background preloader

L'homosexualité enseignée à l'école : une pilule qui passe mal

L'homosexualité enseignée à l'école : une pilule qui passe mal
Ce ne sont que quelques paragraphes dans des manuels de SVT de deux-cents pages mais ils font polémique depuis maintenant plus d'un mois, et cela risque de durer jusqu'à la rentrée scolaire. Début septembre, les élèves de Première ES et L auront le plaisir de découvrir un nouveau point de programme: la question du genre et de l'orientation sexuelle, dans un chapitre intitulé «Devenir homme ou femme». Une partie imposée par la Direction générale de l'enseignement scolaire et annoncée au Bulletin officiel du 30 septembre 2010. Il y est expliqué, en résumé, que si l'on naît homme ou femme, l'orientation sexuelle des individus peut varier au cours de la vie, et que si la majorité des personnes sont héterosexuelles, une partie de la population est homosexuelle ou bi. L'enseignement catholique, des associations familiales ou encore des politiques multiplient les communiqués, les emails, les pétitions et les menaces de boycott des livres pour que cette partie du programme soit retirée. Related:  TFEHomosexualité

« Théorie du genre » au lycée, la crainte de dérives Des théologiens et psychanalystes catholiques interrogés par « La Croix » expliquent en quoi une telle introduction peut donner lieu à des dérives idéologiques de la théorie du genre. Dans quelle mesure cette théorie s’intègre-t-elle aux programmes ? À la rentrée de septembre, une partie des lycéens devra étudier en cours de biologie l’influence de la société sur l’identité sexuelle. Pour la première fois, le ministère de l’éducation nationale a introduit un chapitre intitulé « Devenir homme et femme » dans le programme de sciences de la vie et de la terre des classes de première ES et L pour l’année 2011-2012. Certains y voient une référence à la « théorie du genre », qui n’est pas désignée explicitement comme telle. Le manuel édité par Hachette y consacre par exemple une page entière, sous l’intitulé « Le genre, une construction sociale ». « Hommes et femmes peuvent aussi se distinguer par des caractéristiques comportementales. En quoi la polémique consiste-t-elle ? Comme le relève le P.

Pourquoi parler d'homosexualité et d'homophobie à l'école? Les faits:Entre 5 et 10% de la population est homosexuelle (Etude Kinsey, 1950)L’homosexualité est un sujet tabou à l’écoleLes enfants grandissent en l’absence d’information positive sur l’homosexualité et sont affectés très jeunes par l’homophobieLa prise de conscience de son homosexualité intervient en général entre l’âge de 12 et 17 ans1 jeune gay sur 4 fait une tentative de suicide (Etude du Dr Cochand, CHUV, 2000, mandat de l’Office fédéral de la Santé Publique)Pourquoi en parler à l’école ?Dans chaque classe, il y des élèves qui se sentent attirés par des personnes de même sexeDans chaque école, il y a des enseignant-e-s gais ou lesbiennes. La majorité d’entre eux cachent leur orientation affective2/3 des parents réagissent de manière négative à l’annonce de l’homosexualité de leur enfant. L’école doit pouvoir être un lieu d’accueil et de soutienLa violence verbale et physique à l’encontre des homosexuel-le-s est présente dans les cours d’écoleQue peuvent faire les écoles ?

Genre : derrière la théorie, des vies et des injustices Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Collectif Ce n'est pas la première fois que les plus rétrogrades des députés de la majorité se dressent contre la reconnaissance de l'identité de genre dans notre société. Quatre-vingt députés UMP viennent de demander au gouvernement de retirer les manuels scolaires de sciences de la vie et de la terre (SVT) qui expliquent l'impact du contexte socio-culturel sur l'identité de genre, et les limites du déterminisme chromosomique. En 2004, lors du débat sur la création de la Halde, aujourd'hui disparue, la même droite avait rejeté l'amendement socialiste visant à ajouter l'identité de genre aux motifs de discriminations à combattre. A l'appui de ce rejet, Christine Boutin avait montré du doigt la "théorie queer", dont la seule origine étrangère suffisait à discréditer les apports scientifiques. Comment peut-on encore aujourd'hui nier ces vies d'hommes et de femmes trans, qui sont autant de preuves que l'identité de genre ne se résume pas à la biologie ?

Loi Taubira : L'Ecole sommée de découvrir l'homosexualité A la veille d'un important colloque sur l'homophobie organisé par le Snuipp le 16 mai, l'impact de la loi Taubira sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe reste encore à mesurer. Pour une Ecole qui a fermé les yeux sur l'homosexualité et l'homoparentalité, la loi représente un défi. Elle devrait obliger l'Education nationale à reconnaître l'existence des couples de même sexe. Elle pourrait aussi avoir un impact sur les programmes scolaires. Adoptée le 23 avril en seconde lecture par l'Assemblée nationale, la loi permet aux couples de même sexe de se marier. Elle ouvre également aux personnes de même sexe mariées la voie de l'adoption, que ce soit l'adoption conjointe d'un enfant par les deux époux ou l'adoption de l'enfant du conjoint. Jusque là, la loi Taubira semble avoir peu concerné l'Ecole. Car à l'Ecole les homosexuels sont surtout invisibles. La loi va-t-elle briser le tabou ? Une évolution des programmes ? Les syndicats au premier rang. François Jarraud Pour s'inscrire

Le mauvais genre Le Monde.fr | | Par Florence Bertocchio, Odile Buisson et Sylvain Mimoun Au commencement est le verbe, et le verbe est simple. Un garçon ou une fille naît avec un appareil génital de garçon ou de fille. De tout temps, les personnes homosexuelles ont payé cher leur différence. La situation des personnes trans demeure moins connue. Mais pourquoi ne peut-on penser autrement ? Les nouveaux manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) ont donc raison d'indiquer que le genre ne suit pas systématiquement ce que les organes génitaux externes et les chromosomes indiquent. On ne peut demander aux députés d'être ce qu'ils ne sont pas mais on peut néanmoins s'inquiéter de voir quelques-uns d'entre eux campés sur une pensée sommaire : non, ce n'est pas le port de la moustache qui fait un homme viril et hétérosexuel ! Débattre avec les personnes trans est une approche première de la connaissance de l'autre et donc de la connaissance de soi.

Lutter contre l'homophobie - Lutter contre l'homophobie Une politique interministérielle de lutte contre les LGBTphobies L'action du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse en matière de lutte contre l'homophobie et la transphobie s'inscrit dans un cadre interministériel coordonné par la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH). Les objectifs du gouvernement sont développés dans le Plan de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT qui définit l'« éducation contre la haine et les discriminations anti-LGBT » comme l'une des cinq priorités de l'action publique et invite à développer à la fois la prévention auprès des élèves et la formation des personnels d'éducation. Le rôle de l'École : protéger et faire réussir tous les élèves A l'école, du fait de leur orientation ou de leur identité sexuelles, des élèves ou des adultes peuvent être victimes d'actes à caractère discriminatoire et de violences qui tombent sous le coup de la loi.

Petits rappels sur le genre Petits rappels sur le genre Sexe et genre : quelle différence ? Sexe et genre sont deux notions liées, mais qu’il convient de distinguer. Le terme « sexe » renvoie aux différences physiques distinguant les hommes et les femmes (organes reproducteurs, pilosité etc.), alors que le « genre » (qu’on peut aussi appeler « sexe social ») renvoie aux rôles déterminés socialement et aux comportements qu’une société considère comme caractéristiques des hommes et des femmes. En France, dans la vie de tous les jours, on entend souvent qu’un homme se doit d’être protecteur et d’avoir une certaine autorité. « Homme » et « femme » sont donc deux catégories de sexe, tandis que « masculin » et « féminin » sont des catégories de genres. Si les sexes présentent des caractéristiques à peu près constantes à travers le temps et l’espace (partout dans le monde et de tout temps, les femmes ont eu un vagin et les hommes un pénis), les genres changent en fonction des époques et des sociétés. Des sociétés genrées ?

Comment mieux lutter contre l'homophobie ? - Chrétiens en débats Ce 17 mai, le mouvement homosexuel chrétien David et Jonathan organise à 19 heures une célébration œcuménique au temple de l'Oratoire, dans le quartier du Marais à Paris. Un temps de prières et de témoignages, pour permettre aux quelques centaines de participants d'exprimer leur foi, leurs espoirs, mais aussi leurs souffrances dans un climat social tendu. Selon le rapport annuel de l'association SOS Homophobie publié le 14 mai, les insultes et agressions homophobes ont connu une hausse sans précédent en 2012 en France sur fond de vives tensions suscitées par le débat sur le mariage homosexuel. D'après ce rapport qui s'appuie sur les témoignages reçus par l'association de lutte contre l'homophobie, 1 977 récits faisant état d'un acte homophobe ont été recueillis en 2012, soit 27% de plus qu'en 2011, avec une explosion en fin d'année au moment de la présentation du projet de loi sur le mariage pour tous.

Genre : état des lieux La Vie des idées : « Gender studies », « théorie du genre », « théorie du gender », « théorie du genre sexuel » : les associations catholiques et les députés accablent ces théories de tous les maux, sans jamais les définir. Peut-on définir les gender studies, ou études de genre ? Laure Bereni : L’expression « études sur le genre » (on parle aussi, indifféremment, d’« études genre » ou d’« études de genre ») s’est diffusée au cours des dernières années en France pour désigner un champ de recherche qui s’est autonomisé dans le monde académique depuis une quarantaine d’années, et qui prend pour objet les rapports sociaux entre les sexes. Au-delà de cette approche en termes de champ [3], on peut définir les études sur le genre en adoptant une grille de lecture plus théorique, fondée sur un certain nombre de critères analytiques. Le deuxième élément que nous avons retenu, dans notre manuel, pour définir les études sur le genre, est l’adoption d’une perspective relationnelle.

Related: