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Les féministes aiment-elles le sexe ?

Les féministes aiment-elles le sexe ?
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History trouble Vous avez travaillé sur le mouvement ouvrier français, fait une histoire des discours féministes, contribué à l’introduction de la notion de genre dans l’historiographie… quel est le centre de gravité de votre recherche ? Je ne suis pas sûre qu’à l’échelle de ma vie de chercheuse, on puisse identifier une unité très claire d’objet, de méthode ou même de théorie. Mieux vaudrait penser en termes de parcours, de bifurcations, de changements successifs d’optique. J’ai été à plusieurs reprises convoquée par un contexte politique et intellectuel : les mobilisations de la gauche des années 1960, le féminisme à partir des années 1970… Mais peut-être qu’au fond, ma question a toujours été celle des rapports de force dissymétriques. En même temps, je n’ai pas toujours appréhendé cette question dans la même perspective. J’ai été biberonnée au marxisme, j’étais un « bébé couches rouges », comme on dit aux États-Unis. Sur un plan historique cette démarche avait évidemment des conséquences.

‎www.toutalego.com/2014/08/le-brevet-de-feminisme-ou-le-mythe-de.html?spref=tw Quand on se déclare féministe (ce qui n’est toujours pas simple en 2014), c’est un peu la double peine : il y a ceux qui vous traitent immédiatement d’hystérique/de poilue/de mal-baisée. Et ceux qui vous déclarent mauvaise féministe. Enfin, je devrais écrire « celles » car très souvent, d'après ma propre expérience, cette accusation émanait de femmes. On m’a ainsi retiré de nombreuses fois mon brevet de féminisme. Très régulièrement, des personnes n’ayant qu’une vision très sommaire du féminisme (doux euphémisme) s’amusent à décerner des brevets de militante ou plutôt à les retirer sur des critères tous plus fantaisistes que les autres. Le magazine « Elle » a ainsi proposé à ses lectrices un sondage intitulé « Etes-vous une vraie féministe ? C’est aussi le cas de cette journaliste du Figaro (journal de référence du féminisme) qui a décrété que Florence Foresti n’était pas vraiment féministe en dépit de celle qu’elle affirmait. Le combat numéro un du féminisme est donc le marketing genré.

Messieurs, l'égalité hommes-femmes ne se fera pas sans vous Publié initialement le 26 novembre 2013 « Féminisme » n’est pas un gros mot. Il fait référence à « la volonté d’améliorer et d’étendre le rôle et les droits des femmes dans la société » (définition du Larousse). Vous pouvez, tout en étant convaincu que tous les individus devraient jouir des mêmes droits, indépendamment de leur genre, hésiter à vous revendiquer vous-même « féministe ». Et pourtant ces discriminations persistent. L’Égalité ne se fera pas sans vous ! La lutte pour l’égalité des droits ne se fera pas sans vous, messieurs. L’ennemi du féminisme, ce ne sont pas les hommes, ni même les machos : c’est le patriarcat, dont les femmes ne sont pas les seules victimes. Dès lors, comment les hommes doivent-ils se comporter pour devenir les alliés dont le féminisme a besoin ? De notre côté, on a préféré ramener cet inventaire à 7 grandes lignes de conduite à observer par ceux qui aspirent à rejoindre le mouvement en faveur de l’égalité : Lisez madmoiZelle !

Il parait que parler aux cons les instruit Lors d'un podcast, il était demandé à des féministes pourquoi elles se sentaient obligées de répondre à des "cons" alors qu'il suffirait de les bloquer ou de les ignorer. Ce point revient souvent dans les discussions et je pense important d'en parler. Déjà je récuse le mot "con" qui veut tout et rien dire. Les protagonistes voulaient ici parler d'une personne qui professe des opinions sexistes que ce soit par troll ou parce qu'il le pense ; le sexisme n'est pas de la connerie ; penser cela c'est dépolitiser un système oppressif en en faisant un défaut individuel sorti de nulle part sinon du cerveau de celui qui parle. Nous n'avons au final guère le choix de parler avec ces gens là ; sur mon précédent article, une personne est venue proférer des horreurs en parlant de "femmes qui incitent au viol". Prenons une opinion lambda, fortement répandue, qui dirait par exemple "Quand même les filles en minijupe, elles cherchent pas un peu les emmerdes à sortir comme cela ?"

