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Le 4eme singe - Éveillons-nous !

Le 4eme singe - Éveillons-nous !

Plantes, poubelles et frugalité : « L’Homme qui renonça à l’argent » | Le coin du libraire C’est bien connu, l’argent ça craint. Surtout quand on n’en a pas. En bon précaire que je suis, c’est avec une curiosité certaine que j’ai accueilli « L’Homme qui renonça à l’argent » de Mark Sundeen. Edité par Globe (qui, bien que nouveau venu, propose nombre de choses intéressantes dans le domaine de la non-fiction), ce livre conte l’histoire de Daniel Suelo. Sundeen, l’écrivain retrouvé « L’homme qui renonça à l’argent » de Mark Sundeen Ecrivain de son état (il a préalablement publié « Le Making of de “Toro” » aux éditions Gallmeister, traduction de Laura Derajinski), Mark Sundeen a choisi de revenir sur l’itinéraire atypique de Daniel Shellabarger, qu’il a côtoyé étant jeune, puis retrouvé des années plus tard, alors que celui, qui s’était rebaptisé « Suelo » (« sol », en espagnol), vivait depuis plusieurs années dans le dénuement le plus total. De prime abord, Sundeen éprouve un certain rejet pour ce qu’est devenue son ancienne connaissance. Premier souci avec l’argent Sundeen note :

Une halte nécessaire : Trémargat, la commune solidaire À moins d’y habiter ou d’y connaitre quelqu’un, on ne va pas à Trémargat. Ou alors par hasard, égaré entre Saint Nicodème et Lanrivain, tout près des gorges de Toul Goulig. Trémargat est comme une île sans l'océan, une île perdue dans les terres rocaileuses de la Bretagne centrale. L'île, à chaque élection, émerge dans l'actualité régionale. Depuis des lustres, les Trémargatois penchent en effet très nettement à gauche, versant écologie. Vivent ici, parmi les landes, le bocage et les chaos rocheux, les héritiers des valeurs du parti communiste. Aurélie travaille au Tremargad Kafe : "Il y a une envie commune de travailler tous ensemble." « Il faut faire ensemble » Grâce à cela,Trémargat, après avoir été saignée par l'exode rural, a d'ailleurs commencé à revivre un mise un jour. Une quinzaine d’exploitations existent aujourd’hui sur la commune. Un café associatif, « le Tremargad Kafe » Très tôt le conseil municipal a accompagné ce que propose et entreprend la population.

Vivre en autonomie en France : une réalité Si vous pensez que tout plaquer pour une vie d’aventures n’est possible qu’à l’étranger, détrompez-vous. Pas besoin d’habiter à l’autre bout du monde pour vivre sa liberté. Nico, Marina et leur tribu prouvent que tendre vers l’autonomie n’est pas utopique en France. Vous me direz : C’est bien beau tout ça mais ça demande un certain budget et des conditions. Tout dépend de ce que vous voulez vraiment être. Nico, expatrié de la société de consommation C’est dans la montagne ariégeoise, sur deux hectares de terrain-forêt que l’aventure de Nico commence. Un village à proximité n’est malgré tout pas de refus Ne le prenez pas pour un ermite, cet ingénieur informatique est un vrai entrepreneur. Avec sa compagne Marina et leurs 5 enfants, ils tendent vers l’autonomie Tant matérielle que psychologique. Parce que le rapport temps/argent imposé par un système qui s’écroule ne semble plus adapté. Deux amis proches se joignent à la tribu pour l’aventure. Dans des yourtes disséminées à flan de montagne

Le chômage ou l'autogestion : quand des salariés décident de licencier leur patron « En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Fin 2008, la crise financière et bancaire fait de nombreuses victimes. Le 5 décembre 2008, le syndicat de l’entreprise, la section 1110 de l’United Electrical Workers décide très vite une occupation du site de production. Nouvelle fermeture, mêmes méthodes De son côté, le procureur général Lisa Madigan lance une enquête, non aboutie à ce jour, sur les violations du droit du travail dans l’entreprise. Deux mois plus tard, un fabricant californien de fenêtres, Serious Materials (aujourd’hui Serious Energy) rachète l’entreprise pour 1,45 million de dollars et ré-ouvre le site avec pratiquement la même convention sociale pour les salariés. « Si personne n’achète la société, nous pouvons créer une coopérative »

▶ Ne vivons plus comme des esclaves ! Grèce : l'autogestion en pratique, après un hôpital, un journal Les travailleurs d’Eleftherotypia sont de retour avec leur propre journal ! Ça y est ! C’est fait! Les travailleurs d’Eleftherotypia, un des plus grands et plus prestigieux quotidiens grecs, vont de l’avant dans la grande entreprise de l’édition de leur propre journal, “Les Travailleurs à Eleftherotypia” ! Depuis le mercredi 15 février, les kiosques dans tout le pays affichent à côté des journaux habituels un journal de plus, écrit par ses propres salariés. Les 800 travailleurs et travailleuses à l’entreprise X. Les travailleurs d’Eleftherotypia, voyant que le patron demande l’application de l’article 99 du code des mises en faillite, en vue de se protéger de ses créanciers, en réalité ses salariés auxquels il doit un total d’environ 7 millions d’euros en salaires impayés (!) L'affichette annonçant la sortie du journal chez les marchands de journaux : "Les travailleurs d'Eleftherotypia sont de retour - Le journal des rédacteurs est ici ! Le cas d’Eleftherotypia n’est pas unique.

YURTAO, la voie de la yourte. Laissez moi vivre à poil sur mon île ! A 76 ans, Masafumi Nagasaki n'a plus peur de rien: la violence des typhons et les morsures d'insectes ne sont rien en comparaison avec la vie en société. Du coup, ce Japonais préfère vivre seul sur sa petite île, aussi inhospitalière soit elle. Depuis vingt ans, Masafumi ne veut plus entendre parler de la race humaine, raison pour laquelle il s'est installé sur la petite île japonaise de Sotobanari, située à seulement un kilomètre du rivage, mais où les courants sont si dangereux que les pêcheurs locaux n'osent pas s'y aventurer. Sur l'île, la vie n'a rien de tendre. Aucune source d'eau douce, des insectes hargneux et de temps en temps des typhons qui viennent malmener le vieil homme et le peu qu'il possède. Mais rien n'y fait, Masafumi préfère encore subir toutes ces contrariétés que de revenir parmi les siens. Sur son petit bout de terre, il peut se promener nu comme un ver et faire ce qui lui plaît. Masafumi se lave à l'eau de pluie et préfère ne pas porter de vêtement sur son île.

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