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Les « vérités » d’Eric Zemmour : les femmes diluent-elles le pouvoir ?

Les « vérités » d’Eric Zemmour : les femmes diluent-elles le pouvoir ?
Si les contradicteurs d’Eric Zemmour ont tellement de mal avec lui, c’est qu’il part toujours de faits observables et peu contestables. Auxquels il fait ensuite dire ce qui lui convient. Il y a quelques semaines, cette interview par Ruth Elkrief a pas mal circulé sur les réseaux sociaux et donné lieu à quelques réactions (le blog des Martiennes, les Nouvelles News). Eric Zemmour y énonce une série de « vérités » : « Il y a un lien entre pouvoir et virilité, les hommes ont inventé le pouvoir », « le pouvoir est masculin » et il ne manque pas de préciser, que, bien entendu, il y a des exceptions et des femmes qui ont accédé au pouvoir en utilisant des valeurs masculines. Qu’y a t-il à redire à ça ? Et polémiquer là-dessus revient d’une part à renforcer sa position puisque l’auditeur ne peut que lui donner raison, et se retrouver à défendre des positions peu assurées, ce qu’il ne manquera pas évidemment de souligner. « Le pouvoir ne doit pas rester dans la main des hommes ? Related:  Déconstructions des accusations invalidesMASCULINISME

Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle Cette brochure se veut un outil « d’autodéfense intellectuelle » : nous proposons ici quelques pistes pour identifier les discours et les pratiques de ce mouvement réactionnaire que l’on nomme le masculinisme, de manière à pouvoir mieux les repérer et les « démonter ». Pour nous, tout a commencé à Grenoble, un soir de janvier 2011, où nous nous sommes retrouvé.e.s quelques potes à la projection d’un documentaire intitulé « Des hommes en vrai » [1] ; projection organisée par la mairie de Grenoble et en présence des membres du Réseau Hommes Rhône-Alpes (voir la partie 1). Nous avons été atterré.e.s par ce que nous avons vu et entendu ce soir-là, et nous avons alors décidé de réagir. Nous avons commencé à mieux nous informer sur « le masculinisme » et à mettre en place un travail de veille. Quelques mois plus tard, nous avons organisé une soirée publique, histoire de diffuser de l’information et de partager nos analyses. Le texte se découpe en quatre parties.

Appel à soutien : Sexisme dans l’enseignement supérieur, la fin d’un tabou qui n’en finit pas… | EFiGiES En 2002, le CLASCHES (Collectif de Lutte Anti-sexiste contre le Harcèlement Sexuel dans l’Enseignement Supérieur) dénonçait publiquement les violences sexistes dans le monde universitaire. Depuis, si des avancées législatives ont été obtenues, les pratiques tardent à changer. Ainsi, le 24 janvier 2013, le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur dénonçait publiquement les propos sexistes et homophobes contenus dans des pages Facebook intitulées « Osez le masculin » et « Osez le masculisme ». Plus largement, cette affaire révèle la banalisation des violences sexistes dans l’enseignement supérieur : la culture du silence, comme celle de la protection de l’image et de la réputation des grandes écoles et des universités constitue un terreau favorable à la perpétuation de pratiques qui ne seront jamais trop dénoncées. C’est pourquoi nous demandons : Le Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.

Pas si grave | Polyvalence mon pote Je crois que le pire dans les violences sexistes, qu’elles soient physiques ou autres, c’est qu’on tente toujours de les minimiser. De te dire qu’ailleurs c’est pire, que tu exagères… C’est d’ailleurs très parlant, puisque comme dit Christine Delphy « Quand une féministe est accusée d’exagérer, c’est qu’elle est sur la bonne voie. » S’agissant du harcèlement de rue par exemple, il m’aura fallu de longues discussions sur Internet, et en particulier sur Twitter, pour mettre le doigt sur ce que ces comportements avaient de terrible et de glaçant sous leurs dehors de drague un peu cheap. Mais ce n’est pas grave, n’est-ce pas, ce ne sont que des mots… C’est donc d’actes qu’il faut parler ? Mais là non plus, ce n’est pas si grave, penses-tu, il y a des pays où les femmes sont excisées. Fatalement, dans l’escalade du pire en termes de violences sexistes, on en arrive à parler du viol. Et là, il y a encore des gens pour te dire que ça n’est pas si grave. Diane Like this: J'aime chargement…

