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OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini
Des grains de maïs MON810, génétiquement modifiés, produits par Monsanto, lors d’une manifestation anti-OGM à Trèbes, près de Carcassonne, le 23 janvier 2012 (ERIC CABANIS/AFP) Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications. C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis. La revue scientifique a publié en ligne une vingtaine de lettres de détracteurs ainsi qu’une « réponse aux critiques » rédigée par l’équipe Séralini. La tactique de ces partisans de la biotechnologie ? Un réseau international P. Des conflits d’intérêts masqués Related:  Controverse (pierre dans la mare)

OGM : Monsanto échappe à une audition par l'Anses sur le maïs NK603 LE MONDE | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Auditionné conjointement, mercredi 7 novembre, par les commissions des affaires sociales et du développement durable de l'Assemblée nationale, un responsable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a expliqué que l'entreprise Monsanto n'avait pu être entendue par l'agence dans le cadre des suites à donner à la publication controversée du biologiste Gilles-Eric Seralini sur les effets du maïs OGM NK603, que la firme produit. Cité par le Quotidien du médecin, le directeur de l'évaluation des risques à l'Anses, Dominique Gombert, a indiqué aux députés que l'agence avait adressé à Monsanto "un courrier extrêmement précis sur les questions que nous souhaitions leur poser, notamment sur les effets dans les études à long terme. Lire : OGM : Les autorités scientifiques françaises critiquent les travaux de M. Lire : Comment le test sur les rats échoue à protéger les hommes

Ogm ou la science contre la démocratie (Jean-Pierre Berlan) Jean-Pierre Berlan, ex-directeur de recherche à l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) analyse l’affaire des conclusions de la recherche de Gilles Seralini sur un OGM, le maïs NK603. Jean-Pierre Berlan ne tente pas de battre en brèche (ou non) le protocole de Mr Seralini, ce que la plupart des « experts » se sont empressés de faire, mais souligne les problématiques centrales que les OGM cultivés en plein champ, et voués à nourrir les êtres vivants posent : celles de la démocratie, de l’agriculture moderne des industries chimiques, du règne des experts, de l’addiction des populations aux pesticides. Montrer des dangers des éthers de glycol, du nucléaire, du sel, des Ogm expose à des déboires sûrs plutôt qu’à des promotions. Le courage et le mérite de Séralini et de quelques rares scientifiques d’aller à contre-courant sont d’autant plus grands. Tout aussi délicat à manier est l’argument que Séralini utilise une souche de rats sensible aux tumeurs.

La cabale anti-Séralini : le Pr Paul Deheuvels s'indigne du "communiqué des Académies" C'est une leçon de déontologie, par le directeur du Laboratoire de statistique théorique et appliquée de l'Institut Pierre et Marie Curie (Paris VI), et c'est sur le site du Nouvel Observateur : Extraits : << Ce vendredi, les Académies nationales d’Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies, et Vétérinaire ont publié un communiqué au sujet de l'étude de Gilles-Eric Séralini sur l'OGM NK 603 de Monsanto. Leur verdict ? << Je viens d'apprendre qu'un tout petit nombre de représentants des six Académies (Sciences, Médecine, Technologies,...) se sont réunis pour publier un communiqué commun concernant l'étude du professeur Séralini (éditée récemment dans la revue Food and Chemical Toxicology). Les Académies ne sont pas engagées dans leur ensemble [...] [...] Un mauvais procès fait à l'étude de Séralini Pour une saine confrontation des idées

OGM : mettre fin à 15 ans de "débat stérile" Le professeur Gilles-Eric Séralini, auteur d'une étude tendant à démontrer la toxicité d'un maïs OGM, a appelé mardi 9 octobre les députés à instituer les conditions d'une "expertise contradictoire" pour mettre fin à quinze ans de "débat stérile" sur les organismes génétiquement modifiés. "Il faut sortir du mythe de l'expertise indépendante pour instituer l'expertise contradictoire", a-t-il lors d'une audition devant les commissions du développement durable et des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le député UMP Bernard Accoyer, qui avait mis en cause dans la journée une audition "précipitée", a de nouveau contesté avec virulence l'étude du biologiste, notamment sur sa médiatisation ou son financement. De plus, "il faut instituer l'expertise contradictoire", "avec chacun démasqué", a-t-il ajouté, pointant les "intérêts industriels importants à réduire l'ampleur et la longueur des tests".

Monsanto's GMO Corn Linked To Organ Failure, Study Reveals In a study released by the International Journal of Biological Sciences, analyzing the effects of genetically modified foods on mammalian health, researchers found that agricultural giant Monsanto’s GM corn is linked to organ damage in rats. According to the study, which was summarized by Rady Ananda at Food Freedom, “Three varieties of Monsanto’s GM corn - Mon 863, insecticide-producing Mon 810, and Roundup® herbicide-absorbing NK 603 - were approved for consumption by US, European and several other national food safety authorities.” Monsanto gathered its own crude statistical data after conducting a 90-day study, even though chronic problems can rarely be found after 90 days, and concluded that the corn was safe for consumption. The stamp of approval may have been premature, however. In the conclusion of the IJBS study, researchers wrote: “Effects were mostly concentrated in kidney and liver function, the two major diet detoxification organs, but in detail differed with each GM type.

OGM et herbicides : l'étude de Séralini est un bon début L'étude de Gilles-Éric Séralini montre le danger des OGM (Closon Denis/SIPA) SCIENCES. L’étude de Gilles Eric Séralini parue dans "Food and Chemical Toxicology" le 19 septembre dernier a déclenché un véritable raz de marée médiatique. Cet événement a donc pointé les lacunes du système d’évaluation européen, l’EFSA (l’autorité sanitaire des aliments européenne), qui a toujours refusé de conduire une telle étude. Les effets chroniques de l'herbicide à base de glysophate Round Up Cependant, le vacarme médiatique a jusqu’à présent quasiment rendu inaudible une dimension très importante de cette étude : les effets chroniques de l’herbicide à base de glyphosate Round Up (RU GT +) ingéré à très faible dose par les rats. En effet, Gilles-Eric Séralini et son équipe ont également suivi des groupes de rats ne mangeant pas d’OGM mais ingérant du RU à diverses concentrations dans leur eau pendant les deux années de l’expérience. De l’alerte à l’action [1] Voir par exemple : J.

OGM : "C'est une prise de la Bastille !" François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, réagit à la publication de l’étude menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini sur les organismes génétiquement modifiés. L’ONG est spécialisée sur les pesticides et autres produits phyto-sanitaires utilisés dans l’agriculture. Que représente pour vous la publication de cette étude de long terme sur les rats ? - C’était jusque-là, et de manière incompréhensible, l’étude impossible. L’autre avantage, c’est de pouvoir étudier l’effet d’un OGM commercial dans sa totalité, avec les adjuvants associés au Roundup, et pas seulement sur le test de son seul principe actif... - Tout à fait. Ce recours au test animal pour les produits ou les technologies qui n’y sont pas soumis pourrait donc éviter nombre de risques sanitaires inconsidérés ? - Oui, après un premier test sur les cellules humaines vivantes pour "screener" les plus grands risques, on pourrait imaginer un tel type de test pour le diesel ou les ondes électro magnétiques.

Etude OGM : le Pr Séralini dénonce les "attaques des lobbies" Quelques jours après la révélation, le 19 septembre, des conclusions d'une étude choc sur la toxicité d'un OGM, le professeur Gilles-Eric Séralini s'est dit, lundi 24 septembre, "attaqué de manière extrêmement malhonnête par des lobbies, qui se font passer pour la communauté scientifique". "C'est le même lobby qui a permis l'autorisation de ces produits et qui est activé par les entreprises de biotechnologies", a estimé l'universitaire de Caen, interrogé par l'AFP. "C'est une entreprise de salissement de l'individu pour essayer de discréditer son travail parce que la conséquence, ce serait qu'on les oblige [les entreprises de biotechnologies] à faire des études à long terme", a ajouté M. Séralini, répétant qu'il venait de publier "l'étude la plus longue et détaillée jamais faite sur un OGM". Lire : "Qu'est-ce que le maïs NK603, soupçonné de toxicité ?" Lire : "Le protocole d'étude de M. Lire aussi : "OGM : Gilles-Eric Séralini, un scientifique engagé et critiqué"

