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Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif

Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif
Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ? Avant de répondre, il y a un préalable, reconnaître que tous les modèles ne sont pas équivalents. Facebook, c’est contributif, mais par certains aspects, c’est un modèle pire que son équivalent non contributif, je préfère presque TF1. C’est pour cela que je parle de pharmakon. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une typologie des modèles contributifs. Il y une explication, elle tient à l’écosystème, la macro économie.

http://www.withoutmodel.com/bernard-stiegler/nous-sommes-au-bout-du-modele-fordiste-il-faut-passer-a-un-modele-contributif/

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Les 10 tendances qui bousculent la relation consommateur-distributeurs-marques Les consommateurs s’affranchissent des distributeurs, les distributeurs proposent de nouveaux formats, les marques tentent de contourner les distributeurs en s’adressant directement aux clients : la relation consommateur – distributeur – marque évolue et se redessine. Revue de 10 tendances qui font bouger les business models. Carrefour Planet, Auchan drive, Pixmania et Amazon annonçant l’ouverture de magasins physiques, déréférencement de produits de grande marque chez Leclerc, voici les signaux qui nous ont amenés à lancer l’été dernier l’étude Fab4Revolution. Nous avons identifié 10 tendances qui bouleversent la relation consommateur – distributeur – marque. 1 – De nouvelles formes de consommation La consommation collaborative : les pratiques d’échanges de prêt de location de biens et de service entre particulier concerne aujourd’hui les actifs matériels (appartements avec Airbnb, voiture avec Blablacar, …) et les actifs immatériels (savoir avec skillshare).

Du collaboratif au contributif : vers le 3ème web Intervention lors du OuiShare Fest 2014-05-16 Propos recueillis par Dominique Firbal L’économie collaborative est un modèle économique pour demain. C’est ce que Bernard Stiegler, philosophe et spécialiste des mutations portées par les technologies numériques constate et soutient. A Lyon, une boulangerie bio livre à vélo et carbure à l'autogestion Un boulanger qui ne travaille ni la nuit ni le week-end, c’est possible. Depuis deux ans, une bande d’idéalistes fait du pain bio, livré en vélo à Lyon. Et comme si le pari n’était pas assez fou, la coopérative, « La Miecyclette » vise l’autogestion. Emmanuel et Rachid sortent la dernière fournée de pain du four à bois. © Leïla Piazza / Rue89Lyon

Bernard Stiegler : « l’emploi salarié va devenir minoritaire » Bernard Stiegler lors de son intervention au OuiShare Fest © OuiShare Bernard Stiegler est directeur du groupe de réflexion Ars Industrialis (Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit) et de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation) qu’il a créé au sein du centre Georges Pompidou. Interview réalisée à l'occasion du OuiShare Fest, festival de l'économie collaborative, à Paris du 5 au 7 mai 2014. Les politiques prennent-ils la mesure de l’impact du numérique sur nos économies ?

Ceux qui ne s’engagent pas dans des modèles ouverts et collaboratifs sont très mal placés pour la bataille du numérique Gilles Babinet est entrepreneur, Digital Champion représentant la France à la Commission Européenne. Il vient de publier L’ère Numérique, un nouvel âge de l’humanité, 5 mutations qui vont bouleverser notre vie, chez Le Passeur. Nous avons eu envie d’avoir son point de vue sur les modèles ouverts et collaboratifs pour nourrir Open Experience, on n’est pas déçus ! Les démarches ouvertes et collaboratives jalonnent le propos du livre et vous les qualifiez d’ « évolution consubstantielle du numérique ». Dans le même temps vous dressez un constat sans nuance sur la difficulté de certains acteurs à assumer l’ouverture et la collaboration. Comment favoriser et renforcer ces approches ouvertes, quels leviers mobiliser ?

Pourquoi l’économie de partage peut être encore plus vicieuse que sa copine capitaliste Atlantico : Couchsurfing, crowdfunding, coworking, etc. L'économie de partage a été fondée sur des valeurs d'entraide et de solidarité. Néanmoins, à l'instar de Airbnb, aujourd'hui de plus en plus de grands groupes ont trouvé le moyen de monétiser ces services. Qui est Paul Singer, le milliardaire intraitable qui a ruiné l'Argentine L'Argentine est, depuis jeudi 31 juillet, en défaut de paiement sur sa dette. En cause: l'absence d'accord entre des fonds spéculatifs américains et les autorités de Buenos Aires. Cet épisode marque la dernière étape d’une bataille judiciaire qui dure depuis plus de dix ans. Pour rappel, les fonds "vautours" NML Capital et Aurelius Management réclament au pays de Cristina Kirchner 1,3 milliard de dollars, après avoir racheté, pour une bouchée de pain, ses dettes, après la faillite du pays en 2001. Contrairement à 93% des autres créanciers de l'Argentine qui ont accepté de perdre de l'argent en trouvant un terrain d'entente avec Buenos Aires, ces deux fonds veulent, eux, récupérer la totalité de leur mise initiale, avec plus-value. L'affaire s'est donc retrouvée devant les tribunaux américains… qui ont donné raison aux fonds.

L'urgence de tout repenser, entretien avec Bernard Stiegler En mars dernier, nous avons tendu notre micro au philosophe Bernard Stiegler dans les locaux parisiens de l’Institut de recherche et d’innovation qu’il dirige. Le logiciel libre, ses licences, le domaine public, les biens communs : autant de sujets qui intéressent hautement Bernard Stiegler. Mais pour lui, toutes ces problématiques s’inscrivent dans un cadre beaucoup plus vaste, qu’il est urgent de prendre à bras le corps : la révision totale de l’organisation de notre société. L’économie de la contribution

La raison et le réel La raison constitue pour l´homme celle de ses facultés de connaître à laquelle il doit à la fois d´en savoir autant sur le réel et de pouvoir en même temps s´égarer aussi loin de ce réel. I. Raison scientifique, raison métaphysique, raison pratique 1 - La raison scientifique Les élites débordées par le numérique Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laure Belot Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat « comme une poule avec un couteau », avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. « Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses. » Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. « On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech.

La ConsoCollab : faites-là vous-même ! La consommation collaborative ce n’est pas qu’une affaire d’Internet et de start-up. Revue des moyens d’action à mettre en place depuis chez soi pour ses voisins, ses amis, son quartier, sa ville. Ca y est les médias s’emparent du sujet : reportage sur TF1 le 5 octobre dernier, émission sur France Inter le 9 octobre, le fondateur d’une start-up invité sur BFM… Economie du partage, business-model, plateformes, une certaine vision de la consommation collaborative est à la mode. Si ce monde grandit à Paris, c’est qu’il est facile d’y créer une communauté : dans un tissus urbain resserré les gens sont proches les uns des autres, plus facile pour les entrepreneurs d’établir des connexions IRL (in real life). Cette nouvelle vision entrepreneuriale n’est pas sans subir des critiques, notamment celle de Paul Richardet, participant du dernier LH Forum : "Une économie de la rareté capitalisée ou de la pauvreté partagée ?"

Les fonds vautours, rapaces attirés par les pays en difficulté Actualisation : samedi, aucun accord n'était encore trouvé entre l'Argentine et les fonds qui possèdent sa dette. Difficile de ne pas y voir une similitude. Comme les vautours ou les hyènes, ils attendent patiemment avant d’attaquer. Eux ? Ce sont les fonds spéculatifs. Ils se nomment Debt Advisory International, FG Hemisphere, Kensington International, Dart Management… Ou encore Elliott Management, Aurelius, ces deux fonds que les Argentins qualifient sans équivoque de «charognards» ; des francs-tireurs de la finance capables de faire vaciller leur pays.

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