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Fêter le patrimoine, mais laisser disparaître le domaine public

Fêter le patrimoine, mais laisser disparaître le domaine public
Ce week-end, nous célébrons donc les Journées européennes du patrimoine, et vous serez des milliers et des milliers à aller visiter des monuments et des lieux de culture en France. Il faudrait sans doute s’en réjouir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas… Car voyez vous, ces journées sont celles du Patrimoine, mais pas celles du domaine public. Les deux choses sont liées, mais elles demeurent profondément séparées en France. Dans la plus grande indifférence… Le domaine public est une notion liée à la propriété intellectuelle. Source : Sketchtlex. Il y a eu une Journée du domaine public, cette année, organisée le 26 janvier dernier par les associations Wikimedia France et Creative Commons France, à l’image du Public Domain Day, que le réseau européen Communia a mis en place le 1er janvier de chaque année pour célébrer l’entrée dans le domaine public de nouvelles oeuvres. Quelques mois plus tard, voici donc ces Journées du patrimoine qui reviennent. Et non, surprise ! Related:  Open art

Open Data : Europeana ouvre les données de 20 millions d'oeuvres Europeana, la médiathèque co-financée par l'Union Europénne, a annoncé mercredi la mise en ligne d'un ensemble de métadonnées couvrant 20 millions d'oeuvres numérisées, sous une licence gratuite qui autorise toute forme d'exploitation. Excellente nouvelle pour les développeurs, et pour les amateurs d'art. Alors qu'en France les données culturelles sont exclues du champs des données devant être offertes librement au public, Europeana a annoncé mercredi l'ouverture de ses métadonnées couvrant 20 millions d'oeuvres référencées, dans 29 langues. Les données accessibles via une API sont publiées sous une licence Creative Commons CC0, la plus généreuse de toutes, qui autorise quiconque à exploiter l'ensemble gratuitement, y compris à des fins commerciales, sans aucune restriction. Lancé en novembre 2008, Europeana met en ligne des oeuvres numérisées issues de différents musées, bibliothèques, archives et collections audiovisuelles européennes. Lire L'Assemblée nationale se met à l'Open Data

BnF : Filippetti cautionne la commercialisation du domaine public Dans un communiqué émanant du ministère de la Culture, Aurélie Filippetti, le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois et le président de l'établissement BnF, Bruno Racine, annoncent la signature de deux nouveaux accords. Ces derniers portent sur la numérisation et la diffusion des collections de la BnF, et plus spécifiquement les livres anciens et fonds musicaux. Euh... Dans le cadre des investissements d'avenir, le Fonds national pour la société numérique, qui s'inscrit dans le Développement de l'économie numérique, la Caisse des Dépôts va être sollicitée. Ainsi, pour assurer la continuité de la politique de numérisation du patrimoine, la BnF, par le biais de sa filiale BnF-Partenariats, a signé deux accords de numérisation. Livre et musique, sous les scanners Le premier, oh, surprise, est conclu avec la société ProQuest, éditeur de bases de recherches historiques et culturelles. Pipeau. Et le combat cessa, pourtant, c'est pas faute de trouver des combattants Eh bien oui.

Et si Albrecht Dürer avait eu un Tumblr ? Un détour par la Renaissance, quand les œuvres des artistes étaient recopiées par la gravure : voici ce que nous propose Calimaq dans cette chronique pour mieux éclairer les problèmes actuels du droit d'auteur. Et in fine trouver des pistes de solutions pour réconcilier tous les partis. Imaginons un instant que le peintre et graveur Albrecht Dürer soit soudainement transporté depuis la Renaissance jusqu’à notre époque et que pour diffuser ses œuvres, il décide d’ouvrir un profil sur la plateforme de microbbloging Tumblr… L’hypothèse peut paraître un brin saugrenue, mais une telle manipulation de l’espace-temps constituerait une expérience fascinante. En témoigne par exemple ce texte inséré en 1511 à la fin d’un recueil de gravures consacrées à la Vie de la Vierge, destiné à avertir les éventuels contrefacteurs que l’artiste bénéficiait d’un privilège accordé par l’Empereur Maximilien : Malheur à toi, voleur du travail et du talent d’autrui. Monograms of Albrecht Dürer.

La dictature de la valeur ajoutée et l'économie du livre numérique Alors que l'édition semblait découvrir l'expression « modèle économique », durant le Salon du livre 2011, où il était impossible de suivre la moindre conférence sans l'entendre prononcée à plusieurs reprises, les temps s'apaisent, et l'expression entre dans les moeurs. Encore maladroitement employée, toutefois, certains confondant toujours l'économie du papier, avec celle du numérique. Mais au moins accepte-t-on de faire de l'argent dans un secteur culturel… Il semble que pour 2012, l'un des impératifs suprêmes, dans la création littéraire, consistait à trouver une valeur ajoutée. Probablement l'industrie s'est-elle montrée plus sensible que prévu à l'essor balbutiant encore du format EPUB3, et de ses capacités à intégrer des éléments vidéos, audio, des mises en page complexes, et ainsi de suite. Cet "ajout", pas forcément de valeur, mais de contenus, était alors souvent présenté, communiqué de presse à l'appui, comme une valeur ajoutée à l'oeuvre. JulianBleecker, CC BY-NC-ND 2.0 5. 3.

Internet ravit la culture En créant une zone de réappropriation illimitée des contenus, le web ouvre la voie au remix populaire de la culture. Un fait majeur dans l'histoire de la propriété intellectuelle et de la création que décrypte André Gunthert, chercheur à l'EHESS. Dans son célèbre article “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, publié en 1939, Walter Benjamin dessine l’opposition paradigmatique de deux cultures. Un demi-siècle plus tard, la révolution des outils numériques nous confronte à une nouvelle mutation radicale. Mythologie des amateurs Cette évolution a d’abord été perçue de façon confuse. Dans cette mythologie optimiste, l’amateur est avant tout conçu comme producteur de contenus vidéos, selon des modalités qui ont des relents de nouveau primitivisme. Racheté par Google en 2006 pour 1,65 milliards de dollars, YouTube incarne exemplairement ce nouveau Graal. L’appropriation comme fait social L’appropriation contre la propriété Il existe divers degrés d’appropriation.

L'iBookstore se met à jour et proscrit la distorsion de concurrence Toujours rebelle face aux conclusions du Department of Justice outre-Atlantique, la marque à la pomme a accepté avec beaucoup plus de facilités l'accord à l'amiable proposé par la Commission européenne. Celle-ci avait mené l'enquête, et entretenait de vilains soupçons sur une distorsion de concurrence, via une clause particulière des contrats passés entre le revendeur et les éditeurs... Clause désormais rayée du document, jusqu'au 18 décembre 2017 minimum. Copie du mail envoyé aux éditeurs européens (source) Dans la boîte mail des éditeurs présents sur l'iBookstore, un message d'iTunes S.a.r.l. les informe de la levée de la clause dite de la « Nation la plus Favorisée » (Most Favored Nation) qui empêchait aux éditeurs de vendre leurs ebooks dans d'autres boutiques à des prix moindres que sur iTunes. La solution proposée se résume simplement à la suspension de cette clause de Nation la plus favorisée, jusqu'au 18 décembre 2017 au minimum. Pour approfondir

L’inverse du piratage, c’est le copyfraud, et on n’en parle pas | Hotel Wikipedia Le piratage ne cesse de défrayer la chronique, mais curieusement, on parle beaucoup moins du phénomène inverse : le « copyfraud » ou fraude de copyright. Il ne s’agit pas de diffuser indéfiniment une œuvre protégée, mais au contraire d’effectuer une fausse déclaration de droit d’auteur entraînant la protection frauduleuse d’un contenu librement accessible. Le copyfraud est sans doute aussi répandu que le piratage. Cependant, les contrevenants sont rarement, voire jamais condamnés. Définir le copyfraud Le copyfraud a été défini il y a quelques années par un juriste américain, Jason Mazzone. la fausse déclaration de possession d’un contenu tombé dans le domaine public ; la prétention à imposer des restrictions d’utilisation non prévues par la loi ; la prétention à privatiser un contenu en arguant de la détention d’une copie ou d’une archive de ce contenu ; la prétention à privatiser un contenu tombé dans le domaine public en le diffusant sous un nouveau support.

Yindo, l'expérience de streaming néerlandaise, fait son bilan Entre les mois de mai et août 2012 a été lancée une expérimentation néerlandaise, Yindo, qui vient de livrer ses premiers résultats. Le modèle de cet ebookstore est simple : une facturation mensuelle fixe et la possibilité de lire tout ce que l'on peut, durant le mois. Ce sont 40 éditeurs néerlandais qui se sont lancés dans l'expérimentation, avec un sentiment terrible de déception, pour les créateurs. Seuls 36 ouvrages ont été lus en intégralité sur la base de ce modèle, avec un catalogue de 2000 titres disponibles. En tout, 94 abonnements ont été activés durant l'été, mais seuls 61 d'entre eux ont été utilisés activement. Bob Duuren, à l'initiative de ce projet, déplore que le manque d'intérêt actuel pour les livres numériques, sous la forme d'un contrat d'abonnement, soit responsable de ces mauvais résultats. La suite de cette phase pilote n'a pas encore été définie. Pour approfondir

Fair use Fair use is a limitation and exception to the exclusive right granted by copyright law to the author of a creative work. In United States copyright law, fair use is a doctrine that permits limited use of copyrighted material without acquiring permission from the rights holders. Examples of fair use include commentary, search engines, criticism, parody, news reporting, research, teaching, library archiving and scholarship. It provides for the legal, unlicensed citation or incorporation of copyrighted material in another author's work under a four-factor balancing test. Fair use is one of the traditional safety valves intended to balance the public's interest in open access with the property interests of copyright holders. Fair use under United States law[edit] The legal concept of "test copyright" was first ratified by the United Kingdom of Great Britain's Statute of Anne of 1709. Once these factors were codified as guidelines in 17 U.S.C. § 107, they were not rendered exclusive.

Édition - Article - Le numérique, grand espoir de l'édition cubaine À l'heure où de nombreux pays européens s'interrogent sur la nécessité de réformer les règles du droit d'auteur pour se plier à la nouvelle donne du livre numérique, lequel est appréhendé comme un casse-tête juridique, l'île de Cuba formule les avis les plus enthousiastes à l'encontre des nouveaux modes de lecture et de diffusion des œuvres écrites. Ce point de vue positif a notamment été affiché par Eduardo Fernández Collado, écrivain et président de l'Uneac[+] NoteUnión de Escritores y Artistas de Cuba. [1], association qui représente tous les éditeurs cubains, lors de la dernière Foire internationale du livre de Guadalajara, au Mexique. Aux yeux d'Eduardo Fernández Collado, le livre numérique est une solution inespérée qui permettra de contourner, en matière littéraire, les effets négatifs de l'embargo commercial exercé par les États-Unis à l'encontre de la République de Cuba[+] Note« El bloqueo », comme il est désigné sur l'île, a été instauré en 1962. [2]. [4]. Crédits photo :

France : plus de 15 ans de numérique pour les musées < @_omr notes Il est courant de lire ou d'entendre que les musées viennent tout juste de s'ouvrir au numérique et qu'il s'agit même d'une révolution ! (Un exemple parmi tant d'autres : "Les musées, à l’aube d’une révolution numérique ?" - inria.fr - 16/07/2012) Si la présence du numérique s'intensifie au musée comme dans le reste de la société, elle est loin d'être nouvelle. Création par le ministère de la culture d'une base de données des peintures des musées français. Premières bornes interactives à la Cité de Sciences et de l'Industrie. "Mémoires de Pierre" (film incluant 3 minutes d'images de synthèse), prémisse aux réalisations du projet Gunzo (numérisisation et reconstitution la grande église de Cluny) Mars : livre d'or multimédia (vidéo) à la Cité des sciences - créé pour la manifestation "Cliquez pour le savoir" (puis utilisé dans différentes expositions). * Juillet : Ouverture du site internet du Louvre MILIA 1995 Le DVD-Rom du Musée du Louvre

Une bande sonore dans des ebooks, ça vaut 2 millions $ ? Le développement de la société basée en Nouvelle-Zélande, Booktrack, vient de passer par une idée un peu surannée : intégrer des chansons dans les livres numériques, pour accompagner la lecture. Et pour assurer le développement de ce projet, ce sont 2 millions $ qui ont été mis sur la table par plusieurs investisseurs... Rendre les ebooks plus immersifs, c'est la grande tendance : garder le lecteur bien au chaud, dans ses lignes et sa tablette, avec une atmosphère sonore et une musique d'ambiance, le fondateur de BookTrack, Paul Cameron, y croit dur comme fer. En fonction du livre, trouver l'oeuvre et l'accompagnement musical qui iraient avec, cela semble en plus convenir aux lecteurs. Selon une étude réalisée par la société, 27 % des clients ont téléchargé un extrait gratuit, à découvrir, et 40 % d'entre eux, ont lu la totalité de l'ouvrage. James Frey et Salman Rushdie comptent parmi les premiers cobayes de cette expérimentation, et il existe également une version de la Bible.

"Saccage juridique en règle du domaine public en France" par @Calimaq : by agnesdelmotte Sep 15

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