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Pourquoi les jeunes profs fuient-ils l’école?

Pourquoi les jeunes profs fuient-ils l’école?
« Il ne viendrait jamais à l’idée à un médecin fraîchement diplômé d’aller opérer un patient avant trois ou quatre ans de pratique encadrée. C’est pourtant ce que l’on fait avec les enseignants : on les propulse dans des salles de classe et on les laisse se débrouiller. » Une hécatombe aux conséquences très lourdes Le constat est interpellant : selon une étude menée en Flandre en 2003-2004, le taux d’abandon de la profession à Bruxelles après 5 ans est de 44 % dans l’enseignement fondamental ordinaire, 64 % dans l’enseignement fondamental spécialisé, 62 % dans l’enseignement secondaire ordinaire et 31 % dans l’enseignement secondaire spécialisé. Pour ces centaines de jeunes profs, c’est avant tout un drame personnel. Mais pour le système, c’est aussi un beau gâchis : gaspillage de fonds lié à la formation initiale des enseignants, désaffection de personnes qui auraient pu devenir de très bons enseignants, augmentation de la pénurie, etc. 1. 2. L’école a perdu sa légitimité Et c’est tout?

http://www.enseignons.be/actualites/2012/06/10/jeune-profs-ecole

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Le travail invisible des enseignants « hors les murs » - ethnographiques.org Julie Jarty Résumé Cet article est consacré à un aspect peu étudié du travail des enseignantes et des enseignants du secondaire français : celui réalisé en dehors de la classe. Deux profs réclament le droit à l'amour Nicolas et Anne-Laure, sont tombés amoureux à Gennes (Maine et Loire), se sont mariés l'an dernier à Sainte-Colombe (Rhône) et voulaient vivre ensemble du côté de Nantes (Loire Atlantique). Mais ils sont profs. Nicolas a été nommé à la rentrée aux Ulis (Essonne) et Anne-Laure à Chaumont (Haute Marne). Alors ils se sont installés entre les deux, à Troyes (Aube). Et depuis ils mènent bataille pour que deux enseignants qui s'aiment puissent vivre ensemble sans que ce soit la galère.

Prof : un métier intéressant mais… trop difficile ? La baisse du nombre de candidats aux concours de l’enseignement soulève des interrogations sur la représentation du métier de prof chez les jeunes. Le groupe de retraite prévoyance B2V, en partenariat avec le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, a choisi de les sonder (étude IFOP, février 2011, pdf ci-dessous). Trop d’indiscipline.

Le Ministre a raison: il n'y a pas de crise du recrutement d'enseignants. C'est simplement une crise de l'envie d'enseigner...une fois qu'ils découvrent la réalité du terrain. Aide aux Profs est de plus en plus contactée par de jeunes enseignants qui comprennent très vite que leur idéal ne correspond pas à la réalité, que ce métier n'est plus celui qu'exerçaient leurs enseignants, ni leurs parents. Beaucoup d'étudiants deviennent enseignants dans la continuité de leurs études, car ils se rendent compte bien vite qu'en-dehors des concours de la fonction publique, leurs études universitaires ne leurs offrent pas beaucoup de débouchés. Après le Bac, on leur a surtout appris à être assis dans des amphis, à écouter des enseignants déclamer leurs cours, parfois en le lisant sans une once de pédagogie, à "gratter du papier", et à faire des dissertations et des dissertations. Alors la logique, c'est de passer un concours pour avoir un travail, une sécurité d'emploi.

