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Un compromis patriarcal

Un compromis patriarcal
Publicité japonaise, 1969 — Joan Holloway : Tu parles de prostitution. — Pete Campbell : Je parle de business de très haut niveau. Est-ce que tu considères Cléopâtre comme une prostituée? — Joan Holloway : Où es-tu allé chercher ça? — Pete Campbell : C’était une reine. Pour une femme sur le marché du travail vers la fin des années 60, Joan Holloway jouit d’une position enviable. Dans l’épisode 11 de la cinquième saison de la série Mad Men, Holloway se trouve face à un choix déchirant : son collègue Pete Campbell lui annonce que la compagnie pour laquelle elle a tout sacrifié depuis 13 ans pourrait obtenir un gros contrat avec Jaguar. Joan Holloway personnifie à merveille ce qu’on appelle le compromis patriarcal. Les reines de la pop comme Miley Cyrus, Beyonce et Lady Gaga se prêtent également à ce jeu : pour se hisser au sommet d’une industrie aussi capitaliste que machiste, elles marchandisent leur sexualité, chose que leurs homologues masculins n’ont pas à faire. Joan Holloway

Une question de point de vue Je voudrais aborder ici la notion de point de vue dans les théories féministes, ou standpoint theory. J’ai déjà présenté sur ce blog plusieurs notions à la frontière entre féminisme militant et « universitaire », comme le male gaze, l’intersectionnalité ou le mansplaining. La question du point de vue permet, elle aussi, de faire le lien entre un corpus théorique féministe très fourni et complexe et des pratiques et débats militants au quotidien. Je vais d’abord expliquer les fondements théoriques de la notion de point de vue telle qu’elle est abordée par les féministes, pour aborder ensuite les enjeux militants qu’elle recouvre. La théorie : origines, justification, contenu Elsa Dorlin parle dans Sexe, genre et sexualités du développement d’un « savoir féministe » caractérisé notamment par sa pluridisciplinarité et par sa relation critique aux savoirs constitués. Les sujets de connaissance, en grande partie masculins, ont une représentation biaisée, partielle, du réel. J'aime :

Barbie versus Musclor, ou l'allégorie de la mauvaise foi Voilà l'article de la semaine, encore avec du retard, arg, pardon ! Je l'ai commencé en me disant "haha ça va être court et rapide à faire" et puis comme d'habitude j'ai mis mille ans.En tout cas, j'espère que c'est un sujet qui vous intéresse, moi ça m’énerve pas mal depuis longtemps ce mème, j'ai envie de lui donner des coups de poings et tout. J'aurais bien aimé parlé aussi du fait que tout le monde est blanc, mais ça s'applique aux deux sexe (merci le racisme), mais bon, l'idée est la même : exclure les oppressés de la représentation par les médias. Et oui, il y a des exceptions pour les personnages de filles : My Mad Fat Diary (d'ailleurs je ferai peut être un article dessus), Lena Dunham, etc. ; mais ça reste quand même, comme je l'ai dis plus haut, des exceptions (snife). Vous pouvez retrouver cet article sur le tumblr, natürlich ! Et bien sûr, pour finir, la vidéo du bonheur :

#manif3avril Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental Temps de lecture: 9 min Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Evidemment, il faut se bagarrer pour. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. On est quand même pas si mal loties que ça en France au vingt et unième siècle grâce à elles, même s’il y a encore des combats à mener. J’ai un respect infini pour les féministes des dernières décennies. Mais quand même, pardon de le dire, à l’heure actuelle, aujourd’hui, je crois que s’il y a un truc qui me gonfle encore plus que les machos, c’est bien les féministes. Y a des trucs essentiels, le salaire, le travail, tout ça. Qui est assez con pour penser que puisque les jouets sont roses ça veut dire qu’on est obligées de se mettre à l’aimer ? Mais ÇA VA, quoi! Voilà. Vraiment longtemps. Moi.

The trouble with Twitter feminism I love the internet. I really do. And I can’t stand the luddites who romanticize the days where people talked. Face to face. Or called each other. I have found dozens — I’d even be so bold as to say hundreds — of brothers and sisters across the globe who I would have otherwise never found, if not for the ability to connect online. So I have no interest in blaming technology or social media for people’s behaviour or arguing that Twitter is unequivocally “bad” (or “good,” for that matter). While I would never argue that feminists stay off of Twitter and do tend to believe it’s a necessary evil, of sorts, if you are in media/writing/journalism, I don’t think it’s a place for productive discourse or movement-building. Here is a list of FACTS I hear about myself on a daily basis on Twitter: – I am a white supremacist – I am rich – I am getting rich off of someone’s “back” – I love Hugo Schwyzer, am his BFF and his Number One Top Defender – I am evil – I hate women – I hate prostituted women

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Dans cette nouvelle série d’articles, nous nous intéresserons à différents comportements qui sont typiques des dominants (occuper beaucoup d’espace, avoir beaucoup de temps de parole et parler fort, exprimer certaines émotions comme la colère…). Nous verrons également qu’il est considéré comme peu convenable pour une femme de les arborer. Brigitte Laloupe aborde ce thème dans son livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ». Occuper beaucoup d’espace : un attribut du dominant Les dominants ont droit à plus d’espace1. Plus précisément, l’espace personnel des dominants est plus grand2. En corrélation avec un plus grand espace personnel, les dominants ont tendance à occuper plus d’espace avec leur corps. L’utilisation de l’espace est donc un très bon indicateur de statut social. Les espaces privés des hommes public. En conclusion 1. 2.

