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Plaidoyer anti-FN pour la sortie de l'euro et la souverainté populaire - Frédéric Lordon

Plaidoyer anti-FN pour la sortie de l'euro et la souverainté populaire - Frédéric Lordon
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Frédéric LORDON favorable à une SORTIE DE L'EURO.. Frédéric LORDON favorable à une SORTIE DE L'EURO... Dans une récente interview donnée à France Culture, Frédéric Lordon développe une analyse faisant écho rejoignant celle formulée déjà à mainte reprises par Georges Gastaud philosophe, secrétaire nationale du PRCF, auteur notamment de "Mondialisation Capitaliste et projet communiste" en 1997 puis "Patriotisme et Internationalisme" . Cette analyse doit être méditée par l'ensemble des forces progressistes et notamment par nos camarades du Front de Gauche. Frédéric Lordon : "On peut envisager de changer l'europe, de faire un autre euro, un euro qui soit plus social et progressiste à la place de l'euro austéritaire. Mais j'ajoute aussitôt cette transformation là est un rêve de singe". Frédéric Lordon :La transformation de l'UE est impossible pour un certains nombre de raisons très très profondes. Laure Adler :Vous êtes pour le retour à la souveraineté nationale. Et de même, pour l'idée de Nation. Et donc voila ma redéfinition de la Nation.

Gouvernements sous la coupe des banques : l'urgence du contre-choc , par Frédéric Lordon Il y avait quelques raisons de ne pas être entièrement convaincu de la thèse de Naomi Klein sur la « stratégie du choc ». Elle est sans doute très pertinente dans bon nombre de cas, notamment pour les pays du Sud ou les économies en transition. Mais elle n’a pas non plus la généralité qu’elle revendique implicitement, et il est assez évident que l’installation du néolibéralisme dans les économies dites « développées » ne répond pas au modèle du « choc » — plutôt à la mise en œuvre progressive et « à froid » d’un programme qui s’est systématisé et approfondi à mesure qu’il se déployait. Il faut cependant reconnaître que, pour la première fois, son analyse pourrait se trouver spectaculairement vérifiée au cœur même du capitalisme « développé ». Avec l’implacable déterminisme d’un mécanisme horloger, la crise de la finance privée a muté en crise des finances publiques. Taille de l’article complet : 3 429 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? Accès sans abonnement

Crise de l'euro: l'été sera-t-il meurtrier? « Je vous préviens, on a la puissance d’un feu de croiseur et des flingues de concours » C’était il y a un an, le 26 septembre 2012… Mario Draghi intervient dans un colloque à Londres, devant des investisseurs Et à bien y regarder, on trouve au patron de la Banque centrale européenne comme un air de Raoul Volfoni, dans les Tontons flingueurs « Je vous préviens, on a la puissance d’un feu de croiseur et des flingues de concours » dit Bertrand Blier en forçant la cuisine En langage de banquier ça donne : « la BCE est prête à tout pour préserver l’euro et croyez-moi ce sera suffisant » « it will be enough » C’était il y a un an donc au moment où la zone euro menaçait d’imploser Et pendant un an l’effet dissuasif a plutôt bien fonctionné, mieux en tout cas que chez Audiard Alors certes, les pays endettés le sont toujours Les expropriations se poursuivent en Espagne Les ministres portugais démissionnent à tour de bras La télévision publique fait écran noir en Grèce Mais l’euro lui, se porte bien.

L'Européisme a-t-il eu raison de l'Europe ? - Idées Poursuivant sa série sur l'Europe et dans l'attente des élections européennes, La Grande Table reçoit aujourd'hui Frédéric Lordon, philosophe et économiste, à l'occasion de la parution, aux Editions Les Liens qui Libèrent, de son dernier essai, La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique. Lordon y développe comment il a choisi de traiter de la sortie de l'euro, cela non pas d'un point de vue de stratégie économique (dévaluation) mais plutôt sous l'angle de la nécessaire restauration de la souveraineté démocratique. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, qui propose d'ailleurs dans son dernier numéro (mars-avril) un article d'Anne-Laure Delatte sur la question de la sortie ou non de l'euro, joindra ses questions et réflexions à celles de Caroline Broué et d'Antoine Mercier. Marc-Olivier Padis et Frédéric Lordon TM © Radio France

Extension du domaine de la régression, par Frédéric Lordon Comme dans un rêve de Naomi Klein qui rattraperait les malfaçons de sa thèse initiale, le néolibéralisme européen met un soin particulier à se conformer à la « stratégie du choc » — mais d’un choc qu’il a lui-même largement contribué à produire. On croyait déjà avoir vu du pays avec la « réponse » à la crise (financière privée) sous la forme de plans d’austérité (publique) sans précédent. Mais le prolongement du « pacte de compétitivité » nous emmène pour un autre voyage dont on ne voit même plus le terme. Jusqu’où le paradoxe de l’acharnement néolibéral en réponse à la crise néolibérale peut-il aller ?, c’est une question dont la profondeur devient insondable. Car si des épisodes d’ajustement budgétaire, dans le passé, ont pu rencontrer quelque succès, c’était à la condition impérative d’être accompagnés d’une baisse de taux d’intérêt, d’une dévaluation ou d’un environnement en croissance, toutes choses dont on est d’ores et déjà bien certain qu’elles feront défaut.

Entretien avec Olivier Berruyer : La fin d'un monde Frédéric Lordon : « Euro : ma stratégie du choc » Pour l’économiste Frédéric Lordon, l’européisme est devenu le pire ennemi de l’Europe, une obstination aveugle qu’il est temps d’arrêter. L’urgence économique et sociale et la disqualification de la souveraineté populaire imposent d’examiner l’option des monnaies nationales. Quelle est cette « stratégie du choc », impliquant une sortie de l’euro, que vous préconisez [1] ? Frédéric Lordon : Sortir de l’euro en tant que tel est une proposition qui ne dit pas grand-chose. Vous avez étudié un projet de « monnaie commune » combinant un euro externe et des euros nationaux. Non. Dans ce projet de monnaie commune, les européistes de gauche vous reprochent un illusoire compromis entre classes. S’ils le font, c’est un reproche étrange. Faire de la sortie de l’euro la défense d’un souverainisme de gauche, n’est-ce pas, comme le dit Serge Halimi, prendre le risque d’une coalition politique mêlant le pire et le meilleur ? Je demande : qui commet vraiment l’erreur stratégique majeure ?

L'euro, ou la haine de la démocratie Forcément, ça leur a coupé la chique. Qu’on puisse jouer la carte de la démocratie, c’est la chose qui est maintenant tellement hors de leur entendement qu’elle les laisse toujours sidérés, pantois et démunis. Vraiment, à cet instant, on aurait voulu voir leurs têtes, mâchoires décrochées comme des tiroirs de commodes fraîchement cambriolées : Sapin, Hollande, Moscovici, leurs experts organiques, leurs journalistes de propagande, tous ceux qui n’ayant que la « modernité » à la bouche se sont si constamment efforcés d’en finir avec le peuple, pénible démos, et pénible démocratie quand il lui vient à l’idée de ne pas se contenter de valider ce qui a été décidé pour elle. Mais c’est une némésis et personne n’y pourra rien : il vient toujours un moment où la politique chassée par la porte revient par la fenêtre. Plus elle a été chassée obstinément d’ailleurs, et plus ses retours sont fracassants. Le référendum, ou le retour du refoulé Les institutions de la haine politique Le moment du chaos

USA: projet de budget stable pour la défense à 527 milliards de dollars USA: projet de budget stable pour la défense à 527 milliards de dollars WASHINGTON - Le Pentagone a présenté mercredi un projet de budget de la défense stable à 526,6 milliards de dollars, qui ne prend en compte ni la menace de coupes automatiques ni le coût de la guerre en Afghanistan. Dévoilé avec deux mois de retard, le projet de budget pour l'exercice 2014, qui court du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2014, est en augmentation de 1,2 milliard de dollars par rapport au budget présenté l'an passé par le président Barack Obama, mais il est en baisse de 0,9 milliard par rapport à la loi de financement adoptée par le Congrès faute d'accord sur un budget en bonne et due forme. Il ne prend cependant pas en compte le coût de la guerre en Afghanistan, qui sera dévoilé ultérieurement, précise le Pentagone. Et faute d'accord au Congrès, le projet de budget 2014 s'expose à la menace de coupes automatiques d'une cinquantaine de milliards de dollars.

Souveraineté Nationale, Souveraineté Populaire et La Nation selon Frédéric Lordon Clarté La question de l’euro échappera-t-elle un jour à la malédiction du FN ? Sans doute tout la destinait-elle à y tomber, spécialement en une époque où se mêlent toutes les confusions et toutes les hystéries, au point de rendre presque impossible le moindre débat rationnel. Mais que dire quand ce sont certains des avocats mêmes de la sortie de l’euro qui ajoutent au désordre intellectuel et, identifiés à gauche, en viennent à plaider d’invraisemblables alliances avec l’extrême-droite ? Le FN, ce terrible fléau, cette bénédiction Sauf à vivre dans le monde des rêves habermassien, l’expérience élémentaire enseigne l’improbabilité du débat ordonné – qui appelle des prérequis institutionnels très particuliers, comme ceux des institutions scientifiques, pour avoir sa chance. Mutatis mutandis le FN est, pour le débat de l’euro, l’équivalent fonctionnel de la Corée du nord pour celui de la démondialisation. Par bonheur, quand il n’y a plus rien, il y a encore le FN. Des signifiants disputés

Souveraineté de Droite & Souveraineté de gauche selon Frédéric Lordon Et si on fermait la Bourse..., par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, février 2010) Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance « de marché »* (les astérisques renvoient au glossaire), appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale*, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Contre toutes les tentatives de dénégation dont on entend d’ici les accents scandalisés, il faut redire le lien de cause à effet qui mène du pouvoir actionnarial, dont plus rien dans les structures présentes du capitalisme ne retient les extravagantes demandes, à toutes les formes, parfois les plus extrêmes, de la déréliction salariale. Or c’est peu dire que les promesses positives de la Bourse sont douteuses.

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