background preloader

Les cadres face aux TIC : quels risques psychosociaux au travail ?

Les cadres face aux TIC : quels risques psychosociaux au travail ?
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont depuis longtemps utilisées au travail. Les procédés et les usages se développent, se renouvellent en permanence au point que des principes et équilibres fondamentaux du travail et du droit du travail peuvent être bouleversés. On observe alors une diminution de la protection de la vie privée et un renforcement du contrôle sur les travailleurs, la disparition des frontières entre vie professionnelle et vie personnelle, un affaiblissement de la maîtrise du temps de travail, ou encore l’accroissement de l’isolement des travailleurs… Les TIC impliquent ainsi une gestion des risques très en amont en termes d’obligation de prévention au moment de leur introduction, mais aussi en raison de leur mutation perpétuelle et de leur impact sur l’évolution des organisations qui se répercutent en termes de santé. AuteursLoïc Lerouge, chargé de recherche au CNRSCindy Felio, ATER à l’université de Bordeaux Croiser les recherches A écouter: Related:  Droit

Justice Républicaine ou marteau de la violence de classe ? | Tant qu'il y aura de l'argent ... Dans cette brève, on va se limiter à présenter des chiffres marquants et à leur apporter un peu d’éclairage. La justice est présentée comme étant aveugle et ne représentant les intérêts d’aucune catégorie sociale. Voici quelques chiffres qui remettent ça en question : Nombre d’affaires passant en comparution immédiate en 2011 : 43 000 Nombre de condamnations en comparution immédiate faisant l’objet d’un mandat de dépôt (prison ferme) : 15 200, c’est-à-dire que 35% des personnes passant en comparution immédiate vont en prison. La comparution immédiate est une procédure de jugement ou l’accusé est jugé sans avoir le temps de préparer sa défense. Nombre d’affaires passant au tribunal suite à une procédure normale avec instruction : 14 600 Nombre de condamnations suite à une instruction qui font l’objet d’un mandat de dépôt (prison ferme): 720, c’est-à-dire que 4,9% des personnes qui ont un procès avec instruction vont en prison. On rappelle qu’une procédure normale met plus de temps.

Reprise] C’est une boîte de Pandore qui est ouverte, par maître Eolas (introduction avant le billet d’Eolas) Oui, évidemment, ça me gonfle de parler de Dieudonné, tout ce cirque étant évidemment fait pour distraire l’opinion de problèmes autrement plus importants. Oui, évidemment, il aurait été plus logique de parler des petits arrangements entre amis sénateurs pour protéger le plus riche d’entre eux (mais comment ce vote peut il être secret ? Oui, évidemment, Dieudonné tient des propos qui fleurent bon l’antisémitisme, qu’il assène dans une macédoine de 2 doses de fine attaque antisystème, 1 dose d’humour réussi et 1 dose de propos vomitifs. Oui, évidemment, Dieudonné est un sale bonhomme, dont certaines “blagues” sont tout simplement une offense à l’humanisme le plus élémentaire. Oui, évidemment, Dieudonné est un triste sire indéfendable – et j’attends que le fisc réponde aux alertes Tracfin et que la justice réclame le paiement de ses amendes – tout comme à Jean-Vincent Placé d’ailleurs (4 ans que ça dure cette blague)… (Au musée Anne Frank)

Souveraineté populaire et juges européens (Jean-Eric Schoettl) Salle d’audience de la CJUE Cela fait quelques mois que j’ai en tête de publier sur ce blog un extrait de la passionnante intervention de Jean-Eric Schoettl, Conseiller d’État, lors du colloque « La Cour de Justice de l’Union Européenne » du 11 février 2013 de la Fondation Respublica. Les récentes nouvelles relatives à la hausse de la TVA pour les centres équestres, non souhaitée par le gouvernement mais imposée par « Bruxelles » (par la Cour de Justice de l’Union européenne), m’ont motivée à publier cet article. Il nous interroge sur le pouvoir croissant du juge européen. Les plus intéressés pourront retrouver l’intervention, dans son intégralité, sur le site de la Fondation Respublica. Souveraineté populaire et juges européens 1) Le droit de l’Union européenne ne se réduit plus, depuis longtemps, à un droit économique. Il y a là plus qu’un malentendu : un fossé d’incompréhension. Cela, à soi seul, interpelle un démocrate. [...] [...] [...] Mais ce pouvoir est en vérité plus grand. [...]

