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J’ai lu Graeber sur la dette et depuis, je balade mon banquier

J’ai lu Graeber sur la dette et depuis, je balade mon banquier
Son histoire de la dette est un best-seller aux Etats-Unis. Et pour cause : l’anthropologue David Graeber y milite pour qu’on efface l’ardoise. Fiche de lecture. David Graeber, à l’université de Yale, en 2005 (MICHELLE MCLOUGHLIN/AP/SIPA) Aux pays du crédit, il est une star en exil. On raconte qu’il serait à l’origine du slogan d’Occupy Wall Street – « Nous sommes les 99% ». Large d’épaules, l’œil moqueur, David Graeber a la patine antisystème d’un Chomsky et l’abord sympa d’un dandy maladroit. « Dette, 5 000 ans d’histoire » de David Graeber, éd. En France, son nom est associé à un article sur les « jobs à la con ». Au début du mois d’octobre, il a fait sa promo dans l’Hexagone. L’« anthropologue anarchiste », comme il déteste qu’on l’appelle, est apprécié des bobos et des prolos. Je l’ai lu, j’ai appris des trucs. Il faudrait un jubilé tous les sept ans pour effacer l’ardoise Le roi Hammurabi face au dieu Shamash, détail du bas-relief de la stèle du code de Hammurabi, XVIIIe siècle av. Related:  EcopolisPenser notre mode de vie autrement#Réflexions et positionnement

Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France Cette étude a été réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Télécharger la version complète du rapport 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs Tout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente: une croissance excessive des dépenses publiques. Mais ce discours ne résiste pas à l’examen des faits. Au total, 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs.

Bernard Friot : « Le management capitaliste entrave notre désir de participer au bien commun » Basta ! : On parle désormais davantage de « pouvoir d’achat » que de salaires. En quoi est-ce différent ? Pourquoi préférez-vous le terme « salaire » ? Bernard Friot [1] : La « défense du pouvoir d’achat » ne passe pas par une hausse du salaire mais par la baisse des prix – et donc des salaires – ou par des formes de rémunération sans cotisations sociales : épargne salariale, intéressement, primes… Utiliser le terme « pouvoir d’achat », c’est aussi nous réduire à nos seuls besoins à satisfaire par ce pouvoir d’achat, c’est accepter de réduire le salaire au seul prix de notre force de travail. Or, le sens du salaire a changé depuis les conquêtes ouvrières du 20ème siècle. Vous proposez d’associer au salaire une forme de « citoyenneté économique ». Le suffrage universel – une personne, une voix – a été conquis pour affirmer la souveraineté populaire sur la délibération politique. Comment fonctionne et à quoi sert cette qualification, que vous appelez « universelle » ?

Graeber : « Tous les recoins de nos vies sont envahis par des formulaires » « Bureaucratie », de David Graeber - Les liens qui libèrent L’Américain David Graeber s’est fait connaître dans le sillage d’Occupy Wall Street. Dans ses travaux, cet anthropologue anarchisant touche à plusieurs thèmes centraux du mouvement : la dette (il en a fait une monumentale histoire) ; les « jobs à la con » (c’est son concept le plus connu) ; la prise de décisions hors des hiérarchies (ce bouquin, personne ne l’a vraiment lu). Ecarté de Yale, il enseigne désormais à la London School of Economics (LSE). Nous l’avons rencontré le 9 octobre, lors d’un passage à Paris. « Brazil » de Terry Gilliam (1985) Graeber a toutes les caractéristiques du fou génial. Nous avons listé les propositions déconcertantes que contient son livre et lui avons demandé de développer. Plus de marché veut dire plus de bureaucratie « Comptez le nombre d’heures que nous passons chaque semaine à remplir de la paperasse, dans nos sociétés capitalistes. La bureaucratie est une machine à extraire du profit

L’accaparement de terres et la concentration foncière menacent-ils l’agriculture et les campagnes françaises ? Des capitaux russes intéressés par des vignobles réputés, des fonds de pension belges attirés par les grandes cultures céréalières, des investisseurs chinois dans le lait... Une « course aux hectares agricoles » semble avoir démarré. Alors que les terres cultivables risquent de se faire rares, « il va y avoir une concurrence importante sur la production agricole », pronostique Robert Levesque de la Fédération nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, qui regroupe les 26 Safer qui couvrent le territoire, des structures d’intérêt général en charge de l’aménagement de l’espace rural [1]. « Ces fonds cherchent à maitriser les exploitations qui produisent les biens agricoles. » 50% des terres cultivées aux mains de 10% des exploitants Certaines acquisitions de vignobles ont été très médiatisées, comme le domaine de Gevrey-Chambertin en Bourgogne vendu 8 millions d’euros à un homme d’affaires chinois en août 2012. Du lait contre des emplois : le deal chinois Photo :

Echos 360 Mark convertible de Bosnie-Herzégovine Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le mark convertible est la monnaie actuelle de la Bosnie-Herzégovine. Il a succédé au dinar yougoslave, peu avant la guerre de 1992. Les billets sont imprimés en France par l'entreprise François-Charles Oberthur Fiduciaire. Articles connexes[modifier | modifier le code] Liens externes[modifier | modifier le code] (en) www.cbbh.ba Banque Centrale de Bosnie-Herzégovine(fr) www.baudelet.net Mark Convertible

Des transports gratuits ? En voilà une riche idée ! La gratuité est chère au coeur des Aubagnais. Par « chère », comprenez « précieuse ». Car depuis le 15 mai 2009, les 103 000 habitants de l’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Etoile, dans les Bouches-du-Rhône, n’ont plus à débourser un centime pour effectuer leurs trajets en bus. Cette mesure a fait exploser la fréquentation des transports en commun (+170% en trois ans !), a redonné vie à l’espace public, et a regarni – un peu – les porte-monnaies. Une petite révolution dans une société du tout-marchand, qui mérite que l’on s’y attarde un peu. Un livre nous y aide. Car la capitale des santons n’est pas la seule à ne plus faire payer l’accès à ses transports en commun. Lutter contre l’idée que gratuité = vandalisme assuré La gratuité entraîne, c’est évident, une modification de la structure de financement des transports en commun. « Une subversion jubilatoire du système capitaliste » C’est à l’usage que les plus réticents ont été convertis à ce système. Un système menacé

Nicolas Clément - Denis Giraux - Critique du système... Agriculture bio, semences, emplois, pesticides, fermes usines… Ce que propose la loi d’avenir agricole L’avenir de « l’agriculture, l’alimentation et la forêt » est en discussion au Parlement. Le projet de loi défendu par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll doit redéfinir notre modèle agricole pour les années à venir. Parmi les agriculteurs, deux visions s’affrontent. Celle de la FNSEA, incarnée par Xavier Beulin, l’« agrobusiness man » réélu à la tête du syndicat agricole majoritaire. Et celle de la Confédération paysanne, dont le porte-parole Laurent Pinatel, défend une agriculture à taille humaine, moins polluante, privilégiant les filières courtes. Tout les oppose. A gauche, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne (19 % des voix) depuis mai 2013. Agriculture paysanne contre agriculture industrielle La vision de l’agriculture de demain, défendue par la Confédération paysanne, s’oppose totalement au modèle d’une « agriculture industrielle prédatrice d’emplois », à l’œuvre à plusieurs endroits. Qui a le droit d’être agriculteur ?

Losing Credibility: The IMF’s New Cold War Loan to Ukraine By Michael Hudson In April 2014, fresh from riots in Maidan Square and the February 22 coup, and less than a month before the May 2 massacre in Odessa, the IMF approved a $17 billion loan program to Ukraine’s junta. Normal IMF practice is to lend only up to twice a country’s quote in one year. This was eight times as high. Four months later, on August 29, just as Kiev began losing its attempt at ethnic cleansing against the eastern Donbas region, the IMF signed off on the first loan ever to a side engaged in a civil war, not to mention rife with insider capital flight and a collapsing balance of payments. Based on fictitiously trouble-free projections of the ability to pay, the loan supported Ukraine’s hernia currency long enough to enable the oligarchs’ banks to move their money quickly into Western hard-currency accounts before the hernia plunged further and was worth even fewer euros and dollars. This loan demonstrates the degree to which the IMF is an arm of U.S. What the U.S. Prof.

Des sans-tickets parisiens ont trouvé la solution pour ne plus jamais payer le métro Valéry Giscard d'Estaing lors de l'inauguration du métro lyonnais. Photo via Ça fait environ sept mois que je vis à Paris sans pass Navigo. La seule fois où je me suis fait attraper par les contrôleurs, c'était sur un trajet entre les stations Anvers et Jules Joffrin qui était censé me coûter 1 euro 70. Après avoir sauté le tourniquet, je n'ai pas pu échapper au barrage de contrôleurs qui s'est dressé face à moi. J'ai écopé de 50 euros d'amende, ce qui me paraît indiscutablement une bonne affaire pour sept mois de transports gratuits. Depuis quelques années, plusieurs usagers des transports en commun ont créé des mutuelles de sans-tickets. Afin de comprendre en détail le fonctionnement de ces mutuelles assez particulières, j'ai contacté Manuel, ancien étudiant de Sciences Po Paris, créateur et usager de ce système depuis des années. Photo : Jean-Claude Delmas/AFP VICE : Comment fonctionne cette mutuelle des fraudeurs du métro ? Est-ce qu'il y a des règles à respecter ? Je vois.

Les laboratoires citoyens madrilènes : la fabrique des « communs urbains » Dans ce nouvel article consacré à la créativité urbaine en Espagne, Raphaël Besson (Directeur de Villes Innovations), nous propose une immersion dans les Laboratorios ciudadanos madrilènes. Urbanisme « tactique », « émergent », « participatif », « collaboratif », « temporaire » ou encore « précaire », les expressions ne manquent pas pour qualifier les transformations urbaines que connaît Madrid depuis quelques années. Cette frénésie sémantique est symptomatique d’une situation de mutation majeure, dont les expressions conceptuelles et empiriques restent à préciser. Au cours de la dernière décennie, Madrid a connu une croissance économique et démographique exceptionnelle. Cette spectaculaire réussite économique s’est effectuée en appliquant des politiques urbaines standardisées, à travers la construction de grands quartiers d’affaires, de gigantesques centres commerciaux et de loisirs, et de nouvelles infrastructures de transport comme la M30. L’origine des Laboratorios ciudadanos. Notes

Pacte de responsabilité : la France va-t-elle faire pire que les Etats-Unis ? A l’heure où les crédits d’impôts et les allègements de « charges » se multiplient en France, au nom de la lutte pour l’emploi, quels sont les montants et les conséquences de ces cadeaux fiscaux et de ces subventions à l’embauche aux États-Unis ? L’organisation civique américaine Good Jobs First a lancé, fin février, un « traqueur » de subventions : une base de données récapitulant toutes les aides directes (subventions) et indirectes (allégements de charges, exonérations d’impôts et de taxes, prêts publics très avantageux…) dont ont bénéficié les entreprises implantées aux États-Unis depuis les 15 dernières années. Ces aides profitent principalement aux grands groupes. 965 multinationales et leurs filiales ont ainsi reçu au moins 63 milliards de dollars de subventions et d’avantages fiscaux, sur un total de 110 milliards de dollars d’aides aux entreprises identifiées par Good Jobs First. Boeing arrive largement en tête, avec un total de plus de 13 milliards de subventions.

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