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FAQ autour de l’IVG et de la nécessaire poursuite de la lutte : questions courantes et propositions de réponses

FAQ autour de l’IVG et de la nécessaire poursuite de la lutte : questions courantes et propositions de réponses
« Lutter pour défendre le droit à l’IVG ? Aller manifester ? Militer pour ça ? En France ? En effet, l’avortement est légal en France. Et émotionnellement, il est très compliqué de comprendre comment chacun.e le perçoit, en fonction de sa sensibilité, de ses convictions et de ses choix de vie. Cependant, les idées reçues autour de l’avortement ont la vie dure, et beaucoup de gens ont du mal à saisir pourquoi la lutte pour le droit à l’IVG est toujours nécessaire aujourd’hui, encore et plus que jamais. Quand on milite, on devient, de fait, habitué.e à un certain déroulé de raisonnement, à des terrains d’action et de réflexion qui reposent sur nos parcours personnels et militants, nos lectures et nos démarches de documentation. 1 – Je ne comprends pas pourquoi il faut lutter pour le droit à l’IVG : en France, l’avortement est déjà légal ! Oui, l’avortement est légal, mais légal ne signifie pas forcément « accessible ». 2 – Enfin, personne ne veut supprimer le droit à l’avortement ! Related:  IVG et internetÀ trier !

Harcèlement de rue, la revanche du Web Un homme dans la rue. Il se fait insulter par un groupe de filles et commet l’erreur de leur répondre. Elles l’attrapent, et l’agressent sexuellement. Succès viral. «Le buzz a démarré en France grâce à un faisceau de circonstances : le film de Riad Sattouf [Jacky au royaume des filles, ndlr], qui utilise le même procédé d’inversion des sexes, ou encore les débats houleux autour de la pseudo-théorie du genre, de l’avortement et, par conséquent, un engagement féministe très actif», tente d’analyser Eléonore Pourriat pour expliquer le succès de son film. Mais comment expliquer cet emballement pour dénoncer le harcèlement de rue ? «Malaise». De son côté, la fiction Majorité opprimée fait polémique. Le succès de la dénonciation du harcèlement de rue ne serait-il que l’expression d’un malaise de classe, raciste ?

L'IVG en débat : l'état de détresse des irréductibles opposants La grande majorité des députés a réaffirmé le droit à l’avortement, sans présumer d’une « situation de détresse. » Tous les députés ? Non, car une poignée d’irréductibles essaie encore et toujours d’entraver le droit des femmes à disposer librement de leur corps. Marie.Charlotte a passé la nuit à l’Assemblée Nationale et vous raconte. Assemblée Nationale, mardi 21 janvier, 21h30. La « situation de détresse » n’a jamais eu d’effet juridique Dans la loi de 1975, l’interruption volontaire de grossesse est dépénalisée, et concédée aux femmes « que [leur] état de grossesse place dans une situation de détresse ». Mais cette référence à une « situation de détresse » n’a jamais été entendue comme une condition d’application de la loi. Preuve s’il en fallait que cette mention n’avait aucun effet dans le droit, le Conseil d’Etat lui-même a refusé de voir dans la référence à la « situation de détresse » une condition de l’application de la loi de 1975. « Nous sommes élus par le peuple ! À peu près.

Stop à la rumeur: parlons de genre Par Anne-Charlotte Husson, agrégée de lettres modernes. Il en a déjà été question sur ce site : depuis 2011, la controverse sur le genre prend de l’ampleur. Elle est née dans des milieux catholiques, s’alarmant de l’introduction du concept (« genre ») dans des manuels de SVT (voir à ce sujet le dossier « La querelle des manuels scolaires » sur le blog d’Anthony Favier, Comprendre le genre catholique). Elle a trouvé un nouveau souffle avec le mouvement « Manif Pour Tous » qui, comme de nombreux/euses opposant·e·s à l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe, voit dans ce projet la marque d’une « théorie du genre » à l’oeuvre dans les politiques publiques. Depuis l’adoption de la loi « Mariage pour tous », ce mouvement concentre son action sur cette « théorie du genre », et a lancé un « plan vigi-Gender », assorti de « comités de vigilance » destinés à surveiller et lutter contre « le Gender » qui « avance masqué à l’Ecole ». Eléments d’une controverse Elle court, la rumeur

Lourde amende pour une organisation pro-avortement Par: rédaction 7/03/14 - 19h31 Source: Belga Une pancarte pendant la manifestation pro-avortement en Espagne: "C'est le mien, pas le vôtre", dit-elle. © ap. La principale organisation qui pratique des avortements au Royaume-Uni s'est vu infliger vendredi une amende de 200.000 livres (243.000 euros) pour ne pas avoir protégé les données de milliers de patientes, auxquelles un pirate informatique a eu accès. L'autorité britannique chargée de la protection des libertés individuelles (ICO) a estimé que l'organisation British Pregnancy Advisory Service (BPAS) "n'avait pas réalisé que son site contenait" les noms, adresses, dates de naissance et numéros de téléphone de femmes demandant à être rappelées pour des conseils.

Un jour de printemps. | Pas râleuse ... mais presque ! Avril 1992. J’ai 17 ans. Je mène la vie que des millions d’autres adolescents mènent. Je suis en terminale, je fréquente un garçon de temps en temps pendant quelques semaines, je sors le weekend, je sèche les cours de philo. Une adolescente parisienne ordinaire. Au début de l’année scolaire, notre professeur d’espagnol avait planifié un voyage scolaire en Espagne. Mais à Seville, sous le soleil, mon corps me parle d’autre chose. Au mois de mars, je me rends à une fête d’anniversaire. Le tout dure quelques minutes, probablement. Il finit. Vient ce voyage scolaire. Nous regagnons Paris. Je suis enceinte. J’ai 17 ans, pas mon BAC, un air d’enfant traîne encore sous le maquillage que j’applique tous les matins. Ce matin là, je ne suis pas seule, au moment de faire ce test. Ma mère qui a avorté 3 fois sur une table de cuisine. Le samedi, dans cette salle du Planning Familial, on m’explique ce qui va se passer. Une semaine passe. 3 heures plus tard, je rentre chez ma mère. Septembre. Dénoncée.

Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmesPartie 4 : Conséquences sur la propension au violPartie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre « Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser » Michael Sanguinetti, policier canadien « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet » Ivan Levaï, grand journaliste «Tant qu’un homme n’est pas muni d’une arme, d’un couteau ou d’un revolver, une femme peut toujours se défendre » Catherine Millet, intellectuelle française Les Slutwalks sont nées en réaction aux propos de Sanguinetti Ces idées reçues (appelées « rape myths » ou « mythes sur le viol ») et leurs conséquences ont été étudiées par les sociologues et psychologues sociaux. Qu’est ce qu’un viol ? Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur5. Erratum 1. 3. 4.

ivg.gouv.fr fait mieux que les sites anti-avortement 01net le 22/01/14 à 14h00 Le site du gouvernement veut offrir une information neutre et de qualité. Les ministres de la Santé, Marisol Touraine, et des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, ont gagné la première manche de leur combat. En septembre 2013, elles lançaient ivg.gouv.fr, un site d’information sur l’avortement, afin de lutter contre la multiplication des sites anti-avortement qui monopolisaient jusqu'alors l'information et l'aide aux femmes sur Internet. « Des sites culpabilisants et trompeurs prolifèrent. Il n’était bien sûr pas question pour le gouvernement de payer pour obtenir un meilleur référencement sur les moteurs de recherche. La mobilisation attendue a bien eu lieu puisque ce 22 janvier 2014, le site lancé en septembre remonte en tête des recherches sur Google. Mais la bataille va durer car les sites lancés par des organisations anti-avortement comme IVG.net ou SOS IVG remontent toujours en première page des réponses sur les moteurs de recherche.

‎www.toutalego.com/2014/01/ivg-notre-corps-nous-appartient-plus.html Mes détracteurs me reprochent souvent de ne pas parler des « vrais sujets » sur le blog. Le marketing genré, le sexisme dans la publicité, les stéréotypes véhiculés dans les livres ou la publicité à destination des enfants tout cela n’est pas important. Il y a des combats toujours plus prioritaires, comme les femmes afghanes ou les femmes violées (voire les femmes afghanes violées). Une fois n’est pas coutume, je vais donc aborder un « vrai » sujet aujourd’hui : la remise en question du droit fondamental à l’IVG. Aujourd’hui encore, rien n’est acquis en dépit des avancées féministes. L’Espagne, comme la plupart des pays européens, autorisait jusqu’ici l’interruption volontaire de grossesse jusqu'à 14 semaines (et jusqu'à 22 semaines en cas de malformation du fœtus). Un discours dans la droite lignée de son père qui affirme aujourd’hui dans le Parisien que « les femmes doivent assumer leur fonction de reproduction ». Un retour en arrière qui fait froid dans le dos. Simone de Beauvoir

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.

Le débat sur l'IVG embrase le web - Multimedia 24.01.2014, 12:30 - Multimédia Actualisé le 24.01.14, 12:38 Avortement Selfies postés sur le web des partisans de l'interruption volontaire de grossesse. Crédit: Droits réservés A l’heure où de nombreux pays européens remettent les discussions sur l’avortement à l’ordre du jour, les comités pro et anti-IVG relancent le débat, avec le web en toile de fond. La Suisse votera sur le remboursement de l'interruption volontaire de grossesse par l'assurance obligatoire le 9 février prochain. Sur un territoire de seulement 10 millions de kilomètres carrés, les avis sur cette question ont toujours divergé. Des selfies pour défendre l'IVG En France, la loi instaurant le droit à l'avortement a été assouplie mardi avec la suppression de la notion de "détresse". Clip pour les anti Les anti-avortement organisent des marches en France. Par FLORENCE WIDMER

« Jamais plus » : les défenseurs du droit à l’avortement étaient (aussi) dans la rue | Sexpress Mon corps est à moi – Nunca mas Dimanche, alors que les anti-IVG défilaient par milliers entre Denfert et Opéra à Paris, plusieurs centaines de militant(e)s s’étaient mobilisé(e)s place d’Italie pour défendre un droit acquis de haute lutte en 1975. Récit d’une participante à cette manifestation. Le 17 janvier 1975, la loi Veil permettant l’interruption volontaire de grossesse était votée , mettant ainsi fin à des décennies d’avortements clandestins et de morts de femmes. Qui aurait pu penser que plus de 30 ans plus tard, des milliers (entre 16 000 et 40 000 selon BFMTV) de personnes défileraient contre ce droit, essentiel à la santé des femmes? Mobilisation sur Internet Les anti IVG, anti-choix ou « pro-vie » comme ils aiment à se faire appeler étaient mobilisés en masse, boostés par les mouvements nés lors des débats autour du mariage pour tous. « Avorter c’est mon droit, intégristes hors la loi!

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