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2/6 : Massacre sur les tranchées

2/6 : Massacre sur les tranchées
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La Soupe « Le Départ des poilus, août 1914 », d'Albert Herter Ce tableau du peintre américain Albert Herter, suspendu dans la gare de l'Est, a connu de multiples accrochages et décrochages au gré des transformations de l'édifice. LE MONDE | • Mis à jour le | Nicolas Offenstadt Le tableau du peintre américain Albert Herter (1871-1950), Le Départ des poilus, août 1914, doit à son emplacement d'être devenu un enjeu de mémoire. Suspendu dans la gare de l'Est depuis le don de l'artiste en 1926 à la « France victorieuse », il a connu de multiples accrochages et décrochages au gré des transformations de l'édifice. Il a été retiré en 1948, selon la SNCF, à cause des dégradations causées par les fumées des locomotives. En 2006, le tableau disparaît une fois de plus du hall de la gare à l'occasion des travaux pour le TGV Est. Le tableau occupe ainsi une fonction certaine dans les mémoires parisiennes de 14-18.

Les Poilus, dossier. Pas de commémoration de toutes les guerres ensemble ! Verdun N'enterrons pas la page de nos Poilus. Par Chantal Dupille Ils avaient 18 ou 20 ans, ils ont été fauchés avant même d'avoir vécu, aimé. Les plus chanceux sont revenus - mais dans quel état ? "Gueules cassées", esprits blessés... C'est l'horreur de la guerre ! Le dernier poilu, Lazare Ponticelli, a dit : "La Der des Der" ! Mais ce ne sera pas la Der des Der. Car les canons doivent être vendus. Alors, nos enfants seront la chair. Comme les gosses américains qui partent sur les champs de bataille pour payer leurs études ou pour avoir un job. Et puis, les multinationales de mort réclament leur lot de victimes. Les Financiers se frottent les mains. Les mères pleurent, les fiancées pleurent, les gosses pleurent. Les Grands n'ont cure de nos larmes ! Mais Verdun, mais les Poilus et l'atroce vie dans les tranchées, c'est autre chose. Ils ont enduré l'horreur au quotidien. Ils sont morts pour rien. 60.000 en un jour ! Les Puissants ne sont puissants mais pour engraisser

Le langage des « Poilus » Texte écrit par Maurice BARRES à l’occasion de la Journée des Poilus le 25 décembre 1915 Voila de ce fait le mot « poilu » installé sur tous nos murs, en grands caractères, presque officiellement. J’ai dit, l’autre jour, que je trouvais quelque chose de déplaisant à cette consécration d’un mot qui ne me semble pas respecter assez ceux qu’il désigne. Poilu! Le pittoresque est-il donc indispensable? Je vous assure qu’en avril, au poste de commandement d’où nous observions le déclanchement des braves gens qui partaient à l’assaut, blocs de boue transformés soudain en guerriers, il n’y avait pas d’autre mot pour venir sur nos lèvres, au commandant R… et à moi: Il faut une fête du poilu, Barres devrait s’y atteler. » J’écoute, mais je ne me rends pas. Un aimable correspondant m’envoie un petit essai plein d’esprit sur le langage que ses amis et lui parlent au fond des tranchées. Le poilu est un homme. Ce sont là les ennuis d’un métier qui réserve, par contre, d’agréables moments.

Lectures de poilus 1914-1918, livres et journaux dans les tranchées Dans l’abondant déferlement de publications qui marque l’approche imminente du centenaire de la Grande Guerre, émergent quelques titres dont l’optique inédite reconfigure l’historiographie instituée. Tel est le cas, pour ne citer que deux nouveautés récentes, de « Tous unis dans la tranchée ?« (Seuil), de Nicolas Mariot, ou de « Bêtes des tranchées« (CNRS éditions), dû à Éric Baratay. Le même mérite doit être reconnu à cet ouvrage passionnant de Benjamin Gilles, publié par les éditions Autrement, qui se démarque par l’originalité de son objet. Lui-même professionnel de la lecture publique (il est conservateur des bibliothèques), l’auteur révèle en effet l’appétit de lecture qui habita les combattants du front. Ce thème inattendu s’avère une contribution aussi féconde que captivante à l’étude de la culture de guerre développée à l’âge industriel. Au front, la principale activité du combattant est l’attente. Les moyens de mesurer la lecture des livres sont plus complexes à établir.

Bêtes et poilus Cette guerre-là ne figure dans aucun manuel. Ce fut celle de Pierrot, chien de mitrailleur, de Bella et Bertha, vaches des Scots Guards britanniques, de Néron, cheval de trait de l’artilleur Laerens, de Bel-Ami, le pigeon porteur de message, d’Oscar, le rat de tranchée. A toutes ces bestioles à poils et à plumes enrôlées dans la guerre 14-18, le musée royal de l’Armée belge consacre une exposition (1), fort justement intitulée «Chienne de guerre !» et que l’on aurait tort de considérer comme un simple bestiaire anecdotique dédié au cheval ou au chien inconnu tombé au champ d’honneur. Pour s’en convaincre, il suffit de s’arrêter dans le hall central de l’expo qui est une immersion sonore et visuelle dans la guerre. Matricule sur le sabot L’Europe, qui entre en guerre en 1914, est encore une société largement paysanne et a des liens très étroits avec l’animal qui est à la fois «ressource et force de travail», expliquent les concepteurs de l’exposition. Un singe devant un avion

1914-18 : Ce qu'on lisait dans les tranchées - 11 novembre 2013 L'automne 1914 fut moins littéraire que mortifère. Avec une moyenne de 800 morts par jour pendant quatre ans et demi, il y aurait presque de l'indécence à se demander ce que lisaient les poilus. Un jeune historien s'y est risqué. Et son travail est passionnant. D'abord parce qu'il nous incite à voir cette guerre autrement. "On peine à concevoir que, dans ce contexte, la lecture ait pu trouver une quelconque place. Mais après avoir dit aux siens que l'on était encore vivant, le souci immédiat du soldat consiste à s'informer. "Le Petit Parisien", "Le Matin", "Le Journal" et "L'Echo de Paris" triomphent sur ce marché où un adulte sur deux lit un journal. "Ce qui manque le plus, ce sont les bouquins" Et puis il y a les romans. "Mais si la guerre, en créant un besoin de compréhension et d'explication inédit, a eu un effet moteur dans la propagation de l'imprimé, écrit Benjamin Gilles, elle n'a cependant fait qu'amplifier un processus existant. 250.000 exemplaires pour "le Feu" de Barbusse

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