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Shrinking city

Shrinking city
Le terme de "shrinking city", traduit par ville rétrécissante, désigne un phénomène de rétrécissement urbain qui touche les villes sur trois plans : démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d'activités, de fonctions, de revenus et d'emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l'insécurité. Les shrinking cities sont d'abord associées au "déclin urbain" ou encore à la "décroissance urbaine" des villes industrielles états-uniennes et allemandes (schrumpfende Städte) dans les années 1970-1980 et touchent désormais un certain nombre de grandes villes du monde, d'abord européennes et, depuis les années 1990, des pays émergents. Ainsi, par exemple les shrinking cities de la Rust Belt sont marquées depuis les années 1970 par la perte d'activités, de revenus et d'emplois, ainsi que par le déclin démographique, tant au profit des suburbs que des villes de la Sun Belt. Pour compléter Mise à jour : novembre 2016

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/shrinking-city

Related:  Shrinking citiesSur Détroit et la décroissance urbaine5. Villes dans la mondialisationinégalités urbainesdetroit

Nos villes sont mortelles ! (Pour écouter l'émission, cliquez ici. Invitées : Emmanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université de Rennes 2 et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand). N'hésitez pas de nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page. Déclin urbain et Shrinking cities : le concept Type de décroissance et d'environnement régional ©Hermès Sciences & Lavoisier Avec l’industrialisation, le développement de la ville moderne s’est progressivement inscrit dans une logique de croissance continue.

« Déclin urbain » et Shrinking Cities : une évaluation critique des approches de la décroissance urbaine La campagne électorale pour les élections municipales de 2008 a mis sous la lumière médiatique un phénomène peu discuté en France : le déclin des villes. Différents articles de presse (Les Échos, 12 février 2008) ont évoqué les difficultés de villes devant faire face à la fois à des mutations économiques et à une perte de population. Alors que les analyses du déclin étaient en France cantonnées jusque-là surtout aux espaces ruraux et aux régions industrielles en crise, ces analyses électorales témoignent de l’émergence dans notre pays d’un enjeu qui occupe et anime depuis déjà plusieurs années la scène politique et les débats académiques dans d’autres pays. Le déclin des villes n’est pas un phénomène récent. Jusqu’aux années soixante-dix et 80, le déclin urbain était l’apanage quasi exclusif des pays développés, qui accueillaient environ 70 % des villes en décroissance, particulièrement concentrées aux États-Unis, au Royaume Uni et en Allemagne.

Où est passé le peuple ? Compte rendu thématique Anne Clerval, « Rapports sociaux de race et racialisation de la ville » Didier Fassin et Éric Fassin (sous la dir. de), De la question sociale à la question raciale ? Représenter la société français Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem (coord.), Race et capitalisme Recensions d’ouvrages Charlotte Vorms, Bâtisseurs de banlieue à Madrid : le quartier de La Prosperidad (1860-1936) Agnès Deboulet et Michèle Jolé (sous la dir. de), Les mondes urbains.

Décroissance urbaine La décroissance urbaine désigne un processus conjoint de déclin démographique et d’affaiblissement économique qui affecte de manière structurelle deux éléments constitutifs de la ville – la densité de population et les fonctions économiques, générant d’importants effets sociaux (Martinez-Fernandez, Audirac, Fol, Cunningham-Sabot 2012). Par opposition à croissance urbaine, la notion de décroissance urbaine souligne les pertes conjointes de population, d’emplois et de richesse, qui se traduisent par une déprise spatiale (friches, vacance) mais pas nécessairement par une contraction urbaine à partir des marges. Par ailleurs, la notion de décroissance insiste moins sur l’irréversibilité du processus que la notion de déclin urbain, parfois employée comme synonyme. La décroissance urbaine est une notion importée du monde anglophone et germanique.

Detroit, la ville qui rétrécit L'ex-fleuron de l'industrie automobile américaine vient de se déclarer en faillite. En 2010, nous étions allés à la rencontre des habitants, urbanistes, politiques qui tentaient de panser les plaies de leur ville. Une petite neige cinglante tombe sur Exeter Street, tournoie autour des maisons de bois peint, s'infiltre dans les toits délabrés et à travers les fenêtres sans vitres.

Dans les coulisses des villes qui rétrécissent “Shrinking cities”, villes de crises Le rétrécissement des villes, du moins dans son acception récente, décrit un processus urbain vieux de quelques décennies et indubitablement lié à la crise économique post-industrielle. Le terme “shrinking city”, littéralement « ville rétrécissante », a d’abord été utilisé pour décrire certaines villes nord-américaines suite aux crises pétrolières des années 1970. Comme l’explique l’indispensable plateforme Géoconfluences, le « rétrécissement » d’une ville se caractérise par la collusion de trois facteurs dont on comprend aisément la complémentarité :

Guilluy, le Onfray de la géographie Christophe Guilluy cultive le paradoxe et il adore ça. Né en Seine-Saint-Denis il y a cinquante ans, il est le chantre de la France des petites villes et des villages. Issu des rangs de la gauche, ayant participé aux premiers concerts de SOS Racisme, il avance des idées que ne renierait pas forcément une Marine Le Pen. Présenté comme géographe, il n’a aucune attache universitaire. «Ni prof, ni CNRS, je n’ai jamais passé ma thèse.» 308. "Maggot Brain" ou les prémices du lent et long déclin de Detroit. Detroit connaît depuis plus de cinquante ans un lent et long déclin dont les origines sont multiples. L'hyper-spécialisation industrielle de Motor City a rendu la ville très vulnérable au renversement de conjoncture économique. Aussi les difficultés des grands constructeurs automobiles américains, tous installés dans le Michigan, précipitèrent la cité dans la crise. Les politiques urbaines aberrantes retenues par les édiles locaux pendant des décennies aggravèrent encore les maux d'une métropole devenue au fil des ans une ville dysfonctionnelle, fracturée et ségréguée. A son plus fort, Detroit rassemblait environ 1,8 million d'habitants, mais comptait plus que 700 000 en 2015.

Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit, par Allan Popelard et Paul Vannier «Tu sens ? Tu sens cette odeur ? » Dave, la trentaine, habite sur 7 Miles Road, en plein cœur des quartiers pauvres de Detroit, ceinture d’une dizaine de kilomètres de large entre le centre-ville, downtown, identifiable à ses gratte-ciel, et les suburbs, ces banlieues aisées s’étalant à la périphérie de la ville. En face de chez lui, de l’autre côté de la rue, cinq tas de cendres. Autant de maisons qui, il y a deux mois encore, étaient habitées. « Y en a une autre qui a brûlé cette nuit. Toutes les semaines, y en a une de plus qui part en fumée dans le quartier. Ré-enchanter la ville par le cinéma ? Avec entre autres Lost River de Ryan Gosling, ou Only lovers left alive de Jim Jarmush, Détroit est devenue, depuis quelques années, un magnifique terrain de jeu pour les cinéastes. Filmée comme apocalyptique, la ville y est abandonnée des pouvoirs publics ou de toute forme d’organisation collective. Les personnages vivent dans des maisons délabrées aux allures de squats, errent toute la nuit en voiture, dansent dans des théâtres abandonnés ; le tout dans une esthétique éminemment poétique, qui donne à voir des lieux enchantés et donne envie d’aller visiter Détroit comme une exposition d’art contemporain. Détroit au cinéma : vers un goût de liberté et de renouveau Après avoir été le berceau de l’industrie automobile, Détroit a connu depuis les années 1960 un déclin économique progressif, et a été déclarée en faillite en 2013. Et les espaces urbains en crise dans le cinéma français ?

Shrinking cities : l'Europe des villes en décroissance Désolé, l'écoute de ce son est indisponible. Shrinking cities : l'Europe des villes en décroissance Ce mercredi 23 février, Planète Terre reçoit Emanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université Rennes 2, et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand. **--> "Nos villes sont mortelles !" L'article du blog Globe de Planète Terre en prolongement de l'émission.** Sélection de cartes du livre "Villes et régions européennes en décroissance : maintenir la cohésion territoriale" (dir.

La France périphérique, débat autour d’un livre A la mi-septembre 2014, les médias se sont emparés du livre de Christophe Guilluy, La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires, paru chez Flammarion, pour en faire des manchettes et des gros titres. Par exemple, Le Figaro, 11 septembre, Christophe Guilluy : « Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne » "La focalisation sur le «problème des banlieues» fait oublier un fait majeur: 61 % de la population française vit aujourd'hui hors des grandes agglomérations.

Detroit : la destruction plutôt que la rénovation L'ancienne capitale mondiale de l'industrie automobile est aujourd'hui une ville délabrée. En effet, Detroit compte aujourd'hui 70 000 édifices en ruine. Pour l'heure, la municipalité a déjà rasé 3 000 bâtiments. L'objectif : éliminer les maisons poubelles qui polluent le paysage. Certains quartiers résidentiels ont été désertés par leurs habitants qui ont fui la ville, la crise et le chômage. La délinquance et le trafic se sont installés à leur place, la ville veut aujourd'hui tout nettoyer pour se remettre sur pied : diminuer le nombre d'habitations pour y installer des terrains et éviter de nouveaux abandons.

Détroit, archétype des shrinking cities ? L'exemple de Détroit ne nous montre que trop bien à quel point les villes se meuvent dans le temps. Ville prospère et dynamique grâce à l'industrie automobile, Détroit, aussi appelée Motor City, voit son économie et sa population croître tout au long de la première partie du XXe siècle. Ainsi, en 1950, elle devient la quatrième ville des États-Unis, avec environ 1 850 000 habitants.

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