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De la Charte d’Athènes à la Charte d’Aalborg : un renversement de perspectives

De la Charte d’Athènes à la Charte d’Aalborg : un renversement de perspectives
Au-delà d’une remise en question générale, la vision de la ville durable retourne comme un gant les principes fondamentaux de la Charte d’Athènes. Bien que la profession des urbanistes ne soit pas entièrement acquise à cette façon de voir, la réflexion est en bonne voie. On peut citer à cet égard plusieurs initiatives européennes qui se réclament d’un développement urbain durable en se distanciant symétriquement des préceptes corbuséens : la charte de la Société des Urbanistes Européens (1), ou le Livre Blanc du Conseil des Architectes d’Europe (2). Le guide pour le développement durable publié récemment par le Conseil Européen des Urbanistes (3), qui a intégré un certain nombre de retours d’expérience, exprime aussi clairement ce changement d’optique. Une soixantaine d’années séparent l’élaboration de la Charte d’Aalborg et celle de la Charte d’Athènes. Annexe Les principaux points de la Charte d’Aalborg (extraits commentés) Texte intégral : www.sustainable-cities.org Related:  Utopies ou projets urbainsville durable

Biennale 2010 / Expositions / La Ville mobile Comment les nouveaux enjeux liées au développement durable influent-ils sur notre façon de nous déplacer ? Dans un monde en mouvement perpétuel, quels sont les lieux où l’on peut encore prendre le temps de le perdre ? Comment les applications de la révolution numérique façonnent-elles les nouveaux comportements urbains ? L’exposition La Ville mobile nous propose un voyage au sein des métropoles contemporaines, cités en extension dans lesquelles les impératifs et les exigences liés à la mobilité engendrent une vision inédite de notre environnement. La ville, un espace palpitant, collectif, partagé Lieu de rassemblement de millions d’individus, qui y vivent, y travaillent, s’y déplacent chaque jour, la ville n’est pas un simple cadre de vie mais également un espace à s’approprier de manière collective, lors de grandes manifestations ou de rendez-vous réguliers, autour d’événements emblématiques. Retrouver l’essence de l’espace public, un lieu de partage, de rencontres et de gratuité.

La ville évanescente *Article publié en partenariat avec la revue Urbanités. L’architecte et concepteur américain Frank Lloyd Wright (1867-1959) a déjà une longue carrière à son actif lorsqu’il publie en 1932 La ville évanescente, essai visionnaire et synthèse des réflexions audacieuses d’un homme en avance sur son temps. Au début du XXème siècle, il s’est illustré comme l’un des principaux initiateurs de l’architecture organique et du style des Prairie Houses dans la banlieue de Chicago. Il se démarque de ses pairs par son hostilité pour la très grande ville et prône très tôt un désurbanisme qui le place dans la mouvance du transcendantalisme d’Emerson et de Thoreau. En pleine crise boursière et économique, il s’interroge sur les limites du capitalisme américain et présente son projet d’une ville idéale qui sera la vraie incarnation de la modernité : Broadacre City. Professionnellement et intimement lié à Chicago, il n’en déteste pas moins la ville, comme toutes les autres grandes métropoles américaines.

Renouvellement urbain Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le renouvellement urbain est, en urbanisme, une forme d'évolution de la ville qui désigne l'action de reconstruction de la ville sur elle-même et de recyclage de ses ressources bâties et foncières. Celle-ci vise en particulier à traiter les problèmes sociaux, économiques, urbanistiques, architecturaux de certains quartiers anciens ou dégradés, ainsi qu’à susciter de nouvelles évolutions de développement notamment économiques, et à développer les solidarités à l'échelle de l'agglomération (meilleure répartition des populations défavorisées, au travers de l’habitat social notamment). Le renouvellement urbain a pour principal but de limiter en surface l'étalement urbain et la périurbanisation en valorisant l'habitat dense concentré, notamment pour diminuer l'empreinte écologique des habitats, et par suite de la ville elle-même. Phénomène de densification[modifier | modifier le code] Phénomène de requalification[modifier | modifier le code]

