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Qui a peur de l’égalité entre les sexes ?

Qui a peur de l’égalité entre les sexes ?
Depuis quelques semaines, dans la mouvance de la Manifestation pour tous, une campagne de désinformation est lancée dont le but est de convaincre les parents d’élèves qu’une pernicieuse «théorie du genre» est en train de s’infiltrer à l’Education nationale. Cette «théorie», récemment inventée, fantasmée, par les milieux intégristes et réactionnaires, est accusée de nier à la fois le sexe, l’identité, les goûts et le libre arbitre des enfants. Plus précisément, ces groupuscules ciblent le dispositif ministériel des «ABCD de l’Egalité» qui ont vocation à permettre aux enseignant-e-s d’aborder l’éducation à l’égalité entre filles et garçons par des séquences pédagogiques au sein de programmes existants : sciences, éducation physique et sportive, maîtrise de la langue, histoire etc. Diffamation caricaturale Qui aurait cru qu’aujourd’hui, un mouvement pourrait s’élever pour revendiquer d’arrêter de lutter contre les discriminations et inégalités entre les sexes ? Mauvaise foi Liberté de penser

Insoumission ? l??cole obligatoire J’inaugure aujourd’hui une rubrique « lectures » avec un livre qui m’a particulièrement touchée. Chance, il s’agit d’un livre gratuit, qui nous est partagé par les éditions tahin party, vous pourrez donc vous faire votre propre opinion. De plus, il est bien écrit et se lit vite, donc je vous conseille vivement de le lire plutôt que de vous fier à cet article si vous désirez discuter des idées qui y sont évoquées. Il est difficile de restituer la pensée de l’auteure sans la dénaturer: bien que très radicale, elle est riche, complexe et pleine de subtilité. Insoumission à l’école obligatoire est écrit sous forme d’une lettre ouverte, dans laquelle Catherine Baker s’adresse à sa fille Marie, et lui explique pourquoi elle ne l’a jamais envoyée à l’école. Baker n’emploie pas seulement des arguments pertinents, avec chiffres et statistiques à l’appui, qui font de ce petit livre un puissant argumentaire contre l’institution scolaire. J’ai besoin de toutes mes énergies pour vivre et mourir.

Prof, je suis prêt à changer ma façon d’enseigner Tribune Le constat semble unanime : la France comprend qu’elle perd chaque jour un peu plus son école. Je suis enseignant et parent ce qui me donne deux bonnes raisons de vouloir réagir. Chacun conviendra que notre vénérable institution souffre de la mauvaise conjoncture économique et de fait, ne garantit plus la promesse d’un emploi durable et cohérent avec le niveau d’études. Making of Bertrand Galliot est professeur de mathématiques et il assure la direction pédagogique du site lesbonsprofs.com où des enseignants testent de nouveaux formats pour apprendre : des vidéos, des exercices interactifs. « On réfléchit aussi beaucoup à l’évaluation scolaire. A cela je ne peux pas faire grand chose : juste attendre des jours meilleurs. J’observe en classe que beaucoup d’élèves présentent aujourd’hui deux comportements récurrents qui limitent les apprentissages : ● la peur de l’échec ; ● l’immense difficulté de concevoir un projet de vie. Ateliers et travaux non notés Vidéos et exercices interactifs

Ma jalousie, le corps des autres et moi Sa jalousie par rapport au corps des autres, Sophie-Pierre Pernaut la combat au quotidien. Elle raconte le cheminement vers plus de tranquillité d’esprit. Je suis une personne jalouse, mais je me soigne. Je sais que je ne devrais pas. J’ai toujours su que je ne devrais pas. Comme le monsieur avec les huîtres. Ma triste jalousie pré-pubère Ça a commencé quand j’étais petite et que mon physique était devenu quelque peu ingrat. Je voulais ressembler aux jumelles Olsen et à Mae Whitman, à qui toutes les extravagances capillaires et t-shirt en col V allaient parfaitement, avec leurs joues rondes et leur nombril apparent. Mon nombril, lui, on ne le voyait pas quand j’étais assise. Je me comparais à ma mère, en regardant des photos d’elle quand elle était petite et en me demandant pourquoi, moi, j’avais pas un visage aussi gracieux qu’elle à l’époque. Je me comparais à tout le monde, mais juste en surface, physiquement, et en prenant ce qui m’apparaissait comme la norme pour argent comptant.