Why You Shouldn’t Tell That Random Girl On The Street That She’s Hot » Brute Reason Ah, spring. What a wonderful time of the year. Flowers are blooming, birds are chirping, terrified college students are graduating, and dudes on the internet are pondering that age-old philosophical question: “But whyyyyy can’t I tell that random girl on the street that she looks hot?” It seems that men are finally starting to realize that many women do not like street harassment (or, in the parlance of the uninitiated, “unsolicited compliments about a stranger’s appearance”). This is really great and a sign that activists are doing a good job. However, predictably, I’ve also seen a surge of men desperately trying to find loopholes so that they can still, yes, give women their irrelevant and unasked-for opinion on their appearance. Okay. Here’s what I AM going to say: So, about really wanting to compliment random women on the street. Of course, this is rarely, if ever, what it’s really about when men “compliment” women they don’t know on how they look. Here’s the thing. Look. Like this:

Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le « tone argument » (argument de/du ton). [C’est] un argument utilisé dans des discussions, […] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question. L’emploi de l’argument de ton empêche la (le) féministe accusé-e de développer son propre argument et vise in fine à la (le) faire taire. C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. Et deux jours avant l’élection: AC Husson

Les hommes et les femmes ont-ils des cerveaux différents ? "Il est impossible de deviner, en regardant un cerveau adulte, s'il appartient à un homme ou une femme", explique la neurobiologiste Catherine Vidal. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Lucie Soullier En distinguant l'identité sexuelle du sexe biologique, les études de genre affirment que la nature ne suffit pas à faire des hommes et des femmes. Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Institut Pasteur a travaillé sur la plasticité du cerveau. Le cerveau du fœtus se forme-t-il différemment, au cours de la grossesse, selon que l'enfant à naître est une fille ou un garçon ? Catherine Vidal : Non, il n'y a pas de différence anatomique entre les cerveaux des fœtus filles et garçons. La seule différence que l'on peut relever concerne le contrôle des fonctions physiologiques de la reproduction. Le cerveau continue donc de se former après la naissance de l'enfant ? En grande partie, oui. C'est donc la socialisation qui forge nos cerveaux ? Absolument pas.

Sexisme aux Oscars 2013 La cérémonie des oscars 2013 fut animée par l’acteur, réalisateur et scénariste Seth McFarlane, créateur notamment de la série American Dad et du film Ted. La cérémonie fut un festival de blagues racistes (faire semblant de confondre Denzel Washington et Eddie Murphy), antisémites (tout un sketch entre Ted et Mark Walhberg sur les juifs qui domineraient Hollywood…), homophobes (après avoir interprété une chanson avec le Gay Men’s Chorus of Los Angeles, McFarlane insiste bien sur le fait qu’il n’est pas gay) et surtout sexiste. Le site Buzzfeed s’est même amusé à comptabiliser les pires blagues sexistes de McFarlane durant la cérémonie : Mais d’autres étaient bien plus choquantes… « This is the story of a man fighting to get back his woman who has been subjected to unthinkable violence or as Chris Brown and Rihanna call it, a date movie. La violence conjugale, un sujet de plaisanterie hilarant.

Bingo féministe et « mansplaining  | «Genre! Hier, Sophie Gourion, une féministe que j’apprécie et que je suis sur Twitter, a eu un long débat à propos du marketing genré. Elle a écrit, il y a quelques mois, un article pour Slate sur cette stratégie « qui consiste à segmenter l’offre produit en fonction du sexe », »une façon indirecte de démultiplier les intentions d’achat, deux produits sexués devant ainsi se substituer à un seul produit mixte au sein d’un ménage ». Une des personnes avec qui elle discutait n’y voyait pas de sexisme et, surtout, pas un sujet de préoccupation pour les féministes; d’où ce tweet (écrit par un homme): @Sophie_Gourion le vrai combat du féminisme est dans l’égalité des droits, pas dans l’uniformité des produits ni de la comm.— [Anonyme] Juillet 13, 2012 Précisons que cette personne, avec qui j’ai discuté ensuite, se considère comme féministe et que mon objectif n’est pas de lui contester cette appellation. Tu crois que je suis en train de faire du mansplaining? Alors, vous voyez ce que je veux dire?

What I Mean When I Say I'm Sex-Positive. I'm sex-positive! And I'm realizing that's a painfully ambiguous term. I've seen people use it to mean everything from "not viewing sex as inherently evil" to "insisting that everyone should have tons of orgasms and it'll solve all their problems." You can see how people using the first definition could have some seriously unproductive arguments with people thinking they're using the second. About the "orgasms for everyone!" Sex-positivity has had problems with misconstruing personal choice as sexual repression and sexual exploitation as personal choice, and I don't want to deny that. So here's my definition/manifesto. •I think freedom of sexuality is something that we all need and very few of us have. •I think sexual pleasure is a legitimate thing to want and ethically pursue. My sex-positivity does not exist in opposition to non-sex-positive feminism. •I do not judge people for the ethical sex that they have or want. •I will not tolerate hatred of sex workers. •Everyone should have sex.

Affinité socialement construite entre masculinité et militarisme Dans sa préface Arielle Denis revient sur les racines des guerres et du militarisme. Elle indique « A ces causes, Cynthia Cockburn propose d’ajouter la dimension de genre. Sa démonstration est particulièrement limpide et a enthousiasmé la militante pacifiste que je suis. J’ai pris un immense plaisir à découvrir ses analyses, à reconnaître mes propres questions et les débats que nous avons eus entre femmes ou avec nos camarades masculins », et parle de la logique violente enraciné dans le patriarcat, de la place des femmes dans les organisations pacifistes, de la syndicaliste Hélène Brion, d’Andrée Michel, de mille visages « Femmes en noir palestiniennes et israéliennes, amies de Belgrade et de Sarajevo, courageuses militantes d’Irak, sœurs d’Algérie, combattantes de la non-violence de Colombie, ou enfants-soldates rescapées des guerre d’Afrique ». Seconde guerre mondiale, armes nucléaires, « le massacre instantané et arbitraire de plus de cent mille civils japonais par les Alliés ».

Une comparaison entre misandrie et misogynie On pourrait croire à première vue que les deux se valent. Que toutes les formes de violence sont équivalentes, injustifiées et injustifiables. Et que la misandrie est tout aussi dommageable que la misogynie. Or, comme l’explique simplement ce post trouvé sur tumblr, il n’en est rien : motivation behind misogyny :men maintaining power over women results of misogyny :rape, abuse, murder, lower pay, less opportunities, general discrimination and loss of power, restrictive gender roles, and much, much more. motivation behind misandry :men as a group sure do a lot of bad things as a result of their gendered power and male privilege, im not sure that i trust them or even like them. results of misandry :hurt feelings En français : Intention de la misogynie :Faire en sorte que les hommes maintiennent la domination qu’ils exercent sur les femmes. « Allo les urgences ? Peut-être même iront-ils jusqu’à affirmer que la misandrie a les mêmes résultats que la misogynie, comme toutes les haines.

Impunité des sportifs en milieu estudiantin. C'est encore une fois une histoire tristement banale. Une étudiante Carolyn Luby écrit une lettre à Susan Herbst, présidente de l'université du Connecticut où elle étudie. Herbst a décidé de refaire faire le logo des équipes sportives pour le rendre plus "powerful" et "agressive". Luby rappelle toutes les histoires d'agression (sexuelle ou pas) dans lesquelles sont impliqués des membres des équipes sportives. Elle souligne qu'il aurait peut-être été plus important de signaler que le sentiment d'impunité ne devait pas exister pour les mauvais comportements et de lancer des programmes pour diminuer la violence contre les femmes. Comment est ce traduit dans certains journaux ? Jusque là admettons encore, on peut se dire que les journalistes sont tout heureux de faire du buzz à bas prix même si elle n'a jamais dit cela. Sauf que non. Depuis Luby reçoit des menaces et les propos à son encontre sont éloquents. Tous extraits de ce site. “It just reinforced the rape culture that I knew existed.

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