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Michel Bauwens : « le peer-to-peer est l'idéologie des travailleurs de la connaissance »

Michel Bauwens : « le peer-to-peer est l'idéologie des travailleurs de la connaissance »
Michel Bauwens, théoricien du P2P Entretien réalisé à l'occasion des Rencontres du Mont-Blanc . We Demain : Pouvez vous, pour commencer, précisez ce que vous entendez par P2P ? Michel Bauwens : Le P2P, littéralement pair-à-pair, désigne à l'origine la capacité des ordinateurs à être en contact les uns avec les autres sans autorité régulatrice centrale. Par extension, j'entends par P2P la dynamique sociale qui permet à des gens du monde entier de s’auto-organiser pour produire de la valeur en commun. Cette contribution volontaire porte en elle une demande d’universalité : je m’engage personnellement pour produire un logiciel qui sera disponible pour tous. On observe une mutualisation des lieux de travail, avec les espaces de co-working, les hackerspaces et les makerspaces, mais aussi du travail lui-même, avec les projets open-source. Ce travail en réseau est un antidote à l’individualisme dont souffrent les sociétés capitalistes.

http://www.wedemain.fr/Michel-Bauwens-le-peer-to-peer-est-l-ideologie-des-travailleurs-de-la-connaissance_a366.html

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Les élites débordées par le numérique Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laure Belot Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat « comme une poule avec un couteau », avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. « Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses. » Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. « On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech. Or le numérique entraîne une révolution de l’appréhension sociologique. »

Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui” Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter. Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse.

7 raisons pour lesquelles économie collaborative et écologie vont de pair Dernier article de la thématique de ce mois de février : coworking, autopartage, couchsurfing, financement participatif, cocréation entre ONG et entreprises, collaboration radicale… Muriel nous a présenté une déclinaison de la corévolution pour les amoureux des pistes blanches grâce à la rencontre avec Lucas qui anime Coriding en région grenobloise. Olivier, rédacteur pour Ecolo Info mais aussi et surtout « entrepreneur chercheur de sens », nous a fait de son côté part de son propre témoignage de la colocation d’entreprise. Camille nous a ensuite proposé 3 vidéos du TEDx Bordeaux remplies de l’esprit du CO ! J’ai commencé à m’intéresser à l’économie collaborative en 2009.

Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ?

Blablacar et Airbnb : le partage est le nouveau stade du capitalisme L'économie du partage est marchandisée. Loin des idéaux post-capitalistes de la collaboration entre pairs, Blablacar, Airbnb et consorts ont créé un nouveau modèle ultra-compétitif. Ces plateformes d'économie du partage s'inscrivent ainsi dans la droite ligne de l'histoire du capitalisme.Pour parler en marxiste, cette économie (marchande) du partage accentue encore la profitabilité du capital : un particulier utilise sa propriété personnelle (voiture et logement principalement) pour fournir un service payant à un autre particulier (conduite et hébergement en l'occurrence). Quand le prix du trajet Blablacar baissait auparavant avec le remplissage de la voiture, il est maintenant fixé par passager.

"Le modèle P2P et le capitalisme sont encore interdépendants" Michel Bauwens, chercheur et fondateur de la P2P Foundation revient sur la montée de l’économie en peer to peer et de son impact et de sa relation avec le système capitaliste. Selon lui, les deux modèles sont en conflit mais demeurent encore interdépendants. Interview par Émile Hooge initialement publiée sur le magazine du Centre ressources prospective du Grand Lyon. Bonjour Michel. Les échanges P2P et modèles open source sont en train de se répandre dans d’autres domaines que celui des médias numériques et du logiciel. Les 10 tendances qui bousculent la relation consommateur-distributeurs-marques Les consommateurs s’affranchissent des distributeurs, les distributeurs proposent de nouveaux formats, les marques tentent de contourner les distributeurs en s’adressant directement aux clients : la relation consommateur – distributeur – marque évolue et se redessine. Revue de 10 tendances qui font bouger les business models. Carrefour Planet, Auchan drive, Pixmania et Amazon annonçant l’ouverture de magasins physiques, déréférencement de produits de grande marque chez Leclerc, voici les signaux qui nous ont amenés à lancer l’été dernier l’étude Fab4Revolution.

Le P2P, la Culture libre et le mouvement des Communs En novembre dernier, j’ai eu l’occasion d’être invité à Montréal dans le cadre d’un événement intitulé "A l’école des Communs", organisé par l’association Communautique et Remix Biens Communs. Le premier temps de cette initiative consistait en une conférence portant sur le thème "Le P2P, la culture libre et le mouvement des Communs". J’ai eu le grand privilège dans ce cadre de pouvoir intervenir aux côtés de Michel Bauwens, l’un des plus importants théoriciens actuels des biens communs et le fondateur de la P2P Foundation. Ci-dessous, je poste la présentation qui m’avait servi de support. Serge Latouche : La double imposture de la « rilance » » Par Serge Latouche, Professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay, objecteur de croissance. Avec son aimable autorisation Introduction : Qu’est-ce que la « rilance » ? C’est au fond ce qui a été proposé au sommet (G8/G20) de Toronto, un programme affichant simultanément et la relance et l’austérité. Le premier ministre allemand, Angela Merkel, plaidait pour une politique vigoureuse de rigueur et d’austérité.

Ceux qui ne s’engagent pas dans des modèles ouverts et collaboratifs sont très mal placés pour la bataille du numérique Gilles Babinet est entrepreneur, Digital Champion représentant la France à la Commission Européenne. Il vient de publier L’ère Numérique, un nouvel âge de l’humanité, 5 mutations qui vont bouleverser notre vie, chez Le Passeur. Nous avons eu envie d’avoir son point de vue sur les modèles ouverts et collaboratifs pour nourrir Open Experience, on n’est pas déçus ! La théorie du pair à pair en bref Michel Bauwens, Éditions Les Liens qui Libèrent, 2015 Synthèse faite par Solange St-Pierre, juin 2015, disponible en ligne ici «La production entre pairs est toujours une collaboration autour d’un objectif commun.» M.

"Il faut renoncer à la croissance économique", la nouvelle doctrine d'Attac Née en 1998, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) a fêté son quinzième anniversaire. L’occasion de remonter l’histoire trépidante du début du XXIe siècle, et de s’interroger sur la situation présente : la force des alternatives s’imposera-t-elle à un système figé, ou la seule issue est-elle l’explosion ? On en discute, avec Thomas Coutrot, économiste et porte-parole d’Attac.

Comment l'économie collaborative va-t-elle transformer la ville ? Vue aérienne de Londres (illustration). Crédits photo : Pixabay A l’aube de la Smart City, beaucoup de questions se posent sur l’avenir de nos villes. En réfléchissant à notre place, la ville intelligente ne nous condamnera-t-elle pas à une certaine passivité ? Alors que la Smart City rationalise, optimise et organise, quelle place restera-t-il au hasard et à la sérendipité ? Ne faut-il pas un peu de chaos pour que nos villes restent avant tout humaines ?

Antonin Leonard (OuiShare) : « L’économie collaborative est avant tout une question culturelle » Antonin Leonard a créé il y a plus d’un an avec Flore Berlingen, Benjamin Tincq et Edwin Mootoosamy OuiShare , la première communauté dédiée à l’économie collaborative, désormais active dans plus de 25 villes en France, en Europe et en Amérique Latine. OuiShare réunit d’ores et déjà plus de 1500 soutiens actifs dans le monde. En cette rentrée 2013, il dresse pour Viuz un bilan de l’état et des perspectives de l’économie collaborative en France et dans le monde. VIUZ : Qu’appelle-t-on économie collaborative et où en est-on à travers le monde ?

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