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Maladie de Parkinson : le premier vaccin en phase clinique

Maladie de Parkinson : le premier vaccin en phase clinique
La maladie de Parkinson est encore très méconnue. Elle est pourtant la deuxième maladie neurodégénérative en incidence, derrière la maladie d'Alzheimer. Elle reste aujourd'hui incurable. Maladie de Parkinson : le premier vaccin en phase clinique - 2 Photos À lire, notre dossier sur la maladie de Parkinson Nom de code : PD01A. Rappelons que cette maladie neurodégénérative se caractérise par la destruction progressive des cellules nerveuses de régions spécifiques du cerveau, comme le locus niger, entraînant chez le patient des difficultés dans l’exécution de ses mouvements, notamment du fait de forts tremblements. En effet, les traitements actuels se tournent quasi exclusivement vers des médicaments à base de DOPA afin de rétablir le système dopaminergique qui se trouve perturbé. L'acteur canadien Michael J. PD01A agirait quant à lui bien plus en amont de la neurodégénérescence, s’attaquant à cette protéine qui est supposée jouer un rôle central dans la maladie de Parkinson.

Un vaccin contre la maladie de Parkinson en cours d'essai clinique Un vaccin thérapeutique développé par la société de biotechnologie autrichienne Affiris AG, nommé PD01A, est en cours d’essai clinique de phase 1 pour le traitement de la maladie de Parkinson, ce qui constitue une première mondiale. L'essai vise principalement à vérifier son innocuité et la tolérance. Le vaccin amène le système immunitaire à produire des anticorps dirigés contre la protéine alpha-synucléine qui s’accumule dans les neurones (cellules nerveuses), particulièrement ceux du locus niger qui produisent le neurotransmetteur dopamine, et cause leur mort. Les médicaments actuels visent la stimulation de la production de la dopamine et l'amélioration de la sensibilité des cellules nerveuses à ce neurotransmetteur.

Parkinson : 15 patients traités par thérapie génique Des chercheurs français ont obtenus des résultats intéressants sur 12 malades traités en France et 3 au Royaume-uni. Quinze malades atteints d'une forme avancée de la maladie de Parkinson ont été traités en France et ailleurs en Europe par une thérapie génique, grâce aux recherches menées par l'équipe de Stéphane Palfi, professeur en neurochirurgie de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil et chercheur CEA/Inserm. Les résultats préliminaires de ce traitement ont été présentés lundi à Paris, lors du 20e congrès européen de thérapie génique et cellulaire qui vient de se terminer. Même si l'ensemble des données de ces essais thérapeutiques ne pourront être dévoilées totalement que dans trois mois environ, par leur publication dans une revue scientifique de référence, les premiers éléments divulgués lundi dans les grandes lignes, mais pas dans les détails, ouvrent de nouvelles perspectives pour l'avenir. La maladie de Parkinson concerne plus de 100.000 personnes en France.

Glybera, la première thérapie génique autorisée en Europe Par Janlou Chaput, Futura-Sciences Son nom est porteur d’espoir : thérapie génique . L’expression s’est popularisée depuis la fin des années 1990, quand des jeunes enfants souffrant d’ immunodéficience très sévère, les fameux bébés bulle, testaient un nouveau traitement censé les soigner. En apportant un variant génétique fonctionnel pour prendre la place de ceux préexistants, on voulait redonner un système immunitaire efficace à ces jeunes patients pour qu’ils puissent mener une vie normale. Mais en 1999, un enfant américain décédait durant l’expérimentation tandis qu’en 2002, deux petits Français déclaraient une leucémie . De telles mésaventures n’ont pas dissuadé la Chine d’autoriser en 2003 les premières thérapies géniques du monde. Cette pathologie touche une à deux personnes sur un million. Ce schéma explique le principe de la thérapie génique. Le Glybera est là pour régler le problème. Seul hic : son prix de revient. Ce sujet vous a intéressé ?

Michael J. Fox atteint de Parkinson dans une série L’acteur canado-américain aux cinq Emmy Awards a commencé le tournage d’une nouvelle série TV. Selon le Huffington Post Québec, « Michael J. Fox interprétera le rôle d'un journaliste de télévision qui quitte son emploi en raison de la maladie de Parkinson, mais qui revient travailler après qu'une percée médicale lui a permis de contrôler plusieurs de ses symptômes. » Cette série qui sera diffusée sur NBC, certainement à partir de septembre 2013, se rapproche sur certains points de la vie de l’acteur. Même si sa fondation ne lui a pas encore fourni un traitement, elle aapporté à Michael J.

Perspectives thérapeutiques - France Parkinson Accueil > La Recherche > Perspectives thérapeutiques Si les causes de la maladie de Parkinson sont encore mal connues, les avancées de la recherche ont permis une amélioration considérable des traitements, au cours des deux dernières décennies. C'est le syndrome cérébral le mieux étudié en France, où la recherche sur la maladie est très active. Des pistes très prometteuses sont ainsi aujourd'hui ouvertes. En raison des difficultés que pose le cerveau à la recherche, la maladie de Parkinson bénéficie principalement des efforts de la recherche fondamentale ; cela signifie que le processus de recherche se déroule en deux temps : recherche visant à faire connaître tel mécanisme du cerveau, par exemple, puis application clinique des nouvelles connaissances dans le but de traiter les symptômes. C'est la diversité des symptômes, dans la constitution des syndromes individuels, qui rend difficile une recherche appliquée directe. La neuroprotection : une réelle perspective thérapeutique ?

Parkinson : la piste des pesticides toujours suivie de près La maladie de Parkinson recouvre un grand nombre de tableaux cliniques. Si différentes causes environnementales ont été jugées partiellement responsables, comme les pesticides ou certains métaux lourds, les symptômes varient en fonction de l'origine du trouble. Cela rend les investigations plus complexes encore. © Jean-Marie Huet, Flickr, cc by nc sa 2.0 Parkinson : la piste des pesticides toujours suivie de près - 2 Photos À lire, notre dossier sur la maladie de Parkinson Les études épidémiologiques le montrent : les agriculteurs, et les populations rurales en général, sont plus exposés au risque de développer la maladie de Parkinson. Parmi les cibles dans le collimateur : les produits pesticides. L’alpha-synucléine a-t-elle des complices ? Cette maladie neurodégénérative est l’une des plus célèbres car l’une des plus courantes. Dans la quasi-totalité des cas, une grande partie des neurones dopaminergiques du locus niger ont déjà disparu lorsque la maladie de Parkinson est diagnostiquée.

Des cellules souches âgées ont retrouvé leur jeunesse d’antan À partir de cellules souches, les scientifiques essaient de reconstituer des organes entiers en laboratoire. Si on cumule cette technologie à celle qui permet de rajeunir des cellules, on pourrait greffer à un patient âgé le cœur de ses 20 ans. © Eugene Russo, Plos One, cc by 2.5 Des cellules souches âgées ont retrouvé leur jeunesse d’antan - 2 Photos Nous avons l’âge de nos artères… et de nos autres organes. Avec le temps qui passe, ceux-ci perdent en efficacité et se fragilisent. En leur redonnant toute leur fonctionnalité lorsqu’ils commencent à défaillir, on pourrait peut-être augmenter notre espérance de vie. La greffe se présente comme la solution idéale. Mais là encore, la technique n’est pas toujours au point. Des cellules souches inversent leur horloge cellulaire Des chercheurs canadiens de l’université de Toronto viennent d’emprunter une piste prometteuse. Retrouver le cœur de ses 20 ans A voir aussi sur Internet Sur le même sujet

lactualiteparkinson [Faut-il en conclure qu’on peut manipuler les gens et les faire marcher au pas cadencé ? Certes, mais on les fait tellement marcher au pas cadencé par d’autres moyens »] Clinatec : cette discrète clinique où l’on implante des nanos dans le cerveau | Le si Un centre de recherche d’un nouveau genre s’apprête à mener ses premières expériences. Implants de nanotechnologies dans le cerveau, neuro-stimulation, « médecine régénérative », jusqu’à des technologies pouvant changer le comportement : telles seront les recherches menées à Clinatec, à Grenoble, sur des patients volontaires. Une certaine opacité entoure ce projet, résultat d’une alliance entre industrie nucléaire, « start-up » de nanotechnologies et neurochirurgiens. Comment seront encadrées ces recherches ? C’est une « clinique expérimentale » où l’on teste des dispositifs électroniques implantés dans le cerveau. Au sein de Clinatec, on parle interface cerveau-machine, neuro-stimulation profonde, nano-implants dans le crâne. Des implants cérébraux contre la dépression ou l’obésité Point commun de ces recherches : le développement de dispositifs médicaux implantés dans le corps humain. Clinatec est le résultat d’un partenariat entre le CEA, le CHU de Grenoble et l’Inserm.

Plan Parkinson 2011-2014 Deux ans. C'est le temps qu'il aura fallu attendre pour qu'un Plan Parkinson adoptant l'ensemble des mesures proposées dans le Livre blanc sur cette maladie neurodégénérative soit adopté. C'est désormais chose faite et, pour l'association France Parkinson, l'annonce faite en mars par Nora Berra représente un pas décisif dans la prise en charge des patients. La mise en place du Plan Parkinson devrait se traduire par une meilleure structuration de l'offre de soins avec la création de 24 centres régionaux de référence, et, in fine, une meilleure prise en charge des patients. Le Plan Parkinson reprend les 20 mesures du Libre Blanc Un mois avant la Journée mondiale de la maladie de Parkinson le 11 avril 2012, Nora Berra, secrétaire d'État à la Santé, a annoncé le lancement d'un Plan Parkinson 2011-2014, sur le modèle du Plan Alzheimer. Création de 24 centres de référence de la maladie de Parkinson Un Plan, oui, mais surtout des actions concrètes Amélie Pelletier Créé le 01 mars 2012 Sources :

Un traitement contre la maladie de Parkinson à l’essai - Sciences jeudi 07 juin 2012 à 11h45 Un premier test pour un vaccin thérapeutique contre la maladie de Parkinson a été lancé sur 32 patients d’une clinique viennoise. Il s’agit d’une "première mondiale", selon la société de biotechnologie autrichienne Affiris, spécialisée dans le développement des vaccins. "La première étude clinique au monde pour le développement d’un vaccin contre la maladie de Parkinson a été lancée", a indiqué la société Affiris dans un communiqué. Le vaccin thérapeutique appelé PD01A s’attaque à l’alpha-synucléine, une protéine jouant un rôle majeur dans le développement et la progression de la maladie. Selon les études médicales menées jusqu’à présent, la maladie de Parkinson est causée par le dépôt d’alpha-synucléine sous forme pathologique au niveau du cerveau. Le vaccin est entré dans la phase 1 de son test clinique mené sur 32 patients dans une clinique viennoise. Le Vif.be

Parkinson : les allèles qui favorisent la progression de la maladie La maladie de Parkinson est l'une des maladies neurodégénératives les plus fréquentes, juste après la maladie d'Alzheimer. © Dr. Laughlin Daves, radpod Parkinson : les allèles qui favorisent la progression de la maladie - 3 Photos À lire, le dossier sur la maladie de Parkinson La maladie de Parkinson reste encore très mystérieuse. On savait que la génétique constituait l’un des facteurs de risque de développer la maladie, puisqu’environ 15 % des personnes atteintes ont également un proche affecté. Alpha-synucléine : le bon dosage contre Parkinson Grâce aux données émanant de 123 patients atteints par la maladie de Parkinson, les résultats publiés dans le Journal of Parkinson’s disease ont montré qu’il existait un lien entre la région promotrice du gène de l’alpha-synucléine (NACP-Rep1) et la protéine Tau, qui joue un rôle crucial dans le maintien de la structure des cellules. Cependant, l'allèle H1 joue lui aussi un rôle dans la vitesse de propagation de la maladie. Sur le même sujet

ALZHEIMER, PARKINSON: De puissants anticorps thérapeutiques contre les plaques amyloïdes ALZHEIMER, PARKINSON: De puissants anticorps thérapeutiques contre les plaques amyloïdes Actualité publiée le 05-12-2012 Ces chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute sont parvenus à développer des anticorps bien plus puissants que ceux du système immunitaire, capables, à faible concentration, d’empêcher la formation des protéines toxiques liés aux maladies d'Alzheimer et de Parkinson mais aussi au diabète de type 2. Alors que l'apparition de ces maladies dévastatrices est associée à l'agrégation de protéines inappropriées en particules ou plaques nocives pour les cellules cérébrales (maladie d'Alzheimer et de Parkinson) et pancréatiques (diabète de type 2), ces anticorps, s’avèrent des armes prometteuses. «Il est extrêmement difficile d’amener des anticorps au cerveau. Source: PNAS November 15, 2012, doi: 10.1073/pnas.1208797109 Rational design of potent domain antibody inhibitors of amyloid fibril assembly Réagissez à cette actu sur Santé Blog Neuro

Les néoneurones impliqués dans l’apprentissage et la mémorisation Dans le cerveau adulte, les néoneurones contribuent à la formation de nouvelles cellules du cerveau et permettent la mise au point de neurones, regroupés en réseau, qui peuvent alors devenir efficaces. © Jonathan Clarke, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0 Les néoneurones impliqués dans l’apprentissage et la mémorisation - 2 Photos Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent d'identifier chez la souris le rôle des néoneurones formés par le cerveau adulte. En parvenant à les stimuler de manière sélective, les chercheurs montrent que ces neurones particuliers améliorent les capacités d'apprentissage et de mémorisation de tâches difficiles. Cette nouvelle propriété de ces cellules cérébrales dans l'intégration d'informations complexes pourrait ouvrir des perspectives dans le traitement de certaines maladies neurodégénératives, comme Alzheimer. Cette publication est en ligne sur le site de la revue Nature Neuroscience. Des applications pour traiter les maladies neurologiques

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