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Le phénomène des "emplois bidon"

Le phénomène des "emplois bidon"
Dans une société où les poètes se métamorphosent en avocats d’affaires pour assurer les besoins matériels de leur famille et où l’inutilité de la plupart des emplois est criante au point d’être admise par ceux qui les occupent. L’anthropologue David Graeber revient sur les contradictions de la vision actuelle du travail. Article de David Graeber initialement publié en anglais sur Strike Magazine. Dans les années 30, John Maynard Keynes avait prédit que, à la fin du siècle, les technologies seraient suffisamment avancées pour que des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis envisagent des temps de travail de 15 heures par semaine. Il y a toutes les raisons de penser qu’il avait raison. Où est passée l’utopie de Keynes ? Pourquoi donc, l’utopie promise par Keynes – et qui était encore attendue dans les années 1960 – ne s’est-elle jamais matérialisée ? Quels sont donc ces nouveaux emplois précisément ? C’est ce que je vous propose d’appeler des “emplois bidon”. La fable morale à l’oeuvre Related:  Vers la société des communs

Le commun contre l’État néolibéral Recensé : Pierre Dardot et Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, Paris, La découverte, 2014, 593 p., 25 €. Le livre de Pierre Dardot et Christian Laval introduit en France la question du « commun » qui était jusqu’ici absente du débat hexagonal, alors qu’elle irrigue depuis les premiers travaux d’Elinor Ostrom il y a vingt ans le champ des sciences humaines anglo-saxonnes. Commun est d’abord une impressionnante synthèse d’un grand nombre de travaux de sociologie, d’économie, de droit, d’anthropologie et de philosophie qui ont pris le « commun » pour objet ces deux dernières décennies. La praxis du commun Le surgissement de la thématique du commun dans les luttes sociales est lié à la volonté des acteurs sociaux d’échapper à l’alternative de la propriété privée et de la propriété publique. Critique de la « réification du commun » L’analyse institutionnelle des communs développée autour d’Elinor Ostrom est également passée au crible.

Le commun et les communs Recensé : Pierre Dardot et Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, Paris, La Découverte, 2014. 593 p., 25 €. Pierre Dardot et Christian Laval ont deux ambitions : d’une part, ils cherchent à livrer un état des lieux des pratiques et de la réflexion sur les communs ; d’autre part, ils entendent développer une théorie originale « du commun », faisant de celui-ci une sorte de méta-principe politique orientant les actions de transformation sociale en cours et à venir. Dans ce livre riche et documenté, le « principe du commun » se donne ainsi comme une revendication de démocratie radicale, à laquelle on peut adresser quelques questions que j’essaie de détailler ci-après en m’appuyant notamment sur l’exemple des logiciels libres. Un grand mouvement social opposé au capitalisme Les auteurs abordent plusieurs mouvements sociaux contemporains comme l’esquisse d’une alternative au capitalisme. Un principe politique d’autogouvernement Une norme d’inappropriabilité

Le faircoin, une monnaie en ligne équitable au service des coopératives Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Le rêve d’une « coopérative mondiale », qui hante les militants libertaires depuis des décennies, a refait surface début 2014 en Catalogne, au sein de la Cooperativa catalana integral (CCI), un réseau regroupant des coopératives de production, des squats et des associations écologistes et altermondialistes. L’objectif, ambitieux, est de « créer un outil révolutionnaire pour construire une autre économie mondiale » en s’inspirant des principes « des communautés peer-to-peer, du coopérativisme ouvert et l’éthique des hackers ». Pour parvenir à un tel résultat fonctionnant sur le plan mondial, le fondateur du mouvement, Enric Duran, 38 ans, incite les associations alternatives d’autres régions d’Europe à se regrouper sur le modèle de la CCI, puis à se fédérer au sein d’un réseau d’échange et d’entraide baptisé Fair Coop. Il emprunte 492 000 euros et refuse de rembourser La quête d’une monnaie éthique Récupérer une monnaie effondrée

Stopper les 1000 vaches, Sivens, NDDL, Lyon-Turin, EuropaCity pour laisser place aux alternatives citoyennes L'actualité est frappante. Les protestations contre une série de projets inutiles et imposés, et le déploiement du processus Alternatiba, invitent à imaginer et construire le monde de demain, tandis que quelques-uns, dont le gouvernement, essaient de faire perdurer à tout prix le siècle passé. Dans le Tarn, un Conseil général socialiste fait détruire une zone humide – le Testet – dans le but de construire un barrage visant à alimenter en eau (sans production électrique) quelques agriculteurs désireux d'étendre la production insoutenable de maïs dans la région. Dans la Somme, les promoteurs de la ferme-usine des 1000 vaches ont installé ce week-end, sous la protection des gendarmes et de manière illégale, les premières vaches qui ont vocation à être réduites à des productrices de méthane. Qui dit qu'il n'y a pas d'alternative ? Passer à l'action, oui ! Passer à l'action, comme l'annonce le secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki-moon qui organise un (nouveau!) Non !

NEOLIBERALISME. LE PRECARIAT: « UNE CLASSE SOCIALE EN DEVENIR » (Stanislas JOURDAN) Guy Standing est professeur d’économie à l’université de Bath (Royaume-Uni) et membre fondateur du Basic Income Earth Network (Réseau pour un revenu de base universel), une organisation qui promeut un revenu citoyen pour tous. Il a travaillé de nombreuses années à l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et est l’auteur de Précariat – la nouvelle classe dangereuse (2011) et Le travail après la mondialisation : construire une citoyenneté occupationelle (2009). La notion de précariat englobe celle de précarité et de prolétariat. Que signifie faire partie du précariat ? Guy Standing : Le précariat est un phénomène mondial apparu avec les politiques visant à rendre toujours plus flexible le marché du travail. La notion de précariat ne recoupe-t-elle pas des réalités et des populations très diverses ? Un autre aspect spécifique du précariat est qu’il est actuellement en guerre contre lui-même. Pourtant, en Europe, il existe encore un certain niveau de protection sociale ? Lire aussi :

Promissory notes of a better world | Occupy, radical democracy and the question of revolutionary politics | Heathwood Press [‘Occupy, radical democracy and revolutionary politics‘ follows up on the recent Heathwood Public Forum on Occupy and Radical Democracy. It draws mainly on past series by R.C. Smith on Occupy’s politics and an alternative philosophy of systemic change.] By R.C. Smith Introduction These have been years of struggle, of the myriad grassroots revolt for a better world. Even off the streets, and on a smaller scale than the highly symbolic mass protests we have witnessed, events like anti-fracking occupations in Europe and North America, grassroots and community-based environmental campaigns, student-based campaigns, anti-cuts and anti-austerity movements, NGO inspired protests concerning a wealth of issues, as well as research-specific movements (more radical versions of peer-to-peer, open source, alternative economics, renewable energy, horizontal communication technologies and participatory media, to name a few) have all emerged as significant voices in the struggle for change.

ESPAGNE • Les indignés de Podemos, première force politique du pays D'après un sondage publié par El País, si des élections avaient lieu aujourd'hui, la formation politique Podemos, issue du mouvement des indignés, serait en première place avec 27,7 % des votes. Portrait du leader d'une formation qui casse l'hégémonie des deux partis traditionnels espagnols. A entendre sa mère María Luisa, Pablo Iglesias, 35 ans, était déjà de gauche avant sa naissance. “Mon fils a été élevé de la meilleure façon possible vis-à-vis de sa classe sociale, de son peuple, de son entourage et de sa patrie”, assure-t-elle. Ses parents l’ont prénommé Pablo en l’honneur d’un autre Iglesias, Pablo Iglesias Posse, père du socialisme espagnol. Et s’il subsistait le moindre doute, María Luisa est capable de déployer l’arbre généalogique familial. Et en plus, il est né à Vallecas [ville de tradition contestataire de la région de Madrid]”, assène sa mère, avocate du travail. Petit écran Une version réduite de sa thèse de doctorat s’intitule “Désobéissants”. Pas de poing levé

Et si vous developpiez vos projets autour d’un Commun ? | Eccone Le 18 novembre, à Lille, s’est déroulée la journée phare des Roumics 2014 sur le sujet des biens communs autour de conférences, ateliers et divers temps d’échanges. 4 questions ont dirigé la rédaction de cet article pour y apporter des réponses : Bien commun ou Commun ou Commun libre, de quoi parlons-nous réellement ? Pourquoi les personnes contribuent à un Commun ?Des idées de modèles économiques et financiers pour supporter le développement d’un Commun et ses contributeurs ?Comment commencer son projet comme un bien commun ? Co-fondateur et contributeur sur Eccone, il m’était impossible de passer à côté des Roumics et vous faire un compte rendu. La conférence du matin s’est déroulée avec la présence de Bernard Stiegler, Michel Briand et Michel Bauwens, trois personnalités contribuant par leurs actions et engagement au développement de Communs. Si vous cherchez un compte rendu exhaustif de cette journée et plus particulièrement la conférence du matin, veuillez prendre le chemin du pad.

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