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L’ouverture des données publiques, et après

L’ouverture des données publiques, et après
Tous ceux qui, comme nous dans le cadre du programme Réutilisation des données publiques de la Fondation internet nouvelle génération, s’engagent en faveur de l’ouverture et de la réutilisation des données publiques, en espèrent des résultats féconds en termes de qualité de vie, de cohésion sociale, d’innovation et de croissance. Mais les choses pourraient se passer tout autrement. Nous devons commencer à penser aux conséquences de l’ouverture des données, pour nous assurer qu’elles soient majoritairement positives. Ceux qui militent en faveur de l’ouverture des données publiques (ou non, d’ailleurs) et de leur réutilisation par les citoyens, les chercheurs et les entrepreneurs, espèrent qu’il en sortira quelque chose de bon. Ils ont sans doute une idée différence de ce qu’est ce « quelque chose », et de ce que « bon » veut dire : je peux considérer qu’il est bon de créer de la valeur marchande à partir de données publiques gratuites, alors que d’autres ne le penseront pas. Bifurcations

http://www.internetactu.net/2010/11/09/louverture-des-donnees-publiques-et-apres/

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La transparence a-t-elle des limites ? Par Hubert Guillaud le 20/10/09 | 11 commentaires | 11,224 lectures | Impression Dans une très intéressante tribune publiée par The New Republic, l’éminent professeur de droit, Lawrence Lessig, fondateur du Centre pour l’internet et la société à l’école de droit de Stanford, revient sur cette “nouvelle objectivité que constitue la transparence des données”, comme la définissait David Weinberger. Une transparence revivifiée par ce mouvement pour la libération des données publiques dont les projets de la Sunlight Foundation , de data.gov ou de Apps for Democracy sont les nouveaux emblèmes. Mais qu’est-ce que la transparence implique ?

New York, terre de dataviz New York est un terrain de jeu, un véritable bac à sable pour les designers d'information et les data scientists. Pour ceux qui veulent démontrer le surprenant pouvoir de la mise en image des données, l'exemple de la Grosse pomme est en effet tout trouvé : il parle au moins à 19 millions de personnes... quand il n'en fait pas rêver 7 milliards ! Et dans la course à l'intelligence des villes du monde, Gotham est bien entendu, par nature, un compétiteur de poids et de talent. La preuve avec ces quelques projets d'hier et d'aujourd'hui... qui rappellent que la ville n'est pas tant un monde de briques et de mortier que d'idées et d'informations. Prendre le "pouls de la ville"

Open Data Canvas, vers un outil de stratégie Open Data Nous sommes issus du mouvement Startup Weekend et nous avons donc été élevés au désormais fameux « No Talk, All Action ». Cette recherche absolue de l’efficacité, de l’action utile, sans perte de temps, sans digression est, selon nous, le terreau le plus fertile de l’innovation. Cette efficacité s’appuie sur un certain nombre de méthodes et d’outils. Posons donc la question des outils et méthodes de l’Open Data. Nous avons beaucoup utilisé le Business Model Canvas, qui s’est imposé à peu près partout, issue des travaux très impressionnants menés par Alexander Osterwalder avec Business Model Generation.

Rendez-nous nos données Les entreprises conservent nos données personnelles. Richard Thaler, professeur d'économie et de sciences des comportements à l'Université de Chicago, estime que les consommateurs devraient y avoir accès, dans leur intérêt, comme dans celui de ces entreprises. Le monde de plus en plus numérique qui se met en place présente le risque et le paradoxe de nous déposséder d’une part de nous-mêmes, celle qui laisse toujours plus de traces sur le réseau. Dans un récent article publié par le New York Times, le professeur économiste Richard Thaler en appelle à plus de transparence quant à l’utilisation commerciale de nos données. Mais il en appelle surtout à la possibilité de réutiliser nous-mêmes nos propres données, ce qui est loin d’être le cas actuellement. Et la situation ne pourra évoluer que si les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à prendre conscience du problème en mettant alors la pression sur les structures qui exploitent ces données.

Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat C’est une ordonnance du 6 juin 2005, transposition d’une directive européenne du 17 novembre 2003, qui modifie la loi du 17 juillet 1978 en créant un droit de réutilisation des données publiques. Il s’agit de permettre aux citoyens, aux acteurs économiques, aux chercheurs, de se saisir de données publiques pour produire… ce qu’ils jugent utile : un site sur l’activité de chaque député, une cartographie interactive des lieux accessibles aux personnes handicapées, la disponibilité en temps réel des vélos en libre-service à Rennes, ou à Bordeaux, le recensement de la biodiversité à Montpellier, ou les faits de criminalité par quartier à New York. Et tout ce qui n’est pas encore imaginé. Avec, d’un côté le développement des technologies du web et du web mobile et, de l’autre, la masse considérable de données produites ou collectées par les administrations, le potentiel, économique et social, est jugé énorme.

Avons-nous besoin d’Info Labs Grâce aux outils de prototypage rapide à commande numérique, à du matériel et du logiciel désormais facilement bricolables, demain, un grand nombre de personnes seront en mesure de concevoir et fabriquer des objets de leur choix, passant rapidement de l’idée au modèle numérique, du modèle au prototype, voire du prototype à l’objet tangible. C’est l’essence même du projet des Fab Labs (Wikipédia), ces espaces de travail, ces ateliers de fabrication ouverts et accessibles à tous. Mais pourquoi s’en tenir aux objets physiques et à la matière programmable ? La complexité de la matière numérique montre qu’on gagnerait certainement à étendre le concept aux données, aux statistiques, aux algorithmes… Et faire de la matière numérique un objet d’appropriation commun, comme les Fab Labs le proposent pour le monde physique. Le Lab « ouvert » comme modèle

Open Data : les propositions des industriels du logiciel au gouvernement À l’occasion de la tenue de la Conférence de Paris consacrée à l’Open Data, l’association des industriels français du logiciel, l’AFDEL, a dévoilé cinq propositions (PDF) visant à accélérer l’impact économique de l’ouverture des données publiques en France. Petit tour d’horizon. La présentation de ces cinq propositions par l’Association française des éditeurs de logiciels et solutions internet (AFDEL) n’est absolument pas anodine, puisqu’elle intervient au même moment que la Conférence de Paris sur l’Open Data, où sont notamment attendus plusieurs membres du gouvernement. Après avoir souligné que la politique française d’ouverture des données publiques avait « considérablement progressé ces dernières années, en particulier au niveau du cadre réglementaire », l’AFDEL explique avoir constaté que le développement de l’Open Data demeurait aujourd’hui « en deçà des ambitions affichées initialement » par les autorités, tout du moins sur le plan économique.

L’Open Data, enjeux et potentialités « Redsen Qu’est ce que l’Open Data ? L’Open Data est un mouvement visant à rendre publique les données que possède un organisme, bien souvent une institution publique. Les données libérées sont des données publiques (finance publique), complètement anonymes (sans possibilité d’identifier indirectement la personne) ou sous forme d’agrégats, ce ne sont jamais des données personnelles ou privées. Ce mouvement est d’ores et déjà à l’oeuvre chez certaines institutions comme la mairie de San Francisco, Rennes et tout dernièrement Paris qui est monté dans le train avec la délibération du 14 décembre 2010 sur la mise à disposition des données de la ville. C’est une démarche d’actualité, en témoigne le hackathon sur ce sujet le 4 décembre 2010 et les « lâchers de données » qui auront lieu à Paris en janvier 2011. Pourquoi l’Open Data ?

Innovation et société : pour élargir l'analyse des effets territoriaux de l'innovation Comme nous venons de le voir, les travaux de Schumpeter et de Veblen constituent des antécédents importants pour l’élaboration d’une analyse qui enchâsse l’innovation dans le social. Mais ce sont les économistes dits « évolutionnistes » qui complètent leur œuvre en proposant une vision globale de l’innovation. Pour ce courant, l’innovation est un processus (Freeman et al., 1982), un « processus qui transmet des impulsions, en reçoit, raccorde les idées techniques nouvelles et les marchés » (Le Bas, 1995), un processus de résolution de problèmes, un processus d’apprentissage qui met en jeu des connaissances, des savoirs, des compétences, des savoir-faire, des capacités et des aptitudes (Winter, 1987). 2.1 - L’effet cyclique de l’innovation Selon les économistes évolutionnistes, le processus d’innovation est situé dans une organisation, une entreprise, ce qui les rapproche de la vision schumpeterienne (Dosi, 1988).

[Atelier] Comment parler des données ouvertes à des non-développeurs Comment parler des données ouvertes à un public de non-développeurs ? Comment fournir les bases nécessaires pour mieux en saisir les contours, les enjeux et les limites ? Dans le cadre du séminaire Cultures numériques de Sciences Po Rennes, j’ai animé un atelier pratique qui visait à répondre, par l’exemple des données de mobilité, à ces questions. Une thématique : la mobilité urbaine Le marquage au sol

Critiques du Web² (1/4) : Quelles données libère-t-on Oui, les données valent de l’or. C’est aussi comme cela qu’on peut lire le Web à la puissance deux (Web²) de Tim O’Reilly et John Battelle. Mais si c’est effectivement le cas, si nous sommes tous assis sur un capital dont on mesure mal l’exploitation qui peut en être faite, pourquoi faudrait-il les libérer ? Que gagne-t-on à les partager ? Image : Illustration de Boris Müller pour le festival de littérature allemand de 2006 montrant les relations entre les lettres dans un poème, mis en avant par l’australien Andrew Vande Moere, l’auteur du cultissime blog infosthetics sur l’esthétisme de la visualisation de données, pour un article de PingMag sur la beauté de cette nouvelle discipline de représentation de l’information.

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