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Vivre en Ville - la voie des collectivités viables

Vivre en Ville - la voie des collectivités viables

Les maires de la CMM disent non au pipeline Énergie Est La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui représente 82 villes de la région montréalaise et près de 4 millions de personnes, oppose un non catégorique au projet de pipeline Énergie Est. En conférence de presse jeudi matin, les maires Denis Coderre, de Montréal, Marc Demers, de Laval, Caroline St-Hilaire, de Longueuil, ainsi que plusieurs élus de la région de Montréal, ont rejeté le projet controversé d’oléoduc que l’entreprise TransCanada compte construire sur le territoire québécois. La CMM a adopté cette position à la lumière des commentaires entendus lors d’une consultation menée à l’automne dernier. Le maire a aussi souligné que le projet, qui traversera des boisés métropolitains, des milieux humides et la zone agricole, ne respectait pas le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) et ferait disparaître 130 hectares de couverts forestiers, soit l’équivalent de 260 terrains de football. Évaluation environnementale Cette opposition était prévisible.

RQGE Québec a «improvisé» des normes insuffisantes Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection adopté par le gouvernement Couillard en vue des forages pétroliers et gaziers est « improvisé, brouillon et inadéquat », conclut un rapport produit par un collectif scientifique obtenu par Le Devoir. Plus de 325 municipalités du Québec réclament d’ailleurs le droit de déroger à ce règlement et d’imposer des normes plus sévères. « Ces normes ont été conçues dans l’urgence et l’improvisation pour favoriser le développement de la filière des hydrocarbures fossiles à Anticosti et en Gaspésie et, de ce fait, elles illustrent le biais dangereux de l’actuel gouvernement en faveur du développement de cette filière, développement qui ne saura se faire qu’au détriment du respect de l’environnement et de la préservation des sources d’eau potable », affirment les auteurs de ce rapport, qui doit être rendu public vendredi matin. Responsabilité limitée Fronde municipale

equiterre.org - Pour des choix écologiques, équitables et solidaires D’abord la permission, ensuite l’injonction Même si le ministre David Heurtel reconnaît que TransCanada refuse de respecter les lois environnementales du Québec, son ministère a maintenu et même prolongé la validité des autorisations pour réaliser des levés sismiques dans le fleuve Saint-Laurent, aux limites d'une réserve naturelle. Une prolongation accordée la veille du dépôt de la demande d’injonction du gouvernement à l’endroit de la pétrolière, a appris Le Devoir. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a ainsi confirmé que TransCanada a toujours le droit de mener des « travaux préliminaires » en prévision de la construction de son pipeline Énergie Est, et ce, avant que ne soit terminée l’évaluation environnementale du projet. TransCanada doit cependant vérifier si les relevés entraînent des mortalités de poissons dans le secteur et avertir le ministère de la Faune si de telles mortalités sont constatées. Report accordé Rivière des Outaouais

Agir - Coalition Saint-Laurent Pas d’étude sur le pétrole par train Le déraillement survenu jeudi en plein coeur de Montréal ravive les inquiétudes sur les risques du transport par train, notamment en ce qui a trait aux convois pétroliers qui traverseront bientôt l’île, en direction de Belledune, au Nouveau-Brunswick. Mais malgré les demandes répétées de plusieurs municipalités, dont Montréal, le gouvernement Couillard n’entend pas mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement pour qu’il étudie cet important projet d’exportation de pétrole albertain. Selon ce qu’a confirmé jeudi au Devoir le cabinet du ministre de l’Environnement David Heurtel, le gouvernement compte évaluer tout le dossier du transport de pétrole, dont le projet de Belledune, dans le cadre de l’évaluation environnementale stratégique (EES) de l’ensemble de la filière des énergies fossiles. « Notre gouvernement a annoncé le 30 mai 2014, dans le cadre du plan d’action sur les hydrocarbures, une évaluation environnementale stratégique globale sur les hydrocarbures.

Fondation David Suzuki | Les solutions sont dans notre nature Mise en garde contre les grands convois pétroliers Passée pratiquement inaperçue l’an dernier, une collision entre deux trains dans le quartier Saint-Henri n’en ravive pas moins les craintes sur la sécurité de ce mode de transport. C’est en effet dans ce secteur résidentiel, l’un des corridors ferroviaires les plus achalandés au Canada, que passent de plus en plus de convois pétroliers. Selon ce qu’a constaté Le Devoir, c’est aussi là que transiteront les wagons chargés de brut des sables bitumineux en direction de Belledune, dès 2017. Il était à peine passé minuit, le 23 février 2014, lorsqu’un train de triage a heurté directement un train de marchandises qui circulait sur une voie principale du CN, dans le sud-ouest de Montréal. Les conducteurs du convoi de 25 wagons, qui circulait à une vitesse inférieure à 30 kilomètres-heure, n’ont pas vu à temps le signal qui leur ordonnait pourtant de s’arrêter pour céder le passage à un train porte-conteneurs. Place au pétrole Pour Projet Montréal, la situation apparaît pour le moins inquiétante.

L’austérité libérale mine la transition énergétique Le financement est le nerf de la guerre lorsqu’il est question de lutte contre les changements climatiques. Dans cette optique, les mesures d’austérité mises actuellement en avant par le gouvernement de Philippe Couillard minent l’efficacité d’une transition énergétique de plus en plus urgente dans le secteur responsable de la plus importante partie des émissions de gaz à effet de serre, à savoir celui des transports. C’est la conclusion d’une nouvelle étude de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC). Selon le chercheur Gilles Bourque et son collègue chargé de projet Michel Beaulé, le Québec devra nécessairement investir massivement dans les modes de transports collectifs et dans l’électrification des transports individuels au cours des prochaines décennies s’il désire effectuer une transition énergétique efficace. Électrification des transports Contexte politique Selon les deux chercheurs, la population québécoise est prête à entreprendre ce virage.

Les municipalités prises de court Au moment où l’Office national de l’énergie autorise Enbridge à faire couler chaque jour 270 000 barils de pétrole brut vers Montréal dans son pipeline 9B, plusieurs municipalités de la région n’ont toujours pas de plan d’urgence en cas de déversement. Qui plus est, le comité qui doit permettre de coordonner les interventions sur le terrain vient à peine d’entamer ses travaux. L’idée d’acheminer du pétrole de l’Ouest jusqu’au Québec a beau être connue depuis plus de trois ans, la MRC de Vaudreuil-Soulanges ne sait toujours pas ce qui se passera si ce tuyau vieux de 40 ans laisse fuir du brut. « Nous attendons toujours les plans de mesure d’urgence en milieu terrestre et aquatique qui répondent aux normes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. C’est totalement inacceptable », a déploré jeudi Jean A. Lalonde, préfet de cette MRC de 23 municipalités et maire de Très-Saint-Rédempteur. Plan et comité Zone scolaire Enbridge n’a pas encore annoncé quand le pétrole de l’Ouest coulera vers Montréal.

Une consultation sans le promoteur Le projet de pipeline Énergie Est fera bientôt l’objet d’une consultation publique par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), mais TransCanada n’entend pas participer à l’exercice. Maire de Mascouche et membre de la commission de l’environnement de la CMM, Guillaume Tremblay voit dans l’absence de TransCanada un désaveu de la pétrolière à l’égard des préoccupations des citoyens. Le projet de pipeline soulève des préoccupations importantes pour la CMM. Les enjeux de sécurité sont aussi préoccupants pour les villes qui redoutent les conséquences d’une fuite de produit pétrolier sur leurs territoires et dans les cours d’eau qui les alimentent en eau potable. La CMM n’a pas l’habitude de telles consultations, mais pour ce dossier controversé qui affectera les villes, elle souhaite sonder la population afin de déterminer la position qu’elle défendra devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et l’Office national de l’énergie (ONE) au cours des prochains mois.

Cet organisme québécois a pour mission de développer des communautés durables. Vivre en ville travaille à plusieurs échelles (bâtiment, quartier et agglomération) pour développer des milieux de vie sains qui respectent la capacité des écosystèmes. Les recherches et publications produites par Vivre en Ville sont disponibles sur le site internet. by oliviertpecek Jan 31

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