Pourquoi il faut supprimer l'école obligatoire: Entretien avec François Bégaudeau Temps de lecture: 13 min En novembre dernier, sur Slate, Louise Tourret, journaliste spécialiste des questions d’éducation, réagissait à des propos tenus par l'écrivain François Bégaudeau, ancien professeur, dans Les Echos. Il y évoquait une mesure audacieuse pour l’école selon lui: «la suppression de l'école obligatoire, et son remplacement par un service d'éducation non obligatoire à partir de l'âge de huit ans. Louise Tourret avait expliqué avec véhémence sur Slate avoir «rarement lu un truc aussi pourri sur l’école et en tant que femme, et mère, ce qui va me soulager, c’est plutôt d’expliquer tout le mal que je pense d’un tel propos». A la suite de cette chronique, Louise Tourret et François Bégaudeau –qui avait particulièrement peu apprécié de voir commenté si brutalement une très courte interview– se sont mis à échanger de manière plus fouillée. François Bégaudeau: Le fait que l’école aggrave les inégalités sociales ne participe pas de la «dénonciation» mais du constat.

Prof, j’ai regardé des vidéos éducatives sur YouTube | Chez Monsieur le prof Ils ne sont pas profs, et pourtant, ils enseignent à eux seuls à des centaines de milliers de personnes. On ne les appelle pas « Monsieur » ou « Madame », mais par leur pseudonyme : e-penser, Tyllou, DirtyBiology. Ce sont des enseignants 2.0, qui, sans mettre un pied dans une salle de classe, parviennent à transmettre leur savoir. Là où un professeur de collège ou lycée verra passer, le temps d’une carrière, entre 7 000 et 15 000 élèves, certains youtubeurs pédagogues atteignent régulièrement jusqu’à 300 000 visionnages de leurs vidéos. En début d’année, je demande aux élèves ce qu’ils veulent être plus tard, et le nombre de ceux qui répondent « youtubeur » croît chaque année. Qu’ils parlent de physique, d’histoire, de philosophie ou de musique, ces vidéastes ont tous quelque chose en commun : un ton bien plus relâché qu’en cours, usant souvent du même vocabulaire que les adolescents, et un humour très présent. ExperimentBoy NotaBene « Je ne pense pas en avoir les compétences.

« Alors vous, les profs, vous êtes obsédés par vos heures ! » | Monsieur Samovar L’enseignant est un être fascinant qui, avec le temps, développera une ou plusieurs névroses amusantes qui feront la terreur de ses élèves et le bonheurs des psychanalystes : on notera entre autres une addiction grandissante aux substances excitantes telles que le café, un inexplicable manque de patience pour les enfants des autres lors des fêtes de famille ou encore une allergie au papier. Mais surtout, il y a une obsession du temps. Ça commence au début de l’année, lors de notre palmarès de Cannes à nous : la découverte de l’emploi du temps. « Alors vous, les profs, vous êtes obsédés par vos heures ! » Ce n’est pas une conversation de comptoir, pas le titre d’un magazine écrit en gros caractères, c’est une conversation avec mon père. Tout le monde est obsédé par nos heures Et le fait est qu’il n’a pas tort. Les arguments sont connus, des deux côtés : Les 35 heures ... de présence Faire passer le temps de présence des enseignants dans l’établissement à 35 heures. Et le travail hors cours ?

