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La neutralité du net bientôt protégée par la loi ?

La neutralité du net bientôt protégée par la loi ?
Le débat sur la neutralité du net est reparti de plus belle : après le rapport gouvernemental commandé l'an dernier par Nathalie Kosciusko-Morizet, c'est un rapport parlementaire qui a été remis, ce matin, à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Il clôt la mission d'information sur la neutralité d'internet qui a été confiée à deux députées, Corinne Erhel (PS) et Laure de la Raudière (UMP), toutes deux spécialistes d'économie numérique. Et alors que le document de 86 pages est présenté à la presse en ce moment-même, les premières réactions sont unanimes : le rapport est bien plus rigoureux, audacieux et engagé que son prédécesseur chapeauté par «NKM». Il devrait encourager à défendre et protéger, dans les prochains travaux européens sur la régulation d'Internet, la liberté d'expression et la neutralité des réseaux. Neuf propositions concrètes concluent le rapport selon quatre grands axes. exigences minimales en terme de qualité de service» . À lire aussi:

La neutralité du net bientôt sabordée au Royaume Uni ? La neutralité du net continue a faire débat, mais cette fois outre-Manche. À l'occasion d'une conférence de professionnels des télécoms, Ed Vaizey, le ministre de la Culture, a défini la position du gouvernement en s'attaquant franchement au concept-même de neutralité. Après avoir résumé les débats ayant lieu un peu partout dans le monde , il a défendu la nouvelle vision «britannique» de la neutralité. Le ministre affirme ensuite qu'une priorisation payante du trafic est non seulement acceptable, mais doit même être encouragée. Il décrit deux principes devant s'appliquer pour un tel scénario. Selon lui, la mise en place d'un internet à deux vitesses est justifiée par la rapide croissance du trafic qui mettrait en danger la qualité du service. Même si l'association des FAI locaux se réjouit de ces prises de positions très libérales, la grande majorité des réactions oscille entre le scepticisme et la critique virulente. Plus étonnante, la réaction de Peter Gabriel. François ARIAS

FAI alternatifs : Internet sans passer par Orange, Free ou SFR, ça existe ! | Rue89 Eco Un femme a l’air agréablement surprise sur une publicité pour un grille-pain (Retrospace) Si vous devez ouvrir une ligne internet, il est très probable que vous fassiez comme la quasi-totalité des Français et que vous optiez pour un des principaux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) du marché (Free, Orange, SFR...). Pourtant, des solutions alternatives existent. En France, ils sont environ un millier à avoir fait le choix des FAI associatifs. On en compte une vingtaine en France : de toutes petites structures dont certaines revendiquent moins d’une dizaine de clients. Aussi vieux que l’Internet grand public Ces petites structures associatives voient le jour quand Internet commence à s’implanter en France, vers le début des années 90. « L’Internet de l’époque n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui », explique Benjamin Bayart, le président de FDN (French Data Network), le plus ancien FAI français encore en activité : Connecter des gens à Internet, comment faire ? Des FAI activistes

« Dans ce rapport, ce qui saute aux yeux, c’est l’incompétence » Benjamin Bayart est l'un des précurseurs dans la lutte pour la neutralité du net en France. Président de FDN (French Data Network) , le plus vieux fournisseur d’accès Internet de l'Hexagone, il connait parfaitement les structures techniques et économiques qui régissent le réseau mondial. Nous l'avions déjà interviewé début 2009 et le résultat , « Tout le monde a intérêt à transformer Internet en Minitel » , fut mémorable. Quelles sont vos premières impressions à la lecture du rapport ? _ Elles sont mauvaises, pour plusieurs raisons. Sur quels sujets par exemple ? _ Tous. Un autre point qui relève de l’incompétence: certaines conclusions évidentes, qui découlent de ce que le rapport présente, ne sont pas tirées. On devrait favoriser la diffusion en P2P. C’est le moyen, à l’heure actuelle, le plus efficace et le plus rapide de diffuser les contenus sans déstabiliser le réseau, sans l’endommager, et qui peut jouer sur la localisation. D’autres exemples ? _ Il n’y en a pas davantage.

Fin de l’Internet illimité : ça se précise chez Orange Préparez-vous (un peu plus) à oublier l’Internet illimité à la maison. Selon La Lettre A du 12 octobre, Orange « prépare activement des offres de débits différenciés ». Derrière ce jargon vaguement technique se cache un changement fondamental : Orange veut proposer des offres internet différentes selon l’utilisation qui en est fait. Payer pour faire ce que vous voulez « Vers l’infini et au-delà » : Buzz l’éclair, « Toy Story », de John Lasseter, Pixar, 1996 Concrètement, cela pourra prendre la forme de formules d’abonnements internet « à tiroir » : un forfait peu cher pour l’accès aux moteurs de recherche et à Facebook. On est, en un mot, un peu plus proche de la fin de l’Internet illimité tel qu’on le connaît depuis une dizaine d’années. A l’époque, le porte-parole d’Orange avait confirmé travailler sur « des seuils » sur « certains forfaits ». Une dose de surveillance Justement. La Cnil est dans la boucle Mise à jour du 11/10/2012, 18h40. Réaction d’Orange Mise à jour du 11/10/2012, 19h10.

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