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De quoi le pouvoir d'agir est-il le nom ?

De quoi le pouvoir d'agir est-il le nom ?
Manu Bodinier a découvert l'empowerment au Québec en 1998 avec le chercheur universitaire Yann Lebossé et de Vivian Labrie, animatrice du Collectif pour un Québec sans Pauvreté. Il a été depuis délégué en Rhône‐Alpes pour la Fédération des centres sociaux, organisé des Marches pour la dignité et contre la pauvreté avec des personnes précaires et présidé l'association ECHO qui a donné naissance à l'Alliance Citoyenne de Grenoble. Il est aujourd'hui artisan de justice sociale à www.aequitaz.org Depuis quelques années1, un certain nombre d'initiatives sociales en France se réclament de la notion de « pouvoir d'agir »2, traduction toujours incomplète et bancale du concept d'empowerment3.Récemment, elles se sont même constituées en Collectif national et ont fait l'objet d'un rapport public auprès du Ministre de la Ville. Ce mouvement fait émerger un certain nombre de questions : avons‐nous là affaire à de nouvelles formes d'actions collectives ? De la diversité des expériences 1. 2. 3. 4. Related:  Pouvoir d'agir, enpowerment, capacitationParticipation - Capacité d'agir[ POUVOIR D'AGIR ]

Appel | Plateforme pour des ÉTATS GÉNÉRAUX du pouvoir citoyen L’Appel Pourquoi ? Notre société est en panne de vision. Chômage de masse, démesure financière, précarité, inégalités sociales et discriminations, gaspillage des ressources naturelles, urgence climatique, confiscation du pouvoir et des richesses par une oligarchie, déficit démocratique… L’avenir que l’on nous prépare fait croître les peurs et les crispations. Il nourrit des courants autoritaires et xénophobes qui se développent dangereusement en France et dans toute l’Europe. Citoyen-e-s engagé-e-s individuellement et/ou collectivement, un constat nous réunit : nous ne voulons plus de cette vision désenchantée du monde. Comment ? Notre société traverse une mutation qui ne sera réussie que si elle est portée par une mobilisation citoyenne d’envergure. Qui ? Cet appel s’adresse à vous, femmes et hommes prêt-e-s à se mobiliser, à s’entraider, à coopérer et co-construire la France de demain. Avec quels objectifs ? Sous quelles formes ? Le Blog :

Vers une « fondation quartiers » pour accompagner les projets (...) Quelles missions devrait remplir une fondation pour les quartiers ? Quelle pourrait être sa forme juridique ? Sur quelles thématiques s’investir et avec quels financements ? C’est à ces questions que devra répondre le rapport commandé par François Lamy à Yannick Blanc, préfet du Vaucluse et président de la Fonda, laboratoire d’idées du monde associatif, sur la création d’une fondation pour les quartiers. Cette commande s’inscrit dans le prolongement de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, promulguée le 21 février dernier, qui prévoit que le Gouvernement remette au Parlement, un rapport sur la « possibilité de création d’une fondation destinée à mobiliser, au bénéfice des quartiers prioritaires, des financements permettant l’accompagnement d’actions et de projets présentés par leurs habitants en faveur de la cohésion sociale et dans le respect des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ».

Pourquoi les économistes devraient &ecir L'"empowerment", nouvel horizon de la politique de la ville Le ministre François Lamy s'est emparé de ce concept venu des Etats-Unis qui vise à redonner aux habitants des cités populaires une capacité à agir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Sylvia Zappi C'est le nouveau mot à la mode dans les cercles de la politique de la ville. Conscient que sa concertation sur la réforme de la géographie prioritaire ou l'installation de nouveaux contrats de ville ne suffiraient pas à redonner du souffle à une politique de la ville en bout de course, le ministre a décidé d'intégrer ce nouvel outil et ainsi d'afficher une politique de gauche qui ne coûte pas très cher. L'empowerment semble devenu le nouvel horizon de la politique dans les quartiers. L' empowerment n'a pas de traduction adéquate - sinon le néologisme québécois "capacitation". Quant aux associations, voilà des années qu'elles travaillent chacune dans leur coin et aspirent à faire entendre autrement la voix des habitants. Les expériences hexagonales sont encore peu nombreuses.

« Empowerment » : généalogie d'un concept clé du discours contemporain sur le développement L’enthousiasme initialement suscité par l’adoption du concept d’empowerment par les agences internationales de développement chez plusieurs intellectuels, activistes et professionnels, de terrain n’a pas duré. La cooptation du mot dans le vocable dominant fait l’objet, en effet, de critiques virulentes, tant au niveau de la définition et l’opérationnalisation du concept, de la vision du pouvoir qu’il véhicule, que de sa finalité. 1 – Un terme vague et faussement consensuel Bien que le concept d’empowerment, soit aujourd’hui largement utilisé dans le vocable du développement international, il est en fait rarement défini (Oxaal, Baden, 1997). Sans définition claire du terme, l’empowerment devient vite un objectif vague, un mot à la mode impossible à mettre en œuvre sur le terrain (Oxaal, Baden, 1997 ; Bebbington et alii, 2007). 2 – La domestication du concept : une vision individualiste et harmonieuse du pouvoir 3 – Un concept instrumentalisé au service du statu quo

Jacques Donzelot : quel « pouvoir d’agir » dans les banlieues ? Le 11-03-2013 Par Erwan Ruty Jacques Donzelot, chercheur spécialiste des questions sociales et d’urbanisme, qui a indirectement influencé le gouvernement en matière de participation des habitants, et contribué à faire émerger le concept d’empowerment (pouvoir d’agir) en France, revient sur le récent Conseil interministériel à la ville. Une dose de scepticisme, et une pincée d’espoir : participation et intercommunalités. Que pensez-vous de l’esprit des mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault, lors du conseil interministériel à la ville ? On assiste à un retour d’une vision de gauche de la politique de la ville, disant que les quartiers doivent revenir à un niveau « républicain » normal. Pourtant, la politique de rénovation urbaine lancée par Jean-Louis Borloo reste dominante… Oui, infléchir ce programme est difficile. renforcer le pouvoir d’agir, ça ne veut pas dire inciter les gens à aller aux réunions du maire ! Comment sortir de ce système ?

La cohésion sociale  est-elle menacée ? Mercredi 17 avril, devant des journalistes, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé la droite à « contribuer à apaiser le climat et non pas à le tendre ». Il réagissait ainsi aux propos de Jean-Pierre Raffarin (UMP) dénonçant « une menace de chienlit » et une « montée de tension préoccupante » autour des mouvements de contestation « sociale et sociétale ». Que faut-il entendre par « cohésion sociale » ? Devant la montée des affrontements autour du « mariage pour tous », le premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé, hier, à l’unité. « Chacun a une part de responsabilité, quand on est républicain, de la cohésion nationale », a-t-il déclaré en réponse à Jean-Pierre Raffarin (UMP), qui évoquait la veille « une menace de chienlit » dans le pays. La réponse d’Émile Durkheim et de la sociologie française sera d’affirmer que le lien social surgit de l’interdépendance des individus sur le plan économique et de la division du travail social. Faut-il craindre une rupture du lien social ?

[Vu sur Capital] Révolution : éco Les 10 leçons sur l’empowerment de Marie-Hélène Bacqué Le 20-03-2013 Par Erwan Ruty Sociologue spécialiste des quartiers, la nouvelle coresponsable de la mission sur la participation des habitants confiée par le ministre de la Ville François Lamy, publie avec Carole Biewener un opuscule dédié à ce nouveau fétiche venu d’outre-atlantique, l’empowerment. Pour réveiller la démocratie locale, participative, communautaire ? On en rêve, mais on peine à y croire. Un concept américain Comme tout ce qui brille, qui fait de la mousse et qui fait courir les médias, l'empowerment est une invention américaine, remontant aux années 1970. Un concept qui fut radical L'empowerment est un processus par lequel des individus vont se responsabiliser et se doter d'une conscience sociale, qui peut devenir collective, leur permettant de s'émanciper et de développer des capacités d'action pour se prendre en charge eux-mêmes, et changer leur environnement. L’empowerment à usage des féministes et des minorités Noires Internationalisation de l’empowerment

Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative 1 Professeur des universités à l'IEP de Lille de chercheur au CERAPS (CNRS/université Lille II). 2 Boltanski, Luc, Chiapello, Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999. 3 Un article récusant cette distinction a par ailleurs été publié récemment sur laviedesidées.fr: Ber (...) 1Le titre de cet ouvrage de Loïc Blondiaux1 pourrait évoquer une chronique des mutations de la démocratie de ses origines à nos jours sur le modèle du désormais célèbre « Nouvel esprit du capitalisme »2. Il n'en est pourtant rien. L'ambition de l'auteur est au contraire tournée vers le futur de nos systèmes démocratiques. 2L'auteur plaide pour une valorisation de ces formes de participation, seules à même d'offrir une réponse adéquate aux défauts du fonctionnement démocratique actuel, pourvu qu'elles ne reproduisent pas, précisément, les mêmes écueils (en premier lieu la confiscation du débat par une minorité de participants). 6 D'après des écrits tels que Beck, Ulrich, La Société du risque.

Compte-rendu , Education populaire et nouvel agir démocratique , 4. Rencontres de l'Observatoire de la jeunesse du 11 décembre 2013 | Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire Dossier sur les rencontres de l’Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse 2013 Suite à la publication du rapport d’Emmanuel Porte intitulé « Des pratiques d’engagement en transformation : enjeux pour l’avenir de l’éducation populaire », l’Injep a organisé, mercredi 11 décembre 2013, à l’Assemblée nationale en partenariat avec le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), l’association Jets d’Encre, la MJC d’Elbeuf ainsi que le Réseau national des maisons des associations (RNMA), la seconde édition des Rencontres de l’Observatoire de la Jeunesse. Cette année, elles étaient consacrées aux pratiques non-instituées de l’éducation populaire. Cet événement ouvert par Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, s’est déroulé en plusieurs temps forts. L’éducation populaire, un formidable outil de la démocratie La redécouverte des « communs »

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