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Vivre et mourir dans les tranchées

Vivre et mourir dans les tranchées
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"Bamboula" et "Chocolat": les poilus martiniquais de 1914-18 La chair à canon était noire, aussi. Pas une commune des Antilles françaises où ne se dresse un monument aux morts de la Grande Guerre. Brillant sous un soleil plus généreux qu'en métropole, la liste gravée des poilus martiniquais tombés au champ d'honneur compte près de 1900 noms. Si l'on y ajoute les victimes guadeloupéennes et guyanaises, on mesure le lourd tribut qu'ont payé, à la boucherie de 14-18, les îles lointaines. Heureusement, il y a Raphaël Confiant. « Bamboula », « Chocolat » et les « Blancs-France » Ils étaient coupeurs de cannes, éboueurs, muletiers. Aux côtés des «Blancs-France», ceux que leurs sous-officiers surnommaient «Bamboula» et «Chocolat» avaient combattu les Allemands à Douaumont et les Ottomans aux Dardanelles. Le Teuton qui vous fait face, à l'instant où vous jaillissez de votre tranchée, devient le Béké, le Blanc créole, devant lequel les vôtres et vous n'ont jamais pu que courber l'échiné et balbutier "oui, missié".» « L'impôt du sang » Jérôme Garcin

RepertoireConcepts Par André Loez avec la collaboration de Nicolas Offenstadt, décembre 2005. Version imprimable au format .pdf Brutalisation – Consentement – Culture de guerre – Discours dominant – Faisceau de facteurs – Groupes primaires – Habitus national – Horizon d’attente – Live and let live – Mémoire – Mobilisation/démobilisation – Moral/Morale – Soldat-citoyen – Stratégies d’évitement – Témoignage – Ténacité – Topographie du front « Brutalisation » Le terme de « brutalisation » a connu une fortune historiographique et médiatique inversement proportionnelle à sa pertinence scientifique. Le premier à employer le mot de « brutalization » en anglais est l’historien George L. Par la suite, la « brutalisation », qui est chez G. Mais de nombreux travaux empiriques montrent combien le terme de « brutalisation » est simplificateur, voire trompeur, s’agissant de la violence du premier conflit mondial. D’abord, les processus concrets (accoutumance à la violence ? « Consentement » « Culture de guerre »

CRID 14-18 Voir aussi: une chanson antimilitariste de 1917 Ecouter une version libre de droits de la Chanson de Craonne, au format mp3 (enregistrement par la classe de CM2 de l'école Madame de Sévigné de Dieppe durant l'année scolaire 2008-2009, en cours de musique avec Régis Delcroix, musicien intervenant en milieu scolaire.) La Chanson de Craonne est depuis longtemps un élément central dans la mémoire de la Première guerre mondiale. Chantée notamment par Marc Ogeret et Maxime Leforestier, elle est également présente dans plusieurs films dont Un long dimanche de fiançailles (J. Donnons d'abord le texte stabilisé tel qu'il a s'est imposé dans l'après-guerre, d'abord publié sous le titre "Chanson de Lorette" par l'écrivain et militant communiste Paul Vaillant-Couturier en 1919, titre transformé à partir des années 1920 en "Chanson de Craonne", et qui est aujourd'hui la version que chacun connaît : Refrain : Adieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes. Adieu, m'amour!

1914-18 : Ce qu'on lisait dans les tranchées L'automne 1914 fut moins littéraire que mortifère. Avec une moyenne de 800 morts par jour pendant quatre ans et demi, il y aurait presque de l'indécence à se demander ce que lisaient les poilus. Un jeune historien s'y est risqué. Et son travail est passionnant. D'abord parce qu'il nous incite à voir cette guerre autrement. A travers les lectures des soldats français, on saisit l'évolution du conflit dans les mentalités. "On peine à concevoir que, dans ce contexte, la lecture ait pu trouver une quelconque place. Mais après avoir dit aux siens que l'on était encore vivant, le souci immédiat du soldat consiste à s'informer. "Le Petit Parisien", "Le Matin", "Le Journal" et "L'Echo de Paris" triomphent sur ce marché où un adulte sur deux lit un journal. "Ce qui manque le plus, ce sont les bouquins" Et puis il y a les romans. A la fin du mois d'octobre 1914, l'historien de l'art Elie Faure écrit à sa femme : "Ce qui manque le plus, ce sont les bouquins." On lit beaucoup pendant la guerre.

