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Le Canard épingle des journalistes hôtes de Ben Ali

Le Canard épingle des journalistes hôtes de Ben Ali
Selon Le Canard enchaîné de ce mercredi, la boîte de conseil Image 7 d’Anne Méaux a organisé depuis la fin des années 90 un « discret réseau d’influence » en faveur de la dictature de Ben Ali, composé notamment de patrons de presse « tout acquis à sa cause ». La société de communication était liée contractuellement par l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE) et rémunérée plus de 200 000 euros par an. Le Canard a mis la main sur « des documents illustrant ces mœurs joyeuses ». La mission d’Anne Méaux était, entre autres, de promouvoir l’image du pays en décrochant des reportages et interviews pro-Tunisie. Exemple : « En décembre 2003, Image 7 expédie à Tunis Michel Schifres, alors directeur délégué du quotidien [le Figaro, ndlr]. Vacances pieds dans l’eau Selon l’hebdomadaire, Image 7 organisait les vacances de certains journalistes en Tunisie : Joint par Rue89, Dominique de Montvalon réagit : « Je ne sais pas de quoi il s’agit, je n’ai pas vu Le Canard enchaîné. Related:  Médias français: leurs principaux actionnaires

Concentration et... langue de bois Je dois vous dire qu’en revoyant un sketch de Raymond Devos, j’ai compris enfin le comment et le pourquoi de la concentration des médias. Il s’agit d’un sketch où notre génial comique se saisit d’un bout de bois qui a deux bouts, comme tout bout de bois. Or, fait-il remarquer, si l’on scie ce bout de bois, nous obtenons deux bouts de bois ayant chacun deux bouts, ce qui en fait quatre si vous suivez bien. Si l’on renouvelle cette opération, on produit ainsi de multiples bouts de bois, chacun doté de deux bouts, à l’infini. C’est un miracle de dynamisme, c’est la démultiplication même du vivant, c’est la démocratie. Mais ce processus peut évidemment être inversé. Admettons maintenant que des marchands de bois pénètrent dans une forêt médiatique primaire, où s’étalent à perte de vue ces "bouts de bois" qu’on appelle arbres. Et l’on voudrait lutter contre une concentration qui permet aux puissants de revenir joyeusement à l’ère de la massue préhistorique ?? François Brune.

Le monopole idéologique Armand Mattelart est actuellement professeur à l’Université Paris VIII et membre de l’Observatoire français des médias [1]. Il est revenu au Chili pour la troisième fois depuis le retour de la démocratie. Il y a vécu pendant onze ans, jusqu’au coup d’Etat militaire (1973). Il constate aujourd’hui la perte de l’ethos culturel qui inscrivait au centre de notre culture la solidarité (...). Ce qui lui semble « hallucinant », dit-il, c’est l’individualisme qui prévaut aujourd’hui, surtout quand il est incarné par des personnes qu’il a connues avec des idées très différentes. L’œuvre écrite par Mattelart est très importante, mais peu connue chez nous, malgré la publication chez LOM de deux de ses livres. Lire la suite sur le site de RISAL

L'OFM demande une étude sur les seuils actuels de concentration dans le secteur médiatique français Il y a plus d’un an, l’Observatoire français des médias lançait son « Appel du 18 juin », une pétition dénonçant la « concentration et la mainmise financière sur les médias ». Le succès de cet appel, totalisant près 4500 signatures et regroupant une grande diversité d’organisations représentatives (qu’il s’agisse d’associations, de syndicats ou de partis politiques) a renforcé la légitimité et l’urgence de mettre la concentration des médias au coeur du débat public. Les pouvoirs publics ont-il pris la mesure des dysfonctionnements que nous dénonçons ? Nullement. À la suite de l’installation par les pouvoirs publics, en février dernier, d’une commission, présidée par M. Nous constatons aujourd’hui que les travaux de cette commission - dont la conclusion est attendue avant le premier juillet prochain -, n’ont fait l’objet d’aucun débat public, alors qu’ils abordent des questions qui relèvent de l’intérêt général.

Médias français, une affaire de familles, par Marie Bénilde En 1936, le Front Populaire a libéré la Banque de France de la tutelle des 200 familles qui dominaient son assemblée générale. Une sorte de démocratie capitalistique fut instaurée en donnant le droit de vote aux 40 000 porteurs d’actions que comptait alors la France. Soixante-sept ans plus tard, faut-il espérer un nouveau Front populaire pour affranchir l’économie française de l’emprise de fortunes familiales singulièrement présentes dans les médias ? De fait, loin du nouvel âge du capitalisme qu’était censée produire la mondialisation des marchés financiers, ce début de XXIe siècle est marqué par la perpétuation de positions patrimoniales bien assises dans la presse, la télévision ou la radio. Cette situation conforte l’adhésion de la collectivité à un système de valeurs quasi dynastique sur lequel se fonde la légitimité de l’héritier. L’économie française se caractérise par l’importance de son capitalisme familial. Taille de l’article complet : 2 304 mots. Vous êtes abonné(e) ?

Détail d'un texte Les quotidiens nationaux d'information politique et générale à faibles ressources publicitaires peuvent recevoir une aide dans la limite des crédits ouverts à ce titre en loi de finances. Le fonds d'aide est divisé en trois sections. La répartition des crédits entre les trois sections du fonds est effectuée par le directeur général des médias et des industries culturelles. Cette répartition veillera à assurer une dégressivité des aides attribuées à chaque entreprise au titre de la troisième section du fonds. Les aides versées au titre de la première section du fonds bénéficient aux quotidiens d'information politique et générale de langue française : a) Qui sont imprimés sur papier journal pour 90 % au moins de leur surface ; b) Qui paraissent au moins cinq fois par semaine ; d) Dont le tirage moyen n'a pas excédé 250 000 exemplaires et dont la diffusion moyenne en France n'a pas dépassé 150 000 exemplaires pendant l'exercice précédant l'année d'attribution de l'aide ; Article 5 Laurent Fabius

La guerre secrète des journaux français (MAJ) » Article » OWNI, Digital Journalism Les journaux français jouent l'union sacrée pour sauver la manne des AJL qui pourrait bien être purement et simplement supprimée depuis Bruxelles. MAJ : une série de remarques de Bruno Ricard, directeur du SPQR, qui revient sur la question des AJL : ” 1 milliard d’euros de recettes provenant des AJL ! C’est très loin de la réalité. (…) dans le rapport Balluteau il est question de 0,89 M€ de PA (incluant l’emploi, l’auto, l’immobilier, le carnet, les marchés publics, etc… et les AJL). Par ailleurs, l’aspect temporel des données récoltées est important : elles l’ont été en 2004 par l’Inspecteur Général, donc portant assez largement sur 2003. Alors, pas un milliard mais beaucoup moins ? C’est un guerre secrète qui fait rage entre Bruxelles et la presse française depuis près de deux ans. Au cœur du conflit, les Annonces Judiciaires Légales et la dématérialisation des marchés publics. Lobbying et course contre la montre Un marché de poids qui menace de disparaître purement et simplement !

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