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Comment Bruxelles se prépare à enterrer la neutralité du Web

Comment Bruxelles se prépare à enterrer la neutralité du Web
Décidément, l’année 2013 n’aura pas été faste pour l’Internet tel qu’il avait été pensé par ses géniteurs : libre, anonyme et égalitaire. Le quotidien économique allemand Handelsblatt affirme être en possession d’un document prouvant la volonté de la Commission Européenne d’enterrer la neutralité du Web. La proposition, téléguidée par la commissaire européenne chargée de la société numérique, Neelie Kroes, vise à laisser libres les opérateurs Télécom de décider de la bande passante qu’ils désirent allouer aux sites internet. Jérémie Zimmerman, cofondateur de l’organisation de défense des droits etlibertés des internautes La Quadrature du Net, réagit vivement : « C’est un habillage très subtil, qui n’en détruit pas moins la neutralité du Net. Un principe indissociable de l’Internet Le Conseil de l’Europe l’avait définie ainsi en septembre 2010 : Vers un Internet à deux vitesses La neutralité est confrontée à un obstacle inattendu : la Toile est saturée – on parle de « congestion du réseau ». Related:  vincentlemaireInternational - Espionnage

Google Reader va s’éteindre, la communauté de la veille se réveille C’est le second grand nettoyage de printemps chez Google. Dans la charrette des services que Google va fermer, on découvre Google Reader à travers une annonce sibylline : "Bien que le produit ait une clientèle fidèle, son utilisation a diminué au cours des années. Ainsi, au 1er juillet 2013, Google Reader prendra sa retraite." A la recherche d'alternatives Google Reader est un service d’agrégation de flux RSS et Atom, il permet de lire dans une interface web les flux d’actualités que fournissent la plupart des sites et des blogs. Pour toutes ces applications, la source se tarira en juillet. Des utilisateurs ont lancé une pétition Bien que rien ne presse, les utilisateurs sont déjà en quête de solutions de rechange. Le prétexte d’une utilisation qui diminue pour arrêter le service semble plutôt fallacieux de la part de Google. Reader faisait de l'ombre à Google+ Alors pourquoi Google a-t-il décidé d’arrêter ce service ? Deux hypothèses circulent. Pierre Tran

La guerre du copyright menace la santé d'Internet, par Cory Doctorow La situation est grave et tout le monde n’en a pas forcément pris conscience. Pour lutter contre le piratage et préserver les intérêts d’une infime minorité d’artistes mais surtout les leurs, l’industrie culturelle est prête à tout. Tout c’est-à-dire ici profondément altérer l’Internet que nous connaissons ou avons connu. C’est ce que nous rappelle ici l’écrivain Cory Doctorow qui avoue lui-même faire partie de cette infime minorité, ce dont il n’en a cure si cela doit se faire au détriment du citoyen que nous sommes tous… Les guerres de droits d’auteur mettent en péril la santé d’Internet. Copyright wars are damaging the health of the internet Cory Doctorow - 28 mars 2013 - The Guardian Technology(Traduction : Ouve, Tr4sK, Calou, emmpiff, Calou, GuGu, Marc15, fcharton, goofy, maxlath, Neros, lamessen, Penguin, Lycoris, Asta, MarcFerrand + anonymes) Oh, bien sûr, je m’inquiète aussi des revenus des artistes, mais c’est une préoccupation secondaire. Quel est le vrai problème ici ?

ITU et CMTI-12 : les nouveaux sigles de la censure d'internet Lors de la Conférence mondiale des télécommunications internationales qui débute aujourd’hui à Dubaï, l’ITU (International Telecommunication Union), organisme dépendant de l’ONU, va tenter de faire valider une extension de son domaine de compétences pour imposer des obligations sur le fonctionnement d’Internet et sa réglementation.Par Aster. Il est difficile de passer quelques mois à peu près informé sans voir un nouveau sigle imprononçable venir agir de manière innommable contre Internet. Mise en bouche Posons les choses simplement. Bien sûr, officiellement, seuls quelques pays affichent une position ouverte de censure, les pays occidentaux remercient les terroristes et les pédophiles. ITU et CMTI-12 ! Passons donc à notre sigle du jour : ITU. 2012, cette organisation se réunit à partir d’aujourd’hui à Dubaï pour une conférence CMTI-12 (12 étant le millésime). Internet n’a pas besoin d’une autorité centrale, il a été conçu pour cela Un peu de contenu concret —-Sur le web.

"Stellar Wind" : le programme top-secret de surveillance de la NSA On connaissait déjà Echelon, le système de surveillance des télécommunications de la NSA. L’agence américaine s’apprête maintenant à passer au stade supérieur, en mettant en place Stellar Wind (Vent Stellaire), un programme d’espionnage qui ne laissera rien passer … Echelon est déjà un programme de renseignement particulièrement intrusif : piloté par la National Security Agency (NSA) américaine, et soutenu par le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Echelon peut librement espionner les télécommunications et les courriers électroniques du monde entier : dès qu’un mot-clé, présent dans la liste noire de l’agence (ex : attentat, bombe, etc.), est repéré dans une communication électronique (flag), son auteur est surveillé dans le moindre détail. Pourtant, Echelon apparaît aujourd’hui comme un outil artisanal, comparé à ce que nos voisins outre-atlantique s’apprêtent à mettre en marche : Stellar Wind, ou Vent Stellaire. Les différences entre Echelon et Stellar Wind

Surveillance d’Internet : vers un Patriot Act à la française Voté le 3 décembre 2013 par les députés, le projet de loi de programmation militaire a été transmis au Sénat le 4 décembre. Ce même jour, la Commission de la Défense, saisie au fond, a rendu sur le champ son rapport et suggéré de le voter conforme. Un examen au pas de course qui marque l’empressement gouvernemental sur ces dispositions qui soulèvent pourtant un grand nombre d’inquiétudes. L’article 13 du projet de loi de programmation militaire est celui qui attire les plus grandes inquiétudes. Sous couvert d’unifier plusieurs régimes, dont certains vont en réalité rester actifs, le texte va avant tout étendre considérablement les capacités de la Défense, de la Sécurité Intérieure, de l’Intérieur et de Bercy qui pourront butiner des flux et les stocks de données à grandes lampées. De la grande muette à la grande bouche Qu’est ce qui pourra être légalement ingurgité ? Pas de purge

Mashup, remix, sample, machinima,… au risque du droit d’auteur Re-cut, échantillonnage, art-collage, fancfiction, … ou autres formes de créations, qu’importe la technique employée ! Toutes ces créations, fondées sur des œuvres déjà existantes, impliquent la copie, la transformation, la diffusion et le partage, soit des pratiques couvertes par un droit d’auteur ainsi que par des droits voisins accordés à l’artiste-interprète et au producteur d’une œuvre audiovisuelle ou sonore. Écrit pour le n°11 de « De ligne en ligne » édité par la BPI, publié pour illustrer plusieurs expositions… à découvrir Quels droits ? La copie, c’est vrai, n’implique pas d’autorisation particulière lorsqu’elle est représentée dans le cercle de famille, soit pour quelques personnes de son entourage. Le droit d’auteur est implacable [1]: dans ce cas, il faut une autorisation pour reproduire l’œuvre et la représenter, même s’il s’agit d’un extrait, même si elle est modifiée, devenant ainsi une œuvre dérivée. Œuvre collective, composite ou de collaboration ? Attention ! Ill. Notes

Copie privée : Les 10 bidouilles qui coûtent très cher au consommateur Les consommateurs que nous sommes payons, chaque année, 200 millions d’euros aux organismes de collecte, SACEM et autres, au lieu de simplement laisser faire les mécanismes de marché. La copie privée, vous connaissez ? Sinon, c’est par ici ! Pour les autres, sachez que les industriels, prisonniers d’une Commission sourde à leurs revendications légitimes, ont décidé d’en claquer la porte. Ce qui ne semble pas gêner le moins du monde la « Ministre Oréllifilipetti », qui a tout simplement laissé comprendre que la Commission ferait sans. Quel changement, à vrai dire, quand on sait que de toute façon les revendications des industriels finissaient systématiquement par se perdre dans les recoins du Ministère. Quel est le principe de la rémunération pour copie privée ? Alors, commençons par le commencement… Pour calculer les « revenus perdus », il faut connaître le nombre de copies réalisées par le consommateur. 1 ère bidouille Les questionnaires utilisés s 2ème bidouille 3ème bidouille

Droit d'auteur : La Commission européenne invoque la crise pour poursuivre la répression La Commission européenne n'est pas prête à changer de cap en matière de droit d'auteur, estime la Quadrature du Net. Avec la publication de deux nouvelles « feuilles de route » [1] sur le droit d'auteur, les brevets et le droit des marques, l'institution qui a négocié l'ACTA décide d'en rester au statu quo. Ironiquement, elle invoque la crise pour justifier la poursuite de ces politiques qui ont d'ores-et-déjà échoué, souligne Philippe Aigrain, co-fondateur de l'organisation citoyenne. La Commission européenne refuse de voir que le partage de la culture et de la connaissance favorise la collaboration, encourage l'innovation et garantie notre souveraineté sur les ressources informationnelles. Après l'épisode ACTA, la Commission ne peut ignorer la crise de légitimité croissante du dogme du droit d'auteur. « C'est en effet une période de troubles que nous traversons. Références 1. 2.

Aaron Swartz, qui avait défié JSTOR en libérant des articles du domaine public, s’est suicidé C’est une très triste nouvelle que l’on a appris aujourd’hui, par le biais d’une publication sur le site du MIT : l’activiste Aaron Swartz, connu pour être le co-auteur à 14 ans des flux RSS et le co-fondateur du site de partage d’informations Reddit s’est suicidé. Il avait seulement 26 ans. Mourning. Aaron Swartz comptait parmi les défenseurs les plus fervents des libertés numériques. Les combats d’Aaron Swartz étaient une source d’inspiration pour beaucoup et une large part de mon propre engagement en faveur de la défense du domaine public découle de l’exemple qu’il nous avait donné. Aaron Swartz avait en effet décidé en 2011 de hacker la base JSTOR à partir d’une connexion du MIT afin de libérer plus de 4 millions d’articles scientifiques, dont une part notable appartenait au domaine public. Certains pourront dire que commettre des actes illégaux n’est jamais une bonne manière de défendre une cause. There is no justice in following unjust laws. Boston Wiki Meetup. Par calimaq.

Internet ravit la culture En créant une zone de réappropriation illimitée des contenus, le web ouvre la voie au remix populaire de la culture. Un fait majeur dans l'histoire de la propriété intellectuelle et de la création que décrypte André Gunthert, chercheur à l'EHESS. Dans son célèbre article “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, publié en 1939, Walter Benjamin dessine l’opposition paradigmatique de deux cultures. Face à l’ancienne culture bourgeoise, appuyée sur le modèle de l’unicité de l’œuvre d’art, les nouveaux médias que sont la photographie et le cinéma imposent par la “reproductibilité” le règne des industries culturelles. Un demi-siècle plus tard, la révolution des outils numériques nous confronte à une nouvelle mutation radicale. Mythologie des amateurs Cette évolution a d’abord été perçue de façon confuse. Dans cette mythologie optimiste, l’amateur est avant tout conçu comme producteur de contenus vidéos, selon des modalités qui ont des relents de nouveau primitivisme.

ElectronLibre La CIA espionne toutes vos données persos... et l’Europe s’en fiche Le gouvernement américain s’est octroyé depuis quelques années le droit d’espionner la vie privée des citoyens étrangers, dont les Européens, en mettant à contribution ses grandes compagnies, Facebook, Google ou Microsoft. Et les autorités européennes ferment les yeux. C’est ce que dénonçait la version américaine de Slate le 8 janvier dernier, en s’appuyant sur le rapport [en anglais] « Combattre le cybercrime et protéger la vie privée sur le Cloud » du Centre d’études sur les conflits, liberté et sécurité, passé jusqu’alors tout à fait inaperçu. La mise en place d’une sorte de tribunal secret, dont l’action ne se limite plus aux questions de sécurité nationale ou de terrorisme mais à « toute organisation politique étrangère », inquiète les auteurs de ce rapport remis au Parlement européen fin 2012. Un risque pour la souveraineté européenne « Carte blanche » pour espionner L’inaction des responsables européens « Il est très clair que la Commission européenne ferme les yeux.

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