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La Nouvelle-Zélande révolutionne son système d’éducation

La Nouvelle-Zélande révolutionne son système d’éducation
Sébastien Wart, publié le 26 novembre 2013 On entend souvent parler de la Finlande quand il est question de nouvelle pédagogie, mais saviez-vous que la Nouvelle-Zélande a aussi complètement transformé son système éducatif? Portrait de cette île sur l’échiquier éducatif mondial. (Première de 3 parties) Un enseignant du nom de Richard Wells est venu présenter le système éducatif de son pays au iPad Summit de Boston, qui se déroulait du 13 au 15 novembre derniers. Selon lui, ce nouveau système est un rêve pour tous les enseignants qui ont le goût de préparer leurs élèves à la réalité du siècle actuel. La Nouvelle-Zélande est un petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants (soit environ la moitié de celle du Québec). Selon le Global Teacher Status Index, la Nouvelle-Zélande se classe au 5e rang en ce qui concerne le statut social des enseignants. Le curriculum de la Nouvelle-Zélande a été revisité en 2007 et il donne aux écoles des directions pour l’enseignement et l’apprentissage.

Une nouvelle pédagogie émerge... et l’apprentissage en ligne en est un facteur contributif | Contact North Dans toutes les discussion au sujet des systèmes de gestion de l'apprentissage (SGA), des ressources éducatives ouvertes (REO), des cours en ligne largement ouverts (massive open online courses, ou MOOC) et des avantages et défis de l’apprentissage en ligne, les enjeux les plus cruciaux sont peut-être ceux qui touchent la manière dont la technologie change notre façon d’enseigner et, plus important encore, la manière dont les étudiantes et étudiants apprennent. Faute d’avoir un meilleur terme pour le désigner, nous appelons cela la « pédagogie ». Il est évident que les changements majeurs dans la manière dont nous enseignons aux étudiantes et étudiants du niveau postsecondaire sont déclenchés par l’apprentissage en ligne et les nouvelles technologies, qui augmentent la flexibilité et l’accès à l’égard de l’éducation postsecondaire. Mais cela n’est que la première étape. Quels sont les moteurs du développement de cette nouvelle pédagogie? Les nouvelles demandes d’une société du savoir 1.

Dans les petits pots, les meilleurs onguents… L’innovation pédagogique, qu’elle soit à l’école primaire ou à l’université, est avant tout une affaire de gens passionnés et passionnants. Au Nouveau-Brunswick, c’est le cas de l’école primaire de Clair et de l’équipe des technologies d’apprentissage de l’Université de Moncton. Voici leur petite histoire. Dans un village comme dans un quartier de ville, l’école primaire est un carrefour névralgique d’activités et agit souvent comme baromètre du milieu dans lequel elle vit. Le cas du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM)[1] du village de Clair, au Nouveau-Bunswick ne fait pas exception. Une réponse simple, mais complexe à la fois, réside dans le fait qu’au CAHM, le jeune est au centre de toutes les interventions. Un cybercarnet pour chaque élève, chaque classe et chaque membre du personnel depuis 2004 (!) Quand on discute avec les enseignants et autres membres du personnel, on réalise que l’équipe du CAHM est mobilisée dans une vision d’avenir.

Une école s’attaque aux devoirs et améliore ses résultats avec le carnet d’apprentissage la gazette des enfants – 1894 Cela se passe au Québec mais cela aurait pu tout aussi bien se dérouler en France. Selon un article publié sur le site québécois « Les Actualités » (consulté le 29 octobre 2013) « depuis l’année dernière, les enseignants de l’école de la Passerelle ont pris un virage. Ils ont décidé de changer leurs pratiques en offrant une version améliorée des traditionnels devoirs et leçons. Marielle Potvin, orthopédagogue*, a accompagné l’équipe pédagogique dans ce changement important. Ce qui a motivé l’équipe pédagogique La directrice de l’école explique : Par ailleurs les enseignants constataient tout simplement que le but des devoirs, apprendre pour avoir de meilleurs résultats, n’était tout simplement pas atteint. De la réflexion commune… Marielle Potvin témoigne de son action d’accompagnement et de conseil auprès de l’équipe pédagogique …au projet commun autour du carnet d’apprentissage Marielle Potvin présente la genèse du projet. Des résultats probants Like this:

La “révolution silencieuse” du système éducatif brésilien Spectacle de commémoration de la Journée du Cirque (Projet Âncora) [Les liens pointent vers des contenus en portugais] Il y a 18 ans, une révolution s'est amorcée dans le système éducatif brésilien avec la naissance du Projet Âncora dans la ville de Cotia, dans l'Etat de São Paulo. Il s'agit d'un espace d'apprentissage, de pratique et de multiplication d'exercices de la citoyenneté visant à développer et à transformer la réalité de la communauté locale. Depuis 1995, ce projet sans but lucratif a déjà répondu aux besoins de plus de six mille enfants, adolescents et à leurs familles au moyen d'activités extrascolaires, telles que les cours de musique, de cirque, de théâtre, d'artisanat ou de cours professionnalisants. Un vieux rêve s'est réalisé en 2012 avec l'inauguration de l'école Projet Âncora de Educação Infantil e Ensino Fundamental [équivalent de l'éducation primaire et de l'enseignement fondamental]. Imaginez une école sans classe, ni horaires, ni examen.

Pour remplacer les devoirs ? Dessin de Jack Kock pour les Cahiers Pédagogiques Supprimer les devoirs est une idée généreuse déjà assez ancienne, mais qui peine à s’imposer malgré les nombreuses restrictions ministérielles, et malgré le fait qu’il est connu et montré que les devoirs ne facilitent pas les apprentissages comme ils le devraient, et augmentent les inégalités scolaires. Pour beaucoup de parents, et d’enseignants, les devoirs restent indispensables car ils constituent le lien privilégié entre l’école et les familles. Aussi, il serait vain de supprimer les devoirs sans penser ce lien nécessaire. A ce titre, le cahier des apprentissages peut présenter de nombreux avantages comme outil pour tisser un nouveau lien entre les temps scolaires et extra-scolaires. L’une des attentes les plus fortes des familles est en effet de savoir ce qui se passe en classe, et qui est bien souvent une boîte noire pour elles. Le cahier des apprentissages ne se confond avec le cahier d’un enseignement. Sur le temps scolaire.

Changer de paradigme en éducation Photo : Les TED Talks sont des sources inépuisables d’idées, particulièrement dans le domaine de l’éducation. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance virtuelle de Will Richardson, un auteur et blogueur reconnu dans le monde de l’éducation américain. Il part d’un postulat que plusieurs d’entre nous partagent, alors qu’il affirme que le monde de l’éducation est actuellement à la croisée des chemins et en pleine mutation. Il y va que quelques affirmations très intéressantes. Je vous en fais un rapport où j’y ajoute de mes impressions, le tout mélangé à la sauce « tempête d’idées ». Le clivage Nous partons d’un monde de rareté (pour ne pas dire de pauvreté), en terme de ressources didactiques et pédagogiques, pour évoluer au milieu d’un monde d’abondance (pour ne pas dire de surabondance). Les habitudes pédagogiques des enseignants et les attentes de leurs élèves sont asynchrones. Le paradigme perdu

Pour quelles raisons je ne fais plus aucun cours de grammaire ou de conjugaison, et mes élèves progressent. « La langue n’est pas une création voulue et réfléchie : la Grammaire n’est pas une forme de la Logique, c’est une science d’observation, qui doit être faite d’inductions et non de déductions« , L’enseignement de la langue français, Ferdinand Bruno, 1909. Depuis 2008-2009, utilisant une approche par compétences, approche active, un apprentissage par la pratique (« Learning by doing« ), je ne fais plus de cours de grammaire. Donc mes élèves progressent. Je ne dis jamais aux élèves : -« Ouvrez votre manuel scolaire à la page 253 nous allons étudier le complément circonstanciel de concession« . Je ne dis jamais non plus : -« Ouvrez votre manuel scolaire à la page 278, aujourd’hui nous allons étudier le conditionnel présent ». Je n’indique jamais la page lorsque les élèves doivent étudier un texte littéraire ou étudier une notion grammaticale. Je ne pose d’ailleurs que très peu de questions. les 5 groupes et au centre les manuels scolaires à disposition C’est un paradigme constructiviste.

A propos des cartes du kanban A travers la Pédagogie Agile et le management, il est primordial de se soucier constamment de l’estime de soi de chaque apprenant. Grâce à une empathie énoncée par Carl Rogers, aucun d’entre eux ne devrait être délaissé ou pénalisé ou puni ou moqué, sinon c’est le groupe de 4/5 élèves qui sera pénalisé. Un des buts de chaque séance de formation est de ne pas augmenter les écarts entre les élèves (l’écart peut être : rapidité/lenteur dans la réalisation, rapidité/lenteur pour la compréhension des notions, rapidité/lenteur pour la mémorisation, etc.). Chacun doit se sentir en confiance, prêt à être aidé soit par les manuels scolaires et les dictionnaires, soit par les autres élèves du groupe ou d’un autre groupe, soit par moi (en tout dernier recours). Ainsi il me semble que les «objectifs» sur le kanban doivent être compris par chaque élève. Dans la formation que je propose, les cours magistraux sont très rares. L’objectif général du travail est découpé en plusieurs cartes. -etc…

Les grandes lignes de l’utilisation de Kanban en classe Kanban est une méthode appartenant au mouvement Agile. Présent dans la salle de classe aux yeux de tous les élèves, le kanban est un tableau à double entrée. C’est un outil de processus qui indique ce qu’il faut faire dans un temps limité. Il permet aux élèves travaillant en groupe de suivre leur progression. Dans la première colonne sont placés les différents objectifs. Un élève de chaque groupe (fait à tour de rôle) se déplace vers le tableau-kanban afin d’indiquer l’étape de travail grâce au Post-it indiquant le numéro de son groupe. Tous les élèves du groupe doivent avoir terminé le travail dans leur cahier pour pouvoir indiquer que le groupe est prêt. Les buts du kanban (en relation avec les valeurs Agile) – Travail en équipe et en collaboration. En étant réactif face à leurs difficultés, je peux ainsi rapidement les mettre dans une position de travail et de réussite ; la réussite ne voulant pas nécessairement signifier avoir 20/20. J'aime : J'aime chargement… Sur le même thème

Pour quelles raisons j’autorise les élèves à utiliser en classe leur smartphone, ou iPod, ou éventuellement tablette L’apprentissage est en premier lieu un processus, un mouvement, une évolution. Rien n’est figé, immuable et définitif. Les interdictions sont incompatibles avec les progrès émergents grâce aux compétences. En début d’année, j’annonce aux élèves, toujours très surpris, que la salle dans laquelle ils se trouvent est une «salle-laboratoire» et que leur cahier est un «cahier-laboratoire» : ils vont émettre des hypothèses toute l’année, tâtonner, faire des erreurs et s’améliorer. Je leur annonce qu’ils sont autorisés à travailler en groupe ou avec leurs voisins. Je leur annonce encore qu’ils sont autorisés à se lever pour prendre et utiliser un dictionnaire ou un des nombreux manuels scolaires (de français, d’histoire-géographie, de biologie ou de physique) disponibles au centre de la classe. Je leur annonce également qu’ils peuvent discrètement et à tout moment manger un fruit ou boire de l’eau dès qu’ils en ressentent le besoin. un petit en-cas Savoir manger - etc Rapport Faure – Unesco J'aime :

Freinet, Montessori, Steiner : ces écoles qui changent la vie des élèves et des profs Dans la classe de Nina, enseignante à l’école Steiner de Vern-sur-Seiche [1], au sud de Rennes, il n’y a pas de notes, ni d’évaluation. « Quand on fait une dictée, on la corrige ensemble. Cela m’est égal de leur mettre une note ensuite, explique l’institutrice. Que vont-ils apprendre de plus ? L’abandon des systèmes de notation-sanction, une spécialité très française, fait partie des pistes évoquées par le ministre de l’Education, Vincent Peillon, dans son rapport sur la refondation de l’école. « Les notes organisent le bonheur de quelques élèves et le malheur de beaucoup d’autres, et c’est tout », résume, lapidaire, Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) et défenseur convaincu des méthodes d’apprentissage « alternatives ». « Il faut transformer ce qui se passe en classe, en finir avec cette relation frontale entre élèves et enseignants. Classes coopératives La solution ? Freinet : favoriser « l’auto-apprentissage » de l’enfant Une : DR

Padlet : diversité des utilisations pédagogiques en français Décidément, Padlet est un outil vraiment intéressant ! Voici un petit bilan des utilisations proposées par l’équipe pour stimuler l’oral de nos apprenants : – Utiliser Padlet pour la présentation orale des apprenants, en début d’année notamment. Toutes les présentations étant réunies sur un même support, chacun peut écouter et découvrir qui est qui. Voici un exemple fait par Eda Altinis avec la classe de PLI : « Je leur ai montré une seule fois Padlet. Mais on peut aussi s’appuyer sur des identités fictives et jouer le rôle d’un autre, souvent avec jubilation : avec l’idée de rencontres rapides par exemple, la publication de l’oral sur internet donne tout son sens à l’objectif de lancer un message comme une bouteille à la mer. – Améliorer la prononciation, l’articulation, la lecture. « Mon objectif : évaluer la phonologie, la phonétique, l’articulation, la fluidité, l’intonation, la bonne incarnation du personnage. » Voici l’exemple proposé par Paul Georges Pas de conclusion. WordPress:

Les trois principes fondateurs de la pensée Jacotot - Institut Joseph Jacotot pour la formation professionnelle L’égalité des intelligences " Ne point parler de ce que l'on ignore, dans la crainte de dire une sottise ou même une vérité qu'on a point vérifié, c'est être discipline de l'enseignement universel" J. Joseph Jacotot est un pur produit de la Révolution française. (Serge Pouts-Lajus - Education et territoires) L’acte d’apprendre ne doit pas être forcé par un explicateur mais issu d’une volonté propre à l’apprenant et de son investissement dans la tâche ; ce que Jacques Rancière décrit comme étant l’exercice autonome de l’intelligence. On peut enseigner sans rien savoir, en mettant l’apprenant dans un rapport de travail exigeant avec une œuvre, jusqu’à ce qu’il se l’approprie, voilà la méthode Jacotot. « N’expliquez rien ; dites à l’élève qu’il vous l’explique lui-même » J.Jacotot ‘’ Il y a abrutissement là où une intelligence est subordonnée à une autre intelligence. J.Rancière. Fayard, 1987

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