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Faire moins chiant, devise du nouveau journalisme

Faire moins chiant, devise du nouveau journalisme
Le public veut des infos plus constructives et une approche plus positive de l’actualité, nous dit cette semaine le baromètre annuel de La Croix. C’est justement la recette gagnante des nouveaux sites d’informations à succès : sortir des codes propres à l’information traditionnelle pour traiter l’actualité (au moins une partie de l’actu !) sous une forme avantageuse, positive, voire réjouissante. C’est le parti pris, on l’a vu, de BuzzFeed (130 millions de v.u), mais aussi d’UpWorthy, site d’infos qui a connu la plus forte croissance de l’histoire des médias en ligne (50 millions de v.u. en 18 mois) ou d’Elite Daily (40 millions en 2 ans), ou même de Circa. Mixant tous contenus originaux et trouvés sur le web, et donc affichant de facto une conversation avec l’audience, ils entendent bien capter une partie de l’attention volage des jeunes ; comptant, pour leur distribution, sur leur frénésie de partage sur les réseaux sociaux, notamment via mobiles. Extrait :

Indécrottables rédactions. Même au New York Times Rien n’y fait ! Ni les preuves irréfutables -sous leur nez- d’usages radicalement différents du public pour s’informer, ni l’arrivée brutale -face à eux- de nouveaux acteurs plus nombreux, plus rapides, moins chers, qui racontent le monde, ni la mise à leur disposition -souvent gratuite- d’une multitude d’outils numériques fantastiques. Ni même les licenciements massifs - à côté d’eux. Les rédactions des médias historiques demeurent figées sur les vieux modèles. Une étude de la Duke University vient de montrer que les rédactions américaines n’ont toujours pas fait leur mue : elles ne cherchent ni à profiter des pratiques nouveaux outils numériques, ni à modifier leur culture ou à changer leurs habitudes, ni surtout à se réinventer. Eh oui, même au New York Times, pourtant toujours cité comme la référence pour ses prouesses digitales et son avance numérique ! Un constat d’abord : la valeur de la « home page » (la Une du site) s’est effondrée. Encourager l’industrialisation des process

5 trucs que les journalistes papier ne devraient plus jamais dire | Dans mon labo Selon Pierre Desproges, les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir. Pour les journalistes qui travaillent pour un support papier, ça devient compliqué de l’ignorer. Il leur suffisait par exemple de regarder l’excellent documentaire « Presse : vers un monde sans papier ? On peut être très attaché au journal-qui-tache-les-doigts-avec-le-café-du-matin ou trouver sexys les hommes qui lisent Libération dans le métro, les faits sont têtus : quand même Le Canard enchaîné voit ses ventes baisser de 13 % en un an, il est temps de prendre cette histoire de « transition numérique » au sérieux. Pourtant, lorsque j’échange avec des collègues travaillant (uniquement ou principalement) pour la version papier de leur média, j’ai souvent l’impression d’une forme de déni rampant. Pour les aider à faire leur deuil et s’adapter à leur époque, un bon début est d’arrêter de dire des bêtises dès qu’on parle digital. « Ce papier n’est pas terrible, mets-le sur le Web » Ses raisons ? Mon conseil. Mon conseil.

Journalisme, reprends-toi ! - Regards d'étudiants Le journalisme connaît des heures sombres. La plupart des grands groupes médiatiques francais sont en crise, les nouveaux titres se font rares, et les nouveaux concepts qui changeraient la donne sont pour l’instant aux abonnés absents. Le journalisme papier est l’exemple de cette crise profonde que traverse la profession, avec une véritable désertion par les lecteurs des kiosques au profit des pages webs. © Louis Witter Mais si la seule difficulté que rencontrait le journalisme était la transition du papier au numérique, ce serait une partie de plasir pour tous les groupes médiatiques qui ont tous un format web, et qui tient la route pour la grande majorité d’entre eux. Face à ce défi, certains médias ont réagi, mais très mal. Quand le journalisme se meurt En août, Valeurs Actuelles a décidé de taper fort. Coût ou contenu, il faudra choisir Incontestablement, Le Monde comme souvent a compris cette évolution, et fonce dans ce créneau.

Journalisme web : 10 tendances pour 2015 Personnalisation, algorithmes et sécurité sont au coeur des tendances technos auxquelles doivent se préparer les rédactions dans les mois qui viennent. Chaque année, en fin de conférence de l’Online News Association, la consultante et ex-journaliste américaine Amy Webb, passe en revue dans une salle comble, les technologies émergentes qui joueront un rôle important dans la collecte, la distribution et la consommation d’informations. Voici le cru 2015 présenté ce week-end à Chicago : 1 - OBJETS CONNECTES PORTES SUR SOI ("wearables") Avant même l’Apple Watch, on comptait déjà plus de 250 modèles de montres connectées et des dizaines de dispositifs dotés de capteurs, type Fitbit. Faudra-t-il donc produire, éditer, titrer pour des lectures éclair de quelques mots ? Pour l’instant, ces écrans sont surtout destinés à des mesures sportives, voire médicales. => Ne pas hésiter à expérimenter sur ce nouveau type de récepteur et de transmetteur d’infos, notamment en pensant à l’audience féminine.

Scrollitelling : quel outil pour vos récits multimédias immersifs ? Un an après Snow Fall, les formats multimédias immersifs (parfois baptisés « scrollitelling ») se multiplient sur les sites de presse, et des outils commencent à apparaître pour épauler les journalistes. Plateformes wysiwyg, extensions WordPress, scripts open source à coder : voici un panorama des solutions disponibles à ce jour. ↑1 » Les plateformes en ligne Pas besoin de mettre les mains dans le code… ou si peu. Scrollkit C’est actuellement la plateforme gratuite la plus aboutie. La fonctionnalité la plus puissante de Scrollkit est son module Skrollr, qui gère les effets de parralaxe de façon plutôt intuitive (à condition de connaître un peu de CSS). La plateforme gère de façon imparfaite le responsive design pour l’affichage mobile, mais ce problème est réglable : le grand point fort de Scrollkit est en effet la possibilité d’exporter le projet en fichier HTML, et de le personnaliser à l’envie – sans aucune dépendance aux serveurs du service. Shorthand Creatavist Racontr Mais aussi… sStory

Mobiles et réseaux sociaux ont pris les clés de l’info Et c'est Facebook qui a le trousseau ! Les chiffres de ces deux nouvelles voies d’accès majeures à l'information -- intimement imbriqués désormais -- sont de plus en plus impressionnants : 30% des Américains adultes s’informent sur FacebookLes mobiles assurent désormais la moitié – et souvent plus-- de la consommation en ligne des médias d’informations 80% du trafic de Facebook est mobile ! L'information de plus en plus reformatée par les réseaux sociaux et les mobiles. A Chicago, où se tient cette semaine la 15ème conférence annuelle du journalisme en ligne, Twitter et Facebook rivalisent pour montrer comment les réseaux sociaux utilisés surtout en mobilité, sont les nouveaux outils incontournables du public et des médias. « Le trafic venant de Facebook a quadruplé chez les grands éditeurs d’infos au cours de l’année écoulée », a martelé Liz Heron, responsable des partenariats « news » chez Facebook. « Et 80% du trafic sur Facebook vient des mobiles ».

NSA files decoded: Edward Snowden's surveillance revelations explained | World news Two factors opened the way for the rapid expansion of surveillance over the past decade: the fear of terrorism created by the 9/11 attacks and the digital revolution that led to an explosion in cell phone and internet use. But along with these technologies came an extension in the NSA’s reach few in the early 1990s could have imagined. Details that in the past might have remained private were suddenly there for the taking. Chris Soghoian Principal technologist, ACLU NSA is helped by the fact that much of the world’s communications traffic passes through the US or its close ally the UK – what the agencies refer to as “home-field advantage”. The Snowden documents show that the NSA runs these surveillance programs through “partnerships” with major US telecom and internet companies. The division inside the NSA that deals with collection programs that focus on private companies is Special Source Operations, described by Snowden as the “crown jewels” of the NSA. Jeremy Scahill Fiber-optic cable

Fini le journalisme de flux ! Vive le journalisme de stock (version réactualisée avec des exemples français) En Italie, au Festival International du Journalisme on ne parlait que d'eux, cette semaine : Vox, 538, UpShot, The Intercept, les tout nouveaux sites américains d’infos lancés sous l’étiquette du « journalisme explicatif », mais aussi du hollandais De Correspondent, financé pour plus d'un million d'euros en quelques jours par le public. « Journalisme d'explication », « journalisme structuré », « journalisme de stock », « journalisme de données narratives », chacun y va de son appellation. Qu’ont-ils donc en commun ? Vox (2nd écran) Web natifs, ils proposent tous un nouveau cadre de couverture d’un sujet, un nouveau modèle pour informer sans chercher à être exhaustif ou omniscient, sans viser nécessairement le scoop, sans publier de manière très régulière. C’est aussi un journalisme de forte valeur ajoutée avec peu de staff, mais qui ne peut se passer du travail de terrain réalisé par d’autres. Le site de Nate Silver (ESPN) Et plus récemment :

Selfie Par Roberto SCHMIDT La Première ministre du Danemark Helle Thorning Schmidt se prend en photo avec Barack Obama et David Cameron pendant la cérémonie funèbre en l'honneur de Nelson Mandela, le 10 décembre à Johannesburg (AFP / Roberto Schmidt) JOHANNESBURG, 11 déc. 2013 – Voici donc la photo, ma photo, qui a fait le tour du monde. En général, sur ce blog, des photojournalistes racontent une image qu’ils ont prise eux-mêmes. Je suis donc arrivé en Afrique du Sud avec de nombreux autres journalistes de l’AFP pour couvrir les funérailles de Nelson Mandela. Mais qui est cette dame ? Barack Obama reprend donc sa place à côté de ses semblables venus de quatre coins de la planète. (AFP / Roberto Schmidt) Bref, tout à coup, cette dame arrive, sort son téléphone portable et se prend en photo en rigolant avec Cameron et le président des Etats-Unis. L'air "contrarié" de Michelle Obama ? J’ai pris ces images tout à fait spontanément, sans jamais imaginer les répercussions qu’elles allaient avoir.

«Les journalistes sont effrayés à l’idée de se réinventer» Dans le cadre du Monde Festival, ce samedi 20 septembre, une conférence orchestrée par Sylvie Kauffmann avait pour thème : « Informer le monde ». L’occasion de connaître un peu mieux la vision actuelle du journalisme aux Etats-Unis. Autour de la table : Paul Steiger, ancien rédacteur en chef du Wall Street Journal et actuel directeur de ProPublica, un magazine américain gratuit, spécialisé dans l’investigation ; Dick Stevenson, rédacteur en chef chargé de l’Europe au New York Times ; et Frédéric Filloux, responsable du numérique aux Échos. Quelles pistes ont été explorées par la presse papier pour s’adapter au numérique ? Comment les journalistes doivent-ils réinventer leur métier face à ces changements de paradigmes ? Pourquoi est-il essentiel de défendre le journalisme d’investigation dans nos démocraties ? S’adapter au numérique Dick Stevenson : « La presse traditionnelle est remise en question et le sera continuellement. Aujourd’hui, chaque article doit trouver son propre public.

The Untold Story of Silk Road “I imagine that someday I may have a story written about my life and it would be good to have a detailed account of it.”—home/frosty/documents/journal/2012/q1/january/week1 The postman only rang once. Curtis Green was at home, greeting the morning with 64 ounces of Coca-Cola and powdered mini doughnuts. Fingers frosted synthetic white, he was startled to hear someone at the door. It was 11 am, and surprise visits were uncommon at his modest house in Spanish Fork, Utah, a high-desert hamlet in the shadow of the Wasatch Mountains. He peeked through the front window and caught a glimpse of the postman hurrying off. Green opened the door. Green considered the package and then took it into his kitchen, where he tore it open with scissors, sending up a plume of white powder that covered his face and numbed his tongue. Officers cuffed Green on the floor while fending off Max, the older Chihuahua, who bared his tiny fangs and bit at their shoelaces. The Feds got Green on his feet.

Le New York Times analyse ses manques numériques Crédit: Flickr/CC/alextorrenegra “Le New York Times fait du bon journalisme mais ne maîtrise pas l’art de faire venir les lecteurs à son journalisme”. Le rapport interne intitulé “Innovation” du New York Times, qui a fuité sur le Net il y a quinze jours, est une saine lecture. Parce qu’il dresse un portrait sans concession de l’une des rédactions les plus prestigieuses au monde, laquelle n’a pourtant – comme beaucoup d’autres d’ailleurs – pas encore saisi l’urgence à évoluer pour survivre à l’ère numérique. Si vous avez la flemme de parcourir l’intégralité de ses quelque cent pages en anglais, voici ce qu’il faut en retenir. A noter, le New York Times veut revoir la configuration de sa réunion réservée aux chefs et dévolue à la couverture du quotidien, la fameuse “Page One”, pour l’axer davantage sur le numérique. The Full New York Times Innovation Report Avoir la (bonne) concurrence à l’oeil Abandonner la culture du “print” Casser les barrières entre l’Eglise et l’Etat Revoir le recrutement

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