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François Dubet : « Donner autant à ceux qui ont moins »

François Dubet : « Donner autant à ceux qui ont moins »
Dans votre récent livre L’école des chances [1], vous développez l’idée de l’équité comme moyen indispensable pour parvenir à l’égalité effective. Pouvez-vous préciser ce point ? L’égalité des chances construit une compétition unique et neutre, suffisamment protégée des inégalités sociales pour que la réussite ne tienne qu’au mérite et aux compétences des individus placés dans les mêmes conditions de formation. La notion d’équité, elle, part de l’idée que, en réalité, l’offre scolaire n’est pas homogène et que les élèves socialement différents ne sont pas dans des situations identiques. Pour tendre vers cet idéal d’égalité des chances, il faut dès lors pratiquer l’équité, répartir les moyens pour favoriser les défavorisés. Que pensez-vous à cet égard de la fameuse « discrimination positive » ? Vous défendez avec vigueur l’idée de socle commun de connaissances et compétences. Mais celle-ci existe actuellement ! Comment expliquez-vous ce gouffre nostalgique ?

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François Dubet, La préférence pour l’inégalité. Comprendre la crise des solidarités 1 On conseillera, à ce propos, Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Fayar (...) 1« La solidarité a longtemps été adossée à l’image d’une société pesante, mais protectrice » (p. 53), et cette image serait aujourd’hui en perte de légitimité. Le propos général du livre est de montrer comment le consensus autour de l’intégration sociale s’érode. L’auteur y défend l’idée forte selon laquelle la crise des solidarités s’expliquerait par un déclin du désir d’égalité. Les nouveaux programmes scolaires bousculent le collège LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas et Mattea Battaglia Après les rythmes scolaires, l’éducation prioritaire, le collège… c’est une réforme majeure que la gauche engage sur le terrain de l’école : celle des programmes, censée entrer en vigueur à la rentrée 2016. Une « refonte » de l’école qui ne se limite pas à sa forme, mais s’ancre dans les contenus enseignés.

Savoir réfléchir / Stratégie métacognitives / Le carnet de Bord Le carnet de bord est une fonctionnalité très utile que vous propose le CRL. Son intérêt est double : - pour garder la mémoire de votre travail au fil du temps, de ses principales étapes, il rend compte de votre progression, de vos interrogations, de vos tâtonnements et difficultés; - pour communiquer avec les enseignants ou tuteurs, qui peuvent vous apporter un suivi, un conseil personnalisé. Il facilite les échanges lors d'entretiens de remédiation, en ce qu'il permet une vue d'ensemble de votre démarche. François Dubet «Ce sont ceux qui tirent parti des inégalités qui résistent au changement» François Dubet (photo) est sociologue et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il vient de publier, avec Marie Duru-Bellat, 10 propositions pour changer l’école, aux éditions du Seuil. On reproche souvent à l’éducation nationale son immobilisme, est-ce injuste ? De loin, l’éducation nationale peut donner l’impression d’être un dinosaure congelé. De près, quand on regarde à l’intérieur des classes, les choses bougent beaucoup.

Ne pas confondre l’interdisciplinarité et la fin des disciplines On a parfois ces derniers temps accusé l’interdisciplinarité d’être la mère de tous les vices « pédagogistes », en particulier à propos de la réforme du collège. Loin de nier ou de supprimer les disciplines, loin de créer de la confusion entre elles, l’interdisciplinarité au contraire les conforte, car elle met en lumière leurs approches différentes tout en s’appuyant sur leur complémentarité. « L’interdisciplinarité, c’est la confusion ! » Dans un discours à Poissy le 6 septembre 2016, un candidat à la présidence de la République déclarait : « Je souhaite une École qui transmette des savoirs, qui forme des esprits, et qui émancipe des citoyens !

Patrick Rayou : difficultés des élèves, difficultés des enseignants en éducation prioritaire, quels leviers Entretien réalisé pour la formation "Piloter en education prioritaire : Quelles collaborations, pour quelles priorités ?" organisée par le Centre Alain Savary du 24 au 26 mars 2014 Voir la vidéo 1 de Patrick Rayou : rayou1 Côté enseignants, Patrick Rayou insiste sur l'écart entre l'identité biographique (bon élève recruté sur des savoirs académiques) et identité relationnelle (il est vu par les élèves comme un prescripteur).

EcriTech 6 : Avec le numérique, l'élève au centre ? Le numérique à l'Ecole ? « Beaucoup de pratiquants et peu de croyants ! » C'est dire la mission tracée par la grande messe du colloque écriTech’6 les 9 et 10 avril 2015 à Nice : montrer combien les pratiques peuvent être bien plus diverses, bien davantage tournées vers l'élève, tout à la fois en tant que personne, apprenant et citoyen ; convaincre aussi que la culture numérique peut revitaliser et/ou renouveler les valeurs de l'Ecole, par exemple autour de la collaboration, de la créativité ou de la citoyenneté. Le cours magistral pourrait disparaître Recevez nos newsletters : À l’occasion des Assises de l’Enseignement supérieur , les professeurs ont évoqué la fin du cours traditionnel en amphi. Une première. Avec les connaissances à disposition sur le Net, les enseignants doivent changer de rôle et animer la réflexion. «Le cours magistral, qui ne ferait que transmettre un savoir académique, est-il encore pertinent?»

François Dubet : le plus classique des sociologues français contemporains ? 1Dans une période où les sociologies de l’individu (Martuccelli & de Singly, 2009) occupent en France le devant de la scène, où la plupart des études et des recherches sociologiques relèvent de la microsociologie, où une sociologie sans société (Touraine, 1981) se développe, il faut une certaine audace pour prendre comme objet le problème des modes d’existence et de fonctionnement des sociétés occidentales actuelles. Même si beaucoup de sociologues français se réfèrent encore à la société dans les intitulés de leurs ouvrages (cf. par exemple : Ehrenberg, 2009 ; Slama, 2009 ; Algan & Cahuc, 2007), ils l’associent toujours à un sentiment ou une attitude (malaise, indifférence, défiance) dont la prégnance leur semble être à tort ou à raison une caractéristique significative et heuristique. 2Il est toujours stimulant de lire un livre qui va à contre-courant des tendances du moment et on ne peut qu’en savoir gré à son auteur.

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