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Apprentissage de la lecture : opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque

Apprentissage de la lecture : opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Roland Goigoux (Professeur des Universités à Clermont-Ferrand) Dans une tribune publiée le 22 décembre par le quotidien Le Monde, le neuro-psychologue Stanislas Dehaene affirme que les mauvais résultats des adolescents français à l’enquête PISA trouvent leur origine dans l’enseignement de la lecture au cours préparatoire. Il juge scandaleux que le ministère de l’Education nationale ne procède pas à l’évaluation des manuels scolaires et ne recommande pas aux enseignants une méthode qui aurait fait, selon lui, la preuve de son efficacité : la méthode syllabique. Lire la tribune de Stanislas Dehaene (édition abonnés) Enseigner est une science Choisir, au pied du sapin, de relancer une polémique qui causa en 2006 la perte du ministre de Robien auquel il prodiguait déjà ses conseils pourrait laisser croire que notre collègue dispose des données scientifiques nouvelles propres à fonder cette préconisation.

Le goût du savoir On n’enseigne rien véritablement, rien de solide ni de durable, sans développer le goût d’apprendre. Le goût du savoir lui-même. C’est ce que fait un maître. Mais est-ce bien ce que fait l’école ? Le goût du savoir se développe par le choix. Dans le très beau poème des Illuminations intitulé "Ouvriers", le personnage qui s’exprime parle de "l’horrible quantité de force et de science que le sort a toujours éloignée de moi." Beaucoup d’ouvriers et paysans du 19ème siècle, ou du début du 20ème siècle encore, exprimaient un regret : "Nous ne sommes pas allés à l’école, ou pas assez souvent, ou pas assez longtemps, pour rencontrer le savoir." L’école promet d’être le lieu où l’enfant pourra rencontrer le savoir, en acquérir le goût. Si l’école voulait casser la possibilité pour chaque enfant de rencontrer son désir et, avec lui, le goût du savoir, elle ne s’y prendrait pas autrement qu’elle fait en surchargeant les programmes et en renforçant sans cesse l’obligation. Christian Jacomino

Philotozzi | L'apprentissage du Philosopher Photos du journal - Sophrologie sociale et pédagogique 3 mythes sur le cerveau qui influencent possiblement votre façon d’enseigner Le fait de mieux comprendre le cerveau aide-t-il à mieux éduquer? C’est la question à laquelle tentent de répondre certains chercheurs, dont Steve Masson, professeur en neuroéducation à l’Université du Québec à Montréal. La neuroéducation est une nouvelle science qui se veut une approche complémentaire aux recherches déjà existantes en éducation. Ce qui distingue les travaux de M. Masson est qu’il utilise l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour étudier les différentes parties du cerveau de l’apprenant. Les recherches sur le cerveau permettent de mieux comprendre le lien entre celui-ci et l’apprentissage. – Premièrement, apprendre modifie les connexions dans le cerveau. – Deuxièmement, la structure et la configuration du cerveau influencent notre façon d’apprendre. – Troisièmement, la façon d’enseigner influence les changements cérébraux qui découlent de l’apprentissage. 1) On n’exploite que 10 % de notre cerveau. 3) Tout se joue avant 3 ans. Pour suivre l’auteur :

Apprendre/désapprendre. Sur la ligne de crête des apprentissages numériques Pour qui s’intéresse, comme le fait le Digital Society Forum, aux relations entre les technologies et nos sociétés, la question de l’apprentissage est un vrai cas d’école. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, il suffit de chercher à mesurer l’effet des technologies sur les performances scolaires pour ne rien trouver. En elles-mêmes, les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) ne sont causes de rien, ne rendent pas les enseignants plus pédagogues, les enseignés plus performants ou la société plus savante. Regarder ailleurs Les nouvelles formes d’apprentissage ne sont donc pas à chercher dans les technologies, mais dans les transformations du système pédagogique qu’elles rendent possibles. Regarder ailleurs, c’est ensuite interroger la façon dont la conversion numérique de nos sociétés questionne directement la manière dont nous apprenons et la place du savoir dans un ensemble de plus en plus varié de situations sociales. Qu’apprendre ?

Le plaisir d’enseigner, la confiance pour apprendre Florence Aulanier est enseignante de sciences économiques et sociales au lycée Cassini à Clermont de l’Oise. Elle nous raconte son métier « c’est mon truc, j’ai toujours voulu être prof », la matière qu’elle enseigne « une matière qui aide à s’émanciper » et sa constante recherche d’idées et de projets pour que les SES prennent tous leurs sens dans la réflexion de ses élèves. Rencontre avec une enseignante dans un élan perpétuel pour vivre avec passion son métier. Les sciences économiques et sociales, plus qu’une matière, pour Florence Aulanier ce sont des portes qui s’ouvrent pour peu que l’on aide les élèves à en découvrir la poignée. Enseignante depuis vingt cinq ans, elle en observe les effets sur ses anciens élèves qui, comme elle, ont franchi les échelons, exercent le métier qu’ils ont choisi. Son intérêt pour la matière qu’elle enseigne, Florence Aulanier le partage au sein de l’Apses, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales. Monique Royer

Décloisonnez, décloisonnez et la liberté pédagogique s’étendra Franck Thénard-Duvivier, enseignant d’histoire en Hypokhâgne et Khâgne au lycée Claude Fauriel de Saint-Étienne, a saisi la balle au bond d’un projet de la Région Rhône-Alpes et a décliné le thème de la citoyenneté. De novembre à mai, de la classe préparatoire au lycée professionnel, de la Savoie, à la Loire, treize établissements livreront une interprétation locale et partagée de la thématique. En répondant à l’appel à projets Eurêka, Franck Thénard-Duvivier n’imaginait sans doute pas l’ampleur de son initiative. Douze établissements ont rejoint le sien pour organiser des tables rondes publiques autour de thèmes touchant à la citoyenneté. Chaque lycée, qu’il soit d’enseignement général, professionnel ou agricole, s’est emparé d’un thème parmi une liste proposée. « Information et désinformation : les médias, un outil de la vérité au service de la démocratie ? Acteurs Un appel est lancé dans les deux académies pour trouver des enseignants et des lycées volontaires. La pédagogie en prépa

Le CDI, ce lieu ouvert où les mots s’apprivoisent Pour prendre pied dans son époque, l’Ecole rencontre la nécessité d’ouvrir ses fenêtres et ses portes vers le monde qui l’entoure, un monde où le numérique a donné à l’expression de nouvelles lettres de noblesse. Quel lieu mieux que le CDI offre cette percée vers l’ailleurs, un ailleurs qui éveille en écho de nouveaux sens pour les apprentissages ? Nous avons rencontré Magalie Bossuyt, professeure documentaliste au Lycée Jules Fil de Carcassonne, initiatrice et animatrice de projets où il est question de numérique et de plaisir de lire et d’écrire. Le Lycée Jules Fil, voisin de la Cité médiévale de Carcassonne, est un établissement proposant à plus de 1800 élèves des formations générales, professionnelles et technologiques. Babelio est un réseau social littéraire qui permet à des classes de collèges et de lycées de partager leurs lectures. Le numérique n’a pas l’exclusivité des projets de Magalie. Monique Royer

sans titre Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 20:16 Aux utilisateurs de la méthode 9: ça ne marche pas avec moi, je fus la reine de la technique toute ma scolarité (comme quoi), je vous interrogerai quand même :P. Bon WE à tous !! Partager l'article ! Par la PE - Publié dans : T4 -Communauté : La salle des maître(sse)s 13 La présentation orale : une (belle) histoire !LeWebPédagogique Etre prof – voire un bon prof – c’est surtout ne jamais oublier qu’on a été élève. Que le premier qui a un bon souvenir d’une interrogation orale me lance la première pierre ! Le dos collé au tableau, la classe silencieuse face à vous et le prof, à côté qui attend dans un silence angoissant une réponse qui ne viendra pas. Aujourd’hui que nous sommes passé de l’autre côté du bureau, j’avoue que l’expérience de l’interrogation orale me convainc que très modérément. Si dans les langues vivantes, parler est pour un élève primordial, pour ne pas dire vital, vérifier les connaissances d’un élève à l’oral n’est pas toujours chose aisée dans les autres matières. Et puis un jour, fatigué d’entendre toujours les même choses et de constater les mêmes inerties, je me suis posé la question : pourquoi ne pas évaluer le jury plutôt que l’élève ? En croisant ces grilles avec des critères d’évaluation bien précis, j’ai essayé de mener une expérience originale en classe de Terminale S. 1. Bruno SENTIER

Imaginer et innover… ou subir le plagiat et le copier-coller En écho à l’illustration ci-dessus, rien n’est plus valorisant que de se citer soi-même par cet extrait d’un récent billet : « Innover, ce n’est pas mettre des cataplasmes sur son enseignement quand les modalités de ce dernier sont profondément changées par le numérique omniprésent — je pense en particulier à la copie numérique des œuvres, à leur utilisation et reproduction collective, au plagiat, au copier-coller, au travail collectif et collaboratif…Qui innove à ce sujet ? Où est l’innovation ? » Les réponses qui sont généralement données pour répondre à ces nouveaux défis ne sont pas innovantes, elles sont juste radicalement et profondément réactionnaires. Il y aurait tant à dire aussi sur l’incapacité chronique de l’école et de l’université à prendre en compte, là aussi de manière raisonnée, les nouvelles formes de travail collectif, coopératif ou collaboratif. Et pourtant, on pouvait s’en douter et, comment dire ? Et puis, il y a eu, tout récemment, cet article du Monde. Puis :

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