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« Les élites sont obnubilées par les métropoles » - Christophe Guilluy, géographe

« Les élites sont obnubilées par les métropoles » - Christophe Guilluy, géographe
Publié le • Mis à jour le • Par Hugo Soutra, Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France Que retenir du projet de loi d’affirmation des métropoles, définitivement voté le 19 décembre 2013 par le Parlement ? Cette priorité est tout, sauf une surprise. Cela fait trente ans que les élites et la technostructure, obnubilées par la question économique, organisent la France autour de ces métropoles. Le texte du gouvernement Ayrault met simplement en forme cette vision sur les plans politique et institutionnel. Pourquoi les métropoles correspondent-elles, selon vous, à l’expression de la vision dominante ? Si les grandes villes sont intrinsèquement les zones les plus inégalitaires de France, elles restent néanmoins les mieux intégrées à la mondialisation : les 40% de Français vivant dans les métropoles génèrent plus de 60% du PIB national. Pourquoi cette conception favorise-t-elle ce que vous appelez les « fractures françaises » ? Le modèle métropolitain délaisse toute une France périphérique.

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France du vide, je te plains (pour l’instant ! C'est dans l'article intitulé 'Trente ans de démographie des territoires' que l'on peut trouver cette carte (ci-dessus) réalisée par l'Insee. Elle synthétise l'évolution des densités au cours des trois dernières décennies, entre 1982 et 2011. Une dizaine d'aires urbaines sortent du lot, les plus dynamiques par la variation du nombre d'habitants (j'y reviendrai). La couleur rose pâle domine cependant, qui représente les territoires frappés par une stagnation démographique.

Fin des emplois francs, refonte des zones franches urbaines Politique de la ville 02/10/2014par AFP Annoncée par le gouvernement le 2 octobre, la fin des emplois francs s’expliquerait par le faible succès du dispositif tandis que les zones franches urbaines (ZFU) sont modifiées pour tenter de limiter le simple effet d’aubaine. Dans les deux cas, il s’agit aussi pour l’Etat de réaliser des économies… Cet article fait partie du dossier: La relance de la politique de la ville voir le sommaire Une France de l'incertitude ? La rhétorique de la crise empêche de saisir les recompositions à l'œuvre au sein de la société française. En filigrane des mutations contemporaines, on peut pourtant saisir le modèle d'une société incertaine, prise entre la généralisation d'un principe d'autonomie et une demande de sécurité accrue. Il est devenu banal de le constater : la société française a connu de profonds changements au cours de ces vingt dernières années. Elle manifeste pourtant bien des difficultés à penser ses propres transformations autrement que par l'actualisation de ses défections. D'où ce paradoxe : interpréter dans leur globalité les mutations sociologiques et politiques qui travaillent la France contemporaine n'a jamais semblé aussi délicat, voire périlleux. C'est ce paradoxe que nous voudrions contribuer à dénouer en mettant l'accent sur l'incertitude comme forme sociale et enjeu stratégique.

Villes et Territoires LRVilles et Territoires LR La Grand Combe : quelques données statistiques sur la commune(sources INSEE) - Population[1] : 5 150 hab. (2009) - Population de moins de 20 ans : 21,5% - Part des logements HLM loués vides parmi les résidences principales : 29,7% - Médiane du revenu fiscal[2] des ménages par unité de consommation en 2010, en euros : Grand Combe : 11 233 – Gard : 16 535 – Languedoc Roussillon : 16 918 – France : 18 749 - Foyers fiscaux non-imposables sur le revenu : 76,9% – Gard : 52,9% (2009) - Part de la population non scolarisée de 15 ans ou plus sans aucun diplôme (2009) : 37,8% La Politique de la ville en Piémont cévenol @comeetie : carte données carroyées Vie privée et secret statistiques ? Les données utilisées pour cette cartographie sont localisées à une échelle géographique très fine : des carreaux de 200m de côté. Ceci peut poser des problème de respect de la vie privée en zone peu dense. C'est pourquoi certaine données sont diffusées sur des rectangles regroupant plusieurs carreaux de 200m.

« Les pouvoirs locaux doivent s’ouvrir à l’initiative citoyenne » - Pascal Aubert, collectif Pouvoir d'agir Pour réussir, la politique de la ville doit s’appuyer sur les habitants. A cet effet, de nouveaux outils ont été créés comme les conseils citoyens ou les maisons du projet. A quels besoins répondent ces nouveaux outils de la participation citoyenne ? Ces nouveaux outils sont nés du constat que la participation des habitants de la politique de la ville n’avait pas cessé de faiblir dans la dernière période. En bleu les riches, en rouge les pauvres... Faites le test dans votre quartier Capture d’écran L’association Regards Citoyens attire notre attention sur une visualisation plutôt bien ficelée : les revenus des Français par carrés de 200m de côté... La carte se base sur les données de l’Insee, qui publie les revenus « carroyés » des ménages au 31 décembre 2010. Il s’agit des revenus fiscaux, c’est-à-dire de ceux déclarés par les contribuables avant tout abattement ou redistribution.

Premier Comité de suivi des Conseils citoyens Premier Comité de suivi des Conseils citoyens : des axes de travail pour garantir une véritable dynamique citoyenne dans les quartiers de la politique de la ville Le premier comité de suivi national des Conseils citoyens s’est tenu ce jour au Secrétariat d’Etat à la Politique de la ville, sous l’égide de Myriam EL KHOMRI. Avec la Loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine de février 2014, chacun des 1 500 quartiers dits « prioritaires de la politique de ville » a l’obligation de constituer un Conseil citoyen. Celui-ci doit être composé à 50% d’habitants et à 50 % de représentants associatifs et d’acteurs économiques. Garantir la place des habitants dans toutes les instances de pilotage du contrat de ville, créer un espace de propositions et d’initiative à partir des besoins des habitants, co-construire les politiques publiques : tels sont les objectifs de ces conseils a rappelé la secrétaire d’État.

Réforme des régions : la globalisation à l’échelle des clochers Le cul-de-sac de la mondialisation planétaire ne leur suffisait pas. La globalisation, à l’échelle de l’Europe par exemple, n’avait pas assez montré ses limites. Voilà qu’en essayant de réduire le nombre de ses régions de 22 à 14, le président d’une république nationale étend cette globalisation à l’échelle des clochers de son pays. Au nom, bien sûr, de la “modernité”. Politique de la ville : les professionnels à la recherche du "droit commun" perdu... « La politique de la ville mobilise et adapte, en premier lieu, les actions relevant des politiques publiques de droit commun. » Aussi limpide soit-il, l’article 1.1 de la loi Lamy du 21 février 2014 n’est pas toujours interprété à l’identique par les protagonistes de la politique de la ville. A trois mois de la date-butoir de signature des contrats de ville, un dialogue de sourds s’est installé entre de nombreux professionnels de terrain, les collectivités territoriales et l’État local. Une trentaine de techniciens de la politique de la ville se sont donc interrogés, le temps d’une journée, vendredi 20 mars à Nantes, sur les marges de manœuvre dont ils disposent encore réellement pour encourager les services responsables des politiques publiques classiques à prendre leur relais dans les quartiers prioritaires. « Ne rêvez pas sur la mobilisation du droit commun, vous risquerez d’être déçus » les coupa d’emblée le sociologue Thomas Kirszbaum.

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