Pourquoi nous ne pouvons pas attendre L’un de vos arguments fondamentaux est que notre action se produit à un mauvais moment. Certains ont demandé : « Pourquoi ne pas avoir donné aux nouveaux élus le temps d’agir ? ». La seule réponse que nous pouvons donner, c’est que le nouveau pouvoir, comme l’ancien, a besoin d’être bousculé pour enfin agir. L’histoire est la longue et tragique illustration du fait que les groupes privilégiés cèdent rarement leurs privilèges sans y être contraints. « Attendez ! Depuis des années, j’entends ce mot : « Attendez ! Il nous faut constater avec l’un de nos éminents juristes que « Justice trop tardive est déni de justice ». Ceux qui n’ont jamais senti le dard brûlant de la ségrégation raciale ont beau jeu de dire : « Attendez ! Il vient un temps où la coupe est pleine et où les hommes ne supportent plus de se trouver plongés dans les abîmes du désespoir. « Pourquoi prônez-vous la désobéissance ? Vous exprimez une grande inquiétude à l’idée que nous sommes disposés à enfreindre la loi.

La publicité a-t-elle enfin compris quelque chose au féminisme? Il y a quelques jours, on vous parlait sur Slate de la pub pour la marque de tampons HelloFlo, vous disant que c'était «la meilleure pub pour tampons de tous les temps»: enfin, il ne s'agissait plus de faire des règles un tabou et de montrer des tampons «qui s'ouvrent en corolle, des serviettes contenant des perles ou de la soie». La pub ne se revendiquait pas clairement féministe, mais elle l'était en filigrane, en tranchant avec l'idée que les règles sont quelque chose de sale. C'est aujourd'hui la marque Always (serviettes hygiéniques, toujours) qui sort une nouvelle publicité, plus clairement féministe. «Faisons en sorte que #commeunefille soit synonyme de choses extraordinaires». De fait, la féminité est associée à la faiblesse, et souvent accompagnée du privatif que: tu n'es «qu'une femmelette», «qu'une gonzesse», «qu'une meuf»... Le romancier Edouard Louis raconte très finement ce violent sexisme, ce culte de la virilité, dans son livre En finir avec Eddy Bellegueule.

Du féminisme à la sexologie : un parcours en Histoire 1J’ai souvent été agacée quand une personne que j’interrogeais sur les raisons de son engagement me répondait avec aplomb : « J’ai toujours été féministe ! ». Il y a là une rectification orthopédique du passé selon une position très postérieure à lui. 2Bien sûr je luttais confusément : enfant j’étais toujours avec un ami, un voisin un peu grassouillet, que je battais à peu près en tout : à la course, au saut, à la nage, pour grimper aux arbres. 3Au lycée, je découvrais le féminisme, non pas par le mouvement, beaucoup trop loin de mon paisible XVIe arrondissement, mais par les livres. 4Je dois au désintérêt de mes parents pour mes études d’être allée à l’université, tandis que mes frères étaient poussés vers les grandes écoles. 5À Paris I, il n’existait ni cours, ni séminaire d’étude sur les femmes. 6Le choix d’un sujet de maîtrise, puis celui d’un DEA n’ont pas été facile. 10Celles-ci forment donc la deuxième génération, celle qui entreprend des recherches dès les années 1970.