Hurlez ou mourez: voici la politique-arbitre · je fais de la politique sans le savoir Notre démocratie est-elle devenue un nid d’oisillons hurlant pour leur pitance, leurs droits, leurs « bisous » ? Nous assistons, presque impuissants, à une évolution dangereuse qui avait pourtant été prédite il y a plus de 150 ans par Tocqueville. Analyse. Un nid avec des oisillons qui s’égosillent à qui mieux mieux. Ceux qui hurlent, les oisillons obèses, obtiennent la bouillie de leur maman, et poussent les autres par dessus bord ou les laissent dépérir misérablement…Voici la vision qui me vient à l’esprit lorsque je pense au fonctionnement de notre démocratie. Partout, des groupes se lèvent pour réclamer de nouveaux droits. Droit contre droit, lobby contre lobby, voila l’étendue des vains combats à venir dont la société américaine nous montre un avant-goût. Ouvrez un dictionnaire des blagues d’il y a vingt ans. L’exemple le plus frappant est sans doute tiré de l’homosexualité. Multiplication des communautarismes en lieu et place de la confiance en l’intérêt général Hervé Legourvière.

La disparition des biens communs cognitifs annonce une société totalitaire « Que le peuple sache distinguer la voix de la raison de celle de la corruption et bientôt il verra tomber à ses pieds les chaînes d’or qu’elle lui avait préparées ; autrement lui-même y présentera ses mains égarées, et offrira, d’une voix soumise, de quoi payer les séducteurs qui les livrent à ses tyrans » Condorcet, Premier mémoire sur l’instruction publique. La volonté des multinationales de privatiser les biens communs cognitifs est une atteinte à la sphère publique. La sphère publique, jusqu’à présent désignée comme un espace ouvert accessible à tous, au sein duquel on peut librement circuler, peut s’étendre aux espaces cognitifs. La connaissance, que nous partageons par le langage et nos écrits, est un élément constitutif de notre identité personnelle et sociale. L’auteur est devenu un prolétaire 2.0 dans une économie de la connaissance à laquelle il a sacrifié son éthique pensant garantir sa rémunération. « La connaissance » « nous » constitue en tant qu’humain. Jérémie Nestel

Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk A première vue, il y a assez peu de rapports entre les Jeux olympiques de Londres et les univers dystopiques du cyberpunk, tel qu’ils ont été imaginés à partir des années 80 dans les romans de William Gibson ou de Bruce Sterling, à partir des premières intuitions de Philip K. Dick ou de John Brunner. A bien y réfléchir cependant, le dopage – dont le spectre rôde sans surprise toujours sur ces jeux 2012 – est déjà un élément qui fait penser au cyberpunk, où les humains cherchent à s’améliorer artificiellement par le biais d’implants bioniques ou l’absorption de substances chimiques. Mais c’est plutôt à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l’analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence à entrevoir jusqu’où pourrait nous entraîner les dérives les plus graves de la propriété intellectuelle. Like this:

Droits sociaux en danger ! Le manifeste de 300 juristes européens - Union europeenne Protection sociale, protection travailleurs, protection ouvrier, protection salariés, europe, france travail emploi europe Plus de 300 juristes issus de 28 pays européens adressent un manifeste aux dirigeants de l'Europe. Les signataires appellent à respecter et à promouvoir les droits sociaux fondamentaux mis à mal par la crise et les politiques d'austérité. Ces juristes sont universitaires pour la plupart et spécialisés en droit social ou en droit du travail. Leur manifeste s'inscrit dans la droite ligne de la Déclaration de Philadelphie adoptée par l'OIT en 1944. Ils en rappellent l'esprit et les principes :« - le travail n'est pas une marchandise,- les libertés d'expression et d'association sont essentielles pour un progrès durable,- la pauvreté n'importe où dans le monde constitue partout un danger pour la prospérité. »Ils soulignent que « cette déclaration est le point de départ de la construction du fragile modèle social européen. » Seront-ils entendus ? Pour en savoir plus On peut trouver sur le site de l'etui (european trade union institute) le texte complet du manifeste et la liste des signataires.

Strasbourg : trois sectes dont le Mandarom font condamner la France La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a donné raison jeudi à trois sectes - dont celle dite du Mandarom de Castellane - en condamnant la France pour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les juges de Strasbourg ont invalidé des procédures fiscales intentées contre ces sectes. Ils ont condamné la France à verser, pour «préjudice matériel», 3 599 551 euros à l'Association cultuelle du Temple Pyramide (connue sous le nom de secte du Mandarom), 387 722 euros à l'Église évangélique missionnaire et Salaûn, et 36 886 euros à l'Association des chevaliers du Lotus d'or. Deux associations dissoutes depuis 1995 A l'issue de procédures fiscales, les deux premières associations (toutes deux officiellement dissoutes en 1995) s'étaient vues respectivement réclamer plus de 2,5 millions et 37 000 euros, puis appliquer une taxation d'office de 60% sur des dons apparaissant dans leur comptabilité.

Rencontre avec Alain Supiot. Penser la justice sociale - Propos recueillis par Catherine Halpern, article Droit Le juriste Alain Supiot réaffirme les principes au cœur de la démocratie sociale, en particulier la dignité humaine et la solidarité, mis à mal par les excès du libéralisme contemporain. En ces temps de crise, c’est eux qu’il faut repenser, sans nostalgie ni pessimisme… « C’est passionnant le droit, vous savez. » Alain Supiot convaincrait les plus réticents. A. Pour A. Votre dernier ouvrage part d’un texte fondateur de l’Organisation internationale du Travail, la déclaration de Philadelphie. Cette déclaration proclamée à Philadelphie le 10 mai 1944 a marqué le début du sursaut à la fois juridique et moral intervenu à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La déclaration de Philadelphie affirme l’égale dignité des hommes. Vous revenez sur le retournement qui, à partir des années 1980, a vu triompher l’ultralibéralisme. Tous les pays occidentaux se sont convertis à cette doctrine. Vous commentez deux arrêts de la Cour de justice des communautés européennes, les arrêts Viking et Laval.

Contrat de travail et subordination: en une phrase, Rebsamen efface les bases du droit du travail Retour sur quelques mots prononcés par le ministre du Travail. On ne prête pas suffisamment d'attention aux débats en commission du Sénat, et c'est un tort. C'est ainsi que, personnellement, je n'ai été alertée que ce dimanche par ce qu'a dit François Rebsamen le 11 mars durant son audition par la commission Croissance, activité et égalité des chances économiques, via un tweet de Joël Gombin, qui collabore régulièrement avec Slate: Et alors là, effectivement, toute personne ayant des notions de droit du travail n'en croit pas ses yeux. Dans le compte-rendu de l'audition, on ne retrouve pas tout à fait la même citation. François Rebsamen répond à une question posée par le sénateur communiste Jean-Pierre Bosino sur le travail le dimanche («Il n'y a évidemment pas de volontariat pour le travail le dimanche et de soirée. «Le contrat de travail n'impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié: il est signé par deux personnes libres qui s'engagent mutuellement.

Rapport Gallois : un choc de compétitivité de 30 milliards Le commissaire à l'investissement Louis Gallois proposera dans son rapport sur la compétitivité de baisser les cotisations sociales de 30 milliards d'euros, de réduire les dépenses publiques et d'augmenter légèrement la CSG et la TVA, indique vendredi Le Figaro sur son site internet. Le Figaro cite "plusieurs sources" selon lesquelles, dans le rapport qu'il doit présenter le 5 novembre, l'ancien patron d'EADS "fera la proposition d'un choc de compétitivité sur deux ou trois ans de 30 milliards". Vingt milliards seraient dégagés par une baisse des cotisations patronales, les 10 autres par une réduction des cotisations salariales. Les réductions de cotisations concerneraient les salaires jusqu'à 3,5 fois le smic. Pour financer ces baisses, Louis Gallois proposerait d'une part une "réduction massive de la dépense publique", au-delà des 10 milliards déjà prévus dans le projet de loi de finances actuellement débattu au Parlement.

Flexibilité : l'ultime fantasme du patronat deviendra-t-il réalité ? (Laurence Parisot et Michel Sapin, septembre 2012 - WITT/SIPA) Vendredi s'ouvraient au siège du Medef les négociations sur la réforme du marché du travail, qui va impacter la vie de millions de salariés français. Si cette première journée devait être assez consensuelle, puisqu'on y parlait des contrats de génération, les suivantes devraient être musclées puisque, comme l'a déclaré Laurence Parisot, le Medef ne cèdera pas sur «l'indispensable» flexibilité ! La flexibilité de tous les salariés, rêve, que dis-je, ultime fantasme du patronat deviendra-t-elle une réalité ? C'est ce que qu'espère une partie du patronat qui passe sont temps à nous expliquer qu'à condition de pouvoir se débarasser à moindre coût d'une partie du personnel, lorsqu'il le juge nécessaire, on frôlerait quasiment le plein emploi ! Dans l'attente de ce «grand soir», les CDD (de plus en plus courts) sont devenus avec la rupture conventionnelle les deux principaux outils de flexibilité du patronat. Du même auteur

BastianBou : Ce qui nous attend...

Related: