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INTERVIEW DE LAURENT GAUDE

INTERVIEW DE LAURENT GAUDE
Deux ans après ‘Le Soleil des Scorta’, maintes fois récompensé et couronné par le prix Goncourt, le romancier-dramaturge fait son retour en librairie avec ‘Eldorado’. Entre actualité brûlante et fable humaniste, ce roman bouleversant est l’un des événements de la rentrée littéraire 2006. Malgré la pression grandissante, Laurent Gaudé prend le temps de nous raconter les destins croisés de ses personnages, de nous conter, avec passion et générosité, l’aventure de l’écrivain, l’histoire d’un roman. Comment vous est venue l’idée d’écrire un roman sur l’émigration clandestine vers l’Europe ? J’ai des dossiers dans lesquels je conserve des articles que je découpe dans des journaux. Quand je me suis mis à travailler sur ce qui allait devenir ‘Eldorado’, j’ai ressorti le dossier émigration. Quel rôle ont joué les images d’émigrants africains tentant de passer à Ceuta et Melilla ? Ca n’était pas vraiment voulu, mais bizarrement il y a une concentration de ces lieux. Je suis très pour !...

« La fièvre de l’Eldorado, c’est cela qu’il pouvait transmettre. » (Laurent Gaudé) | iroiseldorado i Argent : il s’agit d’un des thèmes principaux du livre , l’argent que les immigrés doivent économiser et payer pour passer en occident, l’argent que la femme du Vittoria a payé pour son enfant , l’argent qui manque souvent, l’argent qui pousse à des extrémités violentes (Soleiman), …. Boubakar : ami de Soleiman, est un personnage touchant, boiteux, qui encourage Soleiman, le guide, l’aide financièrement et mentalement. Il possède une grande expérience, du fait de ses sept années d’errance vers l’Europe. Il a aussi une grande faculté d’abnégation, n’hésitant pas à faire passer Soleiman avant lui. Combat : le livre entier est un combat, combat de Soleiman pour émigrer, combat de Piracci pour trouver ce qu’il est vraiment, combat pour survivre. Eldorado : On peut s’attendre à ce choix, il s’agit du titre du roman. Frontière : c’est un terme récurrent, évidemment. Ghardaïa : ville carrefour entre le sud et le nord de l’Algérie, elle est le point de rencontre entre Soleiman et Piracci.

Interview de Laurent Gaudé - Le Figaro Laurent Gaudé connaît un succès mérité. Adepte d'histoires originales et denses, l'auteur de 'La Mort du roi Tsongor' a su réinvestir, en les modernisant, les genres trop délaissés de l'épopée ou de la tragédie. L'occasion avec la publication de son dernier livre 'La Porte des Enfers' d'interroger les thèmes de la mort et de la vengeance, aussi universels que poignants. Aurait-il vendu son âme au diable pour écrire de si bons livres ? Loin de descendre en enfer, comme le suggère son dernier roman, le Goncourt 2004 semble profiter d'une ascension athée vers le paradis avec comme Eden les locaux chaleureusement désorganisés d'Actes Sud, pour compagne une plume inspirée et colorée et enfin en guise de fruits défendus, la fidélité enthousiaste des lecteurs et la bienveillance des critiques littéraires. Par rapport à la tendance littéraire actuelle - autofiction, ego-trip - n'avez-vous pas le sentiment d'être dans la marge ? Il est vrai que je suis à contre-pied de cette production-là.

Silence, on refoule les migrants à Melilla - Le Monde (14 octobre 2016) Les 5 ans de « M le mag ». En 2014, « M » avait suivi un jeune Ivoirien tentant d’entrer en Europe par Melilla. Il vit désormais en Allemagne et les migrants ne font plus la « une » de l’actualité. Personne n’a oublié les terribles images des grillages de 6 mètres de haut qui séparent le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla pris d’assaut par un millier de migrants. Forte baisse des « frappes » Cette année-là, le nombre de « frappes » contre les grillages, comme les migrants appellent les tentatives de franchissement de cette clôture ultrasécurisée, a chuté de près de 70 %. Violations du droit européen En 2015, Rabat a fini ­d’installer ses propres barbelés. Bien qu’ils aient posé le pied sur le sol espagnol, ils sont ainsi privés de toute possibilité de déposer une demande d’asile, comme le garantit le droit européen. « À Melilla, l’Espagne viole les droits des étrangers, s’étrangle ­Virginia Alvarez, porte-parole d’Amnesty International en Espagne. Dangereux chemins de traverse

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