La convergence. Twitter promet de très belles rencontres, ouais, mais aussi de se manger de sacrées surprises moins géniales. La semaine dernière, avec son 8 mars et son cortège de remise en question du féminisme et de sa légitimité, a été un festival de déni. Vraiment trop bien, les féministes de tout poil (haha) ont eu droit à tout : la culture du viol est un mythe, en France on a plus rien à revendiquer, y'a des problèmes plus importants, et j'en passe et des meilleures (sans oublier les blagues sur la vaisselle sans quoi le 8 mars ne serait pas complet). J'ai même appris, dis donc, que le patriarcat était mort en 68 et que du coup les féministes luttaient sans doute contre des fantômes. Exorcisons une féministe "fear le patriarcaaaaaarrgh" Dans le torrent de merde, j'ai dégoté des faux alliés parmi les twittos que je suis. Il y aurait des luttes prioritaires, on pourrait résumer ça comme ça. Le Capitalisme Manif de femmes de 36 ans à cheveux verts qui dessinent pour vivre

Le Syndrome de Cassandre Voilààààà, bisous bisous ! Les yeux grand ouverts Je vous propose de relire le résumé des femmes de droite avant de lire cet article-ci. J'ai été assez étonnée au cours de cet été, du nombre de réactions au tumblr "women against feminism". Ce n'étaient que protestations outrées à peu près partout, et ce micro évènement a pris une importance démesurée. Des féministes françaises qui avaient souhaité dénoncer le harcèlement de rue se sont vus harcelées et moquées ; là encore sur des sites parfaitement visibles et consultables par tout le monde où des dizaines de topics et messages ont mis en doute la véracité de leurs propos, les ont moquées et tournées en ridicule. Le viol, la violence conjugale, le harcèlement de rue, les violences sexuelles sont des actes clairs, concrets, commis par des hommes et qui sont des actes anti féministes. Et voilà que des gens s'étonnent que des femmes ne soient pas féministes ? Je suis devenue féministe le jour où j'ai voulu porter plainte quand j'avais 18 ans. Je le regrette parfois.

Du communautarisme des minorités Je lisais quelqu'un expliquer doctement qu'il ne fallait pas que les musulmans tombent dans le communautarisme et que la France n'avait "jamais laissé s'installer un communautarisme très fort" (oh la menace ! ). Ayant en même temps découvert ce texte, c'est vous dire que j'étais d'excellente humeur. Le communautarisme. Ce mot inventé par un groupe dominant pour qualifier les initiatives de rassemblement des minorités. Rappelons quelques chiffres : Assemblée nationale : 26.9% de femme (l'immense majorité des députés sont blancs) Sénat : 22% de femmes (l'immense majorité des sénateurs sont blancs) Entreprises du cac 40 : les femmes représentent 24% des conseils d'administration, les minorités ethniques 4,5% Je veux donc bien qu'on m'explique que les musulmans font du communautarisme, que les femmes qui souhaitent la non mixité ponctuelle (quel affront !) (photo trouvée sur le blog d'Olympe) 3 femmes. 100% de blancs. Vous le voyez mon bon gros communautarisme d'hommes blancs ou pas du tout ?

L'égalitarisme, c'est pas ce que vous croyez The man who made Femen: New film outs Victor Svyatski as the mastermind behind the protest group and its breast-baring stunts - News - Films “Our mission is protest, our weapons are bare breasts,” runs their slogan. Now, a new documentary screening at the Venice Film Festival has revealed that Femen was founded and is controlled by a man. Ukraine is not a Brothel, directed by 28-year-old Australian film-maker Kitty Green, has “outed” Victor Svyatski as the mastermind behind the group. However, Ms Green reveals that Svyatski is not simply a supporter of Femen but its founder and éminence grise. Today, several of the original members of Femen – among them its best known campaigner Inna Shevchenko – are due in Venice for the launch of Ms Green’s documentary. Until now, the full extent of Mr Svyatski’s influence over Femen has not been realised. Ms Green accompanied them on this trip. In the documentary, Ms Green pays tribute to Mr Svyatski’s organisational abilities and charisma but questions his influence over the group. Only gradually did she become aware that Mr Svyatski was pulling the strings behind the scenes.

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