background preloader

Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains

Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains
Le modèle agricole français servira-t-il encore à nourrir les êtres humains ? En ces temps de spéculation sur les matières premières, notamment alimentaires, c’est la question que l’on peut se poser, alors que s’est ouvert à Paris le G20 agricole. « Nous voulons donner la parole aux paysans du monde entier. Nous avons des choses à dire en matière de lutte contre les variations de cours, l’arrivée des fonds spéculatifs, ou la constitution des stocks d’intervention », a lancé Xavier Beulin, président du premier syndicat agricole français, la FNSEA. Sous son égide, la puissante organisation compte bien apparaître comme un interlocuteur de premier choix, après avoir largement influencé la politique agricole française depuis un demi-siècle. Mais qui est Xavier Beulin, le nouveau leader de la FNSEA ? Quelle vision de l’agriculture incarne-t-il ? Le monde selon Sofiprotéol préfigure-t-il l’agriculture du futur ? Les manipulations génétiques, solution à la malnutrition ? Agnès Rousseaux

http://www.bastamag.net/Quand-l-agriculture-sert-a-nourrir

Related:  AgricultureRéalité et Conséquence de l'élevage

Avec l’agroécologie, un village togolais sort de la fatalité et de la pauvreté A l’initiative d’un couple Togolais, le Centre international de l’agro-pastoralisme forme la population à l’agroécologie, à la cuisine et à la transformation des produits. Ou comment sortir de la fatalité et de la pauvreté grâce à de nouvelles méthodes agricoles. Reportage dans le village de Baaga, au nord du pays, où les récoltes s’améliorent. Cet article a initialement été publié dans le dernier numéro du journal L’âge de faire. Des éclats de voix et des rires de femmes affairées résonnent à l’ombre du bâtiment agricole.

La face cachée de l’industrie laitière : un coût de 7,1 milliards d’euros pour la société En France, les produits laitiers sont partout. Ils façonnent les territoires, du bocage normand aux alpages de Savoie, en passant par les causses du Massif Central et les estives des Pyrénées. Ils s’imposent dans les rayons des grandes surfaces : lait, yaourts, fromages, crème fraîche s’offrent en grande variété au caddie du consommateur. C’est que les Français en raffolent. Ils sont les champions européens de la consommation de beurre (près de 8 kg par habitant et par an) et les vice-champions de la dégustation de fromages (près de 24 kg/hab/an) !

La spéculation sur les terres agricoles fauche les fermiers Partons d’un cas précis pour illustrer le phénomène : à Meslin-l’Évêque, dans la région athoise, le propriétaire de 150 hectares de terres agricoles vient de décéder. Les fermiers qui cultivent ces terres, neuf au total, proposent dès lors de les racheter pour la somme de 25.000 € l’hectare. Insuffisant ! estiment les héritiers qui se tournent alors vers une société d’investissements basée à Courtrai, société elle-même active dans le monde agricole. Quand l’Etat réprime les alternatives aux antibiotiques dans l’agriculture Des tubes de granulés homéopathiques, quelques flacons d’huiles essentielles et des préparations à base de plantes. Voilà ce qui constitue la pharmacie vétérinaire de Sandrine Lizaga, une éleveuse de 60 brebis en agriculture biologique. Installée près de Bourdeaux, dans la Drôme, Sandrine assure elle-même la transformation en fromages et yaourts, avec l’appui de son mari. Toute la production est écoulée dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour de la ferme. « J’ai une politique d’ultra-local ! Et j’essaie d’être le plus autonome possible. » Avec ses 52 hectares en zone de montagne – et malgré les « 16 % de pentes » sur la plupart de ses terres – l’éleveuse espère bientôt atteindre l’autonomie en fourrage.

Des paysans bretons s’en sortent bien… en changeant l’agriculture Fercé (Loire-Atlantique), reportage "Mes parents sont arrivés ici en 1966, j’avais dix ans", commence Patrick Baron. "On avait cinquante hectares et trente vaches." Il montre une vieille bâtisse de pierres : "Au début, on habitait là. Le pré arrivait au pied de la maison et il y avait une mare, comme dans toutes les fermes de l’époque.

Agrobusiness et spéculation : comment une coopérative agricole s'est muée en empire industriel C’est à Paris, sur la très chic avenue de la Grande armée, à l’étage « trading » du groupe coopératif agricole InVivo, que se décide au quotidien le sort d’une partie des céréales françaises. Environ le quart des récoltes sont vendues à partir de ces bureaux. Une petite quinzaine de traders travaillent ici, les yeux rivés sur les courbes des matières premières, à quelques pas des sièges de PSA et de BNP Paribas. Leurs journées commencent vers 8 heures avec les marchés asiatiques et s’achèvent aux alentours de 21 heures, avec les États-Unis. Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe. Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes. Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici (link is external)). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis.

Crise agricole : "L'élevage est une aberration" Propos recueillis par Mathieu Dehlinger Mis à jour le , publié le Des pneus brûlés, des cochons lâchés dans un supermarché ou des marchandises jetées sur la chaussée... Les images de la colère des éleveurs, exaspérés par la faible rémunération de leur production, n'ont pas échappé à L214. Colère des agriculteurs : ce qui est justifié et ne l'est pas Atlantico : A l'appel du FDSEA d'Ile de France, nombre d'agriculteurs sont décidés à mettre en place un blocus de Paris jeudi 21 novembre pour protester contre "un cumul de taxes et de revendications" qui étoufferait la profession. Peut-on dire que cette révolte est particulièrement légitime au regard des politiques agricoles des récents gouvernements ? Claude Fouquet : La FDSEA ne fait rien sans l’accord de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA), dominée par les plus gros agriculteurs.

Comment Produire Notre Nourriture Sans Travailler (Avec La Zone 1) Dans cet article, je vais partager avec toi une de mes plus grandes découvertes grâce à la permaculture… Il y a moyen de produire notre nourriture sans travailler, ou au moins sans trop avoir l’impression de le faire! Quelle ne fut pas ma joie quand j’ai vraiment pris conscience (tu vois bien cette image avec l’ampoule qui scintille au-dessus de ma tête!) que c’était possible… L’indigestion qui vient, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, août 2015) Une carcasse artificielle tombe sur la chaîne de production d’une usine aseptisée. Recouverte par une épaisse pâte blanche sortie d’un bras métallique, elle passe ensuite par une machine qui lui donne l’aspect d’un poulet bien en chair auquel on aurait coupé la tête et les pattes. Quelques pulvérisations de colorant plus tard, la volaille est empaquetée, prête à être vendue. Extraites de L’Aile ou la Cuisse, un film populaire dans lequel Louis de Funès interprète un critique gastronomique en guerre contre un géant de la restauration collective, ces images présentaient en 1976 un caractère saugrenu, propre à susciter l’hilarité. Quarante ans plus tard, la réalité a dépassé la fiction et le rire a viré jaune. De la nourriture fade et vite expédiée a remplacé les mets savoureux sur les tables des foyers et des restaurants.

Related: