background preloader

Réforme bancaire : comment le gouvernement s'est écrasé devant le monde de la finance

Réforme bancaire : comment le gouvernement s'est écrasé devant le monde de la finance
Les banquiers peuvent dormir tranquilles. Ce n’est pas le gouvernement socialiste qui viendra mettre de l’ordre dans les dérives du capitalisme financier. C’est une retraite en rase campagne que s’apprêtent à sonner le Parlement et le gouvernement avec la réforme du secteur bancaire, discutée à l’Assemblée nationale à partir du 12 février. Auditionnés par la commission des Finances de l’Assemblée, les dirigeants du Crédit agricole, de la Société générale et de BNP Paribas admettent ne pas être « spécialement gênés par cette loi » (selon les mots de la rapporteure du projet de loi, la députée PS Karine Berger) ! Et ils n’ont même pas à faire semblant. Face à la faiblesse du projet dévoilé en novembre par le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, on nous promettait des amendements pour « muscler » la loi. Pourquoi faut-il « séparer » les banques ? Pourquoi une loi sur les banques ? Comment le contribuable subventionne la spéculation Paradis fiscaux : encore un effort ! Related:  LA BANQUE

Les grandes banques françaises profiteraient de l’équivalent d’une subvention de 48 milliards ! Les banques européennes bénéficient d’un « soutien » de 200 à 300 milliards d’euros par an, grâce à la garantie implicite que les États leur fournissent. L’équivalent de 1,5% du PIB européen ! Et près de deux fois le budget annuel de l’Union européenne ! Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck, à la demande des eurodéputés écologistes. Cette garantie implicite concerne principalement les banques « mixtes », qui combinent deux types d’activités au sein d’une seule entité juridique : banques de dépôts, elles gèrent l’épargne des particuliers ou des entreprises, et leur octroient des prêts ; banques d’affaires, elles interviennent sur les marchés financiers. Les agences de notation évaluent deux fois ces banques mixtes : une évaluation « stand alone », sur la banque seule, et une évaluation « all-in » – bien plus favorable – qui intègre la garantie des États. Réformer le secteur bancaire Lire l’étude ici (en anglais).

Banques : «Les créanciers prennent les profits, ils doivent prendre les pertes» Les lobbies bancaires ne sont pas les seuls à s'activer autour du projet de loi sur la séparation bancaire. Secrétaire général de l'ONG Finance Watch, Thierry Philipponnat (photo DR) défend une réforme ambitieuse, cloisonnant les opérations spéculatives des activités de crédit et de dépôt. Déçu par le projet français, qu'il juge insuffisant, il commente ses dernières évolutions, entraînées par des amendements du groupe parlementaire PS. En tant qu’ONG prônant la régulation de la finance, pensez-vous avoir été entendu autant que le lobby bancaire par le gouvernement ? Non, sûrement pas. Les amendements déposés hier par le groupe PS rendent-il le texte plus convaincant selon vous ? L’un de ces amendements concernait les activités de «tenue de marché», c’est-à-dire le fait d’annoncer, à tout moment, un prix d’achat et un prix de vente sur un produit financier pour le compte d’un client. Jusqu'à hier, le projet de loi français ne prévoyait pas de telle filialisation.

Goldman Sachs, enquête sur une société secrète M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Marc Roche CONTENT DE LUI, de son sort, de son employeur, Yoël Zaoui affirmait sans broncher que tout allait bien dans le meilleur des mondes. C'était en octobre 2008, la clameur de la crise financière semblait bien éloignée de la salle de réunion glacée de Goldman Sachs International à Londres où le Français, à l'époque codirecteur de la banque d'investissement en Europe, nous avait longuement reçu dans le cadre d'une enquête du Monde sur la banque la plus puissante de la planète. Trois ans et demi plus tard, le petit prince de cette finance impitoyable est tombé de son piédestal. Après vingt-quatre ans de bons et loyaux services à Goldman Sachs, celui qui avait obtenu le statut d'associé en 1998 avant d'être désigné au saint des saints de la banque d'affaires - le management committee (comité de gestion) – a démissionné début avril, à 51 ans. L'histoire – et celle des entreprises n'y échappe pas – a souvent de mordantes ironies.

Réforme bancaire Communiqué du collectif varois publié le 08 février 2013. Lire la suite Le CAC Cornouaille (29) a interpelé, samedi 9/02, les 3 députés socialistes du Sud Finistère au sujet de la réforme bancaire. Lire la suite Socialiser le système bancaireUne urgente et impérieuse nécessité économique, sociale, politique et démocratique Patrick Saurin membre de l’exécutif national de Sud Banques Populaires Caisses d’Épargne Les différents projets de réforme bancaire initiés aux États-Unis avec la loi Dodd-Franck, au Royaume-Uni avec la Commission Vickers, en Europe avec le Groupe Liikanen et en France tout dernièrement avec le projet de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » ont suscité un large débat. PPP Home Removal. Lire l'article ici (6 pages) zp8497586rq Le CAC Saint Malo et Rennes a adressé un courrier aux parlementaires (députés et sénateurs) de la majorité pour leur demander une rencontre à propos des insuffisances de la réforme bancaire. Lire la suite

Prélèvements bancaires : les normes SEPA risquent d'accroître la fraude Ces règles techniques, qui s'appliqueront dans le courant de l'année, pourraient entrainer une augmentation de la fraude sur les prélèvements bancaires et une hausse des tarifs, s'inquiète l'UFC Que Choisir. Les Français doivent-ils redouter le passage aux normes européennes de paiement SEPA ? Ces nouvelles règles, qui doivent entrer pleinement en vigueur le 1er août prochain, sont notamment censées simplifier les procédures en matière de prélèvements bancaires. Mais elles risquent aussi poser de sérieux aux problèmes aux consommateurs, alerte l'UFC Que Choisir. Actuellement, pour payer un fournisseur via un prélèvement automatique (électricité, eau, téléphone...), le client est censé signer deux autorisations : une adressée au prestataire, l'autre à sa banque. Certes, cette règle n'est pas forcément respectée à la lettre : les banques se contentent fréquemment du document fourni par le créancier, en particulier lorsque celui-ci est un grand groupe. Thomas Le Bars

Les 20 propositions d'Attac pour une véritable réforme bancaire Six ans après le déclenchement d’une crise qui ne cesse de s’approfondir parce que des politiques d’austérité se généralisent, le gouvernement français dépose un projet de loi de réforme bancaire dont l’esprit est de ne rien changer de fondamental, de telle sorte que le modèle de banque universelle perdure. S’agit-il de satisfaire une demande venant de la société, des populations ? Non. De la part des entreprises ? Quels sont les enjeux d’une réforme bancaire ? La France inaugure le premier « compte sans banque » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Anne Michel C'est une petite révolution dans les usages et les pratiques. Depuis mardi 11 février, il est possible, en France et dans les Antilles françaises, d'ouvrir un véritable compte bancaire chez un buraliste, le Compte-Nickel, sous réserve que ce dernier soit agréé. Cette première réglementaire a été rendue possible par une directive européenne de 2007 sur l'ouverture des services de paiement à d'autres acteurs que les banques, qui a été transposée en France en 2009. Ce pari commercial promet d'être surveillé de près par les banques traditionnelles. Comment fonctionne le Compte-Nickel ? Lire aussi : L’improbable rencontre des créateurs de la "banque au café" (édition abonnés) Le produit se veut ouvert à toutes les populations sans discrimination, « riches ou pauvres, jeunes ou vieux », « ceux qui ne veulent plus des banques ou dont les banques ne veulent plus », souligne l'argumentaire publicitaire. Où ce compte est-il proposé en France ? M.

Hollande cède sur la réforme bancaire Le projet de loi présenté le 19 décembre par le ministre français de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici au conseil des ministres sera débattu et voté au Parlement en février. Alors que François Hollande avait promis, avant son élection, qu’il séparerait les activités bancaires utiles à l’économie des activités spéculatives qui ne le sont pas, la proposition actuelle vise explicitement à préserver le statut de « banque universelle », avec un modeste cloisonnement des activités de dépôts et de crédit. Nombreux sont ceux au Parti socialiste qui y voient un nouveau revers, survenant après l’abandon de son engagement à sauver le site sidérurgique d’Arcelor Mittal à Florange, en Moselle. Le débat n’est en aucun cas fermé, et une partie de l’entourage du président lui-même est consciente que, dans la tempête mondiale actuelle, la « réforme bancaire Moscovici » est une impasse. Ce document d’une vingtaine de pages assassine littéralement le projet de loi bancaire du gouvernement.

Related: