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Redistribution et inégalités en France

Redistribution et inégalités en France
Noam Leandri est président de l'Observatoire des inégalités. Il répond ici aux questions de la Finance pour tous. Le système de redistribution français permet-il de réduire significativement les inégalités ? Pour rappel, le système de redistribution tel qu'il est organisé en France consiste à redistribuer chaque année la moitié de la richesse nationale créée pour ensuite la reverser sous forme de prestations monétaires ou de services publics (écoles, santé, construction et entretien des routes, etc.). Selon N. La France serait donc un exemple à suivre en matière de réduction des inégalités ? La crise a-t-elle contribué à renforcer les inégalités ? En partie responsable de ce rebond des inégalités en France ces dernières années, la crise financière. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, la moitié du patrimoine en France est détenu par les 10 % les plus aisés, les 90 % restants se partageant l'autre moitié. Related:  14. L’efficacité économique et sociale de la redistributionpolitique de redistributiondebat

L'Etat réduit - il effectivement les inégalités ? - Le blog de Christian-Faget-Démocratie-Travail . ( C-F-D-T ) . La hausse apparente des inégalités en France, liée à la mondialisation et au progrès technique, donne une importance particulière à la politique de redistribution des revenus opérée par l'Etat. Celle - ci vise notamment au maintien d'un niveau jugé juste d'inégalités. Cette redistribution passe par les impôts, qui ont surtout pour effet de réduire les revenus les plus élevés, et par les transferts sociaux, qui accroissent les revenus les plus bas. Les dernières années ont été marquées par une diminution des impôts directs et par d'importantes modifications des prestations sociales, qui ont eu des effets contradictoires sur les inégalités. 1 ) L'Impact de la fiscalité Le système de redistribution modifie la répartition des revenus en prenant plus à certains, sous forme d'impôts ( * ) et de cotisations ( * ) sociales, et en donnant plus à d'autres, sous forme de prestations sociales et de services gratuits. Les prélèvements les plus importants sont les cotisations sociales. Lexique

L'égalité, vous la préférez horizontale, ou verticale ? Questions : 1/ Estimez-vous normal qu’un couple qui a un enfant voie son niveau de vie baisser ? 2/ Estimez-vous normal qu’on donne plus à un enfant de riche qu’à un enfant de pauvre ? Si vous avez répondu “non” à ces deux questions, vous êtes en pleine contradiction. En effet, pour éviter que tous les couples voient leur niveau de vie baisser lorsque l’enfant paraît, il faut verser plus aux couples aisés. De ce fait, la société versera plus à un enfant de riche qu’à un enfant de pauvre. Le débat actuel sur le quotient familial permet de revenir sur la distinction entre l’égalité que l’on qualifie “d’horizontale” et l’égalité “verticale”. Ainsi que l’explique Christiane Marty, “La redistribution verticale a pour fonction de limiter les inégalités de revenus et de promouvoir la justice sociale. A l’inverse, “La redistribution horizontale concerne différents domaines, liés à la couverture de risques sociaux : elle est à la base de la protection sociale. Et ces choix sont tous sauf évidents.

Le système socio-fiscal français est-il vraiment redistributif ? par Henri Sterdyniak [1] La France a mis en place le RSA, la PPE, la CMU, le minimum vieillesse, les allocations logement, les exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires. En sens inverse, elle a conservé un impôt sur les grandes fortunes ; les cotisations sociales maladie et famille portent sur la totalité du salaire ; les revenus du capital supportent les prélèvements sociaux et sont soumis à l’IR. Les plus riches se plaignent d’une fiscalité confiscatoire ; quelques-uns choisissent l’exil fiscal. Pourtant, certains prétendent parfois que le système socio-fiscal français est peu redistributif. Quatre chercheurs du Crédoc viennent de publier une étude[4] qui prend en compte les prestations. Pourtant, le système socio-fiscal français est considéré, par les institutions internationales, comme figurant parmi ceux qui réduisent le plus les inégalités. Surtout, elle comporte deux erreurs qui en faussent lourdement les conclusions. [4] Bigot R, É. [7] Voir Eidelman A., F.

Petites leçons de Scandinavie sur le lien entre socialisme et inégalités Atlantico : Dans les pays du Nord de l'Europe, 10% de la population détient entre 65 et 69 % des richesses globales. Alors que ces pays, la Suède, la Danemark et la Norvège sont régulièrement pris comme modèles pour leur forte protection de la population, comment expliquer un tel niveau d'inégalités ? Henry Milner : En général quand on parle des inégalités, et quand on compare les sociétés différentes, il est normal et préférable de parler de répartition des revenus. Ce qui nous intéresse, quand il s’agit des politiques redistributrices, c’est la capacité financière de l’Etat. Lire également : Les 10 risques qui menacent le plus le monde en 2015 selon les chefs d’entreprise de Davos En ce qui concerne les pays en question, il est nécessaire de mettre le modèle scandinave dans une perspective historique. atlantico sur facebook notre compte twitter Ajouter au classeurSuivre ce contributeurLecture zen Intéressé par cet auteur ? Lire ou relire plus tard Besoin de vous concentrer Je m'abonne Abritel

Fiscalité et redistribution  <p class="video_texte"> L'utilisation de javascript est obligatoire sur cette page pour voir l'animation.</p> 1. La fiscalité comme moyen de réduire les inégalités sociales La finalité première de la fiscalité, entendue comme l’ensemble des prélèvements, est de financer les dépenses publiques. La fiscalité peut donc être utilisée pour modifier la répartition du revenu national, dans le sens d’une réduction des inégalités sociales. Il convient toutefois de souligner que les autorités publiques disposent pour réduire les inégalités d’autres instruments que la fiscalité : les transferts sociaux (comme les prestations familiales ou le revenu minimum d’insertion, RMI), la production de services publics gratuits ou à prix réduit (comme l’enseignement scolaire), enfin l’intervention directe sur les marchés des biens, des services ou du travail (par exemple au travers de la fixation de salaires minima comme le SMIC). 2. Il reste à savoir si le système fiscal français est vraiment redistributif.

Impôts : ces ménages à qui la redistribution profite Europe 1<author id="969926" type="name">Alexis Toulon</author> Impôts et cotisations ne sont pas uniquement destinés à remplir les caisses de l’Etat. En pleine réflexion sur une possible réforme de la fiscalité des ménages, une étude du Trésor, dont le quotidien les Echos reprend les chiffres, conclut que "la redistribution opérée par le système socio-fiscal est importante". Le système "Robin des bois" fonctionne. >> A lire aussi : Les 30% des plus pauvres possèdent moins que les 5 familles les plus riches Une aide pour sortir de la pauvreté. >> A lire aussi : Smic : le gouvernement se contente du minimum Un système non-incitatif. INFO - Smic : vers une hausse légale, sans coup de pouce ZOOM - Un léger toilettage du calcul du Smic ZOOM - Salaire minimum : la gauche arrache un "oui" à Merkel

En France, plus de la moitié des revenus du travail partent en impôts, taxes et charges sociales Très lourd fardeau fiscal… En prenant en compte tous les impôts, taxes et autres prélèvements sociaux, le taux de prélèvements obligatoires sur les revenus du travail atteint 56,61% en France, selon une étude de l'Institut Molinari. Soit le deuxième ratio le plus élevé de l'Union européenne. Concrètement, un salarié tricolore touche, en moyenne, 53.647 euros de salaire brut par an (en incluant les charges patronales), calcule l'institution. Sur ce total, il supporte 30.371 euros de prélèvements obligatoires (TVA, impôt sur le revenu, charges sociales…), et peut donc disposer à sa guise de 23.276 euros, ce qui constitue son pouvoir d'achat réel. Autre façon de voir les choses : cette année, les Français devront attendre jusqu'au 26 juillet pour fêter leur "libération fiscale", c'est-à-dire le moment symbolique à partir duquel leur revenu annuel brut dépassera le montant des impôts et taxes auxquels ils sont soumis. Le fardeau fiscal des salariés européens, selon l'Institut Molinari :

Il faut supprimer le quotient familial 19 mars 2013 - Plutôt que réduire les allocations, il faudrait mieux supprimer le système injuste de quotient familial de l’impôt sur le revenu. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. L’objectif premier de la politique familiale n’est pas de redistribuer entre riches et pauvres mais entre ceux qui n’ont pas d’enfants et ceux qui en ont. Les allocations familiales, pour une grande part, ne dépendent pas du revenu : il existe en France un mécanisme beaucoup plus injuste, qui aide davantage les familles riches que les familles pauvres ! Cette redistribution à l’envers atténue le caractère déjà peu progressif du système fiscal français. Évidence qu’il faut rappeler, les familles non imposables, la moitié des foyers, ne voient pas la couleur du quotient. Comment donner une explication à une telle injustice ? Louis Maurin Directeur de l’Observatoire des inégalités. Photo/ © ARochau - Fotolia.com

Activité 2- Le système redistributif français lutte-t-il efficacement contre les inégalités ? Détails Catégorie parente: Etat et pouvoirs publics Catégorie : Comment l'Etat Providence contribue-t-il à la cohésion sociale ? Mis à jour le lundi 21 mai 2012 16:07 Publié le mercredi 2 mai 2012 13:56 Objectifs :- comprendre le fonctionnement du système socio-fiscal français.- discuter de l’efficacité du système dans la lutte contre les inégalités. Document 1 – Composition du revenu disponible en 2008 selon le niveau de vie (en %) 1. Champ : France métropolitaine, ensemble des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante. Lecture : en 2008, pour les ménages dont le niveau de vie est inférieur au 1er décile, la part des salaires imposables dans le revenu disponible est de 38,8 %. Note de lecture : Le poids des différents types de revenus dans le revenu disponible peut être supérieur à 100 % puis que les impôts viennent en déduction du revenu disponible. 1. La République des idées-le Seuil, 2011. 1. « Boîte noire ? 1. Document 4

La redistribution en France : plus efficace qu'elle en a l'air La redistribution en France est, économiquement et socialement, beaucoup moins inefficace qu'on ne le lui reproche. D'un point de vue économique, elle n'est pas contre-productive: elle ne se traduit pas par des prélèvements plus élevés qu'ailleurs et ne dissuade ni les riches ni les pauvres d'accroître leur activité. D'un point de vue social, le système réduit les inégalités et, surtout, en limite le développement. 1.

La retraite est-elle trop ou pas assez redistributive ? Mais cette redistribution est-elle bien orientée ? Alors qu’une nouvelle réforme des retraites, à l’ordre du jour de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, se profile moins de deux ans après la précédente, l’Insee livre ce mercredi 20 juin des éléments d’analyse intéressants sur le fonctionnement actuel du système. Globalement, nos régimes par répartition fonctionnent, on le sait, de manière dite « contributive », c’est-à-dire que plus on cotise plus on a des chances d’avoir une bonne pension de retraites. Mais, notre système joue aussi « un rôle redistributif important », qu’explique l’Insee dans un travail très détaillé réalisé par Patrick Aubert et Marion Bachelet. La redistribution bénéficie davantage aux femmes En particulier, elle joue surtout pour les femmes, puisque l’écart, qui est de 6,73 pour les salaires, descend à 4,32 pour les pensions. Corriger les effets de la naissance d’enfants Mais certaines règles sont contre-productives La tentation CFDT de la réforme systémique

Contrer les progrès de la pauvreté et de la disparité des revenus Le nombre de personnes bénéficiant de l’aide sociale atteint aujourd’hui un niveau sans précédent au Japon. Quelles mesures peut-on envisager pour contrer les progrès de la pauvreté et de la disparité des revenus que montrent les données disponibles ? Favoriser la croissance ou la redistribution ? 2,17 millions de personnes bénéficiaient en décembre 2014 (derniers chiffres disponibles) de l’aide sociale. En matière de politique économique, la question de savoir s’il faut privilégier une politique de redistribution des revenus ou accorder la priorité à la croissance économique est toujours au cœur des débats. Aujourd’hui, les médias soulignent l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’aide sociale et de fraudes à celle-ci, et le soutien pour une politique de redistribution diminue. Le Japon numéro un pour la baisse des bas revenus L’effet de cette politique sur les ménages les plus pauvres n’a cependant pas été suffisamment démontré.

L’efficacité économique et sociale de la redistribution Quels sont les aspects positifs de la redistribution des revenus ? La redistribution des revenus, instaurée en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, comporte de nombreux aspects positifs, tant sur le plan social qu'économique. Sur le plan social : sur une longue période, on constate une réduction des inégalités de revenus, de niveau de vie et de la pauvreté. On constate un niveau élevé du taux de fécondité, une progression de l'espérance de vie et un accroissement de la population. Sur le plan économique : deux approches théoriques considèrent la redistribution des revenus comme un outil de soutien à la croissance économique. L'approche keynésienne considère que la politique de redistribution est un outil de soutien à la croissance, surtout en période de ralentissement économique car elle permet d'accroître la consommation des ménages. En investissant dans les services publics de santé et d'éducation, l'Etat contribue donc à l'amélioration du capital humain.

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