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Un compromis patriarcal

Un compromis patriarcal
Publicité japonaise, 1969 — Joan Holloway : Tu parles de prostitution. — Pete Campbell : Je parle de business de très haut niveau. Est-ce que tu considères Cléopâtre comme une prostituée? — Joan Holloway : Où es-tu allé chercher ça? — Pete Campbell : C’était une reine. Qu’est-ce qu’il faudrait pour te faire reine? Pour une femme sur le marché du travail vers la fin des années 60, Joan Holloway jouit d’une position enviable. Dans l’épisode 11 de la cinquième saison de la série Mad Men, Holloway se trouve face à un choix déchirant : son collègue Pete Campbell lui annonce que la compagnie pour laquelle elle a tout sacrifié depuis 13 ans pourrait obtenir un gros contrat avec Jaguar. Joan Holloway personnifie à merveille ce qu’on appelle le compromis patriarcal. Wade reconnaît que les femmes ne sont pas complètement dupes du système et qu’elles sont maîtres de leur destinée. Joan Holloway À force de s’occuper de notre physique, il devient difficile de se définir autrement que par lui.

http://feminada.wordpress.com/2013/12/29/un-compromis-patriarcal/

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"Lover boys", "miol"... Cette nouvelle forme de prostitution des mineurs La porte des toilettes se referme et laisse entrevoir une scène sordide : une jeune fille pratiquant une fellation, son cartable posé par terre. C'est l'un des spots choc que vous verrez bientôt à la télévision – il est déjà disponible sur Internet – dans le cadre de la campagne lancée par l'association Agir contre la prostitution des enfants. Selon l'ACPE, plusieurs milliers de mineurs se prostitueraient dans l'Hexagone. Parmi eux, des étrangers qui vendent leur corps pour survivre, des jeunes étudiantes cherchant à payer leurs études, mais aussi, encore plus tabou, des lycéens et des collégiens.

Une question de point de vue Je voudrais aborder ici la notion de point de vue dans les théories féministes, ou standpoint theory. J’ai déjà présenté sur ce blog plusieurs notions à la frontière entre féminisme militant et « universitaire », comme le male gaze, l’intersectionnalité ou le mansplaining. La question du point de vue permet, elle aussi, de faire le lien entre un corpus théorique féministe très fourni et complexe et des pratiques et débats militants au quotidien. Je vais d’abord expliquer les fondements théoriques de la notion de point de vue telle qu’elle est abordée par les féministes, pour aborder ensuite les enjeux militants qu’elle recouvre. La théorie : origines, justification, contenu Elsa Dorlin parle dans Sexe, genre et sexualités du développement d’un « savoir féministe » caractérisé notamment par sa pluridisciplinarité et par sa relation critique aux savoirs constitués.

Le lendemain de la Journée des femmes C’est le lendemain de la journée des femmes. Parle-t-on encore des violences envers les femmes et des injustices sociales, politiques et économiques qu’elles subissent toujours? Ou c’était simplement hier que ça importait? Plusieurs ont profité de l’évènement d’hier pour souligner à une femme qu’ils connaissaient qu’ils l’admiraient et l’encouragaient. C’est bien (si l’on veut), mais si cette attention ne dure qu’une journée et qu’on reste silencieux par la suite, cela risque plus de reconduire les injustices. Il faut plutôt continuer de parler des contraintes qui sont imposées aux femmes dans différentes sociétés et dans la nôtre, du manque d’opportunités et de reconnaissance qui leur incombe, de la création des genres qui permet de juger les femmes qui ne répondent pas au stéréotype de ce qu’est une femme (et pareillement, des stéréotypes à propos des hommes), des pressions et violences sexuelles qu’elles subissent, et j’en passe.

Barbie versus Musclor, ou l'allégorie de la mauvaise foi Voilà l'article de la semaine, encore avec du retard, arg, pardon ! Je l'ai commencé en me disant "haha ça va être court et rapide à faire" et puis comme d'habitude j'ai mis mille ans.En tout cas, j'espère que c'est un sujet qui vous intéresse, moi ça m’énerve pas mal depuis longtemps ce mème, j'ai envie de lui donner des coups de poings et tout. J'aurais bien aimé parlé aussi du fait que tout le monde est blanc, mais ça s'applique aux deux sexe (merci le racisme), mais bon, l'idée est la même : exclure les oppressés de la représentation par les médias. Et je me rends compte que j'ai un peu écrit petit, j'espère que ça ira quand même ! Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Evidemment, il faut se bagarrer pour.

À lire : un extrait de "Les luttes des putes" de Thierry Schaffauser Thierry Schaffauser, Les luttes des putes, Paris, La fabrique, 2014. Pourquoi le travail sexuel est-il réprimé ? Il ne s’agit pas uniquement, comme nous l’avons vu, d’une forme de contrôle patriarcal sur les femmes mais également d’une forme de contrôle social sur les plus pauvres qui sont maintenus dans l’illégalité, en visant leurs moyens de vivre et de survivre. Ces moyens permettent parfois d’échapper au travail salarié, parfois d’en contourner les difficultés d’accès. La criminalisation du travail sexuel est à comprendre dans le prolongement du système carcéral et comme faisant partie d’un continuum de criminalisation des classes opprimées pauvres et tenues comme inférieures. À titre de comparaison, le recel, la mendicité et la vente de drogues sont aussi des métiers criminalisés parce que pratiqués par des pauvres.

Féminismes jargonnants, militantisme désincarné, aveuglement, femmes oubliées Dans les milieux féministes un peu « avertis », l’utilisation d’un langage jargonnesque est courant. Comme dans presque tous les milieux professionnels, militants et/ou associatifs. Est-ce bien ou mal, je n’en ai aucune idée, c’est simplement un état de fait. Moi je ne vois pas où est le souci, en interne : à partir du moment où tout le monde se comprend… En ce qui concerne les féminismes, beaucoup de mots couramment utilisés par les militantes sont d’origine anglo-saxonne. À titre personnel, je ne vois toujours pas où est le problème.

Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et l’espace. Partie 1 : l’occupation de l’espace Partie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère "Comme une fille". Always met l'égalité des sexes à l'honneur. - All Around The Girl Pleurer, jouer, se battre ou courir sont des actions simples de la vie de tous les jours. Pourquoi devraient-elles être dévalorisées une fois associées à un sujet féminin ? Dans sa nouvelle campagne de pub « Like a Girl« , la marque Always a vu les choses en grand et tente de changer les mentalités en revalorisant l’image des femmes dans la société. Alors que certaines femmes pourraient aisément mettre au tapis la plupart des machos des quatre coins du globe, des expressions similaires à « tu te bats comme une fille » ou « tu cours comme une fille » confortent les esprits dans le fait que quoiqu’elles fassent, les femmes sont et resteront faibles.

- Kajsa Ekis Ekman : « La prostitution c’est l’ennemi de la libération sexuelle  « La prostitution c’est l’ennemi de la libération sexuelle » Du néolibéralisme à une véritable liberté sexuelle Kajsa Ekis Ekman La prostitution c’est, en réalité, très simple. Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi?

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