'The Sochi Project' Is a Reminder of the Olympics' Dark Legacy | VICE Canada Dima, a child whose legs were burned at a wild barbecue party hosted by his parents. For six minutes, three times a day, he places his legs under running sulfurous water. Photos © Rob Hornstra / Flatland Gallery. With the Olympic Games now over, reports from journalists about lobby-less hotels, rooms without water, and a host of other Sochi problems are now fading to the back of our collective consciousness. Back in 2011, VICE followed photographer Rob Hornstra to Russia on a shoot for part of his, and writer/filmaker Arnold van Bruggen’s project, about the context in which the 2014 Sochi Games were to be built. The Sochi Project, has been in the works for the better part of the last five years. Their work has, for the most part, come to a satisfying end. Hamzad Ivloev, a former policeman in the North Caucasus, threw himself on a rebel grenade. VICE: Hi Rob. If we had visas, we would be in Russia right now. You were talking about not being able to get a visa to Russia. No, I didn’t.

"Comme une fille". Always met l'égalité des sexes à l'honneur. - All Around The Girl Pleurer, jouer, se battre ou courir sont des actions simples de la vie de tous les jours. Pourquoi devraient-elles être dévalorisées une fois associées à un sujet féminin ? Dans sa nouvelle campagne de pub « Like a Girl« , la marque Always a vu les choses en grand et tente de changer les mentalités en revalorisant l’image des femmes dans la société. Sois belle et tais toi ! À travers cette nouvelle pub, Always souhaite prouver qu’une femme n’est pas simplement un joli objet simplet et discret qui joue la prude dès qu’il faut mouiller le maillot. Toutes ces langues de vipères machistes s’en donnent à cœur joie dès qu’il s’agit de réduire l’image de la femme, mais étrangement, on n’entend plus personne lorsqu’il s’agit d’accouchement ou de périodes de règles. Et si courir #CommeUneFille devenait synonyme de dignité et de victoire ?

Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. C’est surtout un moyen de détourner ou clore le débat, de discréditer la personne d’en face sans avoir à répondre à ses arguments. Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le « tone argument » (argument de/du ton). [C’est] un argument utilisé dans des discussions, […] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question. C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. Et deux jours avant l’élection: AC Husson WordPress:

Victoria’s Secret : business angels Le défilé plus onéreux de l’industrie de la mode a peut-être fait couler plus d’encre que la Cop 21. Et plus que jamais, l’ambition affichée de Victoria’s Secret de promouvoir le self-love se casse la figure. Cette année, un ticket pour assister au défilé et se pavaner à l’after-party coûtait la modique somme de 17.500£ (24.522€). Un demi milliard de spectateurs y a assisté depuis son écran d’ordinateur. Victoria’s Secret est une machine de guerre commerciale qui assoit son empire un peu plus à chaque Ange qui foule ses podiums : le tout premier défilé de la marque, en 1995, coûtait 120.000$ ; le dernier, Internet aidant, coûtait pas moins de 20 millions. Il y a un secret que Victoria’s Secret n’essaye même pas de garder : son business model est basé sur l’objectification des femmes sous couvert d’empowerment. Le crédo de Victoria’s Secret ? J'aime : J'aime chargement… Sur le même thème Le beurre, l'argent du beurre, et SURTOUT le cul de la crémière Dans "La réclame" Dans "Les nouvelles"

La DPJ n'est plus la bienvenue à Lac-Simon, en Abitibi | Autochtones : hier, aujourd’hui, demain Des manifestants bloquent l'entrée de la communauté de Lac-Simon. Photo : Émélie Rivard-Boudreau Des manifestants empêchaient les employés du Centre jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue d'entrer dans la réserve amérindienne de Lac-Simon pour une troisième journée d'affilée, mercredi matin. Une quinzaine de grands-parents manifestaient ainsi leur insatisfaction face à la qualité des services sociaux fournis à la communauté. Il a été décidé qu'un plan d'action serait établi par le Centre jeunesse afin de satisfaire la demande des aînés de Lac-Simon, suite à une rencontre, mercredi. Pour améliorer les relations avec leurs interlocuteurs, les manifestants ont aussi constitué un comité de travail de quatre femmes et deux hommes de la communauté pour suivre le dossier. Des membres de la communauté de Lac-Simon discutent de la situation. « Le but de la manifestation, ce n'est pas de sortir les services sociaux demain matin de Lac-Simon. Tentative de médiation

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