Les caractéristiques d'un bon professeur Seuls les bons professeurs forment les bons autodidactes.(Jean-François Revel) On me demande mon avis sur ce qui fait un bon professeur. C’est une question pour laquelle il n’y a pas de réponse unique et dont le piège réside dans notre penchant à tout rationaliser. Plusieurs se sont déjà penchés sur la question, comme en font foi les quelques liens ci-dessous. Au mieux, je peux présenter un modèle de bon professeur, forgé au fil des lectures, de l’expérience et de ma pratique actuelle. Jeunes profs: le désamour du métier Opinions Le constat est interpellant : selon une étude flamande datant de 2003-2004 (il n’existe pas de chiffres plus récents mais une étude est en cours en Fédération Wallonie-Bruxelles), le taux d’abandon des jeunes enseignants après cinq années de métier est de 44 % dans l’enseignement fondamental ordinaire, 64 % dans le fondamental spécialisé, 62 % dans le secondaire ordinaire et de 31 % dans le secondaire spécialisé. Et les enseignants débutants présentent deux fois plus de troubles névrotiques que les débutants en insertion dans d’autres professions. Comment en est-on arrivé à cette situation ? C’est ce qu’Anne Floor, chargée d’études et d’analyses à l’Ufapec (Union des fédérations des associations de parents de l’enseignement catholique) a voulu comprendre.

C'est quoi un bon prof ? C'est celui qui respecte, qui valorise et qui fait progresser les élèves A (re)lire, les précédents épisodes :Rentrée scolaire : qu'est-ce qu'un bon prof ?C'est quoi un bon prof ? De l'enthousiasme communicatif et beaucoup de persévérance...C'est quoi un bon prof ? Adopter un positionnement original face aux nouvelles sources d'informationC’est quoi un bon prof ? Quelqu'un qui a encore le courage de faire cours !

L’épuisement professionnel gagne-t-il du terrain à l’école ? Personne n’ignore plus le malaise des personnels de l’éducation nationale. On sait aujourd’hui, plus précisément, dans quelles proportions le stress les touche : 24 % des agents de l’éducation nationale sont « en état de tension au travail », et 14 % « en épuisement professionnel », selon l’enquête divulguée lundi 30 janvier par le Carrefour santé social - qui réunit la mutuelle MGEN, les fédérations FSU, UNSA-Education et Sgen-CFDT, ainsi que les syndicats d’enseignants Snes-FSU, Snuipp-FSU, et SE-UNSA. A titre de comparaison, 12 % des cadres et 23 % de tous les salariés se disent tendus au travail, selon l’enquête SUMER qui fait référence en France (2003).

Je suis prof, et (je) ça vous emmerde  Hier, quelqu’un m’a dit «Encore en vacances ? Mais tu travailles jamais ! ». Dans ton imaginaire, j’ai probablement les joues roses et l’oeil alerte, je sautille d’élève en élève pour leur expliquer en comptines les règles difficiles et je dors du sommeil de la bien-heureuse, fière du métier accompli et comblée par mes nombreux loisirs : cuisine, guitare, peinture sur verre et scrapbooking. Alors, cher quelqu’un, sache que mes dix dernières semaines travaillées 50 heures chacune, seule devant mon ordinateur, devant mes élèves ou devant mes cahiers, ne me laissent même pas l’énergie de faire ma lessive. Mutations enseignantes : « la détresse psychologique est alarmante » Le col­lec­tif des « Mutez-Nous », com­posé de pro­fes­seurs des écoles en attente de muta­tion depuis plu­sieurs années, dénonce un taux d'insatisfaction « catas­tro­phique » en 2013. Explications avec Sophie Theobald, membre du col­lec­tif et pro­fes­seur des écoles dans la Meuse. Mutez-nous ! © NUBE Que reprochez-vous au sys­tème de muta­tion des ensei­gnants du 1er degré ? Le pro­blème n'est pas nou­veau mais depuis 2008, le taux de demandes de muta­tion satis­faites est en chute libre : il n'est que de 23% en 2013.

Les qualités d’un bon enseignant (selon les étudiants) Lorsqu’ils sont en première année d’études supérieures, qu’attendent les étudiants de leurs enseignants ? J’ai eu l’occasion de leur poser la question dans le cadre d’un questionnaire écrit. A l’université de technologie de Troyes où je travaille, j’ai interrogé sur ce sujet les 231 nouveaux étudiants lors de la semaine de rentrée. Voici la synthèse des réponses qui m’ont été données.

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