background preloader

Vers un hold-up des multinationales sur les semences paysannes ? - Bien commun

Vers un hold-up des multinationales sur les semences paysannes ? - Bien commun
Des milliers de variétés de semences pourraient être privatisées. Cela se passe en Inde, où les multinationales Monsanto, Syngenta, ou la française Limagrain, tentent de s’accaparer ce bien commun. De quoi mettre en péril la souveraineté alimentaire de l’Inde, dont les variétés végétales ancestrales seraient brevetées et privatisées par les multinationales de biotechnologies. 40 000 variétés de semences en Inde pourraient tomber entre les mains des multinationales. M. Monsanto, Syngenta, Limagrain... à l’assaut de la biodiversité Parmi ces firmes, les américaines Monsanto et Dupont, la suisse Syngenta et la française Limagrain. « Ce que propose le Dr Datta, c’est la légalisation de la biopiraterie, autrement dit la piraterie de la biodiversité à travers des brevets », résume Vandana Shiva. Privatisation des ses savoirs traditionnels Une autre bataille se livre actuellement entre l’Autorité nationale de la biodiversité indienne et le géant agroalimentaire Monsanto. © Guillaume de Crop Related:  Bien commun

Environnement : Les OGM ont perdu la guerre contre les mauvaises herbes L'Académie américaine des sciences organisait le 10 mai un sommet sur les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Une réunion de crise. Les agriculteurs américains ont l'impression d'avoir été floués par les semenciers qui leur avaient dit qu'avec les OGM résistants aux herbicides ils n'auraient plus jamais de problèmes avec les mauvaises herbes. Il leur suffisait de pulvériser du glyphosate - une molécule créée par Monsanto aujourd'hui dans le domaine public - pour être tranquilles. Un seul passage était nécessaire pour tout détruire sauf les cultures dotées d'un gène de résistance. Les agriculteurs ont bénéficié de ce système au début: les rendements étaient meilleurs, le temps de travail et les coûts réduits. Les mauvaises herbes deviennent résistantes elles aussi au Roundup, elles se multiplient très vite et envahissent les champs de soja, de maïs, de coton et de colza. Chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances. Graves conséquences

Communs / Commons / Comuns / Comunes » Journée Mondiale des Biens Communs, c’est parti ! Les biens communs sont au coeur de la démarche de millier d’initiatives qui visent à permettre l’accès à la santé, le partage les connaissances et l’éducation, la création et l’innovation, la souveraineté alimentaire, le partage de l’espace public, ou encore celui des ressources naturelles. Mais les biens communs font l’objet d’une tentative d’accaparement chaque jour plus puissante par les forces du marché. C’est pour montrer une voie alternative, qu’à la suite du Manifeste pour la récupération des Biens Communs, se prépare la première journée des biens communs, le 15 octobre 2010. Cette journée sera l’écho et l’amplificateur de ces milliers d’initiatives basées sur le partage et la coopération dans tous les domaines de la vie. L’idée est née lors des réunions sur le Manifeste, qui ont eu lieu en France. Faites connaitre votre participation sur ce blog ! La journée des Biens Communs se déroulera le 15 octobre 2010. Qu’est-ce que La journée mondiale des Biens Communs ? Et après

BASTAMAG 04/09/13 Les semences et les plantes, propriété exclusive de l'agro-industrie ? Elle a commis plus de 3 400 infractions. Et a été condamnée à payer une amende de 17 130 euros. Le nom de cette dangereuse contrevenante ? Kokopelli. Depuis 1949, pour pouvoir être commercialisées, toutes les espèces ou variétés végétales doivent obligatoirement être inscrites au « catalogue officiel des espèces ou variétés ». Des semences standardisées pour l’industrie Pourquoi les variétés commercialisées par Kokopelli ne sont-elles pas inscrites au catalogue officiel ? Alors que la diversité biologique est fondamentale pour affronter la crise alimentaire, le catalogue officiel se révèle être un facteur de réduction de la biodiversité. Rude bataille judiciaire En 2005, Kokopelli est assignée devant les tribunaux par la société Graines Baumaux, près de Nancy, pour « concurrence déloyale ». La biodiversité sacrifiée sur l’autel de la productivité Malheureusement pour Kokopelli, le 12 juillet 2012, les juges européens décident de ne pas suivre les conclusions de l’avocate générale.

Kokopelli/ La guerre des graines a commencé Depuis 20 ans Kokopelli distribue gratuitement des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Tout cela grâce à un réseau militant de producteurs, d’adhérents, de parrains et marraines qui permettent de maintenir une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés. En 2007, elle distribuait 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges et 50 d’aubergines ! Chaque année Kokopelli distribue gratuitement près de 200 colis de semences aux communautés rurales, associations ou ONG. Le bras de fer de la concurrence En 2005 Kokopelli avait été attaquée par la société Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Car c’est l’enjeu ! La vie en dictature Puis vint une proposition de loi UMP qui légalise les semences de ferme …à condition de verser une “rémunération“ aux titulaires des COV c’est à dire des entreprises de semenciers. Nous en appelons également à notre gouvernement. *Aux éditions La Découverte

Pesticides : Monsanto jugé responsable d’une intoxication Pour la première fois en France, la firme américaine Monsanto a été reconnue «responsable» des problèmes de santé d’un agriculteur de Charentes, Paul François, qui avait inhalé un herbicide de Monsanto, le Lasso. La firme, un géant de l’agrochimie et des biotechnologies, a été condamnée par le tribunal de grande instance de Lyon à indemniser l’agriculteur pour le préjudice subi. Une expertise médicale doit être menée pour en fixer le montant. Paul François (en photo ci-contre /AFP), céréalier à Bernac (16) , a inhalé l’herbicide en avril 2004 en voulant nettoyer la cuve du pulvérisateur d’herbicide. Utilisant le Lasso depuis longtemps, l’agriculteur ne s’est pas spécialement protégé. Le composant principal du Lasso est l’alachlore, herbicide dont la nocivité et la toxicité en cas d’inhalation ou d’ingestion sont également bien connues, avec une possibilité d’effets irréversibles.

Going organic hurts veggies, OK for legumes How could organic stuff not be better? Eschewing pesticides and fertilizers is better for consumers, farmers, the environment, and all the denizens of the ecosystems that comprise it—everyone knows that. Even ask Prince Charles. Yet, like many ideas that seem to be straightforward, this one turns out to be somewhat complex. As with any meta-analysis, they needed to make sure they were comparing apples to apples. In determining whether organic farming can match the yields of conventional farming, they concluded that… it depends. In contrast to conventional farms, when organic farms get more nitrogen, they do better. The good news is that organic farms tend to do better under variable moisture conditions (like rain) than conventional farms do, although the fact that they are limited in nutrients could explain why they are not as responsive to irrigation as conventional farms are.

Ugo Mattei – Rendre inaliénables les biens communs | Les Mauvais Jours Lorsqu’un Etat privatise une voie ferrée, une ligne de transport aérien ou un hôpital, qu’il cède la distribution d’eau potable ou vend des universités, il exproprie la communauté d’une partie de ses biens ; une expropriation symétrique à celle qu’il réalise sur la propriété privée lorsqu’il souhaite construire une route ou tout autre ouvrage public. Dans un processus de privatisation, le gouvernement vend quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui appartient proportionnellement à chacun des membres de la communauté, de la même manière que, lorsqu’il saisit un champ pour construire une autoroute, il acquiert par la coercition une propriété qui n’est pas la sienne. Cela revient à dire que toute privatisation décidée par l’autorité publique — représentée par le gouvernement du moment — prive chaque citoyen de sa quote-part du bien commun, comme dans le cas d’une saisine de bien privé. Tenir en respect l’Etat néolibéral Changement de sensibilité par Ugo Mattei, décembre 2011

BLOG SEMENCES LIBRES 13/09/13 En Colombie, on détruit les semences et les récoltes au nom du libre échange En Colombie, on détruit les semences et les récoltes au nom du libre échange Publié le Mis à jour le Depuis deux ans, la politique officielle de l’Institut Colombie d’Agriculture et d’Elevage (ICA) est de détruire les récoltes paysannes issues de semences non enregistrées. Pour comprendre la motivation de cette atteinte de l’Etat colombien à la sécurité et la souveraineté alimentaire, il faut relier cette politique à la signature d’un nouveau Traité de Libre Échange signé avec les Etats-Unis d’Amérique du Nord, ratifié par la Colombie dès 2008 et par le Parlement des Etats-Unis en 2011. Pour les paysans colombiens, le prix des semences certifiées est de 2 à 3 fois le prix des semences paysannes sur les marchés locaux. Le documentaire « 9.70 » de Victoria Solano révèle qu’aucune information préalable n’avait été fournie à la population avant l’intervention musclée de l’ICA, ni par consultation locale, ni par l’organisation de forums, ni même en informant les moyens de communication.

Le domaine public des semences : un trésor menacé Il existe une dimension du domaine public dont je n’avais pas encore clairement pris conscience avant de lire cet excellent article de Shabnam Anvar, consacré à la question des "semences libres". J’avais déjà écrit un billet, il y a quelques temps, à propos d’un projet visant à créer une licence Open Source sous laquelle placer des graines, afin de les rendre réutilisables à la manière des logiciels libres. Seed Freedom. Commons Fest. Mais il existe aussi un domaine public des semences, de la même manière que les oeuvres de l’esprit que sont les livres, la musique ou les films, peuvent finir par entrer dans le domaine public à l’issue de la période de protection du droit d’auteur. Or comme c’est le cas pour tous les titres de propriété intellectuelle, le COV est limité dans le temps, ce qui fait que les variétés végétales passent dans le domaine public, une fois le délai de protection écoulé. La pétition Seed Freedom à signer. Seeds are a common good. Like this: J'aime chargement…

Easydashboard : Contrôle de gestion et analyse financière, easydashboard fournit les outils nécessaires aux PME. Fukushima et les abeilles XEnvoyer cet article par e-mail Fukushima et les abeilles Nouveau ! Pas le temps de lire cet article ? Fermer Brèches Le point aveugle de toutes les catastrophesBrèches, par Paul-Henri Moinet Mais quel est donc le rapport entre la catastrophe de Fukushima et celle de la désorientation des abeilles ? L’imidaclopride et le thiaméthoxame font perdre le sens de l’orientation aux abeilles et l’appétit au bourdon. Aucune catastrophe n’est équivalente à une autre mais c’est peut-être parce que nous sommes soumis au principe de l’équivalence générale qu’il y aura de plus en plus de catastrophes. En 2011, l’ONU a recensé 300 catastrophes naturelles, nombre en explosion depuis 50 ans et dont les catastrophes climatiques représentent une très large part. Aucune catastrophe naturelle n’équivaut à une autre et encore moins à une catastrophe industrielle. J-L Nancy nous encourage à retrouver l’estime sous l’estimation.

BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage Ce que l’on appelait traditionnellement res communes – les choses qui nous appartiennent en commun – a été sinon oublié, du moins supplanté par les res privatae organisées par le marché, ainsi que par les res publicae mises à disposition par l’État. Elles sont dès lors traitées comme des res nullius, c’est-à-dire des «choses de personne». L’air et l’eau sont de parfaits exemples de biens communs qui, malgré leur importance, partagent bien souvent le triste sort des «choses de personne», de ces choses dont personne ne s’occupe. Les «biens communs» – res communes, ou encore «commons» en anglais – ne sont pas des biens «sans maître». La conception classique de la propriété, comprise en premier lieu comme droit de l’individu, acquiert une nouvelle dimension si l’on prend conscience de l’existence d’un droit collectif sur les biens communs. Quelles sont les conséquences d’une redéfinition des terres comme biens communs? Il faut renforcer les biens communs, au-delà et de manière complémentaire au

Related: