background preloader

Charb après l'attaque de Charlie Hebdo : « Les vrais musulmans n'incendient pas les journaux »

Charb après l'attaque de Charlie Hebdo : « Les vrais musulmans n'incendient pas les journaux »
Selon la police, un cocktail Molotov est à l’origine de l’incendie du siège de l’hebdo satirique, rebaptisé cette semaine « Charia Hebdo ». Son site web a aussi été piraté. Le siège de Charlie Hebdo à Paris a été détruit dans la nuit de mardi à mercredi par un incendie d’origine criminelle. Capture d’écran du site hacké (Charlie Hebdo) L’incendie s’est déclenché « aux alentours de 1 heure » après l’envoi d’un cocktail molotov contre les vitres, puis le feu a entièrement dévasté les locaux. « C’est la première fois à ma connaissance qu’un média est détruit », lance Riss, le directeur de la rédaction du journal satirique, rencontré devant les décombres du siège du journal, au 62, boulevard Davout (XXe arrondissement de Paris). « Une chose est sûre, le prochain numéro sortira quoi qu’il arrive », ajoute-t-il. Plusieurs rédactions, dont Rue89, ont proposé d’héberger le journal. Luz, dessinateur au journal, explique comment tout est parti d’une « connerie », d’un jeu de mots. Related:  Les ennemis d'Internet et de la presse #ArabSpring #SocialSpring

Diaporama : sur Rue89, les dessinateurs solidaires de Charlie Hebdo La une de Charlie Hebdo, rebaptisé « Charia Hebdo », du 2 novembre 2011 (Charlie Hebdo) Dans la nuit de mardi à mercredi, les locaux de l’hebdo satirique Charlie Hebdo ont été incendiés, par un cocktail Molotov selon la police. Cette semaine, le journal dirigé par Charb s’était rebaptisé « Charia Hebdo » et avait nommé le prophète Mahomet rédacteur en chef, la une caricaturant ce dernier, menaçant : « Cent coups de fouet si vous n’êtes pas morts de rire. » Les dessinateurs de Rue89 ont été très inspirés par la douloureuse mésaventure de ce titre qui fait la part belle au dessin de presse. Les locaux de Charlie Hebdo incendiés (Chimulus)

Attentats contre des journaux : avant Charlie Hebdo, des précédents De droite ou de gauche, contre les indépendances ou contre les bikinis prophétiques, les bombes contre les canards sont récurrentes dans l’Hexagone. Alors que les locaux de Charlie Hebdo ont flambé à coup de cocktail Molotov, rétrospective de précédents attentats. Février 1962, la grande d’époque où les bombes de l’OAS (slogan : « L’Algérie est française et le restera ») accablent les rues de Paris et d’Alger. Sur les Champs-Elysées, les locaux du Figaro sont « plastiqués », comme on dit en ce temps-là, pour « gêner la signature des accords ». Cet incident a lieu un mois avant les accord d’Evian, cessez-le-feu sur tout le territoire algérien, et six mois avant l’attentat du Petit Clamart, tentative ratée d’assassinat du général de Gaulle. Plasticage du Figaro Avril 1979, attentat contre les locaux du journal Le Monde à Paris, revendiqué par une « mystérieuse Ligue des combattants français contre l’occupation juive ». Attentat contre Le Monde Attentat contre le journal « Minute »

Charlie Hebdo, Siné... Blasphémez, blasphémez ! | Chez Mouloud Akkouche Ce jeudi matin sur France Inter, un chroniqueur du 7/9 défendait le droit au blasphème. Son excellente chronique me fit penser à Siné : le pape des blasphémateurs. Sur sa chaise roulante, ce vieux pirate donne l’impression d’un ado préparant une connerie. Pas encore trouvé la sortie de la cour de récré ? Vieux gosse auteur de la couverture de « Zazie dans le métro » de Raymond Queneau. Un autre bousculeur de conventions. Siné, vieux pirate toujours sur le pont Sans cesse, Siné et Plantu sont accusés de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie. En fait, certains instrumentalisent les bas instincts à des fins partisanes souvent électoralistes et d’autres, les humoristes et caricaturistes, pour provoquer et amener à une réflexion. Pour les humoristes et autres artistes, la frontière est ténue. Desproges et Coluche, accusés de racisme et d’antisémitisme ? Dénoncer entraîne toujours le risque d’être péremptoire et sombrer dans l’anathème. Depuis que je suis gamin, Siné m’intéresse et m’agace.

