBay, a annoncé samedi qu'il rompait ses relations avec Wikileaks dans un communiqué: «PayPal a fermé le compte de WikiLeaks à cause d'une violation de notre politique d'utilisation, qui stipule que notre système de paiement ne peut être utilisé pour aucune activité qui encourage, promeut, facilite ou enjoint des personnes à s'engager dans des activités illégales. Nous avons notifié cette décision au titulaire du compte» Le compte PayPal de l'organisation avait déjà été suspendu à plusieurs reprises dans le passé. Photo: le logo de Wikileaks (DR) publicité Devenez fan sur , suivez-nous sur
Wikileaks, une vérité insoutenable ? “Une société transparente est une société totalitaire” F. Baroin (à propos de WikiLeaks) le 29.11.2010 Aucune “révélation” fracassante, rien qui ne peut ébranler le monde. Pourtant WikiLeaks a frappé le cœur du système. Les messages diplomatiques mis en ligne sont le fruit d’un vol. L’incursion de WikiLeaks produit un choc dans ce milieu tempéré par les mandarins omnipotents. Plus de ligne éditoriale, de joug politique dont les injonctions font taire les dossiers. Atteinte à la démocratie, dictature de la transparence, la levée de boucliers est immédiate. Agiter le spectre de l’homme nu, sans intimité relève d’une confondante mauvaise foi. Il ne s’est rien passé. Vogelsong – 3 décembre 2010 – Paris Like this: J'aime chargement…
PayPal gèle définitivement le compte de Wikileaks Mise à jour - À en croire un communiqué diffusé sur le blog officiel de PayPal, le site de paiement en ligne est revenu sur sa décision de geler le compte de Wikileaks. PayPal indique que le site pourra de nouveau accéder aux sommes auparavant bloquées. Néanmoins, le compte PayPal du site fait encore face à certaines restrictions. Ainsi, le site n'accepte plus, pour le moment, de nouveaux versements destinés à Wikileaks. Sujet du 04 décembre - Les difficultés s'accroissent pour Wikileaks. Dans un message publié sur son blog, PayPal explique avoir "restreint de façon permanente le compte utilisé par Wikileaks en raison d'une violation de la politique d'utilisation acceptable de PayPal qui stipule que nos services de paiement ne peuvent être utilisés pour des activités qui encouragent, promeuvent, facilitent ou poussent autrui à commettre des activités illégales". PayPal n'est pas le premier service de paiement en ligne à bloquer les transactions financières destinées à Wikileaks.
WikiLeaks : la chasse est ouverte Pendant qu’Eric Besson cherche à faire pression sur le serveur français OVH pour qu’il expulse WikiLeaks, accusé de « violer des secrets », les Américains ne sont pas en reste. Des élus républicains appellent à poursuivre WikiLeaks et son porte-parole Julian Assange au titre de l’US espionage act. Un représentant au Congrès demande même qu’Assange soit poursuivi pour haute trahison. En attendant, de nombreux acteurs cherchent fébrilement à prendre des mesures pour tarir les sources et les financements du site. Jugez plutôt : La Maison Blanche entend interdire l’accès à WikiLeaks, sauf pour les personnes autorisées, depuis les ordinateurs des administrations fédérales, comme en témoigne cet e-mail dévoilé par le site TPM (voir illustration ci-contre). La couverture du magazine Time de ce samedi Cette fébrilité générale ne devrait pas retomber dans les jours qui viennent.
WikiLeaks : La censure tranquille Besson est un indécrottable pitre. Le grand timonier de l’Identité nationale reprend son air martial à la gomme pour dire qu’il va expulser WikiLeaks. Le plus célèbre réfugié politique de l’UMP a pris les habits d’Anastasie. C’est la bonne veille censure, à la chinoise ! La censure, c’est çà : « La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique. Admettons que le recyclé de l’Identité nationale estime qu’il y a abus. Un pilier, l’article 10 Il veut un texte, le converti au sarkozysme ? « 1. « 2. Ce qui montre au passage que ce texte européen, si décrié par les ennemis des libertés, est tout en équilibre. La jurisprudence comme à la maison A partir de ce texte, la CEDH a élaboré sa jurisprudence (CEDH, Castells c. La liberté d’expression, l’un des fondements essentiels d’une société démocratique, vaut pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent. Débat ?
High-Tech : Le gouvernement ne veut pas de WikiLeaks en France Éric Besson, ministre en charge de l'Économie numérique, a demandé l'interdiction de l'hébergement du site en France alors que celui-ci a trouvé refuge depuis jeudi sur des serveurs situés à Roubaix. Après les Etats-Unis, c'est maintenant la France qui ne veut plus de WikiLeaks sur son territoire. Vendredi midi, le ministre en charge de l'Économie numérique, Éric Besson, a réclamé la fin de l'hébergement en France du site Internet d'information, qui a entrepris dimanche de révéler des notes confidentielles de la diplomatie américaine. D'après Éric Besson, l'hébergement du site depuis jeudi par la société OVH, basée à Roubaix, «n'est pas acceptable». Certains accès à WikiLeaks aboutissent désormais en France. L'hébergeur OVH se défend C'est au CGIET qu'il revient d'indiquer les moyens de mettre un terme à l'hébergement en France. Expulsé des États-Unis par Amazon Une coupure de six heures vendredi Vendredi matin, le site Internet a également subi une coupure de six heures.