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L'euthanasie et la loi Leonetti

L'euthanasie et la loi Leonetti
Dans le domaine de la santé, le Défenseur des droits est chargé de défendre les droits et les libertés des usagers du système de soins et des professionnels de santé. Le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement de réclamations dans le domaine de la santé. Les litiges peuvent concerner : Le Pôle santé est investi d’une mission d'information, de médiation et de traitement des réclamations. L’intervention du Pôle santé du Défenseur des droits a pour objectif de renforcer le dialogue entre les usagers du système de soins et les professionnels de santé. Le Pôle santé instruit toutes demandes d'information ou réclamations qui mettent en cause le non-respect du droit des malades, la qualité du système de santé, la sécurité des soins et l'accès aux soins. Le Pôle Santé du Défenseur des droits agit comme une structure transversale de conseil, d’aide à la décision et de médiation en santé pour les autres activités de l’institution. Par courrier : Par téléphone : Histoires vécues Actualités

Peut-on distinguer euthanasie active et euthanasie passive Ô toi qui prolongeas mes jours, Reprends un bien que je déteste ! Ô Diane, je t’implore, Arrêtes-en le cours ! (Iphigénie, dans C.W. Gluck, Iphigénie en Tauride) Selon l’enquête européenne EURELD effectuée en 2001-2002 dans six pays européens [1], entre 36 % et 51 % de tous les décès (sauf 22 % pour l’Italie) sont le résultat d’une décision médicale de fin de vie. Cette décision concerne, dans presque la moitié des cas, des pratiques qui incluent l’arrêt, la limitation, l’abstention thérapeutique, que ces gestes soient volontaires ou non volontaires, et pour l’autre moitié l’administration d’analgésiques à hautes doses, un traitement qui est susceptible d’écourter la vie. L’aspiration à « mourir vivant » Le débat autour de la légitimité éthique de l’euthanasie, en France et ailleurs, n’en est probablement qu’à ses débuts, malgré la publication récente du rapport Leonetti sur l’évaluation de la loi homonyme de 2005 sur la fin de vie [3]. Faire mourir et laisser mourir

Euthanasie : des pistes pour se positionner ! Comment se positionner en tant que professionnel face à l’euthanasie, au suicide assisté, au laisser-mourir, à l’obstination déraisonnable, à la demande de mort… Pas simple de se déterminer ! Néanmoins, nous pouvons nous appuyer sur quelques grandes idées qui ont fait leurs preuves en termes d’éthique pratique. Il est désormais vital de promouvoir dans les soins une éthique de responsabilité qui viendra étayer l’éthique de conviction. Le professionnel de la santé sait qu’il convient de se départir des seuls mécanismes émotionnels et de la trop facile allégeance à la morale bien-pensante ambiante. Mobiliser la pensée éthique Il y a, pour un soignant, l’obligation morale de réflexion et de partage afin de viser le meilleur possible. D’autres fictions toutes aussi explicites... Time out d’Andrw Niccol (2011) où les gens ne vieillissent plus mais sont programmés pour mourir (une euthanasie prospective). La pensée soignante, c’est maintenant ! Quelques remarques dissensuelles

Euthanasie : Humbert, Sébire... Les cas qui ont fait changer la loi Une perfusion (Mynameisharsha/Flickr/CC). L’affaire de Bayonne réveille le lancinant débat sur l’euthanasie. Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie, propose de l’apaiser en organisant, après l’élection présidentielle, des jurys citoyens pour trancher cette question. Dans une interview à Nice Matin, il estime « que la fin de vie mérite mieux que l’émergence ponctuelle d’un débat un peu caricatural sur un sujet de société incontestablement majeur ». (De nos archives) Le Dr Bonnemaison, soupçonné d’empoisonnement sur des personnes vulnérables, a été remis en liberté. Bien qu’il encoure la réclusion à perpétuité, le médecin urgentiste de Bayonne a choisi d’assumer. « Oui, mon client assume son geste. romero sur RMC Chaque fois que revient le débat sur l’euthanasie active, autorisée en Belgique ou aux Pays-Bas (le suicide assisté est autorisé en Suisse) les politiques français se retrouvent gênés, et esquivent. L’affaire Christine Malèvre malèvre france info L’affaire Vincent Humbert

L'Assistance médicalisée pour mourir : l'Ordre réagit Le Sénat s’apprête à examiner une proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir. Cette proposition de loi vise à autoriser un droit à une injection létale ou un suicide assisté pour toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave ou incurable lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable. Instituer ce droit : c’est exposer les personnes les plus vulnérables, malades ou handicapées, à des dérives incontrôlables au moment où la société s’interroge sur le financement de la dépendance ;c’est compromettre la confiance des malades dans les soignants qui n’ont pas vocation à donner la mort ;c’est exercer à l’encontre des médecins une pression d’une extrême violence que de leur demander ou leur imposer de faire un geste létal contraire à leur éthique sans respecter leur conscience. Version imprimable

Micro-économie de l'euthanasie MICRO-ECONOMIE DE L'EUTHANASIE Cédric SABOURET Janvier 1995 Introduction La question de l'euthanasie est une question récente. Les progrès de la médecine qui permettent de guérir dorénavant un certain nombre de maladies jusque là réputées incurables ou mortelles, les progrès aussi des techniques comme la réanimation grâce à qui l'on peut maintenir non seulement en vie mais aussi en survie prolongée les personnes, ont conduit à faire apparaitre la mort comme un phénomène anormal, d'autant plus que la mort a eu tendance à se trouver exclue des représentations collectives: 70 % des décès en France ont lieu à l'écart du regard des proches, à l'hôpital ou en institution spécialisé (maison de retraite etc.). En réaction à cette tendance, s'est développé depuis le milieu des années 70 le souci de la qualité de la vie s'opposant à la préoccupation de la prolonger au maximum. 1ère partie : les justifications économiques de l'euthanasie L'euthanasie, une demande des patients. Conclusion

Euthanasie : vers une légalisation? Une conférence de "citoyens" s'est prononcée pour une "légalisation du suicide médicalement assisté" mais contre une inscription de l'euthanasie dans la loi. Le débat est relancé aussi après les révélations d'une élue écologiste qui a aidé sa mère à mourir. La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience Cette conférence de citoyens réunit 18 hommes et femmes sélectionnés par l'IFOP à la demande du Comité consultatif national d'athique (CCNE). Dans quelles conditions ces "citoyens" sont-ils pour le suicide assisté? Mais les citoyens appellent à la "vigilance" dans les cas de suicide médicalement assisté pour les personnes qui ne sont pas "en capacité de réaliser le geste par elles-mêmes afin de prévenir toute dérive". Jean Leonetti répond aux questions d'Angélique Bouin:

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