
Sécurité sociale : réduction du déficit retardée Le retard pris dans la résorption du déficit de la Sécurité sociale est une "véritable anomalie" et l'augmentation des dépenses en partie financées par emprunt "n'est pas acceptable", a estimé aujourd'hui le président de la Cour des Comptes, Didier Migaud. C'est en répondant sur Europe 1 à une question sur le nombre des recommandations de la cour réellement appliquées, sur plus de 1 900 émises chaque année, que Didier Migaud a tenu ces propos. Selon lui, "de l'ordre de 70%" sont appliquées "mais il faut qu'on affine notre indicateur". "Et puis vous avez recommandation et recommandation", a-t-il nuancé. "Lorsqu'on demande par exemple de mettre fin au déficit de l'Assurance maladie ou de la Sécurité sociale, cela met un peu plus de temps.
Qui détient la dette de la France ? LE SCAN ÉCO/INFOGRAPHIES - Qui émet la dette de l'État français ? Comment ? À quels taux ? La dette publique de la France s'établit à plus de 2100 milliards d'euros en France, soit l'équivalent de 97,6% du produit intérieur brut (PIB). • C'est quoi la dette? La dette publique représente l'ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. • Comment la France emprunte-t-elle? Pour se financer, contrairement à des enteprises ou des ménages qui s'endettent via le crédit bancaire, les collectivités publiques émettent des titres sur les marchés financiers, que des investisseurs achètent. • Qui émet la dette de l'État français? C'est l'Agence France Trésor (AFT) qui est chargée de la gestion de la dette et de la trésorerie de l'État. • Quels types de produits émet le Trésor? • Comment se réalise une adjudication? Tous les premiers jeudis de chaque mois, l'AFT réalise une adjudication d'OAT. • Qui détient de la dette française? • La répartition par pays
Une nouvelle réforme des retraites se justifie-t-elle En 2019, un projet de loi doit porter sur les fonts baptismaux le système de retraite universelle à points, promesse phare de campagne du candidat Macron. Le processus de concertation sera long avant un projet de loi attendu pour l’été 2019. Jean-Paul Delevoye, le Haut-commissaire à la réforme des retraites, a en effet entamé dès la fin 2017 un long cycle de discussions avant de rendre des premières conclusions en décembre prochain. Ce calendrier sera-t-il tenu ? Dès demain 10 octobre, les partenaires sociaux devraient être reçus à Matignon par Jean-Paul Delevoye et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, afin d’aborder les grands axes de la réforme. Un projet qui comporte encore nombre d’inconnues. Depuis le 1er janvier, 60 % des retraités (soit 7,5 millions de personnes) ont déjà subi la hausse (1,7 %) du taux de la contribution sociale généralisée De quoi faire remonter d’un cran l’inquiétude des futurs retraités qui observent leurs aînés contribuer davantage à la solidarité.
Le « trou de la Sécu » expliqué en quatre points Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté lundi annonce des mesures visant à réduire un déficit encore plus important que prévu. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Clément Martel (avec Caroline Félix) La ministre de la santé, Marisol Touraine, a dévoilé lundi 29 septembre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. L'un des principaux enjeux du texte est de rendre compte des mesures qui permettront de réduire le « trou de la Sécu », une nouvelle fois beaucoup plus important que prévu. Lire : Coup de rabot généralisé sur les allocations familiales 1. La Sécurité sociale est complexe, car elle mélange deux principes : celui d'une assurance (je cotise pour bénéficier de prestations) et celui de la solidarité (je cotise pour offrir à tous des prestations). Or, depuis une vingtaine d'années, le rapport masse salariale/bénéficiaires des prestations est en déséquilibre. 2. 15,3 milliards d'euros 3. Taxes farfelues
Le déficit de l'Etat moins important que prévu en 2014 Bonne nouvelle du côté de Bercy, le déficit de l'Etat a été moins important que prévu en 2014, de près de 3 milliards, à 85,6 milliards d'euros. Le ministère des finances a annoncé jeudi 15 janvier que les rentrées fiscales avaient été meilleures que prévu. Ce résultat est de bon augure pour le gouvernement français qui a jusqu'au printemps pour convaincre la Commission européenne qu'il prend les mesures adéquates pour réduire son déficit public alors que celui-ci va tout de même se creuser en 2014 contrairement à ses engagements. Le déficit était en effet de 74,9 milliards d'euros en 2013, à 4,1 % du produit intérieur brut (PIB). Malgré ce bon résultat, le ministre des finances, Michel Sapin, a indiqué qu'il maintenait la prévision de déficit public (Etat, collectivités, protection sociale) à 4,4 % du PIB pour 2014. Lire : Déficit : la valse des promesses de Michel Sapin Les recettes de TVA ont également été supérieures de 700 millions aux prévisions.
Chômage classique et chômage keynésien La distinction entre chômage classique et chômage keynésien renvoie à des diagnostics différents sur les causes du chômage. Le chômage keynésien puise sa source dans des débouchés insuffisants: pour le résorber, il convient de relancer la demande et de soutenir l'activité. Les économistes estiment au contraire être en présence d'un chômage classique quand les entreprises, malgré la demande potentiellement soutenue qui leur est adressée, préfèrent rationner leurs embauches au motif qu'elles jugent le coût du travail trop élevé ou les rigidités sur le marché du travail trop importantes. Deux types de chômage qui appellent donc des politiques publiques très différentes. Mais ces politiques sont difficiles à doser quand les deux sortes de chômage coexistent, ce qui est généralement le cas.
Âge de départ, cotisations, régimes spéciaux… les grandes lignes de la réforme des retraites dévoilées Mercredi 10 octobre, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a présenté aux organisations syndicales et patronales ses premiers arbitrages. Les choses se précisent. Après six mois de concertation, les premiers contours de la réforme des retraites se dessinent. Sans surprise, il s’agira bien d’un système universel qui remplacera les 42 régimes de retraite existants. Qui sera concerné par la réforme ? Seuls ceux qui sont à plus de cinq ans de la retraite seront impactés. Les revenus d’activité pris en compte Pour englober l’ensemble des régimes actuels de la retraite de base et complémentaire, le régime universel prendra en compte les revenus d’activité dans la limite de trois plafonds de la sécurité sociale soit 9.933 euros par mois. >> Notre service Retraite pour les particuliers - Confiez à un expert la mission de vérifier, calculer, optimiser vos droits à la retraite et/ou de vous assister pour liquider votre retraite. Le taux de cotisation Le calendrier
Le Budget de la Sécu déclaré constitutionnel Le Conseil constitutionnel a validé, ce jeudi 19 décembre le budget de la Sécurité sociale pour 2014, à l'exception de quelques dispositions. Tout particulièrement une concernant les complémentaires santé, qui avait déjà été retoquée sous une autre forme dans un précédent texte. Les sages dénoncent les "clauses de désignation" qui incite les entreprises à consulter leurs salariés pour choisir une mutuelle, comme non conforme à la Constitution. La pénalité prévue pour les entreprises ne retenant pas l'organisme recommandé, trop élevée, rompt le principe d'égalité devant les charges, a jugé le Conseil. La nouvelle taxation de l'assurance-vie validée Saisis par les députés et sénateurs UMP, les sages de la rue de Montpensier ont aussi donné leur feu vert à la mesure controversée d'alignement par le haut de la taxation des contrats d'assurance vie, en émettant toutefois une "réserve de conformité à la Constitution" pour ceux souscrits entre 1990 et 1997.