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Habitat participatif, la "copro" de demain ?

Habitat participatif, la "copro" de demain ?
Un nombre croissant de villes encouragent cette forme solidaire et engagée d’accès au logement. LE MONDE | • Mis à jour le | Laurence Boccara Une petite consécration. Le projet de loi ALUR (accès au logement et un urbanisme rénové), en cours d’examen au Parlement, y consacre, en effet, un article (le numéro 22) qui l’officialise et lui donne les outils pour se développer. L’habitat participatif permet à des particuliers de réaliser ensemble une opération immobilière de cinq à vingt logements. Tous participent à la conception de l’immeuble et au choix des matériaux. « On n’arrive pas sur ce type de projet par hasard. Pour y vivre, Damien et sa compagne ont déboursé 200 000 euros. « Nous ne voulions pas d’un bâti au rabais. Le coût de construction de ces logements est généralement de 5 % à 15 % inférieur à ceux du neuf clés en main. « Cela fait trois ans qu’avec les autres membres de notre groupe nous cherchons un terrain d’au moins 500 m2 à Pantin, Aubervilliers ou Romainville. Related:  GénéralVille de partageInfos/Articles

Habitat partagé : Et si on vivait ensemble ? Ce matin encore, vous êtes de mauvais poil. Maudits voisins qui ne respectent pas votre sommeil ! Aller toquer aux portes est délicat : depuis quatre ans que vous vivez dans cet immeuble, bien mal isolé et bien cher payé, vous ne connaissez toujours pas ses habitants. Depuis le milieu des années 2000, les difficultés à trouver un toit à prix abordable, mais aussi l’affaiblissement des solidarités et la prise de conscience de l’urgence environnementale poussent des ménages à chercher d’autres solutions que la maison mal isolée – où l’on se sent parfois bien seul – ou l’immeuble désincarné. Quelle que soit la structure juridique choisie – un point que le gouvernement s’apprête à clarifier (Lire ici l’interview de la ministre du Logement, Cécile Duflot) –, les habitants se concertent pour chaque décision relative à la conception et à la gestion quotidienne du lieu.

Habitat partagé : ils vont emménager, voici leur expérience « Je t’ai apporté la recette du gâteau au chocolat dont on avait parlé. » « Qui va au Salon du bois ce week-end ? – C’est obligatoire pour ceux qui installeront un poêle ! » Un jeudi soir pluvieux de début de printemps, chacun commence à prendre place dans la salle communale de la maison des associations du quartier Saint-Joseph-de-Porterie, à Nantes. Marie-Louise, Ronan, Franck, Bruno et les autres se retrouvent une fois par semaine. C’est en 2008 que l’idée de cet habitat a commencé à germer dans les esprits. « Je ne connais même pas mes voisins » « 48 contacts rien qu’avec un article dans Ouest-France », se souvient Marie-Louise. « L’idée n’est pas tant de vivre ensemble mais plutôt de construire un projet ensemble », précise Bruno, qui a débarqué dans le groupe à la fin de l’année 2011, après qu’une famille s’est désistée. Bruno Violleau, le co-gérant du projet, conseille par ailleurs de se faire aider par un tiers pour « arbitrer les conflits du groupe. Eau de pluie et potager

Habitat participatif : «Le lien social en milieu urbain est de plus en plus difficile à créer» Cécile Viallon est la coprésidente de l’association Eco habitat groupé, une association de groupes vivant en habitat participatif née dans les années 70, recréée au début des années 2000. Elle est également membre de la toute nouvelle «Coordin-action», coordination des associations d’habitat groupé qui s’est organisée à l’occasion du vote de la loi Alur pour appuyer son adoption. Elle organise, les 19 et 20 octobre prochains, les journées portes ouvertes de l’habitat participatif. Pour elle, il était temps de remédier à cette carence française. Lire aussi les principales mesures de la loi Duflot sur le logement Pourquoi donner un statut juridique spécifique aux logements dits «participatifs» ? Jusqu’alors, l’habitat participatif a été l’œuvre de groupes pionniers qui ont su se débrouiller en créant le concept de propriété collective alors que la loi était essentiellement conçue pour encadrer la propriété privée. Recueilli par Anna LECERF

Repenser l'habitat : le logement intergénérationnel Pas facile de se loger quand on est jeune : trouver un logement à prix décent quand on est étudiant ou que l'on rentre dans la vie active relève aujourd'hui du quasi exploit. Et dans le même temps, de plus en plus de personnes âgées souffrent de solitude et d'isolement, dans des logements parfois bien vides. Ainsi est née l'idée du logement intergénérationnel, fruit d’une réflexion qui recroise les problématiques des jeunes et des moins jeunes. Le concept est simple : faire cohabiter dans la même habitation des personnes de générations différentes pour résoudre les problèmes de logement et d'isolement des personnes. Seul obstacle, ce type d'habitat est encore méconnu de la plupart de la population, et les réticences sont nombreuses face à un mode de vie jugé non conventionnel. Avantages à tous les étages Du point de vue des jeunes couples, cette formule leur offre un accès plus facile et moins cher au logement. Casse-tête administratif Faciliter les démarches Un toit pour deux générations

Qu'est-ce qui fait la qualité de vie en ville ? L'absence de bruit, de pollution... mais pas seulement - Sciences S'il semble difficile de réunir tous les éléments pour une bonne qualité de vie en ville, des spécialistes ont pourtant décidé de les étudier pour aider à comprendre ce qui peut faire que nous apprécions ou non, notre quartier. Une étude, qui a pour objectif de mieux guider les politiques urbaines, est en effet réalisée par des climatologues, acousticiens ou encore sociologues qui ont arpenté, ensemble, les rues de Paris jeudi. Le quartier élu a été celui de la Porte de Bagnolet, dans le XXe arrondissement pour ses populations socialement variées et sa proximité avec le périphérique parisien, source de grande pollution dans la capitale. "Les gens ne sont pas des thermomètres... Ils perçoivent les éléments de leur environnement en fonction de leur ancrage social", rappelle l'urbaniste Sinda Haouès-Jouve, pilote du projet de recherche Eurequa. Description "physique" et approche "sociologique" Bruit et température L'attachement à son quartier, facteur de bien être

Beaugency - ORLEANS (45000) - L’habitat participatif, vivre ensemble... chacun chez soi Beaugency. Au bout d’une ruelle, une maison en bois attire l’œil. Regard attentif. Derrière ce bardage récent, se trouve un habitat participatif (groupé et autogéré). L’un des rares dans le Loiret. Notamment des jeunes sensibles à l’environnement, mais n’ayant pas toujours les moyens de se payer une maison à haute performance énergétique. Après une expérience parisienne, elle n’avait qu’un rêve : revenir s’installer à Beaugency - terre de son enfance - avec sa propre famille. Murs en cellulose, implantation en harmonie avec l’environnement, des choix souvent inaccessibles aux primo-accédants. Alors Marie-Tiffany se lance à la recherche de partenaires. Janvier 2009, le remue-méninges peut enfin commencer. « Nous nous sommes retrouvés une fois par mois, pendant huit mois, afin de débroussailler le projet. Les rencontres se succèdent. Le groupe jette son dévolu sur une ferme à Baule. Mais très vite, les dissensions prennent le pas. Autre exemple, autre déception.

Pourquoi il faut en finir avec l'open space Remontez des cloisons ! Bruit, promiscuité, manque d'intimité : le travail en open space montre ses limites. La preuve ? Toujours à l'avant-garde, la Silicon Valley commence à fragmenter l'espace de travail, après avoir été le fer de lance de l'open space. Les bureaux individuels à l'ancienne ne se multiplient pas pour autant. Dès 2013, Google n'a pas hésité à franchir le pas, notamment pour son siège de Tel-Aviv réalisé par le cabinet Camenzind Evolution : Chez Facebook aussi , les salariés peuvent se ménager un peu d'intimité pour se concentrer. L'idéal ? Choisir selon l'heure de la journée l'emplacement le plus adapté à ses besoins du moment, c'est la meilleure des configurations. Parmi les solutions proposées, le salarié choisira l'espace refuge pour s'évader sans quitter le bureau : "A l'abri du camp nomade à proximité, l'utilisateur peut s'accorder un moment de répit et se mettre à l'aise pour se concentrer ou laisser son esprit vagabonder" : Et la solution rêvée Et la réalité à ça :

Lieux d'exil aux abords de la ville Tout a com­mencé dans les an­nées 70. Les en­tre­prises fran­çaises, en manque de main d'oeuvre bon mar­ché, font appel à des ou­vriers étran­gers qui im­migrent en masse en pro­ve­nance des an­ciennes co­lo­nies. Il faut loger cette nou­velle po­pu­la­tion dans des ha­bi­tats so­ciaux, des édi­fices froids et hauts en pé­ri­phé­rie des villes. Dans ces quar­tiers, pas de com­merce. Dans les barres, des hommes, au­jour­d'hui chô­meurs, ac­cueillent leurs fa­milles avant la fer­me­ture des fron­tières en 1974. Ces édi­fices de béton, a la po­pu­la­tion mar­gi­na­li­sée, font à l'heure ac­tuelle, l'ob­jet d'un plan gou­ver­ne­men­tal. Le petit Nan­terre (Photo: MP) Dans ce quar­tier, l'iso­le­ment est double : le fleuve et les voies de che­min de fer sé­parent les 9000 ha­bi­tants de l'îlot du reste des 76 000 ré­si­dents de Nan­terre. Mar­jo­rie (Photo: MP) Et c'est là, dans ce quar­tier 'dif­fi­ci­le' que se trouve le centre so­cio­cul­tu­rel Les Ca­ni­bouts. Anti-ghetto

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