Le couple est un trop petit clan | les fesses de la crémière Depuis même avant que nous soyons humains, l’humanité a évolué en groupes para-familiaux (comme nos cousins chimpanzés). Pour subvenir à ses besoins, chacun pouvait compter sur le groupe, le clan, la tribu, le village. Maintenant c’est le couple qui endosse tous ces rôles. Et c’est une charge trop lourde pour un si petit clan. Le couple est un trop petit clan (ref. photo (c) aaronjenkins sur deviantart.com) Préambule savant C’est la grande mode en ce moment : se pencher sur les enseignements de l’ethnologie et de l’anthropologie pour essayer de voir si nos atavismes de primates sociaux et de chasseurs-cueilleurs nomades n’expliquent pas une partie des phénomènes humains ou sociaux qu’on observe de nos jours. On appelle ça la psychologie de l’évolution. Donc l’idée A l’époque où nous vivions en groupes de chasseurs-cueilleurs nomades relativement égalitaires, c’était le groupe qui subvenait aux besoins de chacun. Quand séparation devient bannissement Conclusion pratique Sur le même thème

Dans une école belge : « Et c’est quoi, Nathan, la sexualité ? » Une cigogne à la porte, et le nouveau-né Pierrot, illustration, 1920 (MARY EVANS/SIPA) (De Bruxelles) C’est une vaste demeure des années 20, un peu décrépite, dans la banlieue de Bruxelles. Parquet qui grince, lambris néogothique et cheminées en marbre. La cantine est installée dans un vieux salon d’apparat, et on a bricolé un potager pédagogique dans l’immense parc arboré. L’école Plein Air d’Uccle a quelque chose de communautaire et de familial, l’atmosphère d’une maison de famille. D’ailleurs, ici, les élèves enfilent leurs pantoufles avant d’entrer en classe. Making of Cette enquête a d’abord été publiée dans le numéro 47 (juillet-août 2014) de notre partenaire Causette. Assis en cercle sur de petits tabourets, une dizaine d’entre eux, en classe de « quatrièmeprimaire » [l’équivalent de notre CM1, ndlr], accueillent Florent et Isabelle, les intervenants de la « cellule plein cœur » : « Vous vous souvenez qui on est, ce qu’on vient faire ? Ah. Dans la boîtes aux lettres des élèves

Victor Hugo, le bac, les jeunes et la culture de l'Internet Les lycéens ont commenté leur épreuve du baccalauréat de Francais sur Twitter ce qui a encore amené des commentaires acerbes de adultes. Pourtant, à blâmer les lycéens pour leur "inculture", on manque des choses importantes et essentielles Essayons quelque chose. Fermez les yeux, et retournez il y a 10, 20, 30 ou 40 ans en arrière. On m’accordera que l’épreuve du bac est un moment de stress important. Pour faire face au stress, les personnes peuvent utiliser des mécanismes d’ajustement et de coping. Autrefois, cet humour était réservé a quelques témoins au sortir des salles d’examens. Pourtant, des voix s’élèvent. L’important est de prendre conscience que l’Internet est un espace particulier. La seconde chose dont nous devons prendre conscience est l’état de stress avancé de toute une jeunesse qui est sélectionnée, étalonnée, mesurée dans nos systèmes éducatifs.C’est cette pression qui se fait entendre dans ce torrent de tweets partagés a la sortie du bac. Qui faut il blâmer ?

Passionnant ! | Le blog d'une gentille Ahahah. Et oui, 2 mois (plus ? Je ne sais pas) pour ça ! Voici maintenant une petite sélection de lien en lien (ohoh) ou non avec la note. Vous pouvez retrouver toutes les astuces et conseils du livre « Savoir revivre » sur le site dédié. Merci aussi à Wikihow qui me sauve parfois la vie (ou presque) Merci à Luma d’avoir commenté pour donner ce lien, j’ai pris grand plaisir à le lire. Bravo à Usul, toujours aussi pertinent sur ses vidéos (dont voici la dernière) : Et bon weekend à tous, merci de passer ici, et prenez soin de vous en vous trouvant des passions. (On rigole, on rigole, mais cela peut être très déstabilisant) Bises !

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