OGM : comment Monsanto communique pour contrer les critiques Le logo de la firme Monsanto (S.PERLAMAN/SIPA). Au-delà des batailles de chiffres et de résultats, c'est d'abord à une guerre de communication que se livrent Gilles-Eric Séralini et les équipes du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), contre le laboratoire Monsanto, coupable doublement désigné. Avec les réseaux sociaux en arbitre d'un match dont on n'a pas fini de compter les points. Une étude présentée comme un thriller Les conditions dans lesquelles ont été dévoilés les résultats de l'étude du Criigen ont tout d'une stratégie de communication murement réfléchie. Rien n'a été laissé au hasard pour donner un maximum de retentissement à cette enquête à charge. Comme souvent en pareil cas, la stratégie de communication tient en un mot : le buzz. Dans la présentation de cette étude, tout est fait pour retenir l'attention et "viraliser". C'est aussi le storytelling qui a accompagné la révélation. Mais le pétard ne part que si on allume la mèche.

OGM: Gilles-Eric Séralini prend un gros risque, la France aussi Gilles-Eric Séralini, GES pour les intimes, prend un gros risque avec le dernier chapitre en date de sa croisade anti-OGM. Et la France, aussi, en soutenant ses résultats avant même qu’ils ne soient vérifiés et en envisageant, si vite, comme le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en déplacement à Dijon, une demande de l’interdiction pure et simple des OGM en Europe. Gilles-Eric Séralini dirige l’équipe qui a publié l’étude «Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize» montrant que des rats nourris aux OGM et au Roundup meurent beaucoup plus vite que les rats du groupe de contrôle recevant une nourriture sans OGM ni Roundup. Une publication dans une revue plutôt modeste D’ailleurs, le gouvernement appelle les autorités compétentes –l’agence de sécurité sanitaire (ANSES) et l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)– à vérifier l’étude au plus vite. Les réactions à l’enquete montrant les dangers… par Maxisciences 1°/ Les points forts

OGM, plantes mutées et hygiène chimique, l'interview de Joël Spiroux En 2012, l’équipe Séralini publie dans une grande revue scientifique – « Food and Chemical Toxicology » – une étude sur l’herbicide Roundup ainsi que sur le maïs OGM NK603 qui le tolère, tous deux des produits de la firme Monsanto. Menée sur des rats pendant deux ans, cette étude démontre les dangers d’une consommation de maïs OGM dans le temps, ainsi que du Roundup. Les photos de rats atteints de tumeurs énormes, affichées en une des journaux, font le tour du monde et provoquent un tollé. En juin 2014, le CRIIGEN republie son étude et propose une conférence de presse qui ne sera que mollement suivie par les médias. IPSN : Deux ans après la publication de votre première étude, vous l’avez republiée en juin 2014. Nous voulions montrer à la communauté scientifique et au grand public que notre étude reposait sur des données solides. Les photos des rats avec leurs grosses tumeurs ont marqué les médias et les esprits. Ce que vous me dites est inquiétant. Mais là n’était pas l’essentiel.

Anti-GMO activist professor Seralini wins again in court, finding Marc Fellous guilty of forgery and defamation (NaturalNews) On 22 September a judge in the Criminal Court of Paris found Marc Fellous guilty of forgery and the use of forgery in order to defame Prof Gilles-Eric Seralini and CRIIGEN, a research association which focuses on the risks of genetic engineering and pesticides and the development of alternatives. (Article republished from GMWatch.org) Marc Fellous is a GMO proponent who was formerly President of the Biomolecular Engineering Commission (CGB), which assessed the safety of GMOs in France for the ministries of agriculture and environment from 1998 to 2007. In 2016 he became president of the French Association for Plant Biotechnology, a lobby group that was set up to promote GM crops. [1] Last November Fellous lost a libel case to Seralini. During that court case, Fellous used or copied the signature of a scientist without his agreement ("forgery" and "use of forgery") to argue that Seralini and his co-researchers were wrong in their reassessment of Monsanto studies. Sources:

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