background preloader

Jeux olympiques d'hiver, un scandale écologique ?

Jeux olympiques d'hiver, un scandale écologique ?
Le 4 juillet 2007, le président du CIO, Jacques Rogge, annonçait Sotchi comme ville hôte des 22èmes Jeux Olympiques d’hiver, dotés d’un budget record de 36 milliards d’euros (un record !), un village olympique et des pistes de ski sont sortis de terre à Sotchi, paisible ville balnéaire. Quel coût pour l’environnement ? Le bilan fait déjà polémique. Des jeux Olympiques Verts ? en façade…. Est-il possible d’envisager une compétition sportive internationale, comme les Jeux Olympiques d’hiver, comme un événement écologiquement vertueux ? Si on s’en tient au programme « Jeux en harmonie avec la nature » du Comité olympique que l’on peut consulter sur le site officiel de Sotchi 2014, on a envie d’y croire. Le JO, organisme privé sans aucun contrôle, comme la FiFA, est de plus en plus contesté : soupçons de corruption, choix contestables, affairisme, primat de l’argent sur l’esprit sportif, népotisme.. Le programme « Jeux en Harmonie avec la Nature » se veut très exigeant. Comme l’indiquait D. Related:  Les impacts environnementaux des événements sportifsJeux Olympiquesbenjamincuif

JO Sochi 2014 : quel bilan carbone? SOCHI : 360.000 tonnes d'équivalent CO² C'est l'empreinte carbone directe des Jeux olympiques de Sochi, calculée par un groupe d'experts russes et internationaux, indique le comité d'organisation (CO) dans un communiqué de presse publié le 4 février. Celui-ci s'était engagé, dans son dossier de candidature, à réduire l'empreinte carbone liée aux préparations et au déroulement des jeux… et des projets de compensation ont été développés en Russie, au Brésil et en Corée du Sud (prochains pays hôtes de Jeux olympiques). Mais le tableau dressé par les associations de défense de l'environnement, qui ont claqué la porte du comité d'organisation en 2010, est tout autre : hectares de forêts détruits, décharges sauvages, transformation du lit de la rivière Mzymta, pollution de l'eau, disparition des saumons, d'oiseaux migrateurs… L’empreinte carbone a été estimée à 400.000 tonnes équivalent CO², pour l’ensemble de la compétition. Quant aux prochaine JO d’hiver, ils auront lieu en France.

A qui profitent vraiment les Jeux olympiques de Londres? David Cameron a récemment estimé que les retombées économiques des JO s'élèveraient à 13 milliards de livres sur quatre ans. Mais les études sur le sujet sont loin d'être concluantes. Même pour ceux des Londoniens que le sport indiffère totalement, impossible d’échapper en ce moment aux derniers préparatifs pour les Jeux olympiques. Partout dans la ville les trottoirs sont sans dessus dessous et dans le métro, les messages sur les perturbations à prévoir dans les transports publics pendant les épreuves fleurissent dans les couloirs. Bref, dans une ambiance marquée par la crise économique que traverse le pays –le produit intérieur brut (PIB) est attendu en hausse d’à peine 0,8% cette année par les économistes du Fonds monétaire international (FMI) et le taux de chômage est toujours à 8,2% au mois de mai– les Britanniques entrent dans la dernière ligne droite des préparatifs d’un évènement dont le coût a explosé au fur à mesure qu’il approchait. Valse des chiffres sur les retombées

« Les pollutions engendrées par l’industrie minière représentent un danger pour les décennies à venir » Un permis d’exploration a été accordé à une société australienne, dans la Sarthe, en juin dernier (lire notre enquête). Comment expliquez-vous ce regain d’intérêts pour les ressources minières, en France ? William Sacher [1] : Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle ruée vers les « ressources » du sous-sol en Europe. Mais il faut comprendre que la notion de « gisement » est dynamique, et possède certes une dimension géologique, mais aussi technologique, économique, politique, sociale et culturelle tout aussi importantes. Des innovations dans les techniques d’extraction et une flambée de prix amènent à qualifier aujourd’hui de « gisement » ce qu’hier on considérait encore comme de la terre « stérile ». Vous expliquez qu’il y a aussi des dimensions culturelle et géopolitique qui entrent en jeu. Oui. Même si les coûts de production sont moins élevés au sud, les entreprises cherchent aujourd’hui à investir au Nord. Ces conditions sont toutefois précaires… Oui, en quelque sorte.

Commission de la durabilité et de l’héritage Le développement durable est désormais placé au cœur des Jeux Olympiques. Organiser des « Jeux verts ». Depuis le souhait d’une ville d’accueillir les Jeux Olympiques jusqu’aux effets à long terme de ces mêmes Jeux, la protection de l’environnement et, plus important encore, le développement durable sont des éléments fondamentaux de la planification et du déroulement de cet événement planétaire. Dès le début des années 1990, le Mouvement olympique a progressivement reconnu l’importance de ces enjeux. Réduire les effets sur l’environnement Si le sport et les athlètes sont au cœur de la manifestation olympique, l’environnement l’est également : les Jeux doivent désormais être planifiés, gérés et organisés de manière à réduire les effets négatifs sur l’environnement. Un héritage durable Des initiatives dès la phase de candidature Ces héritages positifs peuvent survenir indépendamment du succès de la candidature. Des questions sont également posées en matière de météorologie.

empreinte carbone des Jeux Olympiques Après avoir conclu un partenariat avec la multinationale américaine, Dow Chemical, le Comité d’Organisation des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques d’été a évoqué le bilan carbone de l’événement. Au regard des données chiffrées exposées, les organisateurs brésiliens estiment que l’aménagement des sites et l’accueil des spectateurs et des athlètes dans moins de deux ans, représentera une empreinte carbone de 3,6 millions de tonnes, soit l’équivalent de l’utilisation annuelle de 32 millions de téléphones portables ou de 64 millions d’ordinateurs (en utilisation lors des horaires commerciales). Pour contrer cette empreinte et atténuer la portée des émissions, le Conseil de Durabilité du Comité d’Organisation de Rio 2016 a rappelé que « l’objectif est de mettre en œuvre les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre et offrir ainsi des Jeux à faibles émissions de carbone. Illustration : Crédits – Rio 2016 / Alex Ferro

Londres 2012 procure des bienfaits économiques qui durent En juillet, le gouvernement britannique a annoncé que l’économie du Royaume-Uni avait déjà bénéficié d’un surcroît d’investissements et de contrats commerciaux de GBP 9,9 milliards depuis la tenue des Jeux, après seulement un an du programme quadriennal d’activités et de manifestations mis en œuvre pour continuer à profiter du succès des Jeux Olympiques dans la capitale. À l’approche de ces Jeux, des projets ont aidé à générer des emplois dans le pays au cours de la récession la plus brutale depuis plus de 60 ans et les économistes prédisent que les retombées économiques de la tenue des Jeux vont se poursuivre. Une étude économique d’Oxford estime qu’en 2017, les Jeux auront insufflé GBP 16,5 milliards dans l’économie britannique, compte tenu des constructions pré-Jeux et autres activités d’ordre commercial liées aux Jeux qui les ont précédés. L’un des secteurs de l’économie qui a le plus bénéficié des Jeux est celui de la construction.

BNP Paribas, la banque d'un monde qui pollue davantage ? « Responsable », mais pas coupable de contribuer au dérèglement climatique ? BNP Paribas s’est engagée depuis quelques mois dans une campagne médiatique visant à soigner son image de banque responsable, soucieuse de l’environnement et du climat. Parallèlement, elle continue imperturbablement à financer des méga-projets fortement émetteurs de gaz à effet de serre, notamment dans le secteur du charbon. Un décalage entre pratiques et discours qui lui vaut aujourd’hui une nomination au Prix Pinocchio 2013. Campagnes publicitaires, organisation de colloques et de conférences sur le changement climatique, création de quatre think tanks thématiques... « BNP Paribas a sorti l’artillerie lourde en 2013 pour promouvoir son "nouvel engagement de banque responsable" », note l’association écologiste Les Amis de la Terre. Soutien aux méga-projets de centrales au charbon C’est le cas pour le projet de centrale au charbon de Tata Mundra, sur la côte du Gujarat en Inde. Banques « climaticides »

Les Jeux olympiques et la crise sociale Home » Perspectives » Europe » Europe du Nord » Grande-Bretagne Par Chris Marsden 7 août 2012 Les Jeux olympiques rassemblent les meilleurs jeunes sportifs, filles et garçons, du monde. Tous ceux qui suivent les différents événements ne peuvent être que touchés par le spectacle impressionnant offert par les athlètes et leurs prouesses physiques. Le caractère apparemment inhumain de leurs performances est en réalité la preuve du contraire – le potentiel immense du genre humain. Les grandes manifestations sportives sont inévitablement influencées par facteurs économiques, sociaux et politiques plus généraux, mais l’actuel événement mondial les surpasse toutes. Il y a plus de cent ans que le baron Pierre de Coubertin a recréé les Jeux. Même examiné dans ce contexte historique, le dernier quart du siècle se distingue par la présence de plus en plus néfaste du nationalisme et de la commercialisation dans les Jeux olympiques successifs. Le sport doit appartenir et bénéficier à tout le monde.

memoire_jo_Sotchi.pdf Accueillir les JO favorise la relance de l'économie LE MONDE | • Mis à jour le | Par Kevin Daly, économiste spécialiste du Royaume-Uni chez Goldman Sachs L'Histoire montre que l'organisation des Jeux olympiques a une rentabilité financière mitigée : les Jeux olympiques de Munich (1972) et ceux de Montréal (1976) ont engendré de lourdes pertes, tandis que ceux de Los Angeles (1984), de Barcelone (1992) et d'Atlanta (1996) ont tous généré des profits. Les recettes ont dépassé les frais d'opérations. Cependant, en totalisant l'ensemble des frais qui sont engagés dans l'organisation des Jeux - notamment les coûts de constructions, d'installations et d'infrastructures, les dépenses de sécurité et autres frais annexes -, on peut se demander si des Jeux olympiques ont déjà dégagé le moindre bénéfice financier au sens strict du terme. On s'attend à ce que les Jeux olympiques de Londres de 2012 dégagent des bénéfices. Il est difficile d'estimer quel sera l'effet net des effets indirects et compensatoires.

Les avions ne payent pas d'impôts mais polluent un maximum Le secteur aérien ne semble pas subir la crise économique. En 2013, la fréquentation des aéroports français a connu en effet une nette progression : sur l’ensemble de l’année, le trafic aérien de voyageur a augmenté de + 2,5%. Le phénomène est spectaculaire à Orly (+ 7,7%), Nantes (+9,9%) et Beauvais (+ 10,8%). En 2013, des plateformes comme Bordeaux ont atteint ou battu leur record annuel de fréquentation. Comment expliquer un tel succès ? Tout simplement par les privilèges acquis au fil des années par l’industrie aéronautique. Cela pose un réel problème en termes de réchauffement climatique : un avion émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre par passager, contre 100g/km en moyenne pour un automobiliste. Tous les avantages dont bénéficie la filière ont eu pour conséquence la baisse des prix des billets, les rendant plus avantageux que des modes de transport plus propres : résultat, depuis 1990, les émissions de ce secteur au sein de l’Union ont augmenté de 110%.

Related: