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Michel Bauwens : « Un mode de production postcapitaliste émerge »

Michel Bauwens : « Un mode de production postcapitaliste émerge »
Dans le cadre du nouveau numéro d’Usbek & Rica, consacré à l’avenir du capitalisme, nous avons interviewé Michel Bauwens. Théoricien belge du modèle peer-to-peer, créateur de la Fondation P2P, il travaille aujourd’hui avec le gouvernement équatorien pour mettre en place une politique de transition vers ce qu’il appelle une « social knowledge society ». Depuis Quito, il a pris le temps de nous répondre par Skype. Le peer-to-peer est-il un modèle anticapitaliste ? Peut-il constituer un système global alternatif ? Michel Bauwens : Je préfère parler de postcapitalisme plutôt que d’anticapitalisme. Et vous pensez que nous sommes aujourd’hui dans la même situation ? Je crois que nous assistons à l’émergence d’un mode de production postcapitaliste, qu’on appelle, selon les usages, « production entre pairs » ou « économie contributive ». La croissance ne peut pas perdurer indéfiniment Airbnb est souvent présenté comme la plus belle réussite de l’économie collaborative. Absolument.

http://usbek-et-rica.fr/michel-bauwens-un-mode-de-production-postcapitaliste-emerge/

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« Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché » La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social. Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. La notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses très différentes entre elles, depuis la gestion collective des ressources naturelles jusqu’à Linux et Wikipedia, en passant par la préservation des traditions indigènes, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur. Basta !

Michel Bauwens Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Bauwens. Michel Bauwens, né le , est un théoricien belge du Pair à pair, auteur et conférencier sur des sujets technologiques et culturels innovants. Qu'est-ce qu'une Scop ? Les Scop, Sociétés coopératives et participatives, désignent les entreprises à statut Scop (Société coopérative de production) et à statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). Soumises à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, elles bénéficient d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Les deux formes juridiques de Sociétés coopératives et participatives : La Scic

Ggouv Un hub de communication Suivez l'activité du réseau, et bien plus encore... Activité des personnes que vous suivez, activité des groupes, vos mentions... visualisez tous vos flux en colonnes. La licence est dans le pré ? Intérêt et limites des licences libres appliquées aux semences La semaine dernière, Numerama a consacré un article à des "graines open source" produites dans le cadre du projet américain Open Source Seeds Initiative, lié à l’Université du Wisconsin. 22 variétés végétales de plantes et de légumes produites par des sélectionneurs participants à l’initiative ont été placées sous une licence libre, inspirée de celles que l’on trouve dans le monde du logiciel libre, afin de garantir leur libre réutilisation. La démarche peut paraître au premier abord incongrue , mais elle ne l’est pas dans la mesure où les variétés végétales peuvent faire l’objet de droits de propriété intellectuelle, sous la forme de brevets aux États-Unis ou de Certificats d’Obtention Végétale en Europe (COV). Vectored Vegetables.

Technistub : le laboratoire du partage Plutôt que de rester bricoler au fond de leur garage, quelques bidouilleurs ont décidé de mutualiser moyens et connaissances. Dans leur atelier appelé Fablab (laboratoire de fabrication), chacun est invité à venir pour apprendre à fabriquer ou réparer plutôt que d'acheter ou de jeter. En plus de militer concrètement pour le réemploi, ils s'inscrivent dans une logique de partage des savoirs. Des projets open-source qui changent le monde Source: Open (opensource.com) Ouverture, partage, transparence, inclusion et autonomie font partie des maîtres-mots de l’Open-Week qui se déroule en Ile-de-France jusqu’au 11 avril. Une occasion rêvée pour revenir sur de multiples projets développés dans un état d’esprit et une culture libres et ouverts. Ça coule de source Les partisans du logiciel libre, Richard Stallman en tête, savent à quel point leur vision du monde est politique. « Leur idéal se construit autour de trois valeurs« , explique Sébastien Broca, auteur d’Utopie du logiciel libre (Ed.

L'open source, clef d'un monde plus équitable? Et si on appliquait le principe de Wikipédia à la création d'objets et de projets qui changent le monde? Car une conception libre et ouverte à tous permet d'agréger autour de soi une communauté de contributeurs qui apportent leur pierre à un édifice dont chacun peut bénéficier. C'est au volant d'une voiture de sport, en 2008, que l'entrepreneur américain Joe Justice prend conscience de la quantité de pétrole qu'il envoie dans l'atmosphère. En 2010, il profite d'un concours du Progressive Insurance X-Prize pour imaginer un véhicule consommant peu d'essence et dont l'ensemble des composants est modulable à souhait.

Les communs numériques : éléments d’économie politique par Henri Verdier & Charles Murciano Cet article interroge l’actualité intellectuelle et légale des communs. Plus précisément, notre travail explore la notion de commun numérique (ou informationnel) et ses spécificités au regard du concept classique de communs en théorie économique. Les communs numériques désignent les nouveaux modes d’administration d’une ressource informationnelle par une communauté, qui sont permis par les technologies de l’information et de la communication.

Biomasse: la ville hongroise de Pécs, 120.000 habitants, se chauffe à la paille L’usine de Pécs, ici le 10 avril 2014, est une centrale de « cogénération »: elle produit à la fois de l’électricité et du chauffage à partir de biomasse. Au lieu de l’odeur habituelle de gaz, c’est l’odeur de la paille qui prédomine autour du bâtiment© AFP Attila Kisbenedek Pécs (Hongrie) (AFP) – A Pécs, 120.000 habitants au sud de la Hongrie, toute l’électricité et le chauffage sont produits par une centrale fonctionnant au bois et à la paille, un exemple d’une ampleur unique en Europe. La ville, distinguée par le label de capitale culturelle européenne en 2011, profite d’une énergie à moindre coût et d’une pollution réduite.

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