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« Les élites sont obnubilées par les métropoles » - Christophe Guilluy, géographe

« Les élites sont obnubilées par les métropoles » - Christophe Guilluy, géographe
Publié le • Mis à jour le • Par Hugo Soutra, Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France Que retenir du projet de loi d’affirmation des métropoles, définitivement voté le 19 décembre 2013 par le Parlement ? Cette priorité est tout, sauf une surprise. Cela fait trente ans que les élites et la technostructure, obnubilées par la question économique, organisent la France autour de ces métropoles. Le texte du gouvernement Ayrault met simplement en forme cette vision sur les plans politique et institutionnel. Pourquoi les métropoles correspondent-elles, selon vous, à l’expression de la vision dominante ? Si les grandes villes sont intrinsèquement les zones les plus inégalitaires de France, elles restent néanmoins les mieux intégrées à la mondialisation : les 40% de Français vivant dans les métropoles génèrent plus de 60% du PIB national. Pourquoi cette conception favorise-t-elle ce que vous appelez les « fractures françaises » ? Le modèle métropolitain délaisse toute une France périphérique.

INFOGRAPHIE. Réforme territoriale : et si on faisait disparaître toutes les régions ? Comment en finir avec le "mille-feuille" des collectivités ? À la suite des propos volontaires tenus par le chef de l'État lors de sa conférence de presse, le député Thierry Mandon, missionné pour réfléchir à une simplification, a évoqué la possibilité de passer, en France métropolitaine, de 22 à 15 régions, autour des grandes métropoles déjà créées par la réforme territoriale. Une proposition qui suscite des réactions embarrassés des présidents de régions (tous sont PS, à l'exception du président de la région Alsace), et notamment le premier d'entre eux, Alain Rousset, qui y voit "une vieille lune technocratique". Cet empilement de structures si difficile à remettre en cause, Jean-Christophe Fromantin, lui, veut carrément le pulvériser. Le député et maire UDI de Neuilly en appelle à un "big bang" territorial. L'homme n'a rien d'un boutefeu : chef d'entreprise, notable, à la tête de l'une des communes les plus riches de France, c'est un poids lourd de l'UDI.

Non, la métropole n'est pas une ville Métropole, métropole … Qui n'a le mot métropole à la bouche ?! Et voilà que la Loi s'en mêle et ajoute cette nouvelle couche à un Millefeuille déjà bien gras! Effet de mode, emphase sémantique, manie coupable consistant à coller des noms nouveaux sur des réalités trop usées? Pourquoi appeler métropole ce qui ne serait qu'une grande ville ? La question est d'importance car de deux choses l'une : si la métropole est une grande ville, alors son organisation, ses objectifs, son rôle, son projet stratégique et sa gouvernance doivent être ceux d'une ville. En plus grand, soit. Tout le contraire d'une grande ville! Le dictionnaire d'ailleurs nous alerte, qui pour dire grande ville dit tout simplement megapole. La ville ? Dans l'économie fordiste, celle qui se termine au 20ème siècle, la plupart des emplois, agricoles et industriels, étaient situés en dehors des villes. La métropole, un pôle où s'entassent des emplois de la "classe créative" Où est l'erreur ?

Fusion des régions : comment objectiver la décision avant de parler politique Objectiver la décision de fusion : une étude en trois axes L’étude d’opportunité qui permet d’évaluer les conséquences de la fusion de deux régions peut se faire selon trois axes d’analyse donnant ainsi une vision globale des résultats susceptibles d’être atteints. 1) Un axe organisationnel et financier Il s’agit tout d’abord de mesurer les gains budgétaires (réduction de la dette, mutualisation, redéploiement d’ETP) de la fusion des services administratifs et des institutions des deux régions et de dessiner une ébauche de l’organisation cible des services après unification. Les problématiques organisationnelles se révèlent en revanche davantage conflictuelles dans le champ institutionnel et des idées politiques avec une question qui peut être bloquante : quelle capitale pour la nouvelle région ? 2) Un axe lié aux politiques publiques 3) Un axe de développement économique Accompagner la mise en œuvre, communiquer vers les populations

Tribune: "Manuel Valls devrait nommer un secrétaire d'Etat au Grand Paris" - L'Express Le mandat qui s'ouvre à Paris devra être celui du changement. Le 1er changement concerne la gouvernance politique de la capitale. L'échelon de proximité, qui est assuré par les mairies d'arrondissement, devra être renforcé tant en termes de compétences que de moyens. La mairie de Paris, quant à elle, doit focaliser son action sur la stratégie économique, sociale et urbanistique de la capitale. En se penchant sérieusement sur les résultats des élections municipales, on s'aperçoit, en effet, que les listes soutenues par Nathalie Kosciusko-Morizet ont recueilli un total de voix supérieur (337.826) à celles portées par Anne Hidalgo (336.292). C'est donc arrondissement par arrondissement que se dessine la victoire du maire de Paris, et non par le suffrage direct des Parisiens. Le plus étonnant avec ce mode de scrutin, c'est qu'il n'incite même pas le maire de Paris à s'investir davantage dans la vie des arrondissements.

La carte intercommunale quasiment achevée Au 1er janvier 2014, la France comptait 2 145 établissements intercommunaux, métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes, regroupant quelque 36 614 communes, soit une population de 62 millions d’habitants. Ces chiffres publiés par la direction générale des collectivités locales (DGCL) dans son dernier bulletin [cliquez ici pour le consulter] en disent long sur la place désormais occupée par l’intercommunalité dans le paysage administratif. Un mouvement accueilli “avec satisfaction” dans un communiqué des ministres en charge de la Décentralisation, Marylise Lebranchu et Anne-Marie Escoffier, pour qui ces chiffres témoignent des “efforts réalisés tout au long de l’année par les élus et les services de l’État”. “Depuis deux ans, le gouvernement, les élus et les préfets se sont largement impliqués en faveur de la rationalisation de la carte intercommunale, pour lui donner plus de clarté et de cohérence”, insiste le communiqué. Mariages forcés

Tribune: "Manuel Valls devrait nommer un secrétaire d'Etat au Grand Paris" Monsieur le Premier ministre, Premier ministre d'un gouvernement de combat engagé dans la lutte contre le chômage et élu d'Evry vous n'êtes, à ce double titre, pas indifférent à l'enjeu que représente le projet du Grand Paris. Le Grand Paris représente en effet à la fois un plan de relance à court terme: 15 000 emplois par an pour les seules gares et tunnels du Grand Paris Express auxquels il faut ajouter les emplois générés par tous les autres projets de transport et par la construction de 70 000 nouveaux logements par an. Et à moyen terme le Grand Paris porte la promesse d'un "nouveau modèle français" changeant le regard sur nos banlieues en les mettant non plus dans la posture d'une charge boulet, qui appelle la générosité de la nation, mais comme le vrai vivier de la création de valeur et de l'attractivité de la métropole capitale de la France. La région Ile-de-France c'est - faut-il le rappeler? Monsieur le Premier ministre, donnez au Grand Paris une place capitale!

Conférence : “Gouverner la ville, gouverner les territoires : Nouveaux enjeux, nouvelles politiques” Accueil > Formations et ressources > Liste des documentaires - conférences > Conférence : “Gouverner la ville, gouverner les territoires : […] Recommander cette page à un(e) ami(e) L'année 2012 a marqué les 30 ans de la Décentralisation administrative de la République française. Conçue comme un système de transfert de compétences, elle a généré des relations principalement verticales entre le niveau étatique et les 3 niveaux de décisions locales que sont la commune, le département, la région. Or l'avenir du développement des territoires passe par 2 canaux essentiels aujourd'hui les relations entre collectivités territoriales et l'adéquation avec les besoins des citoyens. Dominique Roux est professeur associé à l’Université de Poitiers, directeur du service prospective et coopération territoriale et géographe. Crédit photo : connel / Shutterstock.com Niveau : Universitaire Mots-clés : Décentralisation, France , Université De Poitiers, société

Pécresse veut supprimer la Métropole du Grand Paris après en avoir pris la tête LE SCAN - La cheffe de file de la droite en Île-de-France raille le gouvernement «arroseur arrosé» après les résultats des élections municipales dans la région capitale. La Métropole du Grand Paris a-t-elle du plomb dans l'aile? Les résultats des élections municipales dans les différentes communes de la région semblent l'indiquer. Ce nouvel échelon territorial voté en décembre 2013 doit voir le jour le 1er janvier 2016. 124 communes sont concernées. Selon les calcules effectués par Pierre Mansat, un ex-élu communiste de Paris, rapportés par Slate.fr, la droite l'emporterait avec 188 sièges contre 149 pour la gauche.

Décentralisation. Jean-Jacques Urvoas veut une "Assemblée de Bretagne" Le député du Finistère a écrit à ses collègues élus socialistes pour tenter de les convaincre. Pourquoi pas une Assemblée de Bretagne à 142 élus contre 284 aujourd'hui, quand on additionne les quatre conseils généraux et le conseil régional ? "Au regard de de notre influence régionale mais aussi du mouvement qui a secoué la Bretagne récemment, un devoir d’imagination et une exigence de mouvement s’imposent à nous." Il argumente : "Partant du principe que la Bretagne ne saurait être soluble dans une région grand ouest dont à peu près personne ne veut, la seule option envisageable me paraît être celle de la collectivité unique, qui fusionnerait les quatre conseils généraux bretons (voire cinq si comme je le souhaite, la Loire-Atlantique décidait de s’associer à la démarche) et le conseil régional." Administrée par une assemblée délibérante et par un conseil exécutif Cette collectivité unique serait administrée par une assemblée délibérante et par un conseil exécutif.

"Il faut que la France fasse davantage de réformes structurelles" (Jouyet) Manuel Valls a-t-il les moyens de mettre en œuvre la relance de l'économie française ? Manuel Valls est à la tête d'une équipe resserrée, bien composée, c'est ce dont la France a besoin en ce moment. Passer de 7 à 2 ministres à Bercy est un grand progrès. Je suis sûr que Michel Sapin saura trouver le bon équilibre avec Arnaud Montebourg. Le fait que le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, obtienne le rattachement du Commerce extérieur à son ministère est aussi une bonne nouvelle, car la diplomatie va ouvrir des portes pour nos entreprises à l'étranger et aider à développer notre compétitivité à l'international. Manuel Valls me paraît l'homme de la situation pour mener la relance économique dont la France a besoin. Il faut garder en tête que le paysage économique français et européen est en pleine mutation. Trois scénarios sont possibles pour l'Europe : une nouvelle crise, un lent déclin, ce qui ne serait guère mieux, ou un sursaut grâce à une gouvernance recentrée sur la zone euro.

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