MÉDIAS • "Charia Hebdo" : le mépris aurait été préférable L'attentat contre Charlie Hebdo doit être condamné avec vigueur au nom de la liberté d'expression, écrit l'éditorialiste du Quotidien d'Oran. Qui en use lui-même pour dire tout le mal qu'il pense de l'hebdomadaire satirique. Un point de vue pour le moins polémique. 3 novembre 2011 | Partager : La liberté d'expression est sacrée. C'était stupide de s'attaquer aux locaux de Charlie Hebdo, journal qui, paraît-il, a été de gauche mais qui est aujourd'hui franchement du côté de l'extrême droite. On ne sait toujours pas si ce sont des musulmans qui ont attaqué les locaux du journal, même si toute la France, de la gauche à l'extrême droite, a décidé que c'était le cas. Des amis français qui ne veulent que du bien aux Tunisiens et qui s'inquiètent de leur avenir, on ne va pas rechigner. L'attaque contre les locaux de Charlie Hebdo est à condamner avec vigueur. Mais il parait qu'il est "politiquement incorrect" de dire que Charlie Hebdo est un journal de merde !

Charlie Hebdo : le dessin de presse, une histoire de la transgression Le dessin de presse est un lieu d’exacerbation des paradoxes du réel, surtout quand ce dernier exaspère… Il ne pratique pas le consensus mais est incisif par fonction : c’est un genre que l’on nomme « caricature » de manière générique depuis le XVIIIe siècle et jusqu’à il y a une vingtaine d’années (le travail d’un Art Spiegelman, par exemple, dans The New Yorker, témoignant clairement que le seul champ de la caricature est amplement dépassé). Le dessin de presse participe de la démocratie Oscillant donc entre l’éditorial, critique sur l’actualité, relevant de l’information, et la caricature, visant l’humour et le ridicule, le dessin de presse suit une ligne délicate. La presse satirique, dont relève cet exercice de style graphique, a pour finalité de provoquer une prise de conscience d’un phénomène, de mettre en lumière une situation pour susciter des questions et accoucher d’une pensée critique. La pleine liberté de la presse fut un chantier de la Révolution. Des écueils à éviter​

"Au cœur de la censure", un webdocu pour RSF et Rue89 Chaque jour, combien de journalistes subissent une entrave à leur métier ? Combien meurent dans l’exercice de leur fonction ou sont injustement emprisonnés ? La censure de l’information est une réalité quotidienne au Mexique, en République démocratique du Congo, en Russie, en Iran comme en Chine. Cinq nations où le silence médiatique fait force de loi, par le muselage systématique des canaux de l’information. Ce webdocumentaire de 45 minutes s’articule en cinq parties (une par pays, déclinées en trois sous- parties) et propose pour chacune éclairages et liens complémentaires. Pour chacun, le point de vue des censeurs, des journalistes comme des citoyens est abordé, sous forme de témoignages de journalistes en exil ou de victimes, de données chiffrées et de récits multimédias montés. A chaque pays, sa problématique : Etats et mafias locales ont tout pouvoir dans ces nations d’où il devient extrêmement difficile de rapporter une information fiable. Equipe et réalisation Les auteurs :

Des sanctions doivent s’appliquer aux entreprises qui coopèrent avec les dictatures Reporters sans frontières dénonce la coopération criminelle des entreprises occidentales œuvrant notamment dans le domaine des nouvelles technologies avec des régimes autoritaires. “Ces compagnies n’hésitent plus aujourd’hui à collaborer avec des gouvernements criminels. Fournir du matériel de communication ou communiquer des données confidentielles à des dictatures est irresponsable. 122 blogueurs et net-citoyens sont en prison dans le monde et les entreprises qui collaborent avec ces gouvernements sont complices et responsables de leur sort. Des sanctions financières doivent être appliquées aux entreprises collaborant avec les gouvernements qui emprisonnent des blogueurs ou censurent le Web”, a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières. “Sans sanction financière, ces pratiques ne s’arrêteront pas. “Des vies humaines sont en jeu. Ces mesures sont aujourd’hui urgentes et nécessaires. La Libye, Bull (France) et Boeing (États Unis)

CUBA • Les fruits défendus d'Internet Se connecter à Internet et surfer sans contrainte est pour beaucoup d’entre nous aussi simple que d’allumer la télévision. A Cuba, le réseau social est créé par l’Etat et Internet est censuré et hors de prix, comme en témoigne El Nuevo Herald. Le portail officiel cubain d’information, Cubadebate, a annoncé le lancement d’une version cubaine du célèbre réseau social Facebook, accessible uniquement depuis l’île et conçu comme "un lieu de rencontre virtuel pour les universités cubaines". La naissance de ce web 2.0 est diversement appréciée. Voici à peine un an, Cuba inaugurait le portail Internet EcuRed, une encyclopédie en ligne conçue sur le même modèle que Wikipédia. Cuba est l’un des soixante pays à pratiquer la censure sur Internet et ses internautes sont constamment surveillés. C’est également le régime qui détermine la fluidité et la vitesse du débit des connexions par satellite. Pourtant, il y a quelques mois, une vidéo pirate a été diffusée sur Internet.

Hackers libertaires : "Notre but, c'est partager la connaissance" Guyzmo au milieu de son matériel (Céline Chadelat). Sous les néons du quatrième étage d’un immeuble du quartier du Marais, à Paris, baptisé le Loop (Laboratoire ouvert ou pas), se retrouvent depuis quelques mois les hackers de la région parisienne, devenus squatteurs par la même occasion. Ce mardi soir, ils sont une dizaine, âgés entre 18 et 35 ans. Ils passent environ dix-huit heures par jour reliés aux flux d’informations, portent les cheveux longs « par flegme ». Un doux parfum libertaire flotte dans l’air. Erreur404, c’est son pseudo, un tuyau d’aspirateur à la main, gonfle des rouleaux plastiques destinés à soutenir une tente de conférence pour un futur festival. Guyzmo, un des pionniers du lieu, assis entre son ancien lave-vaisselle et un paquet de puces RFID estime que « les hackers et les squatteurs sont proches : les squatteurs, en transformant l’espace, sont un peu les hackers du bâtiment ». Telecomix : pas de leader, pas de membre, pas de hiérarchie « C’est aussi pour aider.

Les dix lieux les plus dangereux pour les journalistes en 2011 2011 en chiffres 66 journalistes tués (+ 16%) 1044 journalistes arrêtés 1959 journalistes agressés ou menacés 499 médias censurés 71 journalistes enlevés 77 journalistes qui ont fui leur pays 5 net-citoyens tués 199 blogueurs et net-citoyens arrêtés 62 blogueurs et net-citoyens agressés 68 pays concernés par une forme de censure du Net Pour la première fois, Reporters sans frontières a établi la liste des dix lieux les plus dangereux pour la presse. En 2011, dix villes, quartiers, places, provinces ou régions dans lesquels les journalistes et les net-citoyens ont été particulièrement exposés aux violences, dix lieux où la liberté d’informer a été bafouée. Plus généralement, le bilan est lourd pour la liberté de la presse en 2011. (Classés par ordre alphabétique de pays) Abidjan, en Côte d’Ivoire Abobo, Adjamé, le Plateau, Koumassi, Cocody, Yopougon..., tous ces quartiers d’Abidjan ont été, à un moment ou à un autre du premier semestre 2011, des zones à très haut risque pour la presse.

Hackers plan space satellites to combat censorship 4 January 2012Last updated at 06:52 ET By David Meyer Technology reporter 50 years after Russia's first piloted mission, hackers plan to send their own people beyond orbit Computer hackers plan to take the internet beyond the reach of censors by putting their own communication satellites into orbit. The scheme was outlined at the Chaos Communication Congress in Berlin. The project's organisers said the Hackerspace Global Grid will also involve developing a grid of ground stations to track and communicate with the satellites. Longer term they hope to help put an amateur astronaut on the moon. Hobbyists have already put a few small satellites into orbit - usually only for brief periods of time - but tracking the devices has proved difficult for low-budget projects. The hacker activist Nick Farr first put out calls for people to contribute to the project in August. "The first goal is an uncensorable internet in space. Beyond balloons Continue reading the main story “Start Quote Ground network

Des hackers veulent lancer un satellite contre la censure | Une Vigie Rue89 Contre la censure et le contrôle d’Internet, il existe de nombreuses solutions, des systèmes d’anonymisation comme Tor jusqu’aux réseaux « parallèles » comme le projet Commotion. Des hackers ont cependant proposé une solution inédite... Et ambitieuse. Ces derniers ont pour projet de mettre en orbite un satellite de télécommunications ainsi qu’un réseau de stations au sol pour contourner les dispositifs de contrôle et de surveillance d’Internet. Ce projet a été dévoilé lors du Chaos Communication Camp, organisé cet été en Allemagne et remis sur le tapis fin décembre lors du Chaos Communication Congress, un autre grand rassemblement de hackers. La BBC rappelle que des amateurs sont déjà parvenus à mettre de petits satellites en orbite (notamment grâce à des ballons) mais que les commander à distance est difficile sans moyens financiers conséquents. Lire sur BBC.co.uk (en anglais)

Bélarus: le pouvoir passe à l'offensive sur internet pour désarmer l'opposition Selon la loi, qui suit un décret datant de février 2010 du président Alexandre Loukachenko, les autorités peuvent établir une liste noire de sites interdits en raison de leur caractère pornographique, violent ou extrémiste. Les institutions d'Etat et les universités ont dès lors interdiction d'utiliser ces sites. De leur côté, les fournisseurs d'accès, dans les cyber-cafés et dans tous lieux d'utilisation collective d'internet, doivent enregister et conserver, sous peine d'amendes, les informations relatives à leurs clients et aux services octroyés pendant un délai d'un an, afin de pouvoir les remettre à la police en cas de demande. La loi s'étend aussi aux fournisseurs d'accès à domicile. "Selon des experts indépendants, le but principal des autorités est de contrôler les principaux sites d'opposition", a indiqué le site d'information en ligne Belarussky Partisan. Société civile sous contrôle

Opération Wall Street : Anonymous se venge de PayPal Le masque des Anonymous à découper (OperationPaperStorm/Flickr/CC). Depuis ce mercredi matin, des internautes regroupés sous la bannière « Anonymous » ont lancé une opération de boycott du système de paiement en ligne PayPal, qui a coupé les vivres à WikiLeaks. Résultats : des dizaines de milliers de clients ferment leur compte PayPal, dont la maison mère, eBay, a perdu un milliard de dollars en une heure de cotation à Wall Street. L’opération a été lancée dans la nuit aux Etats-Unis par les comptes Twitter AnonymousIRC et LulzSec, du groupe de hackers Lulz Security. En début de journée, le compte d’un Anonymous (bannière que peut prendre n’importe quel internaute) escomptait plus de 9 000 désinscriptions de PayPal dans le courant de la semaine prochaine (sur un total de 100 millions de comptes revendiqués par la société) : « Si ça continue à ce rythme, plus de 9 000 comptes PayPal seront fermés dans le courant de la semaine. Capture d’écran un tweet d’AnonymousIRC. Succès dû au hasard ?

Related: