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Pourquoi l’immense majorité des viols ne terminent jamais aux assises

Pourquoi l’immense majorité des viols ne terminent jamais aux assises
Procédures longues, policiers sans tact... Souvent, les victimes de viol que Nolwenn Weiler rencontre soupirent : « Si j’avais su, je n’aurais pas porté plainte. » Entretien. Nous l’avons appris en fin de semaine, la justice rennaise a tardé six mois avant de faire un test ADN dans une enquête pour viol. Une analyse qui aurait peut-être pu éviter trois viols supplémentaires, vraisemblablement commis par celui qui est poursuivi pour l’agression. La victime et son avocat dénoncent un dysfonctionnement dû, selon eux, à un manque de budget, tandis que le parquet rétorque que son choix a été guidé par un souci d’efficacité : il aurait pris la décision de ne pas demander l’analyse, puisqu’il estimait que les chances d’obtenir des preuves étaient faibles. Les réactions des médecins, de la police, voire des proches dans les affaires de viols ne sont pas toujours très compréhensives ou appropriées. Seulement 3% des viols sont jugés Les peurs légitimes des victimes Une procédure éprouvante

http://rue89.nouvelobs.com/2013/06/30/pourquoi-97-declarations-viols-terminent-jamais-assises-243827

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A 20 ans, j’ai commis un viol. Méritais-je d’être abattu ? Quand je lis ce que certains peuvent écrire sur une personne qui a commis un braquage, ce qui est tout de même (à mon sens) bien moins grave que mes propres actes, je n’ose même pas imaginer ce qu’ils penseraient si ma victime ou un de ses proches m’avait abattu de la même manière. Making of Nous avons reçu beaucoup de tribunes d’opinions suite au succès de la page Facebook « Soutien au bijoutier de Nice », des témoignages de personnes ayant « liké » ou refusé de liker cette page qui compte ce jeudi 1,6 millions mentions « J’aime ». Anthony D. Six mois de prison pour un accusé des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois Un homme de 29 ans a été condamné mercredi 29 mai à Créteil à six mois de prison ferme pour sa participation aux "tournantes" de Fontenay-sous-Bois, viols collectifs pour lesquels 14 autres hommes ont été jugés en 2012. Sa peine a été assortie de six mois de sursis, tandis que le deuxième accusé, 27 ans, qui comparaissait pour tentatives de viols, a été relaxé. Plus tôt, le parquet de Créteil avait requis respectivement deux ans ferme et six mois avec sursis à l'encontre des deux hommes. La plaignante, Nina, 30 ans, avait 16 ans lors des faits, ses agresseurs présumés 13 et 14. "Nina considère que cette décision est équilibrée, qu'elle tient compte à la fois de la réalité de sa douleur et de la jeunesse des accusés" à l'époque des faits, a déclaré son avocat, Léon-Lef Forster. "Elle a le sentiment que sa parole a été prise en considération", a-t-il ajouté.

Je ne supporte plus vos abjections au sujet du viol *Les passages en italique correspondent aux commentaires cités Donc il y a ce passage (1/9 du texte) de mon dernier article qui relate qu'après avoir passé la soirée avec un groupe de mecs que je ne connaissais pas très bien, j'ai préféré partir malgré le froid et le fait que je n'avais nulle part où aller (Le texte se déroule à une époque où j'étais SDF, vous pouvez le lire ici pour mieux comprendre de quoi il s'agit), et puis y'a ce commentaire d'un courageux anonyme qui tombe. Il chouine parce que je suis trop méchante d'assimiler groupe de mecs et viol, et que putain, il en a marre de toujours lire ce genre d'histoires où les relations humaines sont réduites à des coups. Et puis que merde, SYSTEMATIQUEMENT, on assimile groupe de mecs et viol, et qu'on s'en sort plus dans la vie quoi.

Le supplément Homme de Causette Causette n’a pas fini de décevoir les lecteurs-trices un moment attirés par ce qui semblait être l’orientation féministe du magazine. Nous publions ici le courrier d’un lecteur mettant en garde contre les affinités possibles du Cahier "Hommes" de l’été 2012 avec certaines idées masculinistes. Chère Causette,

Violée à 13 ans, cassée quand je porte plainte, sept ans après - Rue89 - L'Obs Je fais partie de ces femmes qui ont eu le malheur d’être au mauvais endroit, au mauvais moment. J’ai été violée. A l’époque, j’avais 13 ans, je n’avais même jamais embrassé un garçon. Passons sur les détails sordides. En rentrant chez moi, j’ai fait comme si de rien n’était. Je me suis assise dans le fauteuil et j’ai regardé la télé.

Ces pauvres garçons qui violent à l’insu de leur plein gré Un garçon bien sous tout rapport. Une fille en mini-jupe. Forcément en mini-jupe. Catherine Bonnet : pédopsychiatre en exil pour avoir signalé des agressions sexuelles sur des d'enfants Extraits de l'article "Catherine Bonnet, une pédopsy en exil": La folle aventure de cette pédo­psychiatre parisienne commence en 1996. Cette année-là, en signalant aux autorités judiciaires des agressions sexuelles subies par des enfants, Catherine Bonnet était loin d’imaginer que ces enfants seraient considérés comme menteurs et qu’on s’acharnerait à la « museler ». Pouvait-elle se douter qu’elle perdrait travail et logement, contrainte de devenir, à soixante-deux ans, pédopsy­chiatre intérimaire dans des ser­vices hospitaliers britanniques ? En 1996, année où éclate l’affaire Dutroux, Catherine Bonnet a acquis une solide réputation de spécialiste de la maltraitance à enfants. C’est sans doute pourquoi arrivent dans son cabinet des victimes d’inceste de plus en plus nombreuses, de plus en plus jeunes, mais aussi ayant subi des agressions sexuelles filmées ou organisées dans des réunions d’adultes.

Pour une critique féministe des procès pour viol Cet article est le premier d’une série intitulée "Parler du viol". Dans de prochains articles, je reviendrai notamment sur les termes employés pour parler du viol et sur l’emploi du mot "tournantes" dans les médias. Il paraît dérisoire de dire que j’ai été choquée en prenant connaissance du verdict dans le procès des viols collectifs de Fontenay-sous-bois. L’incompréhension, la tristesse, la colère que j’ai ressenties, la plupart d’entre vous la connaissent. D’ailleurs les réactions autour de moi et sur internet sont à peu près unanimes; pourtant les juristes vous diront que cette émotion, bien que légitime, n’a pas sa place dans un procès (des exemples là, là et là), ce que je comprends totalement. Ce que je comprends moins, en revanche, c’est que ce verdict (souvent qualifié de "fiasco judiciaire", comme dans les liens ci-dessus) ne pousse pas plus à s’interroger sur le fonctionnement de la justice dans le cas des procès pour viol.

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