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La tyrannie de la respectabilité (aka "Respectability Politics")

La tyrannie de la respectabilité (aka "Respectability Politics")
Aujourd’hui, je veux vulgariser la notion de Respectability Politics avec vous (que je vais franciser la politique de respectabilité, n’ayant rien trouvé en français comme traduction). Vous la connaissez bien. Sans connaître ce gros mot, vous connaissez bien le discours dont on parle lorsqu’on évoque cette notion. Je sais que certains, versant dans l’anti-américanisme primaire, ne croient pas au bienfait de reprendre certains concepts du discours antiraciste américain, mais partout où il y a de la suprématie blanche, ces concepts auront de la résonance (cf référence à l’article plein de ressources de Trudy plus bas, ainsi que celui de Tits and Sass pour un point de vue d’une travailleuse du sexe noire). Mon credo est simplement de les contextualiser, ce que je vais tenter de faire ici. Donc, qu’est-ce-que la politique de respectabilité? Il s’agit tout simplement des règles que toute personne non-blanche devrait suivre pour être considérée humaine, du point de vue blanc. Like this: Related:  Antiracisme - Islamophobie - NéocolonialismeAntiracismetouriaaziz

Pas seulement un opium : marxisme et religion Il ne se passe pas un jour sans que paraisse un article sonnant l’alarme à propos des imams qui « prêchent la haine » ou d’une mosquée tombée aux mains des « intégristes », une enquête d’opinion sur la nature profondément viciée de l’Islam ou une discussion radiophonique sur la question de savoir si les musulmans « modérés » en font assez pour combattre « les extrémistes » et empêcher les jeunes musulmans d’être « radicalisés », ou un programme de TV consacré au sort peu enviable des femmes musulmanes, ou encore une histoire à faire dresser les cheveux sur la tête sur une stupidité commise au nom de l’Islam quelque part dans le monde. En me préparant à écrire cet article, je suis tombé sur cette nouvelle dans l’Independent on Sunday : L’extrémisme islamique crée en Grande Bretagne des communautés qui sont des ’zones interdites’ (’no-go areas’) pour les non-musulmans, avertissait hier l’évêque de Rochester (...) Matérialisme et religion La philosophie marxiste est matérialiste.

L'antiracisme de gala Hier, le 2 décembre, s'est tenue une soirée de gala au théâtre du Rond-Point, avec beaucoup de Blancs parisiens qui s'engagent contre le racisme. Ils pourront dire "le 2 décembre, je me suis engagé-e contre le racisme" et on leur dira combien ils ont été courageux d'assumer leur bien pensance face aux méchants qui embêtent leur voisin Mamadou la ministre Christiane Taubira. Si tu regardes bien, cette soirée, c'est encore les gens pas victimes du racisme qui viennent te parler du racisme et te dire comment c'est mal et qu'on est tous pareils. Ils ont même poussé le vice jusqu'à donner la parole à nos amis pompiers pyromanes, Plantu, Charb et Caroline Fourest, à qui un jour peut-être j'écrirai une lettre d'amour pour les remercier d'avoir tellement facilité la vie de mes congénères en France ces vingt dernières années. Ah on me dit dans l'oreillette que dans le tas il y avait Abd Al Malik, et c'est vrai qu'un Noir, ça représente les Noirs. C'est beau quand même. On va marcher aussi.

Femmes non-blanches en politique: stop aux fantasmes exotiques! | Rokhaya Diallo Le prénom Ne t'enfuis pas, pas de Patrick Bruel à l'horizon, ni de variante de ce film où j'aurais par exemple appelé un de mes fils Oussama, au hasard. Je voulais te parler du cas où, les gen-te-s pas bien de chez nous, se retrouvent confronté-e-s à quelqu'un qui leur dit ou fait comprendre que leur nom ou leur prénom "fait un peu hein bon" (si tu sais pas ce que ça veut dire, lis bien la suite) Réunion féministe : ma voisine pas bien de chez nous explique pourquoi elle a deux prénoms. Le premier est Fatiha, le second est Lina. Elle signe avec le premier, parce que c'est son prénom "officiel", et elle se fait appeler par le second, parce qu'elle le préfère. Elle explique que le premier a pris la place du second dans son état civil, parce que ses parents voulaient l'appeler Lina, mais une tante à elle est décédée avant sa naissance, donc par hommage et tradition, ils ont mis Fatiha en premier. C'est compliqué. - Arrêt Sur Images qui publie une chronique intitulée "Brad Pitt ou Chibidule Machin?"

Art, anthropologie et « appropriations culturelles » Brigitte Derlon, directrice d'études à l'EHESS (TH) Monique Jeudy-Ballini, directrice de recherche au CNRS (TH) S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras. Jeudi de 11 h à 13 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 10 novembre 2011 au 9 février 2012. La séance du 1er décembre est annulée Tandis que l’on s’accorde aujourd’hui à reconnaître que toute culture se construit par l’importation ou sous l’influence d’éléments exogènes, des polémiques ne cessent de croître à propos de l’appropriation par des individus ou des groupes de biens matériels et immatériels d’origine étrangère (restes humains, artefacts, éléments biologiques, styles et motifs artistiques, savoirs indigènes, représentation des cultures…). Ce séminaire est accessible sur la plateforme d'enseignement de l'Environnement numérique de travail de l'EHESS : Suivi et validation pour le master : Semestriel Réception : contacter les enseignantes. Compte rendu Publications

La dépolitisation du racisme Plus les textes s'égrènent autour du racisme subi par Taubira, plus j'ai l'impression d'une immense mascarade visant à nous déculpabiliser et à dépolitiser le racisme. Depuis que Taubira a été nommée - et cela n'a cessé de gagner en puissance avec le mariage pour tous - la salve d'injures racistes est constante. Nos politiques, qui ont sans nul doute des cabinets de communication dédiés à l'étude des réactions sur les réseaux sociaux, ne pouvaient l'ignorer. Les journaux, qui ont eux mêmes une visibilité sur les réseaux sociaux, ne pouvaient l'ignorer non plus. On feint encore ce matin même de s'étonner du langage du FN face à la victoire en football. Nous avons considéré longtemps que cette parole raciste là était résiduelle, les derniers soubresauts du grand cadavre réactionnaire et puis... ce ne sont que quelques insensés n'est ce pas.

d - Tenue vestimentaire de la femme » Quelle différence entre khimâr, hijâb et jilbâb ? Question : D'accord, le verset de la sourate an-Nûr : "Et dis aux croyantes qu'elles baissent de leur regard, qu'elles restent chastes, qu'elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît et qu'elles ramènent sur leur encolure leur khimâr…" peut, d'après l'interprétation de Ibn Abbâs, ne concerner que le foulard porté sur la chevelure – al-khimâr – et non le voile sur le visage, comme vous l'avez dit. Mais le verset de la sourate al-Ahzâb : "O Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux épouses des croyants qu'elles ramènent sur elles leur jilbâb. Ceci sera à même qu'elles soient reconnues et n'en soient alors point offensées", peut-il signifier autre chose que le voile du visage, vu qu'il y est demandé de tirer le jilbâb sur soi ? N'a-t-il pas été révélé après celui de an-Nûr, venant apporter quelque chose de supplémentaire, à savoir forcément l'obligation de se couvrir le visage ? -Réponse : Il y a effectivement les deux versets que vous avez cités :

Femmes noires et communisme : mettre fin à une omission | Période Une caractéristique remarquable de l’étape actuelle du mouvement de libération des Noirs est l’augmentation de la participation militante des femmes noires dans tous les aspects de la lutte pour la paix, les droits civiques et la sécurité économique. Symptomatique de ce nouveau militantisme est le fait que les femmes noires sont devenues des symboles de nombreuses luttes des Noirs d’aujourd’hui. Cette augmentation du militantisme parmi les femmes noires a une signification profonde, pour le mouvement de libération Noir et pour la coalition antifasciste et anti-impérialiste émergente. Comprendre comme il faut ce militantisme, renforcer et amplifier le rôle des femmes noires dans la lutte en faveur de la paix et de tous les intérêts de la classe ouvrière et des Noirs implique en premier lieu de surmonter l’indécente indifférence face aux problèmes spécifiques des femmes noires. La bourgeoisie a peur du militantisme de la femme noire, et pour de bonnes raisons. Difficultés économiques

Limites et mérites de la tolérance A l’heure où l’appareil d’Etat, aux mains de la gauche, poursuit une politique intensive de rafles de roms et de sans-papiers, d’arrestations et d’expulsions de lycéens, de chasses aux voilées, à l’heure où des injures négrophobes et islamophobes sont proférées par une ministre socialiste, à l’heure où une campagne gouvernementale appelle à s’unir uniquement « contre la haine » et pas contre le mépris et la discrimination, à l’heure où la promesse des récépissés contre le contrôle au faciès a été jetée à la poubelle, à l’heure où le ministère de l’Intérieur conteste l’existence même des contrôles au faciès, et fait appel contre une condamnation judiciaire de contrôles discriminatoires avérés, à l’heure où Laurent Joffrin lance dans Libération une ahurissante campagne de recadrage idéologique et de rappel à l’ordre contre des collectifs comme le CCIF, Mwasi ou Stop le contrôle au faciès, un retour critique nous a paru nécessaire sur ce que nous appelons l’antiracisme d’Etat.

L'Afrique «au cœur d'un post-colonialisme qui ne dit pas son nom» Après trois jours de rencontres, le premier sommet États-Unis- Afrique se termine, ce mercredi, par une réunion des dirigeants africains et du président américain Barack Obama. L’avenir de l’Afrique et l’investissement sont à l’ordre du jour des débats. Yves Ekoué Amaïzo, économiste togolais et animateur du think tank indépendant Afrocentricity revient sur les questions soulevées par cet événement. Le sommet a-t-il été à la hauteur des enjeux africains? On ne peut qu’être dubitatif. Certes, c’est un grand événement, mais cela n’a rien de comparable avec les échanges que le continent entretient avec la Chine ou le Japon. Une mauvaise idée? Cela conforte la logique de la «smart diplomacy» qui lie l’aide au développement (en baisse) à la promotion du commerce, soit un retour sur investissement. Les ONG ont aussi pointé du doigt l’absence de la société civile... Par définition, la société civile n’a pas d’argent, donc elle n’a pas été invitée! Et du côté de l’UE?

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