Pages14-18 Collecter, archiver, étudier les mémoires de la Grande Guerre La Première Guerre mondiale a laissé dans son sillage nombre d’archives privées qui sont conservées encore pour la plupart dans les familles. La mobilisation massive des hommes au front, l’attente de l’arrière, des femmes, des enfants, comme la durée du conflit, contribua à la production de sources familiales, privées : des correspondances, liens ténus entretenu à distance entre les hommes et les femmes séparés par la guerre, des carnets personnels, d’autres formes de récits ou des photographies. Comment s'intégrer en tant qu'enseignant dans le cadre d'un projet disciplinaire ou interdisciplinaire dans le projet Grande Collecte? Les Services des Archives de France, la Bibliothèque nationale de France et la Mission du Centenaire s’associent avec d’autres partenaires et proposent aux Français d’apporter leurs archives dans différents points de collecte et de les enregistrer. Cette Grande Collecte se déroule cette année les 14 et 15 novembre. > Voir le projet Grande Collecte. Lexique :

Prisonniers de guerre français 1914-1918 Carnet de guerre 14-18 André Cambounet home A MA MERE..... C'est à toi, Mère, que je dédie cet ouvrage, rigoureusement véridique........ C'est pour toi, Mère, que, pendant de longues heures, j'ai travaillé, jusqu'à ce que le sommeil vint clore ma paupière........ Paris, le 1er janvier 1922(signature) Chapitre premier. L'engagement. La guerre, depuis dix-huit mois, déjà, faisait parler d'elle. La mode était à la guerre : je me tournais vers la guerre. Mon coeur battait, et combien ! Dire avec quelle impatience, je vis s'écouler les huit jours, rien ne saurait le décrire ! A dix heures quinze, tout était fini, j'étais soldat. L'après-midi même, j'allais à la sous-intendance me faire délivrer mes ordres de transport, et le soir même, j'étais en route pour Verdun. Près de quarante-huit heures de voyage, dans des compartiments emplis à déborder de poilus de retour au front, chantant, fumant, crachant. Il était onze heures, lorsque je me présentais à la Place, à la citadelle. Enfin, j'arrivais à Miribel. C'était un samedi après-midi.

La représentation du soldat durant la Grande Guerre L’histoire culturelle de la Grande Guerre apparaît comme indissociable de la question nationale. La mobilisation des armées au cours de l’été 1914 définit pour la première fois l’affrontement sur les bases de la conscription universelle et sa réussite, nous dit l’historien Jean-Jacques Becker, doit être regardée comme le résultat mécanique du triomphe de l’idée nationale . Le cas britannique de recours au volontariat comme celui des Dominions sont emblématiques de ce point de vue en raison du succès massif que rencontrèrent les campagnes de recrutement. C’est en relation avec ce contexte inédit de guerre nationale fondée sur la mobilisation générale qu’a été conçu ce dossier sur le soldat de 14-18 dans les représentations des sociétés en guerre. Les représentations des figures combattantes permettent en premier lieu de s’approprier le cadre référent à la nation, ses valeurs et ses ressorts au rang desquels une mention particulière doit être faite à la notion de devoir envers la patrie.

Ortolang Le projet « Corpus 14 » donne à lire les correspondances de Poilus ordinaires. Il privilégie les écrits peu-lettrés, encore peu exploités par les historiens de la Grande Guerre. Ces documents, mis à disposition par les Archives départementales de l’Ain, de l’Hérault et par les familles qui en sont les dépositaires, fourniront aux linguistes des ressources nouvelles pour l’histoire de l’écrit peu-lettré. Le corpus est constitué par la correspondance de dix scripteurs : sept soldats et trois femmes. Il consiste principalement en deux grands ensembles héraultais : - les lettres de Baillargues (est de l’Hérault) : celles de Laurent (299), de sa femme Joséphine (20) et de sa belle-sœur Louise (9), - les lettres du Soulié (ouest de l’Hérault) : celles de Pierre (50), de sa femme Marie (40) et de son beau-frère Ernest (39). Labellisé par la Mission Centenaire, « Corpus 14 » est dirigé par Agnès Steuckardt au sein du laboratoire PRAXILING (Université Paul-Valéry Montpellier, CNRS – UMR 5267).

Belfort (Territoire-de-Belfort) Le Territoire-de-Belfort est un département "créé en 1922 sur l'ancienne partie de l'Alsace resté à la France en 1871" (Wikipédia).C'est, sans doute, pour cette raison que sur le site "Mémoire des Hommes", une partie des soldats se trouve classée dans le département du Haut-Rhin (68) et l'autre dans le département du "Territoire-de-Belfort" (90). Un tiers des soldats que j'ai trouvés étaient classés dans le département du Haut-Rhin. Voici la liste des sodats décédés durant la guerre 14-18 et natifs le la ville de Belfort; cette liste a été effectuée à partir du site du Ministère de la Défense "Mémoire des Hommes". Cette liste a été complétée par un internaute du Forum 14-18, Mr Patrice Pruniaux ( Son site internet ). Grâce à lui, des lieux de décès sont précisés, ainsi que les décorations, il a aussi amené des informations sur les sapeurs Pompiers "Morts pour la France". Tous les éléments apportés par Mr Pruniaux sont en couleur sur la liste. Utilisez la loupe si nécessaire. Février : 0.

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