Les éco-quartiers sont-ils le futur de la ville ? C’est dans les villes que sont consommés 75% de l’énergie mondiale. Elles sont encore très dépendantes des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel). Ces cinquante dernières années, les villes européennes se sont étendues en moyennes de 78% alors que les populations ne grossissaient que de 33%. L’étalement urbain entraîne un allongement des distances et donc une augmentation du trafic automobile. Si, vingt ans après le Sommet de la Terre, les clignotants sont encore plus rouges qu’alors, certains experts mettent en cause un urbanisme qui ne serait jamais sorti de l’utopie fonctionnaliste issue de la Charte d’Athènes de 1933, séparant les fonctions de la ville (habiter, circuler, travailler, consommer). Enfin et surtout, de quelles marges de manœuvre dispose-t-on ? BedZed Difficile de définir l’éco-quartier autrement que sous la forme du « portrait-robot ». Ne le perdons pas de vue, l’objectif est entre autres de lutter contre l’étalement urbain. De nouveaux ghettos ? Masdar

NosVilles – La revue de presse de l'urbaniste Architectures de cartes postales La ville durable, nouveau modèle urbain ou changement de paradigme Dossier : Actualité des modèles urbanistiques Depuis l’ouvrage séminal de Françoise Choay, « Urbanisme, utopies et réalités », publié il y a tout juste 50 ans, les urbanistes contemporains – ou tout au moins les chercheurs dans ce domaine – ont l’habitude de se référer aux différents modèles qu’elle a repérés dans l’histoire des idées en urbanisme et notamment à sa fameuse distinction entre modèles progressiste et culturaliste. Chaque nouveau mouvement urbanistique, ou même chaque innovation en aménagement, tend à être classé selon ces catégories : le New Urbanism relèverait, par exemple, d’une approche culturaliste (Ghorra-Gobin 2014), tout comme l’engouement pour les politiques d’encadrement du trafic automobile en centre-ville, alors que les projets de rocades autoroutières ou de méga-centres commerciaux s’inscriraient dans une approche progressiste. Avec l’impératif actuel d’un développement urbain durable, ces catégories n’apparaissent plus aussi pertinentes. Bibliographie Blais, J.

Urban Mobs L'urbanisme mondialisé à la française Le sort des immenses terrains laissés par le départ de Renault sur la commune de Boulogne-Billancourt, en aval de Paris, ne cesse de faire l'actualité. L'île Seguin, l'ancien territoire usine amarré par ses ponts au milieu de la Seine, est depuis vingt ans le théâtre du feuilleton que l'on sait : les plans d'aménagement y ont échoué les uns après les autres, déclenchant au passage des polémiques qui sont loin d'être éteintes. Ce site arasé de 11 hectares, occupé par un jardin provisoire dessiné par Michel Desvignes, attend la mise en œuvre d'un énième projet de reconversion. Lire la suite dans le numéro 205 de d'architectures Lisez la suite de cet article dans : N° 205 - Décembre 2011

Quels modèles pour l’urbanisme durable Dossier : Actualités des modèles urbanistiques Après avoir été décriée, la pensée sous la forme de modèles semble faire son retour en urbanisme, notamment avec l’affirmation de l’impératif du développement durable. Qu’il s’agisse de la « modélisation » des dépenses énergétiques, des recueils de « bonnes pratiques » urbanistiques ou encore des « labels » des quartiers durables, les experts en appellent, de manière plus ou moins directe, à des dispositifs normatifs, voire standardisés, souvent reproductibles, pour fabriquer la ville. Ces approches s’apparentent à de nouveaux modèles urbanistiques qui ne concernent pas seulement la forme urbaine mais aussi dans bien des cas les nouvelles manières de faire la ville. Nous souhaitons ici interroger les caractéristiques des doctrines de l’urbanisme durable. Les deux modèles historiques de l’urbanisme : culturalisme et progressisme Revenons d’abord aux approches de Françoise Choay. Les chartes, textes référents de l’urbanisme durable 1. 2. 3. 4.

Formes de villes Formes de villes en Europe et aux États-Unis Les villes d’Europe et des États-Unis ont fait l’objet de nombreuses approches comparatives, qui soulignent les contrastes de densités (faibles aux États-Unis, plus fortes en Europe), de formes des trames viaires (plutôt orthogonales aux États-Unis, radioconcentriques en Europe), de paysages urbains (passage brutal de la verticalité des centres à l’horizontalité des périphéries aux États-Unis, gradient plus régulier en Europe). L’objet de notre recherche est de voir s’il est possible de résumer une partie de ces différences à travers l’élaboration d’une forme type pour chacun des continents, qui servirait non pas d’aboutissement mais au contraire de point de départ pour des travaux de modélisation urbaine. C’est en effet à l’occasion d’une thèse [1] utilisant un modèle multi-agent pour simuler l’évolution de la répartition des activités urbaines en Europe et aux États-Unis que nous avons débuté ce travail. Bibliographie DELISLE F. (2008).

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