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La Reine des Neiges ou : quand Disney avance d’un pas et recule de trois.

La Reine des Neiges ou : quand Disney avance d’un pas et recule de trois.
Depuis quelques années, Disney semble attentif à ne blesser personne pour ne s’attirer les foudres d’aucun public : en témoignent des films pleins de compromis, pas aussi dégradants qu’un Blanche Neige que l’époque peut justifier mais néanmoins encore emplis de clichés nauséabonds. Par exemple, en réponse à des critiques, le nom et la profession de l’héroïne de La princesse et la grenouille ont été changés : l’héroïne s’appelait initialement Maddy, un nom qui rappelle l’esclavage, et travaillait comme femme de chambre d’une femme blanche. Globalement, le studio semble tenter de se montrer plus progressiste, ce qu’on a vu avec Il était une fois, La princesse et la grenouille, Raiponce, les Mondes de Ralph. Une histoire de sœurs ou la Womance chez Disney. Mon dieu mais que vois-je ? Non pas une mais DEUX héroïnes ?! Là, la solidarité féminine est le cœur de l’intrigue de La Reine des Neiges ; ce qui motive les actions des deux héroïnes et résout les problèmes. Le film possède non pas une…

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Quand on trouve des images érotiques (et plus) dans les Disney, ça brise une jeunesse Disney, le monde de la magie, des princes, des princesses… et du sexe, apparemment. Dans certains dessins animés, quelques images subliminales se sont glissées dans les longs-métrages. Et il faut vraiment être attentif pour se rendre compte de la discrétion de la chose. À moins que ce ne soit nous qui ayons l’esprit perverti. Nouveaux pères (IV), des « Indestructibles » à « Shrek 4 » : peurs masculines Comme l’a vu dans les trois premiers articles sur les « nouveaux pères », les films d’animation sur ce sujet sont souvent hantés par des peurs masculines qui semblent avoir une même origine : la peur qu’ont les hommes de se féminiser et de perdre ainsi leurs précieux privilèges masculins. Dans certains films, les enfants menaçaient ainsi de contaminer de leur présence la vie professionnelle des pères, lieu d’homosocialité masculine à l’abri des contraintes parentales et domestiques (Monstres et Cie, Moi, moche et méchant). Le fait même de se livrer à cette activité traditionnellement féminine qu’est l’élevage des enfants s’accompagnait ainsi souvent de la peur de perdre sa virilité (Le Monde de Nemo, L’âge de glace). Et le simple fait d’être doux et affectueux avec ses enfants apparaissait comme lourd d’enjeux (Monstres et Cie, Chicken Little, Kung Fu Panda, Moi, moche et méchant). Les deux films que l’on va étudier ici me semblent être les plus saturés de peurs masculines.

Reine des neiges, Pinocchio, Petite sirène et cie… Pourquoi Disney édulcore toujours la fin des contes qu'il adapte Les productions Disney ont laissé à la majorité d'entre nous d'excellents souvenirs de dessins animés colorés, parsemés de chansons entraînantes et dont la fin, toujours heureuse, ne pouvait que plaire aux petits et grands enfants. Mais la vérité des contes adaptés par le puissant studio américain est toute autre. Ainsi alors que le dernier cru, La Reine des neiges est un conte original qui écorne sérieusement l'image du Prince charmant, la filmographie de Disney est peuplée d'histoires dont on a largement édulcoré certains passages afin de les rendre moins cruelles et moins violentes.

Pocahontas (1995) : être femme et indienne chez Disney Pocahontas et Mulan, sortis respectivement en 1995 et 1998, sont souvent décrits comme une tentative de la part de Disney de réagir aux accusations de racisme, notamment dans Aladdin et Le Roi Lion, et de sexisme, notamment dans La Petite Sirène et La Belle et Le Bête. Tous deux des succès commerciaux, ils ont pour personnage principal une femme, et qui plus est une femme qui vient d’une autre culture de la nôtre. En ce sens, ces films sont inédits chez Disney. Ils ont aussi en commun le fait de s’appuyer sur des personnages historiques. On dit bien « s’appuyer sur » plus qu’autre chose, car nous verrons que les accusations, surtout pour le film Pocahontas, de distorsions systématiques et de relecture de l’histoire ne manquent pas. Ces deux films sont une tentative de la part de Disney de sortir des personnages féminins stéréotypés et de montrer des femmes fortes, qui poursuivent leur propre voie et sont indépendantes des hommes.

Pocahontas Pocahontas est devenue mondialement connue… grâce aux Productions Walt Disney et à leur merveilleux dessin animé. Mais Pocahontas a réellement existé et fait partie de l’histoire des Etats-Unis, et ce, malgré une vie très courte, mais bien remplie. Et nous allons voir comment : Matohaka, appelée aussi Pocahontas, est née vers 1596 à… (prenez votre souffle) : Werowocomoco, dans l’actuelle Virginie. Des fouilles archéologiques ont permis de retrouver cet endroit dans le comté de Gloucester, sur les bords de la York River. Notez que cette histoire se passe 100 ans après que Christophe Colomb a accosté les terres d’Amérique.

Disney relooke Merida de façon sexy En 1938, il ne faisait pas bon être une femme chez Disney comme en témoigne cette lettre de rejet exhumée aujourd’hui sur Flickr. Mary V. Ford, qui avait écrit au studio d’animation pour connaître les critères d’admission à l’école Disney qui formait ses animateurs, avait ainsi reçu la réponse suivante : «Les filles ne travaillent pas du côté créatif pour préparer les dessins animés pour l’écran, car cette tâche est exclusivement réservée aux jeunes hommes. Pour cette raison, les candidatures des filles ne sont pas examinées pour l’école préparatoire. [Mémoire] Des Thèmes Fédérateurs et Universels Précédemment, on a vu que le succès des films des studios Disney était du, pour une part, au climat qui régnait dans les studios et à l'âme insufflée par leurs créateurs. Mais la véritable clé du succès vient des thèmes véhiculés dans leurs différents films d'animation. Walt Disney a toujours dit qu'il faisait des films pour les personnes qui avaient gardé intacte la petite lueur de leur enfance. Il a ainsi instauré une recette pour la réussite de ses films d'animation et qui, 70 ans après la création de son premier cartoon, est encore appliquée. Cette recette est un savant mélange de manichéisme (héros contre méchants), d'humour et de personnages secondaires.

Dossier Adaptations - La Petite Sirène La Petite Sirène est l'une des oeuvres les plus célèbres de l'écrivain danois Hans Christian Andersen, qui a également écrit les contes du Vilain Petit Canard (1842, adapté par Disney en 1931 dans une Silly Symphony), de La Bergère et le Ramoneur (qui inspira le film Le Roi et l'Oiseau de Pierre Grimault, 1957), ou encore de La Petite Fille aux allumettes. Publié en 1837, le conte inspira très tôt les studios Disney, au début des années 1940. L'équipe de Walt Disney envisageait alors de l'adapter en tant que court-métrage. Le dessinateur pour enfant Kay Nielsen réalisa une série de dessins racontant l'histoire.

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